Hippotese, Le cheval de Travail

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mardi 26 janvier 2016

Le "Passe-Partout", un timon d'attelage en col de cygne inspiré du "brancard de labour"... (1ère partie)

Depuis le début du projet NéoBucher, nous avons l'objectif d'équiper celui-ci d'un mono-brancard en col de cygne pour libérer le cheval, en particulier lors des demi-tours en bout de ligne.

Nous nous sommes fixés comme objectif, en ce début d'année 2016, de tester en conditions réelles cette utilisation et de définir si oui ou non ce système est pertinent pour travailler avec le NéoBucher et dans sa version traditionnelle (type Passe-Partout de Banyuls) ou dans une autre version.

Et comme à notre habitude, il fallait bien partir de l'étude de l'existant afin de ne pas réinventer la roue...

Je crois que la première fois que j'ai vu un système d'attelage à mono-brancard, c'est dans la revue Science et Vie, j'avais même écrit à l'époque un petit article dans l'Hippobulle N°2 de 1988 (!) et déjà je m'interrogeais sur une utilisation agricole du système...

Depuis l'entreprise Equimobile de Stéphane Proust commercialise de nombreuses variantes de son attelage à monobrancard. Vous pouvez aller sur son site pour en savoir plus...

Comme je suis chipoteur, je suis allé chercher dans les dépôts de brevets, ceux qui concernaient cette invention et d'autres, antérieurs ou postérieurs...

Le plus ancien brevet concernant l'Équimobile que j'ai trouvé date de 1985 (FR2589418) ("Voiture hippomobile du type libre en rotation au cheval, liaison monopoutre dorsale"), on peut voir que cette version était encore sommaire, plus proche de l'idée que l'on griffonne sur un coin de table que de l'objet technique abouti... (sauf peutêtre le harnais). Elle était complétée de 2 gravures bien connues de harnais traditionnels (type 1880).


Les textes et les dessins du brevet de 1885...


En 1987, Stéphane Proust dépose un autre brevet ("Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile à monobrancard"), les explications (issues sans doute de l'expérience acquise depuis le brevet précédent) et les dessins de définition sont ici beaucoup plus explicites.
ceux qui sont intéressés à utiliser ou concevoir un système de traction agricole à mono-brancard seront sans doute intéressé de lire la totalité du résumé et des spécifications que je vous livre ci-dessous (les autres sauteront le paragraphe pour ne regarder que les images...).


Résumé du brevet de 1987 :
Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile, comportant un monobrancard (2) passant au-dessus du dos d'un cheval et relié, à sa partie avant, à un harnais (5, 6, 7) par l'intermédiaire d'un berceau de traction (4) sur lequel le monobrancard (2) est monté en rotation et, à sa partie arrière, à un véhicule hippomobile (3), caractérisé en ce que le berceau (4) comporte deux arceaux (9, 10) réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec un collier (5) de harnais et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, un élément (11) solidaire du monobrancard (2) étant monté en rotation sur un organe (12) reliant les deux arceaux (9, 10) au niveau de leur écartement maximum, et en ce que le berceau repose sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets (15, 16) articulés montés sur l'arceau arrière (10) et situés de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval. Le monobrancard (2) porté par le berceau (4) est relié à un véhicule (3) à roues (37) par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur-suspenseur.


Spécifications complètes du brevet de 1987 (les dessins ont été intercalés pour faciliter la lecture) :
Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile monobrancard.

L'invention concerne un dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile à monobrancard passant au-dessus du dos du cheval.
Un dispositif de ce type et un véhicule hippomobile adapté sont décrits dans le document FR-A-2 589418. Le dispositif d'attelage comporte un monobrancard passant au dessus du dos du cheval et relié, a sa partie avant, à un harnais par l'intermédiaire d'un berceau sur lequel le monobrancard est monté sur pivot et, à sa partie arrière, à un véhicule hippomobile. Les arceaux reposent directement sur le dos du cheval et un simple rembourrage assure le confort du cheval.
Ce dispositif constitue une amélioration indéniable des dispositifs d'attelage à monobrancard antérieurs. Dans l'antiquité, on utilisait un monobrancard monté sur un collier de cou mais de très faible rendement puisqu'il comprimait les jugulaires du cheval et l'attelage ne bénéficiait pas de la totalité des efforts de traction du cheval. D'autres dispositifs utilisent une sellette analogue à celles d'un harnais classique, mais placée sur le dos du cheval et portant à sa partie supérieure l'extrémité antérieure du brancard. De même que dans le cas des chars antiques, les efforts de traction du cheval ne sont pas entièrement transmis et en règle générale il n'est possible de tracter qu'un sulky.

Un brevet français N° 712758 (c'est le brevet original du Passe-partout de 1931, NDLR) décrit un berceau de traction associé à un monobrancard par une articulation verticale et auquel est fixée une paire de traits. Ce dispositif permet de tracter des outils agricoles, le travail se faisant au pas, mais n'est pas utilisable aux autres allures du cheval.
L'inconvénient principal du dispositif de FR-A-2589418 (il s'agit du brevet de l'équimobile de 1985, NDLR) est que le rembourrage des arceaux n'empêche pas le cheval de se blesser à la longue en raison, du frottement qui se produit, ce qui limite bien entendu les possibilités d'utilisation de ce dispositif.

L'invention fournit donc un dispositif du type décrit précédemment, dans lequel le berceau comporte deux arceaux réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec un harnais et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, un élément solidaire du monobrancard étant monté en rotation sur un organe reliant les deux arceaux au niveau de leur écartement maximum, et le berceau repose sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets articulés montés sur l'arceau arrière disposé obliquement et situés de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval.
La face interne des volets en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente une section droite convexe, dans la zone centrale du volet, dans un plan perpendiculaire au plan de l'arceau arrière, les parties latérales du volet de part et d'autre de l'arceau présentant une section concave dans des plans parallèles au plan de l'arceau, et une section droite concave dans la zone centrale du volet, dans un plan parallèle au plan de l'arceau, les parties supérieure et inférieure du volet présentant elles une section convexe dans des plans perpendiculaires au plan de l'arceau. Avantageusement la partie supérieure du volet forme une pointe et la partie inférieure un gros bout, donnant au volet une forme ovoïde dont ce gros bout constitue la base. Du fait de cette forme, le volet repose par sa convexité centrale dans le creux situé entre l'épaule et le dos du cheval, les deux concavités latérales permettant de loger les muscles correspondants sur lesquels le volet prend appui alternativement lors des mouvements du cheval; tandis que la concavité centrale permet au volet d'être positionne sur les muscles croisés du cheval, les deux convexités supérieure et inférieure amenant le volet en contact avec les creux situés de part et d'autre de la jonction des muscles superficiels du dos, du garrot et de l'épaule du cheval (respectivement grand dorsal, trapèze dorsal et triceps). En raison de cette forme et de l' articulation du volet sur son support, le déplacement de va-et-vient horizontal de l'omoplate provoque un basculement du volet autour de l'arceau arrière en maintenant le contact entre le volet et le dos du cheval.

Afin de favoriser ce basculement autour de l'axe de l'arceau arrière, le volet est monté pivotant en deux points et de préférence grâce à deux rotules montées l'une fixe sur l'arceau et mobile sur le volet et l'autre fixe sur le volet et mobile sur l'arceau.

Afin de faciliter encore l'effort de traction du cheval, le monobrancard porté par le berceau est avantageusement relié au véhicule à roues par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur-suspenseur. Celui-ci comporte de préférence un anneau élastique tendu selon un axe perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'attelage véhicule hippomobile/monobrancard, entre deux points de fixation sur ledit véhicule. Un dispositif d'équilibrage réglable relie la partie centrale de l'anneau élastique au monobrancard.
D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée suivante, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :

la figure 1 est une vue d'ensemble de côté, de l'attelage utilisant un berceau de traction selon l'invention,
la figure 2 est une vue de dessus du véhicule hippomobile et du monobrancard utilisant le berceau de traction selon l'invention,
la figure 3 est une vue de côté du dispositif de la figure 2,
la figure 4 est une vue représentant le positionnement du berceau de traction selon l'invention par rapport à l'anatomie du cheval;
la figure 5 est une vue de face (partie droite) du berceau de traction selon l'invention, et une vue de l'arrière (partie gauche),
les figures 6 et 7 représentent schématiquement les mouvements des épaules du cheval et ceux des- volets du berceau de traction, respectivement,
La figure 8 est une vue de dessus, agrandie, du dispositif amortisseur,
La figure 9 est une vue de devant montrant la fixation du harnais au berceau de traction.

Sur la figure 1, est représenté un cheval 3 attelé à un véhicule hippomobile 1 à deux roues par l'intermédiaire d'un monobrancard 2. Ce monobrancard repose sur le cheval par l'intermédiaire d'un berceau de traction 4, d'un collier 5, 6 et d'une sous-ventrière 7, ces deux derniers éléments constituant le harnais. Des rênes 8 permettent de guider le cheval de façon classique. Le berceau de traction 4 comporte deux arceaux 9,10 réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec le collier 5 et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, l'arceau arrière 10 vu de dessus (figure 2) présentant un rayon de courbure plus faible que l'arceau avant 9. L'arceau avant se trouve dans un plan peu écarté de la verticale tandis que l'arceau arrière est nettement oblique par rapport a ia verticale. Un pivot 11 solidaire du monobrancard 2 est monté sur un organe 12 (par exemple une plaque) reliant les deux arceaux 9 et 10, au niveau de leur écartement maximal et permet la libre rotation du monobrancard par rapport au cheval. Cette structure en double arceau du berceau est avantageuse du point de vue économique et du point de vue légèreté, mais pourrait être remplacée par une structure pleine, permettant de définir un axe arrière oblique, même non matérialisé.
Les rênes 8 passent chacune de chaque côte du berceau dans un œillet 14a sur l'arceau avant puis dans un œillet 14 (figure 2) situé sur l'arceau arrière puis toutes deux dans le même œillet 14b sur le monobrancard 2.

Le berceau de traction 4 prend appui sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets 15,16, montés tous deux sur l'arceau arrière 11, disposes de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval et symétriques par rapport à cette ligne. Chaque volet prend appui dans le creux anatomique situé à l'arrière de l'omoplate 17 du cheval (figure 4) et la face interne du volet, en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente plusieurs convexités et concavités. Les volets 15, 16 ont de préférence une forme ovoïde présentant une pointe 22 et un gros bout 23, ce dernier constituant la base du volet.
Chacun des volets 15,16 est monté sur l'arceau arrière par l'intermédiaire de deux articulations par exemple de deux rotules 24 montées sur des tiges fixes 25, 25a. La tige 25a située à la partie supérieure du volet 15, 16 et la tige 25 à la base du volet sont montées en inversion, c'est-à-dire que la tige 25a est montée sur l'arceau et la rotule qu'elle porte repose sur le volet alors que la tige 25 est montée sur le volet et sa rotule repose sur l'arceau. La longueur des tiges fixes peut être modifiée par vissage ou dévissage de façon à permettre la fabrication standardisée de berceaux pour n'importe .quel dos de cheval.
Comme indiqué précédemment, chaque volet 15, 16 comporte sur sa face interne un rembourrage 26 sur une plaque de base 27, les deux étant conformés de façon à venir s'adapter à l’anatomie du cheval à l'arrière de l'omoplate de celui-ci. Pour ce faire, la face interne des volets en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente une section droite convexe, dans la zone centrale du volet, dans un plan perpendiculaire au plan de l'arceau arrière, les parties latérales du volet de part et d'autre de l'arceau présentant une section concave au plan de l'arceau, et une section droite concave dans la zone centrale du volet, dans un plan parallèle au plan de l'arceau, les parties supérieure et inférieure du volet présentant elles une section convexe dans des plans perpendiculaires au plan de l'arceau. Lorsque le cheval avance et quelle que soit son allure (pas, trot ou galop), ses épaules avancent alternativement et sont animées d'un mouvement représenté schématiquement sur la figure 6, par les flèches E-F. Du fait des articulations à rotules, les volets suivent les mouvements des omoplates du cheval en basculant, autour de l'axe reliant les deux articulations, vers l'avant lorsque c'est l'épaule correspondante qui avance et vers l'arrière lorsque celle-ci est en retrait. Ceci est représenté schématiquement sur la figure 7, par les flèches I et J, les points d'articulation étant symbolisés par les tiges 25 et 25a. Du fait du montage de la rotule de la tige 25a sur le volet, le mouvement de bascule à la pointe du volet est de moindre amplitude qu'à la base et ceci correspond au fait que l'amplitude de mouvement de l'omoplate du cheval est inférieure au niveau de la pointe du volet par rapport à celle existant à la base du volet.
Le berceau de traction 4 est maintenu en place sur le cheval par l'intermédiaire d'un collier 5, 6 et d'une sous-ventrière 7 (figure 9). Le collier est de préférence un collier de chasse de type américain ("breath collar"), c'est-à-dire un collier en deux parties latérales 5 réunies par un anneau et est monté de façon fixe par un dispositif classique de boucles à l'extrémité 28 de la partie commune des deux arceaux 9 et 10. Une courroie 6 est montée sur l'anneau du collier de chasse, passe entre les jambes avant du cheval et est réunie à l'aide d'un anneau ou tout autre dispositif à la sous-ventrière 7. Celle-ci est fixée par des attaches ou crochets 13a aux anneaux 13 (figure 5) prévus sur l'arceau arrière 10 entre les points d'articulation des volets. Pour atteler le cheval au monobrancard, il suffit de lui enfiler par la tête l'ensemble berceau et cellier et de venir ensuite mettre en place de chaque côté les crochets 13a de la sous-ventrière dans les anneaux 13 de l'arceau 10. Ceci assure le positionnement latéral du berceau sur le cheval, tandis qu'un culeron 29 relié également aux anneaux 13 assure le positionnement longitudinal du berceau.
Pour profiter au mieux de l'effort de traction du cheval, l'extrémité 28 des arceaux se trouve sur l'axe horizontal 20 passant par la base du cou du cheval et le collier de chasse se situe en majeure partie entre cet axe horizontal 20 et l'axe horizontal 21 passant par la pointe de l'épaule.

Le collier de chasse peut être remplacé par une bricole, pièce d'un seul tenant et traditionnellement utilisée pour la traction, mais l'effort du cheval s'effectue alors à la base du cou. On préfère donc utiliser un collier de chasse (utilisé pour les chevaux montés) avec lequel l'effort se répartit sur les deux épaules.

Le monobrancard 2 est relié au véhicule hippomobile 3 par un dispositif amortisseur et un dispositif d'équilibrage réglable que l'on décrira après une courte description du véhicule lui-même.

Ce véhicule est constitué par un châssis 30 monté sur deux roues 31 équipées de pneumatiques par l'intermédiaire de barres 32 et de suspensions 33. Un plancher 34, par exemple en treillis métallique (représenté sur la moitié du véhicule à la figure 2), permet à une ou plusieurs personnes de prendre place. Un siège 35 est prévu sur les montants arrière 36 de châssis (seule la structure de support du siège est représentée à la figure 2) de telle sorte que le poids du ou des passagers s'exerce essentiellement à la verticale (plan 37) de l'axe des roues 31 (figure 3).

L'extrémité arrière 38 du monobrancard 2 est fixée en 39 sur le châssis 30. Comme on le voit sur les dessins, la forme générale du monobrancard épouse celle du cheval et l'extrémité arrière 38 du monobrancard est oblique par rapport à la verticale. Un élément de support 40 est monté à l'avant du châssis 30. Cet élément 40 comporte deux parties latérales 41 sensiblement verticales et une partie centrale 42 horizontale sensiblement en arc de cercle ouvert vers l'avant du véhicule.

Cette partie en arc de cercle peut servir de poignée pour les passagers mais a essentiellement un rôle de support du dispositif amortisseur. Ce dispositif amortisseur 43 (représenté à plus grande échelle sur la figure 8) est constitué par un élément élastique 44 tendu, perpendiculairement à l'axe longitudinal du véhicule, entre les deux extrémités 45 de l'arc de cercle 42. Cet élément élastique est avantageusement constitué par un anneau en caoutchouc ou une bande de caoutchouc ou d'un autre élastomère repliée sur elle même, relié aux points 45 par des organes de fixation 46 traversant l'anneau; ces organes de fixation 46 peuvent être des tiges 47 à extrémité filetée traversant l'anneau et maintenues par des écrous 48, comme représenté sur la figure 8 à titre illustratif.

La partie centrale de l'anneau élastique 44 est comprimée entre deux rondelles 49 dans le trou central desquelles passe un axe 50 relié rigidement au monobrancard 2. L'extrémité 51 de l'axe 50 fixée au monobrancard est montée en rotation sur une plaque 52 fixée au monobrancard, (par exemple dans un trou de la plaque à l'aide d'un boulon) à peu près au même niveau que l'épaule du cheval. De cette façon, le mouvement alternatif saccadé de traction du cheval est transmis à l'élément élastique qui l'amortit pour que la voiture soit entraînée de façon continue, sans saccades.

L'axe rigide 50 a une longueur réglable par exemple du fait de son interruption par un élément du type ridoir qui permet de rapprocher ou d'écarter la plaque 52 de l'élément élastique 44. Ceci permet de régler l'équilibre de la voiture hippomobile en fonction du cheval, du nombre et du poids de passagers,... pour que l'avant du siège se trouve à la verticale du centre des roues (plan 37). Par ailleurs, le meneur a toujours la possibilité de modifier cet équilibre en se positionnant de façon appropriée dans le véhicule, en position assise ou debout, prenant appui sur la partie centrale du plancher 34, sur sa partie avant remontante ou sur l'une ou l'autre des parties latérales débordant au dessus des roues 31 (cf. fig.2).

Le véhicule hippomobile, le mono-brancard et le berceau de traction sont représentés sur les dessins comme étant faits en tube d'acier. C'est une solution simple et facile à mettre en œuvre, permettant une légèreté et une solidité adéquate tout en facilitant l'obtention des formes arrondies adaptées d'une part à la morphologie du cheval pour la partie mono-brancard et berceau de traction et d'autre part à l'exigence de maniabilité et de sécurité de la partie véhicule. En effet les parties latérales en arrondi, débordant au dessus des roues et inclinées vers le sol permettent à ce véhicule de s'effacer lorsqu'il heurte accidentellement un obstacle (pierre, arbre, ...).

A titre d'exemple, l'élément de rotation 11 peut être un roulement à billes fixé à la plaque 12 par quatre boulons mais d' autres dispositifs permettant de relier le berceau à un mono-brancard en assurant une libre rotation de celui-ci autour du point d'articulation sur le berceau peuvent bien entendu être envisagés.

Les éléments constitutifs du harnais, collier de chasse et sous-ventrière, sont construits et assemblés de façon classique, avec un rembourrage assurant le confort du cheval.
Bien entendu les dimensions du véhicule, du mono-brancard et du berceau sont adaptées à la taille du cheval. Toutefois du fait de la présence des volets articulés, on peut sans problème se contenter d'adapter ces dimensions au type de cheval utilisé (poney, double poney, cheval, ... ). Un dispositif tel que décrit ici permet une très grande liberté de manœuvre puisque le cheval a pratiquement la liberté de manœuvre d'un cheval monté et que la forme et la structure du véhicule lui permettent de passer presque partout (il suffit que le passage disponible ait la largeur du véhicule), sur route, en forêt, dans les champs, etc...


Les textes originaux du brevet...


Le même brevet a été déposé dans différents pays en 1989 (WO/1989/005748) et aux États-Unis en 1991 (US5076041A) ("Harnessing device for single shaft horse-drawn vehicle").

Dans une prochaine partie nous verrons d'autres brevets de systèmes proches de celui-ci, postérieurs mais aussi antérieurs à l'Équimobile...

lundi 18 janvier 2016

Porteur Forestier Hippomobile autoconstructible de l'Atelier Paysan

Arnaud Rostoll et Paul Deshayes (de l'Atelier Paysan) ont travaillé sur un porteur forestier hippomobile autoconstructible d'un modèle qui s'inspire de celui de notre porteur Suédois Ulvins (qui n'est malheureusement pas importé en France).

Ce porteur est très utilisé à Hippotese, c'est même le matériel qui tourne le plus entre les adhérents et qui a servi dans de nombreux chantiers de débusquage de bois de petites sections.

Voici une petite vidéo de présentation de leur prototype de porteur forestier hippomobile autoconstrucible.

Et quelques photos de détail...


Vue d'ensemble du porteur.


Vue du train avant du porteur.


Vue du train arrière du porteur.


Vue des brancards "Chevilatte".


Le porteur en mode "Arche de débuscage".


Les sauterelles sur l'arche.

L'Atelier-Paysan organise du 29 février au 3 mars 2016, à Valence, une formation à l'autoconstruction de ce Porteur Forestier Hippomobile.
Il est même possible de repartir avec son outil, plus de renseignements ici :
http://www.latelierpaysan.org/Outil-pour-le-debardage

Pour info, vous pouvez aussi retrouver une vidéo réalisée au chantier-école de Montdenis en 2013 avec le modèle Ulvins original qu'Hippotese a prêté à l'Atelier Paysan.


Débusquage au cheval en montagne, Hippotese 2013 par hippotese

dimanche 3 janvier 2016

Bonne et Heureuse année 2016 et meilleurs voeux hippomobiles !

Hippotese vous souhaite les meilleurs vœux pour 2016, vous remercie tous pour votre investissement cette année encore, pour votre soutien moral, technique et financier et pour votre participation aux activités et projets qui furent particulièrement nombreux en 2015...

Comme chaque année, je cherche une image originale à vous proposer pour marquer la nouvelle année...

Comme chaque année, je ressort de mes tiroirs quelques perles, mises de côté lors de mes "furetages" dans les livres, sur le web ou que gentiment vous me faites suivre...

Comme chaque année, j'hésite, je trie, je rejette... Chaque image sélectionnée m'ouvre de nouvelles pistes de recherche, je retrie, hésite encore...

Et puis je laisse reposer, je laisse passer quelques jours et en général, après quelque temps, une image s'impose...


Traversée de la Seine au Val de La Haye (commune de Seine Maritime, Normandie) en aval de Rouen

Non pas qu'il soit impératif que l'image choisie soit symbolique de notre activité associative mais sans doute quand même un peu, au moins de notre philosophie de partage et de mise en commun de nos rêves et de nos forces vives...

Et, en ces temps troublés, d’affrontement, de violence, de questionnement sur l'avenir même de notre planète (et surtout de ses habitants)...

L'image du Bac s'est imposée.
Le bac, simple plateau de bois, frêle esquif, qui relie deux mondes, qui fait passer les hommes d'une berge à l'autre (et ce, dans les deux sens), souvent à la seule force des bras de ses passeurs et au (en) travers du courant (sans être justement "contre"), m'a semblé parfaitement symbolique de notre fonctionnement et de notre philosophie associative...


La Laiẗa est un (petit) fleuve (limite entre le Morbillan et le finistère) qui relie Quimperlé à l'océan atlantique. Poudlu est le port maritime de la commune de Clohars-Carnoët, Bretagne. Saint-Maurice se situe à 3 km de la mer, en amont sur la Laïta.

Et pourquoi 3 images alors ?

Certains le savent, s'en souviennent, d'autres pas... Mais, c'est un fait, Hippotese a cette année, 30 ans d'existence... (Nous y reviendrons sans doute...)
Alors pour fêter cet anniversaire, il me semblait nécessaire de tripler le nombre des images de cette page de vœux !

NB : Les joueurs et fins observateurs verront que je n'ai pas choisi au hasard ces images, elles sont toutes les 3 exceptionnelles (en particulier la troisième dont nous reparlerons aussi), je vous laisse regarder et commenter si vous le souhaitez...


Mantes La Jolie est une commune du département des Yvelines (Île-de-France), au bord de la Seine, entre Paris et Rouen.

NB2 : Petite nouveauté cette année, votre renouvellement d'adhésion pourra se faire par courrier et chèque comme d'habitude ou par carte bancaire en ligne sur le Pot-Commun (voir lien sur le bandeau de droite)...

NB3 : Les adhérents 2015 recevront bientôt l'HippoNews de cet hiver 2015-2016 avec le compte-rendu d'AG...

mercredi 23 décembre 2015

Une vidéo et quelques photos des matériels présentés à l'AG d'Hippotese (14-15 nov 2015), chez Bernard et Éloise Michon

C'est par un beau week-end de novembre qu'une centaine de personnes (sur les 2 jours) ont rejoint la ferme de Bernard et Éloise Michon à Berzé le Châtel, pour assister aux démonstrations et à l'Assemblée Générale d'Hippotese.

Les adhérents recevront bientôt, par l'HippoNews Hiver-2015-2016, le compte-rendu de l'AG.

Mais voici pour tous, en cadeau de noël, une petite vidéo et quelques photos (pour l'ambiance) des matériels en démonstrations pendant l'AG-Hippotese-2015 (photos Charles Guillot et Deny Fady)...

Et surtout Bonnes Fêtes à vous...


Le logo Hippotese sur les nouveaux blousons de l'association...


Le château de Berzé le Chatel...


Démo d'épandage...


Démo d'épandage...


Démo de tonte...


Démo de tonte...


Le nouveau NéoBucher V2 pour sa première sortie publique...


Le nouveau NéoBucher V2 pour sa première sortie publique...


Le NéoBucher 002 V1 était là aussi pour un baroud d'honneur...


C'est lui, le NéoBucher 002 V1 qui a supporté tous les essais de mise au point...


Le nouvel Avant-Train agricole 4 roues de Bernard Michon Hippomobile (BMH)


Avant-Train agricole 4 roues (BMH)


Avant-Train agricole 4 roues (BMH)


Avant-Train agricole 4 roues (BMH)


Avant-Train agricole 4 roues (BMH)


Avant-Train agricole 4 roues (BMH)


Le dernier proto Vignotte de chez Vitimeca était aussi de sortie...


Proto Vignotte Vitimeca


Proto Vignotte Vitimeca


Le proto de bineuse Silver de chez BMH est passé dans de nombreuses mains...


Bineuse Silver BMH


Bineuse Silver BMH


Bineuse Silver BMH


Bineuse Silver BMH


Bineuse Silver BMH


Bineuse Silver BMH


Un florilège de bineuses modernes...


Les mêmes bineuses dans l'autre sens...

dimanche 6 décembre 2015

Compte-rendu des 2ème Rencontres Territoriales Hippomobiles 17-18 octobre 2015 au Mont St-Michel organisées par la FNCT

Le Fédération Nationale des Chevaux Territoriaux organisait les 17 et 18 octobre 2015 les 2ème Rencontres Territoriales Hippomobiles au pied du Mont Saint-Michel.

J'étais invité pour présenter le projet et le financement participatif du NéoBucher pour Hippotese et Annie Flacelière a réalisé pour la FNCT le compte-rendu de ces 2 journées que vous pourrez lire ici.


Cliquez sur l'image pour télécharger le compte-rendu de ces 2 journées...

Jean-Louis Cannelle (pour le CERRTA) nous a présenté à ces journées une communication sur "Le bien être et le respect du cheval dans son utilisation" (voir compte-rendu). Il cite notamment un projet de fin d'étude sur le cheval Territorial réalisé en 2012 par Michaël Alexandre, Carole d'Antuoni et Hélène Frassa à l'École des Techniciens de l'Équipement d'Aix en Provence.
Nous avons retrouvé (non sans mal) le plan du projet (ici) et le Guide de recommandations (ici) qui pourront servir à des donneurs d'ordres qui ont un projet de "Cheval Territorial".

Pour faire bonne mesure, nous joignons à ce billet le Guide pour l’utilisation du cheval par les collectivités drômoises (2009), du CIVAM Drôme

Et aussi le Rapport du Conseil Général de l’Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces Ruraux (Ministère de l'Agriculture) sur l'Évaluation du potentiel de développement du cheval territorial au plan national (2012) ici.''

samedi 28 novembre 2015

Porteur forestier suédois pour un cheval, de chez Osterby-Smedja (vu aux Pferdestark-2015)

Suite des retours de nos rencontres lors de la Pferdestark-2015 en Allemagne.

Deny Fady pour Hippotese a rencontré l'entreprise suédoise Osterby-Smedja qui fabrique des porteurs forestiers en traction animale.

NB : Ce matériel n'est pas sans rappeler le matériel SJM (http://www.yourvismawebsite.com/skog-mek-sjm) dont nous avons déjà parlé dans plusieurs billets, mais qui n'est pas importé en France.
On pourra aussi consulter le CR photos de l'AG 2011 de la FECTU en suède ici...

Mais revenons à notre interview chez Osterby-Smedja.
Le vendeur (Morgan Andersson ?) a accepté de nous présenter son porteur de débardage à cheval SV5 son arche et ses brancards de débardage.

L'interview est en anglais et tout le monde appréciera la qualité linguistique de mon "technical english" !
NB2 : On vous prépare une version sous titrée peutêtre bientôt...

Mais déjà quelques infos tirées des dialogues de la vidéo :

Les freins à disque (à l'avant) sont utilisables avec une pédale (adaptable au centre dans le trou prévu à cet effet) ou manuel (robinet presseur).
On peut adapter un plateau ou des sièges.
Les brancards (brancalonniers) sont indépendants et mobiles longitudinalement pour accompagner les mouvements du cheval (effet palonnier).

Les freins ne transmettent pas leur chaleur aux pneus (en effet, les tambours ne touchent pas les jantes) et donc on peut freiner pendant des heures.
Les essieux arrières sont montés sur boggie pour absorber les irrégularités du terrain.
Le porteur pèse 260 kg à vide avec les freins (et 250 kg sans les freins).
Le porteur peut transporter une charge de 2 tonnes.
Le prix du porteur est de 5600 € HT et 7000 € TTC
Le transport depuis la Suède vers la France est de 800 € (le porteur arrive tout monté sauf les brancards).

L'arche de débuscage coûte 600 € (640 € avec une chaîne).
Le brancard-traîneau coûte 350 €

L'interview complète en vidéo...


Porteur-forestier suédois pour un cheval... par Deny-Fady-Hippotese

Pour infos complémentaire, voici le retour d'une demande de tarif, faite par Maurice C. à l'entreprise Osterby-Smedja (en octobre 2015)
Traduction approximative : Deny Fady.

Question :
Hello,

Can you tell me the prices for a SV5 and its differents options ?
Options : Flat bed, Footrest, Loading arm, Pole, Seat, Toolbox
Best regards, Maurice Callendret

Réponse de Morgan Andersson, Österby Smedja :

The prices are without the Swedish sales tax of 25% (TVA). If you have a TVA number, you don´t pay the taxes.

SV5 Terrain wagon SEK 57200 x 0,106980 = 6120€
Steel bed (plateau métallique) SEK 6000 x 0,106980 = 642€
Seats (banquette) SEK 3500 x 0,106980 = 375€
Drivers bench, adjustable, (siège meneur ajustable) SEK 8058)x 0,106980 = 862€
Footrest is included in both above (le repose-pied est inclue dans les 2 options précédentes)
Loading arm (bras de chargement, ranchés (?)) SEK 7000 x 0,106980 = 750€
Pole (timon) SEK 5500 x 0,106980 = 588€
Toolbox (boîte à outils) SEK 2000 x 0,106980 = 214€
Loading skids (rampes de chargement) SEK 2500 x 0,106980 = 267€

Total : 8800€, sans l'option plateau métallique

Seats and bench kit also includes brake pedal (la banquette ou le siège incluent la pédale de frein)
When ordering a product, you will recive an invoice of the whole amount. (quand vous commander un produit, vous recevez une facture du montant total)
You pay 30% of the amount as a deposit. The rest you pay just before the wagon is shipped. (vous payez 30 % du montant à la commande et le reste juste avant que le chariot soit envoyé).
The wagon is shipped fully mounted, except for the shafts. (le chariot est expédié tout monté sauf les brancards)
Shipment cost to France is 800 €. (le transport vers la France est de 800 €)

Best regards
Morgan Andersson
Österby Smedja
+46702241621
www.osterbysmedja.se info@osterbysmedja.se


samedi 21 novembre 2015

Agenda Hippotese et CA pour 2016

Agenda Hippotese pour 2016
Dernière Mise à Jour : Samedi 21 nov 2015

Cet agenda (prévisionnel et évolutif) sera mis à jour au fur et à mesure des informations que nous recevrons...
Un lien permanent dans la colonne de droite du blog permet de le consulter régulièrement...
Date 1ère diffusion : Samedi 21 nov 2015

Février 2016

- Le Salon de l'Agriculture de Paris (SIA) aura lieu du 27 février au 6 mars 2016 :
- Les chevaux seront dans le Hall 6 comme en 2015.
- Les journées de présentation du matériel moderne, (les derniers outils à « énergie cheval » issus des avancées technologiques les plus récentes) auront lieu les mardi 1er mars et jeudi 3 mars 2016 (à confirmer)
- Hippotese sera présente sur un stand partagé avec le CERRTA... (à confirmer)
- Pour avoir une petite idée des présentations et des rencontres que l'on fait au SIA, voir les billets récapitulatifs de 2014, ici

Mars 2016

-AG de la FECTU le week-end des 26 et 27 mars à Genoves (46 894) en Espagne

Avril 2016

- 9ème journée technique d'échange en maraîchage réservée aux professionnels (date à préciser) : chez Nicolas Koziel (à Montoison entre Crest et Valence dans la Drôme). Il y aura une présentation in-situ du prototype [NéoBucher qu'Hippotese et l'Atelier Paysan ont conçu à partir du Porte-outils de maraîchage Suisse Bucher et des démos de matériel monorang
Pour plus d'infos sur le Bucher original ou sur le projet NeoBucher, cliquez sur les liens...

Mai 2016

- 13ème Chantier-École de Montdenis, les 4, 5, 6, 7 et 8 mai 2016.
Le chantier d'autoformation au débardage annuel de Montdenis se déroulera comme chaque année le week-end de l'Ascension.
Le thème du chantier-école n'est pas encore vraiment choisi mais il y aura du transport par bât, du débardage sur chemins étroits (moins d'un mètre) avec traîneau et mini-porteur, du mouflage sur ancrage "volant", de la fabrication et du débuscage de fagots, de l'attelage en ligne et toujours du travail en forte pente...
Sans doute des essais de remise en état de chemins étroits de montagne en traction animale...
Plus de renseignements bientôt ici...

Juin 2016

Juillet 2016

Août 2016

- Route du Trait Comtois dans la Nièvre du 26 au 28 août 2016.
Bientôt d'autres infos...

Septembre 2016

Octobre 2016

- Les Journées Traction Animale à Sciez-sur-Léman auront lieu le samedi 8, dimanche 9 et lundi 10 octobre 2016
La journée professionnelle se fera le lundi afin de toucher plus de professionnels, d'institutions, de collectivités......
Cette année le sujet du colloque sera : le cheval territorial : arrosage, ramassage des déchets (verts et poubelles , tri selectif....) entretien des espaces verts, voies vertes, parc, forêt etc...

Novembre 2016

Décembre 2016

Les autres dates bientôt...

Contacter le Conseil d'Administration d'Hippotese :

Lien vers tous les contacts ici...

jeudi 12 novembre 2015

Prommata, journée d'échange chez Jérôme Keller en Haute Vienne, les 18 et 19 octobre 2015

À l'invitation de Jérôme Keller, Vincent Bastard et Nicolas Koziel (d'Hippotese) et Nicolas Sinoir (de l'Atelier Paysan) sont allés en Haute Vienne présenter le NéoBucher et sa démarche d'autoconstruction.

Vincent Bastard nous a fait un petit compte-rendu de ces 2 jours...

Les 18 et 19 octobre 2015, nous nous sommes rendus en Haute Vienne chez Jérome Keller, avec Nicolas Sinoir de l'Atelier Paysan. Nous avions été invités à participer aux journées d'échange annuelles organisées par Prommata, à la suite de son Assemblée Générale.

Le dimanche soir, Ed Hammer, un adhérent Prommata de Grande Bretagne nous a présenté sur diaporama sa ferme de 3ha de maraîchage et ses outils.
Il nous a présenté son « American Tour » des fermes en traction animale au States et les matériels qu'il a trouvé intéressant là-bas.
Il nous a aussi parlé de Farm Hack (équivalent de l'Atelier paysan aux Etats-Unis), qu'il a reproduit en Angleterre, ainsi que de "the Land Workers Alliance", première branche anglaise de la Via Campesina, qu'il a participé à créer.

La soirée s'est poursuivie par une présentation photo de plusieurs fermes: d'adhérents Prommata puis de celle des Vallons, chez Nicolas Koziel, et de l'itinéraire technique utilisé au Bucher. Ce fut une soirée riche d'échanges entre maraîchers, et conviviale comme on les aime...

Lundi, Guillaume nous a présenté les dernières évolutions de la Kassine (avant train directionnel, possibilité de mettre plusieurs rangées d'outils pour diminuer le nb de passages, etc)...

Nous avons présenté le Néobucher et l'histoire de sa renaissance, puis NIcolas Sinoir a présenté l'Atelier Paysan.

Jérémy (de Prommata) nous a présenté les avancées du Mata, proto de porte-outil proche du Bucher, pour le travail du sol, le binage multi-rang, le semi, etc...


(photo Prommata)

Camille Guyot (de Trait Vienne) nous a montré son porte outils "Hippo Maraîcher", une kassine à sa manière, avec un système de relevage des outils par 2 roues pivotantes placées à l'arrière.


(Photo Prommata)

Emmanuel Fleurentdidier (CFPPA de Montmorillon) nous a présenté le Homesteader de Pioneer et un porteur de AMB88 avec attelage 3 points et prise de force par moteur auxiliaire.

Les matériels ont été présenté dans la cour devant une cinquantaine de personnes puis au champs, mais il n'y avait pas de cultures implantées en multirangs permettant de montrer les possibilités du Néo.

Nous avons aussi vu cette originale version de mancheron réglable, emprunté à un motoculteur :

Un chouette moment de rencontre et d'échanges...
À poursuivre...

Vincent Bastard

ArboVisite "Chevaux de trait du bois de Vincennes", 29 oct 2015 à Paris

La Mairie de Paris a été une des premières grandes villes de France à réintroduire (en 1998) des chevaux de trait pour entretenir les espaces arborés du bois de Vincennes. Ils assurent le débardage, le transport des grumes, le hersage des pistes cavalières, l'arrosage des jeunes plantations, le ramassage des feuilles mortes, le vidage des containers, le transport des déchets...

Cette gestion environnementale assure aussi une animation pour les usagers du site.

Madame Aurélia Chavanne, ingénieur, Monsieur Jean Claude Carretier, responsable de l'Atelier Forestier des chevaux de trait du bois de Vincennes et la Ville de Paris sont les organisateurs de cette ArboVisite qui a eu lieu le 29 octobre 2015.

Annie Flacelière (qui a fait ce petit compte-rendu pour Hippotese) et de nombreux professionnels sont venus participer à cette journée :

Dont Sylvie SAGNE, (Chargée de la direction Nature et Cadre de Vie aux Mureaux, co-Présidente (avec Jean Paul Carretier) de la FNCT (Fédération Nationale des Chevaux territoriaux)) avec deux de ses agents. Sylvie en a profité pour nous présenter les actions entreprises aux Mureaux.

Des représentants des diverses directions des Parcs et Jardins du Val de Marne et de Seine et Marne, des associations de sauvegarde des arbres, des prestataires en débardage, un architecte paysagiste, des employés municipaux travaillant avec des ânes et en pastoralisme urbain, un élagueur-débardeur et une journaliste spécialisée étaient aussi présents...


Photo archives Atelier Forestier des chevaux de trait du bois de Vincennes de Paris.

Tous se sont retrouvés pour visiter les locaux de l'atelier, les boxes et la sellerie et suivre une présentation du matériel et des engins puis des démonstrations de prélèvements de poubelle (enterrées) avec une remorque hippomobile spécialisée et de hersage de piste cavalière.


Photo archives Atelier Forestier des chevaux de trait du bois de Vincennes de Paris.

Après un repas-débat partagé dans la grange de l'atelier, nous avons assisté l’après-midi, à des démonstrations de débardage réalisées avec les 4 chevaux et les 5 débardeurs de l'atelier.


Photo archives Atelier Forestier des chevaux de trait du bois de Vincennes de Paris.

Dont notre ami José THOREL au trinqueballe avec Baronne, nouvelle ardennaise de l'équipe.
Puis du ramassage de branchages pour les girafes du Zoo de Vincennes, avec l'avant-train et une remorque.


Photo archives Atelier Forestier des chevaux de trait du bois de Vincennes de Paris.


Photo archives Atelier Forestier des chevaux de trait du bois de Vincennes de Paris.

Tous les professionnels sont repartis enchantés de cette journée d'échanges.

Annie FLACELIERE

Le flyer de présentation de l'atelier chevaux du bois de Vincennes(PDF), à télécharger ici...

lundi 9 novembre 2015

Jeu N20, sur la plage (suite et fin)

Suite du billet précédent "http://hippotese.free.fr/blog/index.php/post/2015/10/28/Jeu-N20-sur-la-plage" et de vos commentaires...

Bravo à Laurent et merci aux autres participants...

Il s'agit bien de la pêche aux Équilles (Petit poisson de mer qui, à la marée basse, s’enfonce dans le sable, synonyme de lançon) comme le laisse entendre la légende sur la carte postale...

Le nom vernaculaire "lançon" désigne en français plusieurs espèces de petits poissons appartenant tous à la famille des Ammodytidae.

Les lançons sont aussi appelés lançon-perce-sable, anguilles des sables, lançon-équille ou équille...

Pour les pêcher, on utilise un râteau, une bêche ou un buttoir à pommes de terre (en Breton, une "houët") pour faire des sillons dans le sable.


Pêche aux équilles par hippotese

Ce buttoir peut être tiré à la main ou poussé comme ici (mais c'est très fatiguant)...

Il peut aussi être tiré par un cheval.

Dans les deux cas, Il faut des suiveurs à pied, prompt à attraper les lançons découverts par le soc car ceux-ci se ré-ensablent instantanément.

C'est pourquoi, c'est une pêche pratiquée nombreuse et joyeuse qu’apprécient les vacanciers de septembre, comme le montrent ces cartes postales anciennes...

Mais les pêcheurs locaux ne dédaignent pas cette pêche à pied qui permet d'attraper de la friture sur la plage...

Selon les habitués, le meilleur moment de la pêche aux lançons se situe à la mi-septembre, deux jours avant la lune, pleine ou nouvelle et un coefficient de 65 suffit.

Et puis toute la famille peut/doit participer et le temps n’a pas l’air d’influer sur la pêche...

Cela reste toutefois une pêche très aléatoire qui peut être miraculeuse un jour et vous laisser rentrer bredouille le lendemain.

Et comme souvent, la pêche de nuit est meilleure car le lançon a tendance à être plus prés de la surface du sable.

Crédit textes-photos-vidéos :
http://vierville.free.fr/728-LesMoulinsPlage.html
https://www.youtube.com/watch?v=NkH5DB2Tq-4 http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/inventaire/pleneuf/Geoviewer/Data/html/IM22003450.html https://fr.wikipedia.org/wiki/Lan%C3%A7on_%28poisson%29 https://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9quille http://fnppsf.fr/peche-plaisance/ppn24peche-aux-lancons.pdf

mercredi 28 octobre 2015

Jeu N20, sur la plage...

Il y avait longtemps que l'on avait pas joué...

Mes vacances à la mer m'ont donné quelques idées... (d'autres billets à suivre, chargés d'iode...)

Une photo vue dans une station-service... Je vous la laisse en haute définition pour les détails...

A vos commentaires...

dimanche 11 octobre 2015

Assemblée Générale d'Hippotese, le dimanche 15 novembre 2015, à La Combe Naguin, 71960 Berzé-le-Châtel (Saône et Loire)

L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE d'HIPPOTESE se tiendra cette année le dimanche 15 novembre 2015, chez Bernard Michon et Éloise, à La Combe Naguin, 71960 Berzé-le-Châtel.

NB : Sur une carte, Berzé le Chatel, se trouve à quelques kilomètres au sud de Cluny (71).

Nous serons reçus par Bernard et Éloise, tel 06.85.32.81.88

Comme d'habitude, nous vous attendons dés le samedi 14 novembre 2015 pour regarder tout le matériel fabriqué par Bernard Michon Hippomobile et assister à quelques démonstrations (si le temps le permet)...

Évidemment nous ferons la fête, tous ensemble le samedi soir, et vous pourrez dormir sur place (apportez duvet, couverture et matelas...).

Demandez le programme...

Samedi 14 novembre 2015

Le matin à partir de 10h00, présentation libre de tout le matériel Bernard Michon Hippomobile
A midi, repas sorti du sac...
L'après midi à partir de 14h00, démonstration et essais possibles des matériels Bernard Michon, présentation du NéoBucher et du dernier proto de Porte-outils mono-rang Vignotte, issu de notre recherche (en collaboration avec Gilles Duvin).

Dimanche 15 novembre 2015

AG à partir de 9h00 !!! jusqu'à 13h, puis repas partagé

Logistique repas :

Comme d'habitude, la base du repas du samedi soir est prévu mais il faut apporter vos spécialités culinaires : (tartes, pains, fromages, pâtés, charcuteries, desserts, salades, vins, bières, fruits...) pour compléter et pour le dimanche midi.

Logistique couchage :

Si vous comptez venir le samedi et dormir la nuit du samedi au dimanche, vous devez apporter vos duvets, mousses et sacs de couchage, il est possible de dormir dans une salle mise à disposition par Bernard et Éloise ou planter la tente...

Un petit florilège des matériels que nous pourrons voir à l'AG (crédit photo Jean Léo Dugast et Bernard Michon)...

Chez Bernard et Éloise, c'est là...

Pour venir, 2 possibilités :

- En venant du sud : par l'autoroute sortie Mâcon Sud, direction Cluny-Moulin par la RCEA N79 - sortie Cluny sur D980 - au rond point 1ere à droite direction Cluny - puis à environ 300m tourner à droite (attention, on voit la route au dernier moment) - passer sous le pont du TGV et poursuivre tout droit - laisser une première ferme à gauche puis 100m après, monter à droite devant une maison rénovée - monter sur environ 350m jusqu'aux boîtes aux lettres - prendre le chemin à droite sur 1 km dans les prés, c'est tout au bout !

- En venant du nord : par l'autoroute sortie Tournus puis D906 jusqu'à Fleurville - au 2ème rond point prendre à droite direction Viré-Péronne-Azé. A Azé, prendre à droite direction Donzy le Perthuis-Cluny - en arrivant à Cluny, prendre à gauche juste après le camping - tout droit jusqu'au stop et prendre à gauche direction Mâcon D980 - à la sortie de Cluny prendre à gauche direction Déchetterie-La Combe Naguin-Ferme de la Corbette-Béton Rhône Alpes - passer le pont de TGV et tourner à droite (longer la voie verte sur la gauche et la voie de TGV sur la droite) - passer devant les Anesses de Julie et continuer - prendre la montée à gauche en passant devant une maison rénovée - monter sur environ 350m jusqu'aux boîtes aux lettres - prendre le chemin à droite sur 1 km dans les prés, c'est tout au bout !

Il y aura des pancartes...

dimanche 4 octobre 2015

Démonstration des dernières évolutions du NéoBucher au salon Tech&Bio de Valence, en septembre 2015

Lors du dernier salon Tech&Bio, à Valence (Drôme) en septembre 2015, l'association Hippotese a pû enfin présenter, au public professionnel, les dernières évolutions de son prototype de porte-outils de maraîchage NéoBucher (voir billets précédents).

Une première petite vidéo des démos...


NeoBucher d'Hippotese en démo à Tec&Bio-2015 par hippotese

S'il reste encore des détails à régler (comme la hauteur des brancards), la plupart des solutions techniques demandées par le cahier des charges ont été construites et validées.

Encore quelques photos des démos...

Conformément au calendrier proposé pour la recherche sur le NéoBucher, l'association Hippotese et son partenaire technique l'Atelier Paysan doivent mettre en chantier le prototype de pré-série début novembre 2015 avant de proposer à l'autoconstruction les modèles définitifs début 2016...

Bientôt d'autres billets sur le salon Tech&Bio 2015...

Vide sellerie de Crémieu (Isère), dimanche 11 octobre 2015

Comme chaque année,

Le vide-sellerie de Crémieu, organisé par les Cavaliers de l'Orage, aura lieu le DIMANCHE 11 OCTOBRE 2015, SOUS LA HALLE MÉDIÉVALE DE CRÉMIEU (Nord Isère, 38).

VENEZ VENDRE (et acheter) TOUT VOTRE ANCIEN MATÉRIEL D'ÉQUITATION (et d'attelage), Ainsi que vos voitures d'attelage et vos vans...

DE 08H00 à 16H00,

EXPOSANTS 8 € LES 3 MÈTRES + 1,5 € LE MÈTRE SUPPLÉMENTAIRE.
INSCRIPTION OBLIGATOIRE AU 06.35.44.83.60 ou 06.73.84.71.45

ENTRÉE GRATUITE POUR LES VISITEURS,

BUVETTE ET PETITE RESTAURATION (et gaufres) sur place, tenue par Les Cavaliers Surveillants...

jeudi 17 septembre 2015

Formations Traction Animale au CERRTA (Automne-Hiver 2015-2016)

Comme notre partenaire, le CERRTA ne fait pas parti de la région Rhône-Alpes et donc ne se trouve pas dans le catalogue du RRATA, (voir billet précédent) et que nous soutenons ses formations, il a droit à un traitement particulier...

Les 2 pages du programme en PDF ici

NB : Prochainement : stage d’attelage spécial meneur en paire (pour permettre à ceux qui le souhaite d’améliorer ou de perfectionner leur menage en paire avec la méthode Achenbach). Ce stage se déroulera à Villers sous Chalamont au CERRTA les 25, 26 et 27 Septembre 2015.

Catalogue 2015-2016 des formations Traction Animale proposées en Rhône-Alpes (édité par le RRATA)

Dans ce catalogue, vous trouverez toutes les formations autour de la traction animale en Rhône-Alpes, organisées par les différents organismes de formation de la région.

Ce travail a été réalisé par Julie Cessieux pendant l'été 2015. Il se peut que certaines formations connaissent des modifications au court du temps.

Pour avoir des informations plus sûres, n'hésitez pas à appeler directement les organisateurs des formations...

Si un centre de formation a été oublié dans ce catalogue, nous vous remercions de le signaler à reseau.ra.tractionanimale@gmail.com afin de corriger l'édition prochaine.

A noter : Ce catalogue a uniquement pour but de rassembler les formations en traction animale de la région Rhône-Alpes.
En aucun cas, le RRATA peut être tenu responsable d'un quelconque problème rencontré lors d'une formation.

Le catalogue au format PDF à télécharger ici...

Hippotese à Tec&Bio, le mercredi 23 et le jeudi 24 septembre 2015 (Rappel)

Le Salon Tech&Bio, qui a lieu tous les 2 ans à Valence, est le seul événement Européen à rassembler un public professionnel large et complémentaire qui travaille en synergie sur l'agriculture bio et alternative : agriculteurs bio et non bio, techniciens, experts, chercheurs, étudiants...

Il offre au public, sur un site de 10 ha, plus de 100 démonstrations, 120 conférences techniques, 260 exposants ...

La Traction Animale sera bien présente sur ce salon. Le Réseau Rhône-alpes de Traction Animale et ses partenaires, l'IFCE, l'ASECRA, Hippotese et la Chambre d'Agriculture de la Drôme 26 organisent le Parcours Traction Animale dont voici le Programme.

PARCOURS TRACTION ANIMALE

CONFÉRENCES :

Mercredi 23 septembre - 11h15 à 12h15 - Salle de conférence 6

Mettre en œuvre un projet d'installation en maraîchage et viticulture avec le choix de la traction animale
Animations : RRATA, Hippotese

Mercredi 24 septembre – 14h00 à 14h45 - Stand IFCE/ASECRA Pôle Élevage

L'intérêt du cheval en ville
Animation : Olivier Croze – IFCE

DEUX PÔLES TRACTION ANIMALE

Pôle « Traction Animale - agriculture et vignes » (partie haute du salon)

Démonstrations de traction animale pour culture légumière avec la première présentation publique en activité du NéoBucher le 23 septembre de 14h45 à 15h45
le 24 septembre de 15h15 à 16h15
Animation : RRATA, Hippotese

Démonstrations de traction animale en viticulture
le 23 septembre de 10h00 à 11h00
le 24 septembre de 14h45 à 15h45
Animation : RRATA Hippotese

Pôle « Traction Animale - élevage et ville » (partie basse du salon)

Mini-conférences : 23 et 24 septembre
Sélection du cheval de travail – 10h30 à 11h15 - Bruno Dehan – ASECRA
Les obligations sanitaires en équin – 11h30 à 12h15 Olivier Croze – IFCE

Présentation de chevaux à la vente :
le 23 septembre de 14h30 à 15h30
le 24 septembre de 14h00 à 15h00
Animation : ASECRA, IFCE

Démonstrations de matériels en traction animale
le 23 septembre de 15h30 à 16h30
le 24 septembre de 15h00 à 16h00
Animation : ASECRA, IFCE

Une Navette hippomobile permettra aux visiteurs de se déplacer entre les 2 pôles. (Navette assurée par les attelages de la Bièvres)

À Tec&Bio, vous pourrez aussi voir des constructeurs de matériels hippomobile (ou utilisable en Traction Animale) et aussi rencontrer les membres de notre partenaire de recherche sur le NéoBucher, à savoir l'Atelier Paysan qui sera présent sur 2 stands (A04 - H08) et assurera une conférence.
Programme complet et renseignements ici

Tout plein d'autres infos sur le site Tec&Bio ici

Quelques photos du Tec&Bio 2013 pour l'ambiance...

NB : Nous avons une vingtaine de codes d'invitation à offrir aux adhérents d'Hippotese. Les premiers seront servis jusqu'à épuisement du stock...
Faites nous un petit message sur la page contact du blog, nous vous renverrons le code par mél, pour vous inscrire sur le site de Tec&Bio et imprimer votre invitation définitive...
J'indiquerai ici quand le stock sera épuisé...

Route du Trait Comtois en 2016 dans la Nièvre (du 26 au 28 août 2016)

Pour info, nous avons eu la confirmation dimanche dernier de la tenue de la Route du Trait Comtois, du 26 au 28 août 2016, à La Ferme du Marault dans la Nièvre.

Cette route est la suite des Routes du Vin et du Comté qui se sont tenues en Franche Comté en 1996, 2006 et 2010 à Levier.

Elle se tiendra en 2016 dans La Nièvre sur le site de La Ferme du Marault (58470 MAGNY-COURS). Ce site a été choisi pour des raisons logistiques car il est déjà aménagé et sert chaque année pour le Mondial de la race Charolaise (vache).

Vous pouvez voir un petit reportage de FR3 sur le site ici.

La participation d'Hippotese à cette route n'est pas encore définie, nous aurons sans doute à en discuter lors de notre Assemblée Générale qui aura lieu (info exclusive) les samedi 14 et dimanche 15 novembre 2015 chez Bernard Michon en Bourgogne (un billet spécial est en préparation sur l'organisation de l'AG).

mardi 8 septembre 2015

Les Troisièmes journées de la Traction Animale en Rhône-Alpes, Sciez sur Léman (Haute Savoie), les 11, 12 et 13 septembre 2015

Rappel à tous...

Les Troisièmes journées de la Traction Animale en Rhône-Alpes à Sciez sur Léman (Haute Savoie) auront lieu les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre 2015...

Ces journées sont organisées par Françoise Dulac, l'association la Bande à popo et le RRATA avec le soutien de la ville de Sciez.

Le RRATA organise un colloque la matinée du vendredisur le Cheval au Travail dans la gestion des espaces naturels. Cette année, nous aurons les interventions de Serge Tuaz en portage, Philippe Gallien pour le gardiennage des espaces naturel et les événementiels, et Eric Drur, pour l'entretien d'un espace naturel, habitat de chauve-souris.

Le programme complet ci-dessous...

Vendredi 11 septembre :

- 9h30-11h30 : colloque : "Traction Animale et gestion des Espaces Naturels"
- 11h30 : Inauguration suivie d'un vin d'honneur offert par la municipalité
- 13h30 : présentations et démonstrations de matériels innovants
- 18h00-l9h00 : Table ronde autour des démonstrations et du matériel présenté.
- 20h00 : Dîner-spectacle avec Jean-François Pignon et ses chevaux en liberté

Samedi 12 et dimanche 13 septembre :

- Démonstrations et animations autour du cheval de trait
- Marché paysan et artisan
- Vide-sellerie ouvert à tout équipement

Navettes hippomobiles, buvette et petite restauration sur place.

lundi 7 septembre 2015

Le collier suisse simplifié pour les bovins dans les pays en voie de développement de Waclaw Micuta

Titre original : The Swiss collar for developing countries (Le collier suisse pour les pays en voie de développement) de Waclaw Micuta, (Traduction de Deny Fady).

Ce billet qui fait suite à mon billet sur un attelage de 2 vaches Grises Rhétiques est la traduction depuis l'anglais d'un article de Waclaw Micuta, diffusé sur le site de la FAO (voir l’article original ici).

Cet article date de 1985 et n'a pas pris une ride... Quarante ans plus tard, les pays en voie de développement ont encore plus de difficulté à résoudre leur crise alimentaire... Avec les conséquences que l'on sait... Et nous n'avons sans doute pas su les aider ni leur montrer l'exemple... Cet article donnera, je l'espère, envie aussi à certains, de fabriquer leur propre colliers pour leur âne ou leurs vaches... Tenez-nous au courant de vos essais...

''NB1 : Comme je n'ai pas trouvé sur le web de traduction française de qualité, j'ai décidé de faire la mienne...
Il y a encore sans doute des fautes que vous m'aiderez à corriger (mél à Hippotese ou contact).''

NB2 : Comme vous pourrez le lire ci-dessous dans la bibliographie, il existe un document (FSERTR. 1940. Guide de l'attelage du bétail bovin. Berne, Suisse, Fédération suisse d'élevage de la Race Tachetée Rouge) qui a, semble t-il, été largement diffusé (en français) en Suisse... Si l'un de nos amis helvétiques en connaît un exemplaire, je me ferai une joie de le diffuser ici...

Plan de l'article :

Harnais
Principaux types de harnais de traction
Colliers
Conclusion
Épilogue

W. Micuta

Waclaw Micuta est directeur de la Fondation Bellerive à Genève et son adresse est : Renewable Energy Development Institute (REDI) (Institut de développement des énergies renouvelables), 5 rue du Vidollet, CH-1202 Genève, Suisse.

Un certain nombre de pays en voie de développement, particulièrement en Afrique et en Asie, sont aujourd'hui confrontés à une crise alimentaire. La production agricole est incapable de suivre la spirale de la croissance de la population. Les seuls moyens de remédier à cette situation et d'éviter de plus en plus de famines avant la fin du siècle, est d'augmenter la productivité agricole. Ceci à son tour appelle à une augmentation parallèle de la fourniture d'énergie aux populations rurales. Si nous ne sommes pas en mesure d'augmenter la production d'aliments cultivés localement par habitant, nous pouvons malheureusement prévoir la poursuite de la famine et de la faim.

La grande majorité des agriculteurs dans les pays en développement travaillent de relativement petites parcelles de terre. Outre la force de leurs propres muscles, ils ont généralement à leur disposition une seule autre source d'énergie économique et accessible - la traction animale. Une récente estimation de la FAO suggère que, dans les 15 à 20 prochaines années, il sera nécessaire de doubler l'offre actuelle d'énergie pour la traction agricole. Une telle augmentation vertigineuse va appeler clairement à redoubler d'efforts pour améliorer l'efficacité de l'énergie en traction animale - un problème auquel peu ou pas d'attention a été accordée dans la majorité des pays en développement. Même dans les zones où les animaux de trait sont d'usage courant, les harnais inefficaces infligent continuellement sur les malheureuses créatures une torture quotidienne au cours de laquelle seulement une partie de leur potentiel de puissance est exploité. Habituellement, ils travaillent sous des jougs cruels. Leur espérance de vie au travail est considérablement réduite en conséquence et ils produisent peu de viande, de lait ou de fumier, tandis que leur capacité de travail est sous utilisée.

Un grand nombre de problèmes connexes doivent être abordés sans délai si la situation doit être améliorée. Par exemple, il est essentiel de traiter (et améliorer) des questions telles que l'élevage traditionnel, l'alimentation et des services vétérinaires. Un gros travail doit également être entrepris pour accroître l'efficacité des outils et des véhicules agricoles à traction animale. Le présent article, cependant, se réfère à un seul problème, à savoir : l'utilisation efficace des animaux de trait.

Harnais

Un harnais est un dispositif adapté sur un animal qui permet d'utiliser sa puissance et de fournir un travail moteur. Pour répondre aux exigences de traction, les caractéristiques d'un bon harnais sont : un bon angle de la traction, une pression de contact faible, une position de travail adaptée et un poids réduit.


1. L'angle de traction avec un joug


2. Un collier pour les bovins développés en Suisse durant la Seconde Guerre mondiale


3. Vache suisse harnachée avec un collier suisse (simplifié)

L'angle de traction

Les charges sont tirés au moyen de traits qui relient la charge à l'animal. L'angle entre le trait et la ligne horizontale au point de fixation à la charge (voir la figure 1) est appelé l'angle de traction. Cet angle doit être aussi faible que possible de manière à utiliser la puissance de l'animal à son maximum. Idéalement, il devrait y avoir un angle nul. Néanmoins, ces angles apparaissent, par exemple, lorsque les animaux sont attelés à des chariots relativement hauts et que les traits sont parallèles au sol. Comme l'angle augmente, la force de traction est divisée au point de fixation de l'animal. Une partie de la force (R) est gaspillée dans le processus de tirage et se transforme en pression (verticale) et en inconfort pour l'animal. A titre d'exemple, si un taureau est attelé à un joug et que l'angle de traction est de 30 °, la pression verticale sur l'animal peut atteindre jusqu'à 50 kg f. Ce calcul ne prend pas en compte le poids du joug lui-même, qui peut atteindre environ 10 kg par animal.

La pression de surface

L'efficacité d'un harnais est fortement influencée par la façon dont il épouse le corps de l'animal. Avec un joug traditionnel (sur les cornes) ou un joug monté sur le cou, la surface de contact avec le corps de l'animal est seulement d'environ 200 cm². Si l'animal développe 100 kg-f, chaque centimètre carré de la surface de traction sera soumis à la pression dans la région de 500 g-f. Les chocs et les a-coups lors des travaux vont encore augmenter cette pression. Il en résulte une gêne considérable entraînant des maladies de la peau et des plaies ouvertes. Il est peu surprenant que les animaux attelés de cette façon soient incapables de développer pleinement un travail efficace sans souffrir.

Avec un collier bien conçu et bien rembourré pour taureaux, la surface en tirant sur chaque épaule peut facilement être augmentée à 600 cm² - soit un total de 1 200 cm² sur les deux épaules. La pression sur chaque centimètre carré du dos de l'animal peut ainsi être réduit par un facteur de six. Ceci, avec la fourniture de rembourrage, permet à l'animal de travailler plus efficacement et sans souffrance.

La position de travail

Un harnais efficace doit être conçu de sorte que l'animal puisse utiliser son corps d'une manière naturelle. Placer un joug sur la tête ou le cou d'un animal l'oblige à modifier sa position normale et le contraint aussi à courber sa colonne vertébrale afin de maintenir le joug en place. Souvent, les animaux adultes sont incapables de le faire et ne peuvent pas travailler. En dehors des considérations de posture, attacher les animaux par le cou ou la tête est cruel en ce qu'il les expose à de considérables souffrances inutiles lorsque les charges sont tirés sur un terrain accidenté. Les chocs continuels qui se produisent lors de tels travaux sont transmis directement à des parties très vulnérables du corps.

Le poids du harnais

Naturellement, le harnais devrait être aussi léger que possible. Ceci étant dit, les colliers de chevaux, perfectionnés au fil des siècles, par exemple, en Europe et en Amérique du Nord, sont relativement lourds. Ceux qui étaient conçus pour les travaux durs pesaient environ 20 kg. Néanmoins, en utilisant des matériaux modernes, il est maintenant possible de réduire considérablement ce chiffre (Jussiaux, 1976).

Principaux types de harnais de traction

Beaucoup de harnais différents ont été fabriqués par les éleveurs de bétail à travers les âges.

Il est, bien sûr, également possible d'harnacher des chevaux à l'aide d'une bande sur la poitrine (bricole). Cependant, cette méthode est seulement appropriée aux travaux légers, sinon la bricole tend à blesser l'animal et compresse les vaisseaux sanguins et la trachée. Pour cette raison, les colliers de chevaux ont été généralisés diversifiés et perfectionnés au fil des siècles. Les colliers de chevaux répondent à tous les critères d'un bon harnais comme décrit précédemment. Les jougs sont principalement conçus pour faciliter le contrôle de l'animal. Ils sont aussi relativement peu coûteux et facile à fabriquer. Malheureusement, l'utilisation efficace de la puissance de traction et le confort de l'animal ne sont presque jamais pris en compte.

Les colliers

Les avantages importants à l'utilisation du collier d'épaule au lieu du joug sont universellement reconnus. En 1920, en testant les harnais à Grand-Joran, France, Ringelmann a établi qu’un bœuf équipé d'un collier pouvait accomplir la même quantité de travail que deux bœufs attachés à un joug (Larousse Agricole, 1921). De même, dans les années 1950 M. Jean Garnier a démontré en Asie du Sud que le harnachement en collier a augmenté la force de traction des buffles de 50 pour cent.

Il est généralement admis que le meilleur harnais jamais appliqué à des animaux est le collier de cheval. On date sa première apparition en Europe au XIe siècle, mais on ne sait pas si il a été inventé sur ce continent ou a été rapporté d'Orient par les tribus mongoles.

Dans la plupart des régions, le harnais à collier a été employée exclusivement avec les chevaux, qui ont joué un rôle de plus en plus important, montés ou comme animaux de trait.

Il est curieux de constater que le collier, en dépit de ses qualités reconnues, ai été réservé presque exclusivement aux chevaux à travers les siècles. Il ne fut pas, par exemple, adapté aux bovins (menés au joug) ou à d'autres animaux de trait tels que les ânes et les chameaux (qui sont restés en bricole). Même en Europe, les bovins ont traditionnellement principalement été soumis à des jougs cruelles et inefficaces.

Une exception notable à cette règle est la Suisse, où les agriculteurs ont fait adapter le collier de cheval aux bovins.

Ces colliers bovins sont habituellement désignés comme des colliers "de Berne" (figures 2 et 3). La conception a été fortement influencée par celle du collier de cheval et notamment le rembourrage prévu autour du corps de l'animal. Cela a permis aux agriculteurs non seulement d'accroître l'efficacité de l'attelage des animaux, mais aussi de pouvoir utiliser les chevaux et les bovins ensemble dans la même attelée - un avantage important pour les agriculteurs qui ne pouvaient se payer qu'un seul cheval.

Contrairement à une croyance populaire perpétuée par l'utilisation du joug, les bovins ne tirent pas mieux de la tête ou du cou. Au contraire, leur force de traction, comme celle des chevaux et même celle des êtres humains, vient des épaules (voir Figure 4).

La conception du harnais en collier suisse pour les bœufs a été grandement simplifiée au cours de la Seconde Guerre mondiale, quand un grand nombre de chevaux de trait ont été réquisitionnés par l'armée. Comme les tracteurs étaient rares et le carburant sévèrement rationnée, les agriculteurs se sont retrouvés avec les bovins (principalement des vaches) comme principale source d'énergie pour les travaux agricoles et les transports. Face à cette situation, les autorités suisses ont invité la Fédération Suisse d'Élevage de la Race Tachetée Rouge (FSERTR) à mener des recherches visant à améliorer et à simplifier le collier traditionnel bovin et à former les agriculteurs à l'utilisation correcte des bovins pour les travaux agricoles.

L'étude de la fédération a été publié (FSERTR, 1940) et largement distribuée aux agriculteurs et aux bourreliers. La nouvelle forme de collier qui a résulté de la recherche est une variation importante (par rapport à la forme) du collier de cheval (voir la figure 2). Seulement les épaules de l'animal sont protégés par deux pads rectangulaires, tandis qu'un troisième coussin (en garrot), fixé entre les deux attelles, sert à maintenir le collier dans la bonne position sur le cou.

Il est généralement admis que le collier de trois pads développé en Suisse pour les bovins est une très bonne chose. Cependant, il a souvent été considéré comme trop coûteux et trop difficiles à produire dans les pays en voie de développement. Par exemple, Barnwell et Ayre (1982) affirment que le collier de trois pads offre les avantages d'un harnais à collier complet, mais il est relativement complexe et coûteux à produire.

L'auteur W. Micuta a donc commencé une recherche sur les moyens d'adapter le collier suisse aux conditions qui prévalent dans le monde des pays en voie de développement. L'objectif de ses recherches est de préserver la valeur fonctionnelle du collier suisse tout en simplifiant sa conception, en réduisant ainsi le coût de production, de manière à le rendre accessibles aux communautés les plus pauvres du monde.

Les composants de base du collier sont les attelles et les pads - les deux pouvant facilement être produits à partir de matériaux locaux disponibles.

Les attelles sont formées à partir de deux morceaux de bois qui sont taillées pour épouser les contours de l'animal. Elles doivent être fabriquées à partir de bois dur, mais élastique, tel que celui utilisé pour la fabrication locale des manches pour les outils agricoles, comme les haches et les houes.

Il est essentiel que les attelles épousent (la forme de) l'animal afin d'assurer un maximum de confort. Pour les bovins, qui trottent rarement, les attelles sont placés plus écartés en bas. Pour les animaux qui trottent occasionnellement, comme les ânes, les attelles peuvent être un peu fermées autour de la poitrine de manière à fournir une stabilité accrue.

Les épaules des animaux de trait doivent être bien protégés contre la pression des attelles - d'où l'importance des pads. Traditionnellement, ces coussins sont fabriqués à partir de cuir, mais il n'y a aucune raison pour lesquelles ils ne devraient pas être fabriqués à partir de tout tissu disponibles. Par exemple, les sacs de jute (notamment les sacs de farine) disponibles dans tous les pays en voie de développement offrent une bonne solution.

L'adoption du collier suisse simplifié

Le collier simplifiée a été donnée à plusieurs agriculteurs suisses qui continuent à utiliser quotidiennement les bovins pour leurs travaux agricoles. Ils ont utilisé le collier tous les jours pendant ces trois dernières années et il leur a donné entière satisfaction. Les colliers n'ont pas encore montré de signes de détérioration, même si le reste du harnais a dû faire l'objet de réparations mineures environ une fois par an.

Le nouvel équipement a les mêmes qualités fonctionnelles que le collier suisse de Berne traditionnel, mais est plus léger, plus facile à produire et beaucoup moins cher.

Les figures 5 et 6 montrent deux vaches - l'un harnachée avec le collier de Berne et l'autre avec le nouveau modèle décrit dans cet article. Dans des conditions de travail, les deux colliers offrent performance et confort similaires.

Au début de 1982, le premier bourrelier a été formé au Rural Stove-making Centre créé par The Bellerive Foundation au village de Ruthigiti (Karat) à coté de Nairobi, Kenya. Le nouveau harnais a été fabriqué localement et utilisé sur un âne attelé à une charrette qui a été utilisés pour livrer les cuisinières fabriquées sur place, aux familles des environs. Ce harnais a été immédiatement apprécié et adopté par la population locale.

Le nouveau harnais a ensuite été adopté par le révérend Daniel Schellenberg au nom de la Mission Baptiste du Kenya. L'auteur et un autre consultant de la fondation Bellerive, Emil Haas, ont formé des personnes handicapées du Salvation Army Centre, à Thika, aux compétences nécessaires àla production de boucles, anneaux, chaînes et autres fournitures. Le centre fut bientôt en mesure de commencer la production à petite échelle et, avec l'aide de la Mission Baptiste, à la fin de 1982, le nouveau collier a été utilisé sur des ânes dans plusieurs villages de la région de Thika (figure 7).

En Février 1983, une unité de fabrication de harnais a été créée au sein du Agricultural Engineering Department of the University of Nairobi. Cette étape a été rendue possible grâce à l'aimable coopération et le soutien du président de ce département, Gichuki Muchiri. Pour mettre la nouvelle unité en route, les outils de base nécessaire à la fabrication des harnais ont été fournis et un bourrelier local, Nemehia Kariski, qui avait été formé l'année précédente à Ruthigiti, a été embauché. L'auteur a montré les techniques nécessaires à l'adaptation des colliers sur les différents animaux de trait, notamment les taureaux zébus (figure 8) et les ânes. La responsabilité de l'unité a été confiée à M. Dibbits, professeur adjoint parrainé par la Dutch Technical Assistance.

L'expérience récente de la Fondation Bellerive au Kenya confirme les avantages significatifs du harnais en collier. Rev. Schellenberg a estimé que "Avec le nouveau harnais nous pouvons pousser les gens à vendre un taureau (sur deux) tout en continuant de labourer et de désherber efficacement, ce qui leur permettra de doubler leur rendement» (The Friend, 1983).

Dibbits pense que deux ânes attelés avec le collier suisse pourraient labourer un sol léger aussi bien que deux bœufs de travail au joug.

En dehors de fournir a augmenté la traction, il ne faut pas oublier que le nouveau harnais élimine également les souffrances causées par les techniques de harnachement inefficaces qui prévalent dans les pays en développement. Les vies de travail utiles animaux de trait sont donc prolongée et ils produisent plus de viande et de meilleure qualité, le lait et le fumier.


4. L'angle de traction avec un collier


5. L'auteur travaillent en Suisse avec deux vaches : avec un collier traditionnel (à droite) et le collier simplifiée (à gauche)


6. Une vue rapprochée du collier bovin traditionnel (à droite) et du collier simplifiée (à gauche)


7. Âne Travaillant Avec le collier suisse simplifié au Kenya


8. Deux taureaux zébus travaillant avec le collier suisse simplifié au Kenya


9. Les Attelles


10.Les pads ou coussinets

La fabrication locale du collier suisse simplifié

La fabrication du nouveau harnais ne requiert pas un haut degré de compétences, ni des outils sophistiqués ou des matériaux rares. Il peut facilement être produit dans un village africain ou asiatique par les bourreliers locaux qui ont subi une formation de quelques mois.

À condition que la production soit bien organisée et que les bourreliers locaux soient régulièrement approvisionnés avec les fournitures nécessaires à un prix raisonnable, il n'y a aucune raison pour que le nouveau harnais ne soit pas fabriqués à un coût adapté aux moyens financiers des utilisateurs potentiels.

Sur la base de son expérience à ce jour, l'auteur estime que les principales difficultés techniques rencontrées dans la conception et le développement d'un type de collier harnais simple, pour les pays en développement ont maintenant été surmontées. Une expérience suffisante a été acquise dans les conditions du terrain pour envisager de promouvoir le collier suisse simplifié dans d'autres pays en voie de développement. Pour atteindre cet objectif, il est maintenant nécessaire de concentrer l'attention sur la formation professionnelle des bourreliers locaux (le métier est pratiquement inconnu dans de nombreux pays en voie de développement) qui vont produire et réparer les harnais. Des mesures devront aussi être prises pour réduire le prix des composants tels que les pièces métalliques qui ne sont pas toujours disponibles dans tous les villages du monde.

Conclusion

Il est essentiel d'encourager une nouvelle approche à l'égard du traitement des animaux de trait. Les agriculteurs européens traitent leurs animaux comme des amis - presque comme des membres de leur famille. Ils sont bien entretenus et pris en charge et ne sont jamais surchargés de travail. Les humains et les animaux doivent former une équipe et, comme c'est le cas avec le collier suisse, la tête et le cou de l'animal doivent être libres pour éviter des traitements cruels. Le collier suisse devra, par conséquent, être introduit auprès des gens qui sont prêts à comprendre, respecter et chérir leurs animaux.

Épilogue

Les lignes directrices suivantes doivent être suivies pour la fabrication du collier Suisse simplifié.

Les composants de base du collier sont les attelles et les pads - les deux pouvant facilement être produits à partir de matériaux disponibles localement.

Les attelles. Les attelles sont formées à partir de deux morceaux de bois, de forme étudiée pour épouser les contours de l'animal (voir la figure 9). Elles doivent être fabriquées à partir de bois dur, mais élastique, par exemple, le bois utilisé localement pour la fabrication des manches d'outils agricoles tels que des haches ou des houes. Il est important de veiller à ce que le fil du bois suive la courbe (bois de forme), car cela renforce les attelles. Si le fil ne suit pas la courbe, ou court dans la direction opposée, les attelles peuvent se briser - en particulier sur les parties où les traits sont attachés ou lorsque la courbe est plus accentuée.

Dans le passé, les bourreliers recherchaient les pièces de bois avec des courbes naturelles pour construire les attelles. Plus tard, ils ont appris à plier les sections droites, en utilisant la chaleur ou la vapeur (la même technique est, bien sûr, utilisée par les charrons).


11. Remplissage du pad ou coussinet


12. Remplissage de la "saucisse"


13. Fixation des coussinets sur les Attelles


14. Fixation de la "saucisse" sur l'attelle

Si un bois de bonne qualité est utilisé, l'épaisseur des attelles ne doit pas dépasser 3 cm pour les bovins et 2 cm pour les ânes. Si le bois est moins satisfaisant, l'épaisseur devra probablement être augmentée pour compenser. Bien que le bois de bonne qualité est toujours souhaitable, l'auteur a découvert, au cours des essais sur le terrain, que des harnais satisfaisants peuvent être fabriqués, même si le bois n'est pas idéal à tous égards.

Afin que les attelles soient bien ajustées, les contours de l'animal dans sa posture debout normale doivent être soigneusement mesurés. Cette tâche peut être facilitée par l'utilisation d'un fil de cuivre, plié le long du corps de l'animal pour reproduire la forme exacte. Une solution encore meilleure, quand elle est possible, est d'utiliser une bande de caoutchouc comme celle utilisée par les ingénieurs pour mesurer les courbes.

La mesure doit commencer dans la partie supérieure du cou, juste en face de la pointe de l'épaule. Les contours enregistrés avec le fil de cuivre ou la bande de caoutchouc sont reportés sur une feuille de papier et le bois est ensuite coupé en conséquence. Il est à noter que la largeur des attelles doit être plus grande dans la partie centrale où les traits sont attachés. Comme un arc, l'épaisseur est dégressive en haut et en bas et les extrémités sont incurvées vers l'extérieur pour fournir de solides points d'ancrage aux lanières de cuir (en haut) et à la chaîne (en bas) qui maintiennent les deux attelles ensemble (figure 9).

Les pads. Traditionnellement ils sont fabriqués à partir de cuir, mais il n'y a aucune raison pour qu'ils ne soient pas fabriqués à partir de tout tissu disponible. Par exemple, les sacs de jute (notamment les sacs de farine) disponibles dans tous les pays en voie de développement, offrent une bonne solution.

Le matériau choisi est plié et découpé, comme indiqué sur la figure 10 et ensuite cousu à la main ou à la machine. Une ligne de couture est faite à 6 cm du bord inférieur (plus large) du pad pour créer un compartiment en forme de petite saucisse qui servira à fixer le pad à l'attelles. Le matériau est ensuite retourné à l'envers et rempli de tout matériau de remplissage approprié qui est disponible localement (figures 11 et 12). Le matériau choisi doit être "élastique" de sorte que le tampon ne sera pas aplatit pendant le travail. Un des meilleurs matériaux de remplissage est fait de poils d'animaux, élastiques à la pression et qui laissent transpirer. Il y a, cependant, un certain nombre de matériaux végétaux qui pourraient servir aussi bien. Les fabricants de matelas locaux peuvent être une source utile d'information sur les matériaux de rembourrage appropriées, qui comprennent le carex des sables ainsi que des fibres de palmiers, d'agaves, de noix de coco ou le sisal. Le coussin inférieur, en forme de saucisse, doit être rempli avant le corps principal. Une fois le remplissage achevé, les bords du tampon peuvent être cousus. Le coussin supérieur est ensuite repliée (voir figure 10) et cousu vers le bas.

La fixation de la garniture à l'attelles nécessite une certaine habileté de la part du bourrelier. Des lanières de cuir sont passées entre le coussin et le corps principal du pad, par des trous percés dans l'attelle et attachées avec des noeuds (figures 13 et 14).

Les traits sont attachés aux attelles au moyen de deux trous forés dans l'attelle au niveau de l'épaule de l'animal.

Bibliographie

Barnwell, I. & Ayre, M. 1982. The harnessing of draught animals. Intermediate Technology Pub.

FAO. 1982. Proc. Expert Consultation on the Rational Use of Animal Energy in Africa and Asia. Rome, FAO.

FSERTR. 1940. Guide de l'attelage du bétail bovin. Berne, Suisse, Fédération suisse d'élevage de la Race Tachetée Rouge.

Jussiaux, M. 1976. Le cheval. Paris, Hachette.

Larousse Agricole. 1921. Joug. Paris, Larousse.

The Friend. 1983. 14 Octobre 1983.

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