Hippotese, Le cheval de Travail

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 21 novembre 2014

Charrue Plumett à palpeurs automatiques pour le désherbage dans la vigne...

Dimanche 28 septembre 2014, nous sommes allés au "Comptoir Suisse" (un mini Salon de l'Agriculture) à Lausanne, en Suisse, avec Michel Carrel.
On nous avait parlé d'une expo de matériel agricole ancien, dont en particulier quelques charrues Plumettaz (Plumett pour les intimes) qui sont des charrues qui étaient célèbres pour le travail de la vigne et étaient conçues pour être tractées au treuil.

Cette expo organisée par le Musée romand de la machine agricole, était beaucoup plus petite que nous l’espérions mais présentait plusieurs Plumett(s) dont un modèle à palpeurs assez original que j'aimerai vous faire découvrir aujourd'hui.


Publicité pour les charrues Plumett de 1944

NB : Il faut déjà préciser que si à Hippotese, nous nous intéressons aux charrues à treuil, c'est que nous avons la prétention de croire que le câble pourrait être tiré par un cheval qui circulerait en haut de la parcelle et en travers de celle-ci (et donc à l'horizontal).
NB2 : C'est d'ailleurs l'objet de la démo que nous souhaitons faire le samedi 22 novembre 2014 lors de la prochaine Assemblée Générale en Trièves.


Doc technique sur les charrues Plumettaz

Voici la bête... Habituellement, elle est "attelée" à un câble, tiré par un treuil qui peut être actionné soit par un tracteur spécial comme celui de la photo ou par un treuil "brouette" autonome à moteur thermique que l'on plante en haut du rang à travailler.

Doc technique sur les moto-treuils Plumettaz

NB : En fait, on devrait parler de "châssis Plumett" plutôt que de "charrue Plumett", car c'est davantage un porte-outils qu'un outils spécialisé.


Une belle collection de châssis Plumett... (photo Deny Fady)

Et chez Plumett il existe toutes une série de porte-outils différents dans leur taille, leur agencement de châssis, la taille de la roue de terrage ou la forme du crochet de traction mais identiques quand au système de fixation des outils.

Le modèle le plus courant, adapté au treuil, est court (100cm de long de l'avant de la roue de terrage à l'arrière des bras mobiles) mais il existe aussi des modèles au châssis plus longs que le modèle courant qui semblent plus adaptés à l'utilisation en traction animale.

Ce châssis "Plumett à palpeurs" est cependant assez différent des châssis habituels, car il est équipé de palpeurs et de bras mobiles qui lui permettent comme sur des systèmes plus récents, de travailler en partie sous le rang et de s’esquiver au contact du cep ou du piquet.


La Charrue Plumett à palpeurs

Sur cette Plumett, le châssis est court (100cm), 113cm jusqu'au bout du palpeur.
La largeur maximum de travail sous le rang est de 120 cm, (souvent les modèles courants peuvent travailler jusqu'à 100 cm de large mais dans le rangt, ce qui est cohérent).
Je vous ai fait un petit schéma légendé...


Schéma légendé d'une Charrue Plumett à palpeurs

Cette largeur peut être limitée (à 100 cm par exemple pour travailler dans le rang ou sur une vigne plus étroite) en disposant les chevilles dans les trous des limiteurs de déplacement des bras mobiles.

Les bras de traction à l'avant ont tendance à écarter les bras mobiles qui ont été rapprochés par les palpeurs, il n'y a donc pas de systèmes de ressort de rappel des bras mobiles ce qui est sans doute plus simple.


Charrue Plumett à palpeurs au Comptoir Suisse... par hippotese

Sur la vidéo, on peut aussi voir le système de réglage de la roue de terrage, simple et astucieux.

Enfin, le mancheron est mobile sur un secteur avec poignée de commande au guidon (c'est un peu la "marque de fabrique" des Plumett qui a été reprise par de nombreux constructeurs, dont Hippotese sur la Vignotte et le Mancheron Ergonomique).
Il y a même une fourche de blocage des bras mobiles en position repliée (pour le rangement ou le transport sans doute)...

Cet outils est vraiment une démonstration de l'ingéniosité technique dont nous avons besoin dans la recherche matériel en traction animale.
Faire simple, ingénieux, léger mais solide, facile à fabriquer tout en restant efficace...
Nous avons sans doute quelques leçons à tirer de ces matériels avant de mettre sur le marché des "usines à gaz" trop lourdes, trop complexes et bien sûr trop chères...

Et d'ailleurs, certains constructeurs l'on bien compris et plutôt que de réinventer la roue...
Donc si vous cherchez des Plumett neuves, on en trouve chez Ets Fatton 69420 Ampuis et chez Vernet et fils 26300 Alixan.


Plumett neuve actuelle fabriquée chez Ets Fatton 69420 Ampuis (Vue à Tec&Bio 2013, photo Deny Fady)


Plumett neuve actuelle fabriquée chez Vernet et fils 26300 Alixan (journée technique maraîchage à St Martin en Haut, en 2013, photo Deny Fady)

samedi 15 novembre 2014

Traduction en français de la documentation du porte-outils de maraîchage Raussendorf (1941)

En 2007, chez Berthold Marten (merci à lui), j'avais récupéré la documentation (en allemand) datant de 1941 du porte-outils de maraîchage Raussendorf, il ressemble beaucoup aux porte-outils Bucher et AEBI dont nous avons aussi diffusé la documentation...

Cette documentation complète la fiche technique N°3 sur le Bucher (que vous trouverez aussi ici sur le nouveau site), la doc "Bucher" VG2 de 41p diffusée sur le blog ici (que vous trouverez aussi dans la page __Bibliothèque Numérique Collaborative de la Traction Animale__, onglet "Téléchargements" du nouveau site) et la documentation (en allemand) du porte-outils Raussendorf (sur le blog ici ou dans la bibliothèque collaborative).

Voir aussi la documentation sur le porte-outils de maraîchage AEBI diffusée au début de cette année, ici...

Cette documentation du porte-outils Raussendorf est vraiment très pédagogique. Elle permet de mieux comprendre l'utilisation des porte-outils à roues et cadre en maraîchage et surtout apporte des éléments très intéressants sur les réglages des outils, et ce, bien au delà de ce porte-outils spécifique.

Elle permettra d'alimenter aussi notre réflexion sur les porte-outils de maraîchage modernes que l'on voit poindre ici ou là et dont l'aboutissement technologique semble parfois bien en deça de ceux des années 1940... Et encore, celui-ci est un modèle simple sans essieu directeur...

Sabine nous a fait une traduction d'une grande qualité (et depuis l'allemand technique, c'est un exploit, merci à elle) et nous l'avons intercalé page par page dans un nouveau PDF

Celui-ci fait maintenant 28 pages (pour 6,5 Mo, ce qui ne le fait grossir que de 0,4 Mo par rapport à l'original), cependant les petits débits Internet devront être quand même patients.


Le PDF complet de la documentation Raussendorf traduite en français ici (document Acrobat, 6,5 Mo), à télécharger et à ouvrir avec le lecteur Acrobat

jeudi 30 octobre 2014

2 Flyers "Traction Animale" et "Entretien Voie Verte" du Réseau Rhône-Alpes de Traction Animale

Le Réseau Rhône Alpes de Traction Animale auquel de nombreux membres d'Hippotese, prestataires en Traction Animale de la Région Rhône-Alpes, appartiennent, a réalisé 2 nouveaux flyers sur l'intérêt de la Traction Animale et plus spécifiquement sur l'entretien des voies vertes.

Nous manquons souvent de ce type de documents d'information "tout public"... Une très bonne idée, donc...

A télécharger et à diffuser largement auprès des donneurs d'ordres éventuels (Mairies, Communautés de communes...) et de vos élus...

Cliquez sur l'une des images pour télécharger le flyer en PDF...

Cliquez sur l'une des images pour télécharger le flyer en PDF...

dimanche 26 octobre 2014

Sarclage de billons au Bucher, sur de jeunes semis de roquette et cresson alénois, par Nicolas MOUSSU du Jardin Du Coin.

Sarclage de billons au Bucher, sur de jeunes semis de roquette et cresson alénois.

Par Nicolas Moussu du Jardin Du Coin.

Nicolas Moussu nous a envoyé une intéressante vidéo de sarclage de jeunes semis au Bucher.

Au delà de la belle démonstration avec un bon cheval de travail, dans le calme et tout et tout...
On voit bien l'intérêt des secteurs crantés des roues du Bucher pour le réglage du terrage des outils, l'intérêt de l'essieu directionnel (en particulier pour s'aligner au retour sur le rang) et la difficulté de tourner en bout de rang avec les brancards traditionnels du Bucher...

On comprend alors, l'intérêt d'une étude en vue de la conception d'un NéoBucher qui reprendrait les qualités du modèle original, corrigerait ses défauts et y ajouterait des fonctions nouvelles.


Sarclage au cheval avec un porte-outils de... par hippotese

Un Bucher équipé d'un timon "col de cygne" de "Passe-Partout"

Pour prolonger notre recherche et apporter des éléments de réflexion en vue de concevoir un NéoBucher, je me dois de vous faire un compte-rendu de la démonstration d'un Bucher équipé d'un timon "col de cygne" de "Passe-Partout", réalisée par Jean Louis Cannelle (CERRTA) aux dernières journées de la Traction-Animale de Sciez-sur-Léman les 26 et 27 septembre 2014, (un compte-rendu complet de ces journées peutêtre bientôt).

Cette adaptation d'un système traditionnel (utilisé surtout en vigne, dans la région de Banyuls) sur un Bucher est une "vraie bonne idée".

Le Passe-Partout traditionnel avec Franck Gaulard, 2006

Autre vue du Passe-Partout traditionnel en 2006 (Gilbert Simon et...)

Et maintenant, l'adaptation du timon du Passe-Partout sur le châssis d'un porte-outils de maraîchage Bucher

Image du montage réalisé par Jean-Louis Cannelle (CERRTA, 2014)

On comprend bien l'intérêt du système, qui libère le cheval en rotation en particulier lors du retournement en bout de rang (ce retournement difficile est un défaut connu du Bucher équipé de ses brancards standards).

Vue d'ensemble du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Il faut préciser que le système de traction en "demi-traits" du Passe-Partout, présente même un effet "palonnier" du fait de l'articulation centrale, ce qui est une grande qualité.

Vue d'ensemble du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Il faut quand même prévoir une légère liberté en rotation longitudinale (du timon "col de cygne" par rapport au châssis) pour libérer le cheval des mouvements de tangage du Bucher dues aux imperfections du terrain.

Vue du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Il reste à tester la capacité du système à autoriser des efforts importants sans se rompre ou se déformer (mais la longévité de cette invention et son usage en labour, certes léger, nous laisse assez serein).

Il nous faut aussi avoir la capacité de refabriquer ces Passes-Partout, et pour celà, je vous donnerai dés que possible un schéma côté des principales mesures.

Une dernière vue de l'adaptation in-situ...

autre Image du montage réalisé par Jean-Louis Cannelle (CERRTA, 2014)

mardi 21 octobre 2014

Assemblée Générale d'Hippotese, le dimanche 23 novembre 2014, à Monestier du Percy (Sud-Isère) chez Val et Lolo à 9h00

L'ASSEMBLEE GENERALE d'HIPPOTESE se tiendra cette année le dimanche 23 novembre 2014, à la salle des fêtes de Monestier du Percy (Sud-Isère).

NB : Sur une carte, Monestier du Percy, se trouve à 60 km, plein sud de Grenoble, sur la route de Sisteron par le Col de Lus la Croix Haute (D1075).

Nous serons reçus par Val et Lolo de l'association EQUIPAGE, le Serrya, 38930 Le Monestier du Percy.
contact : Val 06 33 67 84 42, Lolo 07 77 04 86 72

Comme d'habitude, nous vous attendons dés le samedi 22 novembre 2014 pour regarder du matériel de Traction Animale et assister à quelques démonstrations (si le temps le permet)...
Évidemment nous ferons la fête, tous ensemble le samedi soir, et vous pourrez dormir sur place (apportez duvet, couverture et matelas...).

Demandez le programme...

Samedi 22 novembre 2014

Le matin à partir de 10h00 (sous réserve) : rencontre avec un ancien collectionneur de matériel à traction animale (on sera dans la vigne sinon, voir ci-dessous).
A midi, repas sorti du sac...
L'après midi à partir de 14h00, expérimentation de travail en vigne, au câble, en forte pente :
Labour avec charrue vigneronne et charrues plumett.
Si vous avez du matériel spécifique n'hésitez pas à l'amener.
Plan ci-dessous...


Une petite vue du haut des vignes...

Dimanche 23 novembre 2014

AG à partir de 9h00 !!! jusqu'à 13h, puis repas partagé

Logistique repas :

La base du repas du samedi soir est prévu mais il faut apporter vos spécialités culinaires : (tartes, pains, fromages, pâtés, charcuteries, desserts, salades, vins, bières, fruits...) pour compléter et pour le dimanche midi.

Logistique couchage :

Si vous comptez venir le samedi et dormir la nuit du samedi au dimanche, vous devez apporter vos duvets, mousses et sacs de couchage, il est possible de dormir dans la salle des fêtes ou planter la tente à côté. Prévoir couvertures, ça caille dans le Trièves !

Pour ceux qui préfèrent, coordonnées de gîtes :
- L'auberge du grand champ à Lalley 04 76 34 21 08 (chambres d'hôtes)
- Le chamois d'or LE PERCY 04 76 34 42 62(hôtel)
- La poulanerie 04 76 34 70 59 (gîte, hébergements insolites).

Logistique ambiance :

Pensez à prendre un grand sac de bonne humeur, d'humour et d'énergie !!!
Attention, le samedi soir pourrait être festif !

Logistique AG :

Amenez vos comptes-rendus, photos, coupures de presse, expériences en tous genres...
Projection de photos et de films, amenez vos clés USB, Deny amènera son ordi et un vidéo projecteur.

Pour v'nir:

Depuis Lus la Croix Haute, malle poste toutes les heures, prévoir un arrêt de 3/4 d'heure pour changement de chevaux en bas du col.
20 km après Lus quitter la nationale, direction Monestier du Percy (2ème sortie). Tout droit jusqu'au centre (face au bistrot) puis à gauche, passer devant l'épicerie (la salle des fêtes est derrière l'épicerie), puis à droite 2 fois pour arriver au parking.

Depuis Grenoble, prendre le sentier muletier des Huguenots direction Sisteron, RN75 (D1075).
Environ 60 km plus tard, à gauche Monestier du Percy. Tout droit jusqu'au centre (face au bistrot) puis à gauche, passer devant l'épicerie (la salle des fêtes est derrière l'épicerie), puis à droite 2 fois pour arriver au parking.

Héliport à côté du cimetière, pensez à réserver votre pousse-pousse.

NB : Pour ceux qui arrivent le samedi, le lieu de rendez-vous, reste la salle des fête, quelqu'un vous accueillera ou nous vous y laisserons un plan avec notre position.


Plan d'accès aux vignes depuis Monestier du Percy.

Plan d'accès aux vignes depuis Monestier du Percy en PDF ici.

mercredi 15 octobre 2014

Porte-Outils Bucher pour monter des billons réguliers, au Potadjé, avril 2014

Voici un retour d'expérimentation du porte-outils de maraîchage Bucher au Potadjé chez Jérémy Fady avec la complicité de Ruby (Titan, le cheval de Jérémy n'était pas encore arrivé en avril). Et tout d'abord, une petite vidéo...

Montage de billons à écartement régulier, avec le Bucher :


Billonnage au Porte-outils de maraichage Bucher... par hippotese

Nous avons "monté" des billons avec le porte-outils Bucher en équipant la barre porte-outils d'origine de 3 socs billonneurs (écartés de 60 cm les uns des autres). Ils n'étaient pas vraiment identiques mais celà est sans importance.


3 socs billonneurs à 60 cm les uns des autres montés sur la barre d'origine du porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

A l'aller, on utilise un sillon existant à gauche pour se guider et tracer 2 nouveaux sillons. Le sillon de droite est marqué mais reste peu profond. NB : le premier sillon de la planche a été réalisé ici avec une sarcleuse "un rangt" équipé d'un buttoir, comme il conditionne la rectitude de toute la planche et doit être réalisé avec soin.


A l'aller, on utilise un sillon existant à gauche pour se guider et tracer 2 nouveaux sillons, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Le sillon de droite est marqué mais reste peu profond, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

Au retour, ce marquage permet le guidage du cheval et les 3 sillons sont alors repris et creusés à la bonne profondeur. Il faut donc un aller-retour pour faire 3 sillons. En fait, avec cette technique de culture, à chaque aller-retour on ne réalise que 2 nouveaux sillons mais l'écartement inter-sillons est vraiment très régulier.


Au retour, les 3 sillons sont repris et creusés à la bonne profondeur, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

Le porte-brancards est monté en position extrême à gauche de façon à ce que les brancards et donc le cheval soit aligné avec la roue de gauche, la traction est donc dissymétrique, ce qui ne semble pas poser de problème si la terre est bien préparée et aussi parce que c'est le soc billonneur de gauche qui est le plus enfoncé, le soc du milieu est moyennement enfoncé et le soc de droite ne fait qu'un traçage du fait de l'inclinaison naturelle du porte-outils dont une roue se trouve dans le sillon précédent, alors que l'autre est sur le sol non encore travaillé.


Le porte-brancards est monté en position extrême à gauche, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

Les modifications que nous avons apporté au Bucher original ou à son utilisation :

- Fixation des brancards sur le porte-brancard à l'aide de demi-colliers d'échafaudage : (ou de colliers-doubles coupés). Les colliers d'échafaudage sont habituellement en dia 49 mm, et sont donc adaptés aux brancards métalliques que nous utilisons (tube chauffage 40-49).
Le montage-démontage et le réglage sont alors très rapides sur le porte-brancard du Bucher. NB : Un collier double coûte environ 5 €.


Brancards fixés sur le porte-brancard du porte-outils de maraîchage Bucher à l'aide de demi-colliers d'échafaudage, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Brancards fixés sur le porte-brancard du porte-outils de maraîchage Bucher à l'aide de demi-colliers d'échafaudage, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

- Double cintrage des brancards : Un des problème du Bucher est que le cheval (même en "Chevilatte", est relativement gêné pour faire un demi-tour court en bout de rangt. On tente de lui donner une certaine liberté en écartant les brancards des flancs par un double cintrage.


Double cintrage des brancards du porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Double cintrage des brancards du porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

- Utilisation d'un "palonnier-porté" monté sur le harnais "Chevilatte". Nous sommes de plus en plus convaincus de l'intérêt du "palonnier-porté" avec les chevaux de travail. Il s'agit ici de l'utiliser en attelage aux brancards donc avec un harnais muni d'un reculement (évidemment, un avaloire Grand Vallier) comme le "Chevilatte" (nous avions déjà fait un billet sur nos premiers essais, ici).


Palonnier-porté adapté sur un harnais "Chevilatte" pour atteler le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Palonnier-porté adapté sur un harnais "Chevilatte" pour atteler le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

- Ajout de mortaises (de brancard) longues pour permettre l'action du palonnier en mode "Chevilatte" et aussi améliorer la liberté du cheval dans les demi-tours (voir nos essais précédents ici)


Mortaises longues pour garder l'effet "palonnier" sur le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Mortaises longues pour garder l'effet "palonnier" sur le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Mortaises longues pour garder l'effet "palonnier" sur le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

Les modifications qui reste en projet :

- Réalisation d'un porte-brancards plus large, afin de permettre l'attelage déporté du cheval à l'axe exacte de la roue (il manque encore une dizaine de centimètres), et éventuellement placer les brancards en "V" inversés pour augmenter encore la liberté du cheval. Le porte-brancards d'origine fait une largeur de 965 mm, il faudrait l'allonger au moins à 1200 mm.


Porte-brancards large, pour permettre l'attelage déporté du cheval sur le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

vendredi 19 septembre 2014

Doug Joiner, notre "Horse-Logger Britannique" préféré, nous a quitté mardi 9 septembre 2014...

C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Doug Joiner des suites de ses difficultés cardiaques.

Nous avions rencontré pour la première fois Doug Joiner, quand il était venu en voyage d'étude avec ses collègues débardeurs professionnels, dans le Doubs en 2002.

C'est d'ailleurs grâce à ses conseils sur les financements Leonardo que nous sommes allés, à notre tour, lui rendre visite (ainsi qu'à plusieurs de ses amis) en juin 2005, en voyage d'étude en Angleterre.

Nous l'avions retrouvé (sous la pluie) dans le pôle nature d'une foire de Comté, où il avait un petit stand de démonstration de traction animale, à côté de celui de sa compagne Gudrun qui fabriquait des chaises sur un tour à arc médiéval.

Il nous avait alors fait une démonstration de destruction de fougères à l'aide d'un rouleau brise-fougère de sa fabrication et du débardage avec une petite arche d'inspiration suédoise.

Ces matériels nous étaient, pour ainsi dire inconnus à l'époque. C'est là aussi que nous avons pu voir pour la première fois un système d'attelage suédois (avec chevilles sur des anneaux) qu'il avait ingénieusement adapté sur une sellette agricole traditionnelle de Grande Bretagne.

J'ai pu le côtoyer plus longuement surtout lors de La Route des Vins et du Comté en août 2006 où Hippotese avait un stand tout prés du sien.

Je lui avais mis à disposition ma jument Castille pour lui permettre de faire ses démonstrations de matériels pendant la fête. En échange de quoi, il a tenté de m'initier à son "horrific cider" (cidre acide et imbuvable) qu'il fabriquait personnellement et ne buvait que dans des timbales en argent (sans doute pour éviter la destruction par oxydation (sic).

Il a été, de tout temps, un fidèle représentant des débardeurs britanniques auprès de la FECTU en tant que président des British Horse Logger (BHL) et nous a reçu pour l'AG de 2010 en Angleterre au Manoir de Canon Frome Court.

Il nous a aussi fait profité à cette occasion du domaine de Childer Wood, havre de paix écologique, qu'il gérait uniquement en traction animale et où il organisait avec Gudrun des stages "natures" et des formations au débardage.

Il a été pour moi un inspirateur du harnais "chevilatte" et m'a fait découvrir la grande qualité technique des matériels hippomobiles nordiques qu'il faisait fabriquer et proposait à la vente.

C'est lui encore qui nous a trouvé le porteur norvégien Ulvins qu'un de ses collègues, débardeur, vendait et que nous utilisons depuis à Hippotese.

C'était vraiment un joyeux compagnon qui aimait faire partager son enthousiasme pour le travail avec les chevaux et en particulier le débardage dont il était le fer de lance en Grande Bretagne.

Doug, toi qui est sûrement là-haut, au paradis des passionnés de Traction Animale (en compagnie de Charlie Pinney et de bien d'autres...), reçoit nos affectueuses salutations...

dimanche 7 septembre 2014

Les 2 ème Journées de la Traction Animale à Sciez sur Léman (74) les 26 et 27 septembre 2014

Petit rappel pour ceux qui auraient oublié...

Suite à la première journée de la Traction Animale, qui s'est déroulée en juin 2013, et qui a été un gros succès (voir notre précédent billet ici), Françoise Dulac et la municipalité de Sciez, ont décidé de relancer cette manifestation en septembre cette fois et sur 2 jours.

Au programme :

Vendredi 26 septembre 2014

9h30/11h30 : COLLOQUE "Comment mettre en place un projet en traction animale"
Avec des témoignages de prestataires de la région Rhône Alpes :
- Navette de skieur en calèche à Mégève
- Attelage et handicap en Bièvre Valloire
- Travail des vignes en côte du Rhône

11h30 : INAUGURATION ET APÉRITIF OFFERT PAR LA MUNICIPALITÉ DE SCIEZ-SUR-LEMAN

13h30 : PRÉSENTATIONS ET DÉMONSTRATIONS DE MATÉRIELS INNOVANTS

Entretien espace public ou privé :
Entretiens espaces verts et voiries : tonte, débardage, arrosage...
Collectes diverses : déchets verts, poubelles, tri sélectif...

Travaux agricoles :
Maraîchage et Viticulture...

Transport de personnes et de matériel :
Tourisme, Handicap, Portage...

17h/18h45 : PRÉSENTATION DE LA RECHERCHE SUR LES VÉHICULES À ASSISTANCE ÉLECTRIQUE.

Suivie d'une Table ronde sur les formations aux métiers de la traction animale (en France et en Suisse)

20H : REPAS

21 H : SPECTACLE ÉQUESTRE : La Troupe Jéhol Prix Repas/Spectacle : 30 euros par personne
25 euros enfant jusqu’à 14 ans
Gratuit moins de 4 ans
70 euros (2 adultes+1 enfant)
90 euros (2 adultes+2 enfants)

Prix Spectacle seul : 20 euros par personne Réservation avant le mardi 23 septembre 2014 au 06 73 85 14 68

Samedi 27 septembre 2014

DÉMONSTRATIONS DE TRAVAUX URBAINS ET AGRICOLES, TRANSPORT…
PRÉSENTATIONS DE CHEVAUX DE TRAIT ET DE MULETS
NAVETTES ET PROMENADES HIPPOMOBILES
BUVETTE ET PETITE RESTAURATION SUR PLACE
NOMBREUX STANDS : CONSTRUCTEURS, ASSOCIATIONS, BOURRELLIERS, …
Matériels et démonstrations pour le travail de la vigne
Matériels et démonstrations pour le travail en maraîchage
Matériels et démonstrations pour les travaux urbains: arrosage, poubelles, tonte, balayeuse…
Transport : touristique, personnes à mobilité réduite, ramassage scolaire…
Portage de matériels en montage
Travaux forestiers
Cheval médiateur, Equithérapie.

Pour ceux que celà intéresse, il y aura du beau monde...

Le programme en pdf ici...

L'affiche de ces journées ici...

Le site web...
http://tractionanimalesciez.wordpress.com/

mardi 12 août 2014

Vide sellerie de Crémieu (Isère), dimanche 12 octobre 2014

Comme chaque année,

Le vide-sellerie de Crémieu, organisé par les Cavaliers de l'Orage, aura lieu le DIMANCHE 12 OCTOBRE 2014, SOUS LA HALLE MÉDIÉVALE DE CRÉMIEU (Nord Isère, 38).

VENEZ VENDRE (et acheter) TOUT VOTRE ANCIEN MATÉRIEL D'ÉQUITATION (et d'attelage), Ainsi que vos voitures d'attelage et vos vans...

DE 08H00 à 16H00,

EXPOSANTS 8 € LES 3 MÈTRES + 1,5 € LE MÈTRE SUPPLÉMENTAIRE.
INSCRIPTION OBLIGATOIRE AU 06.35.44.83.60

ENTRÉE GRATUITE POUR LES VISITEURS,
BUVETTE ET PETITE RESTAURATION (et gaufres) sur place, tenue par Les Cavaliers Surveillants...


(Photo Deny Fady, 2012)

samedi 2 août 2014

Grenoble, Ramassage hippomobile des déchets, article et vidéo du journal Terre-Dauphinoise

Depuis le 28 juillet 2014 (et jusqu'au 14 août), l'association triévoise Equipage appuie les équipes municipales pour la collecte des déchets dans les parcs de Grenoble avec ses chevaux...

Comme pendant l'été 2013, chaque matin, Ulysse et Athis, menés par Valérie Colin et Laurence Cassar, cochères, tractent paisiblement leur benne, sous le regard étonné des passants... et des automobilistes.


La benne Ochsner prêtée par Hippotese dans sa nouvelle "livrée" verte... (photo Marianne Boilève)

Article et vidéo du journal Terre Dauphinoise du 30 juillet 2014, par Marianne Boilève ici...

Et si le lien disparaît, sauvegarde de la vidéo ci-dessous...


Grenoble-ramassage-hippomobile-des-déchets-(vidéo de Terre Dauphinoise) hippotese

vendredi 1 août 2014

Compte-rendu des 1ères Rencontres Hippomobiles Territoriales au Mont Saint Michel, 28-29 juin 2014

Annie Flacelière était présente au nom d'Hippotese aux 1ères Rencontres Hippomobiles Territoriales qui se déroulaient au Mont Saint Michel, les 28 et 29 juin derniers.

Voici son compte-rendu des présentations...

Samedi 28 juin.

Olivier LINOT (Président de la Commission Nationale des Chevaux Territoriaux, CNCT) place ces 1ères rencontres sous le signe du « retour du vivant dans la ville ». 45 professionnels se sont regroupés pour échanger sur le métier de meneur territorial, la formation, la caractérisation des chevaux, l’avancement du projet du Mont Saint Michel et les jeux équestres mondiaux.

François DUFOUR, (Vice président de la région Basse Normandie) évoque l’élevage traditionnel en Normandie et le travail de valorisation de l’élevage équin dans la Manche.

Régina DUTACQ (directrice de La Compagnie des Parcs et des Passeurs du Mont-Saint-Michel (CPPMSM, anciennement Véolia-Transdev) et Fabrice VANDERSCHOOTEN (nouveau responsables des maringottes et des attelages) nous présentent l’état d’avancement du Projet du Mont St Michel soit 2 attelages qui tournent sur le pont tous les jours avec 14 chevaux, bretons, cobs et percherons par rotation de 3 heures environ soit 2 ou 3 aller/retour.

L'IFCE (Haras nationaux) représentée par Françoise LUMALE directrice du Haras d’Hennebont, Florence MAE et Antony GOHIER du Haras du Pin ont évoqué l’importance de la sécurité, du bien être animal, et du confort des hommes, dans l’étude des projets à mettre en place en insistant sur les rapports Coût-fiabilité et durabilité.

Stéphane GALLET, (formateur au lycée agricole de St Hilaire du Harcouët) a présenté une plaquette très complète d’évaluation pour la caractérisation des chevaux. Il précise que du personnel venant du monde des courses s’oriente vers les formations cochers.

Luc MICHELON, (du Syndicat National des Cochers et Utilisateurs d’Animaux Attelés) a rappelé l’importance de la formation et le travail effectué pour la création du Certificat de Spécialisation (CS) incluant l’utilisation d’une méthode adéquate. Luc précise que l’on ne fait pas un cocher en 900 heures et qu’une formation longue peut être privilégiée.

Lionel BLANCHET (Président de la Société Hippique Percheronne) évoque les problèmes que rencontrent les éleveurs pour vendre leurs chevaux, signale qu’il vend 120 chevaux à l’exportation par an, que les éleveurs préfèrent mettre à la boucherie leurs produits plutôt que de les castrer et les vendre pour l’attelage.

Edwige FRANZETTI, (membre de la CNCT, ancienne élue de Maxéville (Meurthe-et-Moselle)) où le projet cheval vient de s’arrêter pour des raisons économiques, parle du problème de statut et de reconnaissance du métier de Cocher Territorial qui n’a pas d’existence propre dans la fonction publique et qui empêche toute évolution de carrière.

Sylvie SAGNE, (membre de la CNCT, Ingénieur/jardinière aux Mureaux) complète en précisant qu’elle ne peut tirer les salaires de ses agents vers le haut et rendre ainsi la profession attractive malgré tout le panel d’activités que peut couvrir ce métier.

Jean Claude CARRETIER, (membre de la CNCT, Ingénieur responsable de l’atelier du Bois de Vincennes) signale que la police gère mieux la carrière des agents à cheval par des fiches de poste complètes, des primes de fonction telles que 120 euros par mois en plus pour les cavaliers ainsi qu’une NBI de 10 points.

Thierry DUPEUX, (Architecte Urbaniste, Agence Rhizome) nous présente des prototypes issus d’un concours de design organisé entre des écoles d’archi et des professionnels autour du «vivant dans la ville ». Il présente l’exemple de Mordelles (Rennes-métropole) et la présence de calèches sur des voies romaines pour les touristes en complément d’écopastoralisme (slow city).

Luc AVRIL, (Directeur des sports au Conseil Général de Basse-Normandie) nous parle des Jeux équestres mondiaux et du formidable accélérateur de développement pour toute la Normandie avec 75 millions d’euros investis pour l’événement. 1000 m2 pour le village de travail et 1000 m2 pour le Normandy Horse Trade Fair dédié la valorisation des acteurs normands du monde du cheval. Il informe que le Haras du Pin va ouvrir une formation pour les drivers.

Caroline SUN et Lydia MALLET (de la CNCT) nous présentent l’organisation du village du cheval de travail avec la présence de professionnels tels que Bernard MICHON, Patrick REBULARD, la Sellerie Percheronne. La Ville de Paris et les Haras Nationaux seront également acteurs de cet événement exceptionnel. 20 chevaux vont œuvrer avec des meneurs territoriaux de 11 communes pour le hersage des carrières et l’assistance logistique des installations. Les écuries seront accessibles au public. Des animations extérieures et couvertes seront proposées sur 800 m2 "d’urban zone".

Olivier LINOT conclue en signalant qu’il est désolé que tous les prestataires privés devant participer aux animations se tournent vers « Terre de JIMS » organisé à Bordeaux par la SFET aux mêmes dates et relance un appel à candidature pour les JEM.

Dimanche 29 juin.

L'assemblée générale de la CNCT se retrouve dimanche matin pour retravailler sur la réforme du CS qui devrait tendre vers une version plus orienté « meneur territorial » et la caractérisation des chevaux.

Olivier LINOT évoque la création d’un trophée pour les villes engagées dans la traction animale qui pourrait servir de fer de lance aux projets de futures villes intéressées par la mise en place de chevaux.

Nous visitons la « ferme » de Beauvoir (à côté du Mont Saint Michel), lieu de vie des chevaux, écuries spacieuses et paddocks de détente pour les chevaux avant leur départ en service. Très belle aire de préparation.
Deux grandes remorques très fonctionnelles pour le transport des chevaux vers les installations de Transdev où ils sont harnachés et attelés pour commencer leur rotation.

La famille DECAYEUX, CHEVALAIT (Eleveur d’une centaine de juments percheronnes et trait du Nord pour la production de lait de jument) nous rejoint pour un départ en maringottes vers le Mont Saint Michel.

Nous pouvons ensuite poursuivre les échanges, notamment avec Julie CESSIEUX du Réseau Rhône-Alpes de Traction Animale lors d’un déjeuner conviviale d’où tout le monde a du mal à partir tant l’ambiance est positive et constructive.

Olivier LINOT et Daniel SIMON me rappelle qu’il serait fort intéressant que Jean Louis ou/et Deny puissent venir faire des commentaires sur les différentes animations se déroulant dans le village du cheval de travail au JEM à Caen.

Annie Flacelière, pour Hippotese.

samedi 12 juillet 2014

Décavaillonage en vigne, au cheval, avec une simple décavaillonneuse... Thierry Bret, Tec&Bio 2013

Nos derniers billets sur les porte-outils de travail en vigne avec soc(s) de décavaillonnage à palpeur, ont pû laisser penser que nous les considérons comme le seul avenir de la traction animale en vigne.

Pour infirmer cette idée et laisser sa chance aux méthodes plus "artisanales" et surtout capables de s'adapter aux vignes en forte pente, étroites, jeunes, fragiles ou simplement irrégulières...
Nous vous offrons cette vidéo, tournée lors d'une démonstration durant le salon Tec&Bio, à Valence, en sept 2013.

Cette démonstration a été réalisée sur les vignes du lycée agricole, Le Valentin par Thierry Bret et son cheval Reggo. Ces vignes, laissées intentionnellement enherbées pour les démos, étaient envahies par des amarantes qui sont des plantes particulièrement invasives.

Cette vidéo montrera à ceux qui la méconnaissent, le décavaillonnage, cette technique de labour si particulière, qui permet de détruire l'herbe sous le rang et se réalise à une vitesse très lente avec des chevaux (et des meneurs) spécialement préparés à cet exercice.

Vous pourrez apprécier "le geste", la complicité du meneur et de son cheval et même dans la dernière partie de cette vidéo l'utilité du ressort de traction interposé entre l'arceau (de traction) et la charrue...

Il s'agit d'un ressort 70 kg distribué par Hippotese.
On remarquera d'ailleurs, que l'effort demandé est généralement inférieur à la limite en butée du ressort, donc en dessous de 70 kgf (0,693 kN).


Décavaillonnage de la vigne au cheval par hippotese

NB : Pour info : Les nouveaux "ressorts Hippotese" sont arrivés...

A propos des ressorts que nous distribuons (en exclusivité), Hippotese vient de recevoir sa 3ème livraison (ce qui porte à plus de 300 le nombre de ressorts mis en circulation).
Le prix augmente un peu puisque nous sommes à 60 € la paire, le port étant toujours de 10 € pour une ou 2 paires.
Nous vous rappelons que nous ne sommes autorisés à vendre qu'aux adhérents, à jour de leur cotisation (20 €).
Et que l'adresse de commande (chèque à l'ordre d'HIPPOTESE) est chez notre secrétaire :
Hippotese, c/o Christian Deiber,
676, Rue Rincote,
Buzegney,
88220 Hadol,
tél : +33 6 81 99 66 02
Mél : christian.deiber@wanadoo.fr
Dépêchez-vous, il n'y en aura encore pas pour tout le monde...

jeudi 10 juillet 2014

Démonstration en Savoie du porte-outils de travail en vigne Equinox (avril 2014) (suite)

J'ai reçu 2 autres documents qui complètent le billet précédent sur le porte-outils de travail en vigne Equinox.

Ces 2 documents ont été écrits et réalisés par Arnaud Furet de l'Adabio (Association pour le Développement de l’Agriculture Biologique en Savoie, Haute-Savoie, Isère et Ain).

Le premier est un article paru dans "Terres des Savoie", bimensuel d'informations agricoles et générales des 2 Savoie, n°322 du jeudi 15 mai 2014.

Le deuxième document est une vidéo de la démonstration, toujours de Arnaud Furet, merci à lui...

Code pour les smartphones et tablettes...

NB : Erratum, pour Vini Vitis Bio c'est Daniel Pasquet, et non Daniel Noël.

Remarques :
N'allez pas croire que je souhaite absolument faire la promotion de ce nouvel outil (l'Equinox) par un matraquage publicitaire déplacé, mais je trouve que l'analyse technique d'Arnaud Furet et surtout sa vidéo sont très réalistes et rendent bien compte du fonctionnement de l'outil sur le terrain.

De plus l'excellent article de Jean Léo Dugast dans le dernier Sabots (N°61 juillet 2014, dans les kiosques actuellement) sur les essais dynamométriques réalisés par le CERRTA, à la demande des concepteurs de l'Equinox, gagne à être consulté, après avoir vu cette vidéo.


L'article de Sabot N°61, juillet 2014, sur les test de traction de l'Equinox, page1


L'article de Sabot N°61, juillet 2014, sur les test de traction de l'Equinox, page2


L'article de Sabot N°61, juillet 2014, sur les test de traction de l'Equinox, page3

mardi 8 juillet 2014

Vidéos de la démonstration de faucheuses à traction animale au Mont Crozin (Suisse) le 31 mai 2014

En complément du billet précédent, voici quelques vidéos (partielles et partiales) de la journée de démonstration-test de faucheuses à traction animale au Mont Crozin (Suisse), et quelques photos complémentaires (surtout pour les techniciens)...

Une petite vidéo de 2 des faucheuses présentées à la journée (la faucheuse Aebi 160 et la faucheuse Schmitz 240).


Démonstration-test de faucheuses à traction... par hippotese

Une petite vidéo des 2 faneuses et de l'andaineur présentés à la journée.

Pour mémoire, les matériels présentés :
- Faneuse "Michel 2014" derrière un avant-train Schmitz, largeur 4,10 m, effort de traction total : 240 kg, soit 80 kg/cheval.
- Faneuse "Pequea", largeur travaillée : 3 m, effort de traction total : 100 kg, soit 50 kg/cheval.
- Andaineur "Tonutti", type Rémi, largeur travaillée : 5 m, effort de traction total : 320 kg, soit 160 kg/cheval.


Faneuses et endaineur à la journée... par hippotese

Remarque : en regardant attentivement les vidéos, on peut se poser la question de la pertinence d'une mesure sur un seul trait d'un seul cheval d'une paire ou d'une attelé à 3 de front, pour déterminer l'effort total de l'attelage.
En effet si l'on peut penser (et nos expériences l'ont prouvé) que mesurer l'effort sur un trait d'un cheval attelé au palonnier permet de connaître précisément la moitié de l'effort total, il n'est pas sûr, dans le cas d'une paire ou d'une triplette que la mesure d'un trait mesure précisément le quart ou le 6ème de l'effort total...
Les meneurs savent bien qu'en paire, même avec une balance, un cheval malin peut ne pas trop tirer...
Observez les 3 chevaux de la triplette qui ne semblent pas du tout forcer de concert...
Ou le cheval de gauche à l'andaineur, à la fin de la vidéo, qui ne fait plus rien...
Il faudrait sans doute, pour ces mesures, équiper chaque cheval d'un capteur dynamométrique (ce qui permettrait de vérifier ou d'infirmer cette remarque) ou équiper la balance de palonnier si c'est possible (ou les 2 pour vérification).
C'est sans doute pourquoi, nos aînés (voir le document de A. Debains dans le précédent billet), employaient un dynamomètre monté sur un avant-train auquel ils fixaient le timon de la faucheuse.


La fiche de résultats des essais des faneuses, de l'andaineur et de la presse à balle ronde (dont nous parlerons dans une prochain billet).

D'autres photos de la journée : les faucheuses...

Photos de l'avant-train Schmitz :


Détail de la barre de coupe, double-effet, de la faucheuse adaptée sur l'avant-train Schmitz, photo Deny Fady.


Vue de l'avant-train Schmitz, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz, photo Deny Fady.


Vue du timon de l'avant-train Schmitz, photo Deny Fady.


Mesure du rythme cardiaque juste après l'effort, photo Deny Fady.


Mesure du rythme cardiaque, 10 mn après l'effort, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz dételé, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz dételé, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz dételé, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz dételé, photo Deny Fady.

Photos de la faucheuse Schmitz :


Vue de la faucheuse Schmitz dételée, photo Deny Fady.


Autre vue de la faucheuse Schmitz dételée, photo Deny Fady.


Autre vue de la faucheuse Schmitz, photo Deny Fady.


Autre vue de la faucheuse Schmitz dételée, photo Deny Fady.


Détail du timon en fibre de verre de la faucheuse Schmitz, photo Deny Fady.

Photos de la faucheuse Aebi 160 :


Autre vue de la faucheuse Aebi 160, photo Deny Fady.


Autre vue de la faucheuse Aebi 160, photo Deny Fady.

A suivre, d'autres photos du matériel de fanage et une vidéo de la presse à balle ronde tirée par 3 chevaux...

lundi 7 juillet 2014

Démonstration-test de faucheuses à traction animale au Mont Crozin (Suisse) le 31 mai 2014

Comme nous vous l'annoncions dans un précédent billet, samedi 31 mai 2014, à l'initiative d'Henri Spychiger (agriculteur suisse, aujourd'hui à la retraite mais qui reste un grand promoteur de la traction animale moderne), s'est tenu au Mont Crozin (prés de Saint Imier, Suisse), à la Ferme Zurcher, une démonstration-test de faucheuses à traction animale, à transmission mécanique, anciennes et modernes.


Vue générale des essais à l'ombre des éoliennes du Mont Crozin, photo D. Fady


Une belle prairie artificielle de 1 hectare a permis les tests en conditions réelles, photo D. Fady


Les 4 faucheuses en démonstration se sont succédées tout au long de la matiné, photo D. Fady

Définition d'une faucheuse à transmission mécanique :

Sur les faucheuses dites "à transmission mécanique", le mouvement de la lame est tiré de l'avancement de l’outil et du frottement des roues sur le sol.
Sur les faucheuses anciennes (les 2 Aebi, ici), ces roues sont munies de cliquets, ce qui permet de compenser la différence de trajectoire de la roue interne et de la roue externe dans les courbes ou les retournements.


Document technique d'une faucheuse Deering G1 à un cheval

Puis le mouvement est transmis via des pignons droits (adaptation de la vitesse de rotation) et coniques (qui forme un renvoi d'angle) en général à bain d'huile, à un système bielle-manivelle qui convertit le mouvement rotatif en un mouvement alternatif de cisaillement de la lame (en langage technique agricole, on parle de "scie").

NB : Voir le document joint en fin de billet pour plus de précisions sur les différentes technologies utilisées sur les différents modèles de faucheuses.

Sur les 2 faucheuses modernes (les 2 Schmitz, ici), le mouvement rotatif des roues est récupéré via un arbre avec pignons et chaîne et un renvoi d'angle (et sans doute des cliquets sur les roues, à vérifier).


Sur l'avant-train Schmitz, la prise de force sur les roues se fait via un arbre avec pignons et chaîne et un renvoi d'angle, photo D. Fady.


Détail de la prise de force sur l'avant-train Schmitz, photo D. Fady.


Détail de la prise de force sur la faucheuse Schmitz, photo D. Fady.

NB : ce mouvement de rotation aurait aussi pu être récupéré des roues via un pont épicycloïdale (type pont automobile) qui sert aussi dans ce cas de renvoi d'angle avec un rendement supérieur (le différentiel de rotation des roues est alors géré par le mouvement des satellites), c'est le cas sur certains avant-trains hippomobiles modernes.

NB : Par opposition aux faucheuses dites "à transmission mécanique" (ou "à prise de force sur les roues"), il existe aussi des faucheuses "à moteur auxiliaire", le déplacement reste TA mais le mouvement de la lame est réalisé par un moteur thermique à régime constant.
L'avantage est que l'effort de traction est plus faible et qu'en cas de bourrage, le mouvement de la lame ne s'interrompt pas, malgré l’arrêt.


Publicité pour une faucheuse à moteur Puzenat D1M.

Les faucheuses présentées au Mont Crozin ce samedi 31 mai 2014 :

Cinq faucheuses devaient être présentes mais la faucheuse I&J (d'origine américaine et que nous avions vu Detmold), et que tout le monde attendait, n'a pas pu être présentée car l'importateur a fait faux bond, aux organisateurs, au dernier moment.

Les 4 faucheuses présentées :

1 - Faucheuse Aebi, année 1950, barre de coupe à doigts, roues pneu, largeur de travail 135cm.


Faucheuse Aebi, année 1950, 135 cm, Photo D. Fady

2 - Faucheuse Aebi, année 1965, roues fer, barre de coupe à doigts, largeur de travail 160cm (d'après ce que j'ai compris, il s'agit d'un modèle spécial (et unique) équipé d'une lame de cette taille), entraînement par cliquets et renvoi d'angle à bain d'huile.


Faucheuse Aebi, année 1965, 160 cm. Photo D. Fady


Faucheuse Aebi, année 1965, 160 cm. Photo D. Fady

3 - Avant-train-Faucheuse Schmitz 1.9, année 2014, roues pneu agraire, c'est en fait un avant-train équipé d'une barre de coupe double-lame (système Busatis), largeur de travail 190cm.


Avant-train-Faucheuse Schmitz, année 2014, 190 cm. Photo D. Fady


Avant-train-Faucheuse Schmitz, année 2014, 190 cm. Photo D. Fady

4 - Faucheuse Schmitz 2.4, année 2014, roues pneu agraire + une roue folle à pneu, avant-droite, barre de coupe double-lame (système Busatis), largeur de travail 240cm.


Faucheuse Schmitz, année 2014, 240 cm. Photo D. Fady


Faucheuse Schmitz, année 2014, 240 cm. Photo D. Fady


Faucheuse Schmitz, année 2014, 240 cm. Photo D. Fady


Faucheuse Schmitz, année 2014, 240 cm. Photo D. Fady

NB : Pour les faucheuses Aebi, le capteur dynamomètrique a été placé entre le collier et le trait. Pour les faucheuses Schmitz, il a été installé entre les chevaux et l'outil du fait du palonnier "désaxé" de la faucheuse.


Le capteur dynamométrique remplace l'avant-trait, pour la mesure d'effort, sur la faucheuse Aebi 160 cm. Photo D. Fady

Résultat des mesures et commentaires :


Le tableau des mesures. Photo D. Fady

Les 2 faucheuses Aebi traditionnelles demandent un effort moyen de 66 kg et 80 kg par cheval au pas (vitesse précise ?), ce qui est correct.
Les 2 faucheuses modernes Schmitz demandent 120 kg et 140 kg par cheval, ce qui est trop, à mon humble avis...
Si on considère qu'un effort moyen continu, au pas, ne doit pas dépasser 100 kg (surtout par forte chaleur).

Bien sûr ces mesures ne sont qu’approximatives et qu'indicatives, il aurait fallu mesurer les efforts dans plusieurs conditions d'utilisation (à vide sans mouvement de coupe, à vide avec le mouvement de coupe et en charge avec différentes densités ou qualités d'herbe).
De même, que toute mesure d'effort au crochet n'a de valeur qu'associée à la mesure de la vitesse de déplacement correspondante, il aurait fallu, pour être précis, mesurer la distance parcourue et le temps mis à la parcourir pour estimer justement cette vitesse moyenne de déplacement.
Enfin, tous les faucheurs savent l'importance des variétés de fourrage, de leur hauteur et de leur densité ou même simplement de la régularité de leur implantation, dans les efforts de coupe.

Merci à Jean Louis Cannelle, à Henri Spychiger et à Urs Moser pour l'organisation de cette journée qui nous a permis de voir in-vivo plusieurs modèles de faucheuses (et faneuses et andaineur et presse) en situation réelle.

Pour apporter quelques éléments de réflexion au problème d'effort de traction avec les faucheuses, Je vous donne les conclusions de l'ouvrage de A. Debains, Des Machines Agricoles sur le Terrain, et en particulier le chapitre concernant Les Faucheuses (1895), page 33-36.

...Aussi exécute-t-on les épreuves dynamométriques en soumettant les faucheuses à trois, essais successifs :
1° Essai de l'instrument comme une simple voiture, sans qu’aucun organe soit embrayé.
2° Essai de l'instrument sur un terrain fauché ou sur une route, l'appareil de coupe étant embrayé pour fonctionner à vide.
3° Essai de l'instrument en travail dans différentes espèces de fourrage.

Autrefois on plaçait le dynamomètre sur le timon même de la faucheuse, mais sa position était bien instable et la trépidation de la machine faisait souvent casser les crayons (il s'agit, à cette époque, de dynamomètres à enregistrement par traçage d'un crayon sur une bande papier déroulante. NDLR).


Dessin d'ensemble du dynamomètre à bande (et à crayons) utilisé par la CGO pour ses mesures d'effort sur les omnibus et les tramways.

On emploie aujourd’hui des dynamomètres montés sur roues avec avant-train, et l’on fixe le timon (de la faucheuse NDLR) sur l'avant-train.

Ces expériences sont très intéressantes et permettent de comparer des machines travaillant sur un même champ, dans les mêmes conditions ; mais le nombre d'éléments qui entrent dans des essais de ce genre est si considérable, que les résultats varient d’un essai à un autre.
Les derniers essais ont montré que les faucheuses à deux chevaux qui exigeaient 175 à 150 kilogramètres en 1873, effort trop élevé pour un seul attelage de deux chevaux, n'accusent plus aujourd’hui que 90 à 70 kilogramètres.
Dans ces conditions, deux chevaux en bon état et bien nourris peuvent à la rigueur conduire une faucheuse toute une journée.

J'ai dit en parlant des herses et des rouleaux que les chevaux attelés à ces instruments, marchant au départ de 1m (3,6 km/h) à 1m10 (4 km/h) par seconde, tendaient à retomber à l'allure de la charrue, 0m70 à 0m60 (2,5 km/h) par seconde lorsqu’il s'agit de faucheuses.
''Si l’on a soin de choisir des animaux qui ont le pas allongé, la vitesse du départ peut être plus facilement maintenue.''

NB-NDLR : au sujet des vitesses de travail au pas, on pourra aussi consulter l'étude de l'IOSTA de 1959, page 9, diffusé sur le blog ici...

Le conducteur confortablement assis sur son siège, est tout disposé a faire marcher vite l'attelage, et les chevaux eux-mêmes excités par le bruit de la machine conservent le pas accéléré. On peut donc admettre la vitesse de 1m à 1m10 par seconde comme normale.

En pratique cependant, il vaut mieux ne pas maintenir un même attelage toute une journée sur une faucheuse ; il est préférable de changer les chevaux toutes les deux heures et d'avoir deux attelages. Le travail s'effectue plus rapidement, et les animaux ne risquent pas, en restant trop longtemps attelés, de contracter des blessures à l'endroit du collier par suite des trépidations de la machine.
Ces blessures se produisent toutefois plus rarement dans les faucheuses où la disposition du tirage amortit le choc (via un ressort de traction ? NDLR).


Dessin technique d'une faucheuse Albaret tirée du livre de A. Debains, Des Machines Agricoles sur le Terrain, Troisième tome : Récoltes, de 1895.

La largeur de coupe varie un peu avec les types de machines ; on peut admettre comme largeur moyenne coupée 1m35, ce qui correspond a une surface fauchée d’environ 0,5 hect/h et 5 hectares en dix heures.
Cette surface théorique n’est pas atteinte à cause du temps perdu dans les tournants ou aux arrêts, pour changer les scies et vérifier l'état des pièces travaillantes.
Ces pertes de temps peuvent réduire de 25 % la surface fauchée, de telle sorte qu’il ne faut compter que sur un travail effectif de 3,75 hect à 3,50 hect par jour.
Lorsqu'on emploie deux chevaux un peu lourds habitués a tirer la charrue, ou bien des bœufs, la surface travaillée est beaucoup réduite ; il faut même, lorsqu’on se sert de bœufs, modifier le diamètre des engrenages de commande de la scie, afin de compenser la lenteur de marche des animaux de trait par une augmentation des rapports de vitesse ; si on ne prend pas cette précaution dans les prairies naturelles surtout, l'herbe se coupe mal.

Vous pouvez consulter ici le chapitre complet (PDF, 1,3 Mo) sur les Faucheuses à transmission mécanique, du livre de A. Debains, __Des Machines Agricoles sur le Terrain, Troisième tome : Récoltes__, page 1-36, édition 1895.

Le site web des machines de Christoph Schmitz

Un article paru dans Le Journal du Jura sur cette démonstration...

D'autres photos et vidéos à suivre dans un prochain billet...

mercredi 11 juin 2014

Colloque "Le patrimoine du Cheval au travail" du 18 au 20 juin 2014 à Alençon (Orne)

Petite piqûre de rappel, surtout pour ceux qui sont dans l'ouest de la France... Et qui n'irons pas à Euroforest...

- Colloque "Le patrimoine du Cheval au travail", du 18 au 20 juin 2014 à Alençon (Orne), organisé par la Direction générale des patrimoines (Ministère de la Culture) et le Conseil Général de l’Orne, en partenariat avec l’IFCE et l’association Haras du Pin Tourisme.

- MERCREDI 18 JUIN - ALENÇON, HÔTEL DU DÉPARTEMENT : Le cheval agricole en Beauce aux XIXe et XXe siècles, les gardians de Camargue, l’écomusée du Perche, manèges hippomobiles dans les mines, chevaux de mine, chevaux de halage, chevaux de poste, chevaux dans les transports...
- JEUDI 19 JUIN - HARAS NATIONAL DU PIN : visite au Haras du Pin.
- VENDREDI 20 JUIN - ALENÇON, HÔTEL DU DÉPARTEMENT : Guerre et sécurité, pas de pied, pas de cheval, quels chevaux pour quels travaux ?

Programme détaillé du Colloque ici.

NB : J'aurai le plaisir d'être présent à ce colloque et l'honneur de participer à une table ronde, à l'invitation de Bernadette Lizet, le vendredi, sur : "Travailler avec des chevaux de trait aujourd’hui : héritage, innovation, transmission".

Championnat d'Europe de débardage au cheval, les 19, 20 et 21 juin 2014, Euroforest 2014

Petite piqûre de rappel pour ne pas oublier...

Les 19, 20 et 21 juin 2014, se tiendra le Championnat d'Europe de débardage au cheval, dans le cadre de la foire forestière EUROFOREST 2014 à Saint Bonnet de Joux en Bourgogne (71).

Ce championnat est organisé par France-Trait avec la participation d'Hippotese (règlement, mise en place et jugement), et le soutien de la FECTU, de la SFET, du Fond Eperon du conseil général de Saône et Loire, du conseil régional de Bourgogne et de la foire EUROFOREST.

Tous les passionnés de la forêt et des chevaux seront au rendez-vous de cette manifestation qui se tient sur 150 ha en milieu naturel (300 exposants, 35 000 visiteurs)...

7ème Journée technique Traction Animale en Maraîchage : Le Compte-Rendu (partie 2)

Comme promis dans le précédent billet, nous allons vous présenter le deuxième porte-outils que nous avons expérimenté à la 7ème Journée Technique Traction Animale en Maraîchage à Marlioz (Haute-Savoie) en mai 2014.

Il s'agit d'un Bucher modifié pour 2 chevaux avec un entraxe de 150 cm.


Dessin du Bucher adapté pour 2 chevaux attelés avec un entraxe de 150 cm (Dessin Deny Fady inspiré d'une doc Aebi).

La modification est relativement classique, il s'agit de rajouter un timon, une balance de palonnier et un joug de timon à un porte-outils de maraîchage Bucher.
L'idée originale de cette adaptation est dans les dimensions du joug et de la balance qui sont plus long que d'habitude (150 cm d'axe à axe) de façon à tenir les chevaux dans l'inter-planche.
Rappelons que sur la Ferme des Hauts de Marlioz, les planches permanentes font 110 cm (culture) et sont séparées par 40 cm de bande de roulement (passage) soit une de voie de 150 cm d'axe à axe.
Évidemment, sur des planches de 120 ou 130 cm, il aurait fallu adapter les dimensions du joug et de la balance.

NB : En août 2013, au Pferd-Stark, en Allemagne, nous avions vu travailler un porte-outils (Sulky de marque I&J) avec un entraxe à 2 m, voir ci-dessous.


Cultivateur Sulky GM enjambeur (de marque I&J) vu à Detmold en 2013, en intervention sur une plantation de maïs, dans cette configuration, on travaille 3 inter-rangts en même temps au lieu de 2 habituellement. (photo Deny Fady)


Cultivateur Sulky GM enjambeur, vu par l'avant, les 2 chevaux sont attelés avec un entraxe de 2m ici. Evidemment, les croisières doivent être adaptées à cet écartement. (photo Deny Fady)


Cultivateur Sulky GM enjambeur I&J, vue latérale. (photo Deny Fady)


Porte-outils maraichage Sulky I&J, Detmold 2013 par hippotese

Ce qui nous a donné l'idée d'imité cette configuration sur un porte-outils Bucher en y adaptant un timon fixé sur le châssis porte-brancards d'origine.
Nous avons donc boulonné un tube carré sur ce châssis dans lequel s'emboîte un timon de taille standard (fixé par 2 boulons traversants).
Nous avons aussi fabriqué une balance de palonnier, spéciale de 1,50 m, montée avec 2 palonniers standards.
Et nous avons fabriqué un joug de timon de 1,50 m.


Vue d'ensemble du porte-outils Bucher avec son timon (photo Espritrait).


Détail du joug de timon de 1,50 m avec votre serviteur... (photo Espritrait).


Vue de la fixation du timon sur le châssis (photo Espritrait).


Vue du Bucher attelé aux 2 chevaux (photo Deny Fady).


Test de la configuration sur des planches non mises en culture (photo Espritrait).

A noter que par simplicité et pour cette démonstration, nous avons conservé 2 meneurs pour ne pas avoir à modifier les guides et par sécurité avec cette paire de chevaux qui ne se connaissaient pas et dont l'un des 2 n'avait jamais été attelé en paire.


Test en situation réelle de buttage sur des planches de patates (extrait film Espritrait).


Vue avant du buttage des patates (extrait film Espritrait).


Autre vue du buttage des patates (photo Espritrait).

Petit extrait du film-reportage d'Espritrait visible ici, concernant le Bucher.


Porte-outils Bucher pour le travail en planche par Espritrait pour Hippotese

Comme vous pouvez le constater la démonstration est probante. On peut donc reprendre et entretenir, avec des chevaux, une culture en planches préparée au tracteur.

NB : Évidemment un prestataire qui envisagerait de s'équiper ainsi pour intervenir dans des exploitations maraîchères qui travaillent en planches, aurait intérêt à s'équiper d'une balance et d'un joug à plusieurs positions (ou réglables) pour s'adapter aux différentes tailles des planches (couramment 1,10 m ; 1,20 m et 1,30 m).

NB2 : Remerciements aux 2 prestataires qui ont bien voulu se prêter au jeu de cette expérimentation...

Pierre Gallet, Les Gros Sabots
441 Chemin des Barraques, 73190 Challes les Eaux - 04.79.72.01.00

et Philippe Escalle - Trait à Propos
406, Impasse Tranchicotte - 38210 Saint Quentin Sur Isère - 06.84.97.13.15 - traitapropos@gmail.com

vendredi 30 mai 2014

Hippotese soutient Thierry Bonnamour en garde à vue suite au démontage de la ferme des 1000 Vaches

Hippotese soutient Thierry Bonnamour, membre d'Hippotese, maraîcher en traction-animale et porte-parole de la Confédération Paysanne de Savoie, ainsi que les autres paysans qui sont en garde a vue.

Les quatre militants de la Confédération Paysanne ont été interpellés par les gendarmes, après avoir participé, ce mercredi 28 mai 2014, à une opération de démontage symbolique de la Ferme des "Mille vaches", près d'Abbeville (Somme).

A Hippotese, on soutient depuis toujours toutes les actions qui sont menées en faveur de l'agriculture paysanne et des petits paysans.

plus d'infos :

http://alpes.france3.fr/2014/05/28/le-maraicher-porte-parole-de-la-confederation-paysane-de-savoie-en-garde-vue-486947.html
http://www.reporterre.net/spip.php?article5938
http://www.ledauphine.com/savoie/2014/05/29/chambery-rassemblement-paysan-devant-la-prefecture-en-soutien-a-thierry-bonnamour

Pour Hippotese, Jérémy Fady, avec le soutien du CA d'HIPPOTESE.

- page 1 de 41