Hippotese, Le cheval de Travail

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dimanche 7 septembre 2014

Les 2 ème Journées de la Traction Animale à Sciez sur Léman (74) les 26 et 27 septembre 2014

Petit rappel pour ceux qui auraient oublié...

Suite à la première journée de la Traction Animale, qui s'est déroulée en juin 2013, et qui a été un gros succès (voir notre précédent billet ici), Françoise Dulac et la municipalité de Sciez, ont décidé de relancer cette manifestation en septembre cette fois et sur 2 jours.

Au programme :

Vendredi 26 septembre 2014

9h30/11h30 : COLLOQUE "Comment mettre en place un projet en traction animale"
Avec des témoignages de prestataires de la région Rhône Alpes :
- Navette de skieur en calèche à Mégève
- Attelage et handicap en Bièvre Valloire
- Travail des vignes en côte du Rhône

11h30 : INAUGURATION ET APÉRITIF OFFERT PAR LA MUNICIPALITÉ DE SCIEZ-SUR-LEMAN

13h30 : PRÉSENTATIONS ET DÉMONSTRATIONS DE MATÉRIELS INNOVANTS

Entretien espace public ou privé :
Entretiens espaces verts et voiries : tonte, débardage, arrosage...
Collectes diverses : déchets verts, poubelles, tri sélectif...

Travaux agricoles :
Maraîchage et Viticulture...

Transport de personnes et de matériel :
Tourisme, Handicap, Portage...

17h/18h45 : PRÉSENTATION DE LA RECHERCHE SUR LES VÉHICULES À ASSISTANCE ÉLECTRIQUE.

Suivie d'une Table ronde sur les formations aux métiers de la traction animale (en France et en Suisse)

20H : REPAS

21 H : SPECTACLE ÉQUESTRE : La Troupe Jéhol Prix Repas/Spectacle : 30 euros par personne
25 euros enfant jusqu’à 14 ans
Gratuit moins de 4 ans
70 euros (2 adultes+1 enfant)
90 euros (2 adultes+2 enfants)

Prix Spectacle seul : 20 euros par personne Réservation avant le mardi 23 septembre 2014 au 06 73 85 14 68

Samedi 27 septembre 2014

DÉMONSTRATIONS DE TRAVAUX URBAINS ET AGRICOLES, TRANSPORT…
PRÉSENTATIONS DE CHEVAUX DE TRAIT ET DE MULETS
NAVETTES ET PROMENADES HIPPOMOBILES
BUVETTE ET PETITE RESTAURATION SUR PLACE
NOMBREUX STANDS : CONSTRUCTEURS, ASSOCIATIONS, BOURRELLIERS, …
Matériels et démonstrations pour le travail de la vigne
Matériels et démonstrations pour le travail en maraîchage
Matériels et démonstrations pour les travaux urbains: arrosage, poubelles, tonte, balayeuse…
Transport : touristique, personnes à mobilité réduite, ramassage scolaire…
Portage de matériels en montage
Travaux forestiers
Cheval médiateur, Equithérapie.

Pour ceux que celà intéresse, il y aura du beau monde...

Le programme en pdf ici...

L'affiche de ces journées ici...

Le site web...
http://tractionanimalesciez.wordpress.com/

mardi 12 août 2014

Vide sellerie de Crémieu (Isère), dimanche 12 octobre 2014

Comme chaque année,

Le vide-sellerie de Crémieu, organisé par les Cavaliers de l'Orage, aura lieu le DIMANCHE 12 OCTOBRE 2014, SOUS LA HALLE MÉDIÉVALE DE CRÉMIEU (Nord Isère, 38).

VENEZ VENDRE (et acheter) TOUT VOTRE ANCIEN MATÉRIEL D'ÉQUITATION (et d'attelage), Ainsi que vos voitures d'attelage et vos vans...

DE 08H00 à 16H00,

EXPOSANTS 8 € LES 3 MÈTRES + 1,5 € LE MÈTRE SUPPLÉMENTAIRE.
INSCRIPTION OBLIGATOIRE AU 06.35.44.83.60

ENTRÉE GRATUITE POUR LES VISITEURS,
BUVETTE ET PETITE RESTAURATION (et gaufres) sur place, tenue par Les Cavaliers Surveillants...


(Photo Deny Fady, 2012)

samedi 2 août 2014

Grenoble, Ramassage hippomobile des déchets, article et vidéo du journal Terre-Dauphinoise

Depuis le 28 juillet 2014 (et jusqu'au 14 août), l'association triévoise Equipage appuie les équipes municipales pour la collecte des déchets dans les parcs de Grenoble avec ses chevaux...

Comme pendant l'été 2013, chaque matin, Ulysse et Athis, menés par Valérie Colin et Laurence Cassar, cochères, tractent paisiblement leur benne, sous le regard étonné des passants... et des automobilistes.


La benne Ochsner prêtée par Hippotese dans sa nouvelle "livrée" verte... (photo Marianne Boilève)

Article et vidéo du journal Terre Dauphinoise du 30 juillet 2014, par Marianne Boilève ici...

Et si le lien disparaît, sauvegarde de la vidéo ci-dessous...


Grenoble-ramassage-hippomobile-des-déchets-(vidéo de Terre Dauphinoise) hippotese

vendredi 1 août 2014

Compte-rendu des 1ères Rencontres Hippomobiles Territoriales au Mont Saint Michel, 28-29 juin 2014

Annie Flacelière était présente au nom d'Hippotese aux 1ères Rencontres Hippomobiles Territoriales qui se déroulaient au Mont Saint Michel, les 28 et 29 juin derniers.

Voici son compte-rendu des présentations...

Samedi 28 juin.

Olivier LINOT (Président de la Commission Nationale des Chevaux Territoriaux, CNCT) place ces 1ères rencontres sous le signe du « retour du vivant dans la ville ». 45 professionnels se sont regroupés pour échanger sur le métier de meneur territorial, la formation, la caractérisation des chevaux, l’avancement du projet du Mont Saint Michel et les jeux équestres mondiaux.

François DUFOUR, (Vice président de la région Basse Normandie) évoque l’élevage traditionnel en Normandie et le travail de valorisation de l’élevage équin dans la Manche.

Régina DUTACQ (directrice de La Compagnie des Parcs et des Passeurs du Mont-Saint-Michel (CPPMSM, anciennement Véolia-Transdev) et Fabrice VANDERSCHOOTEN (nouveau responsables des maringottes et des attelages) nous présentent l’état d’avancement du Projet du Mont St Michel soit 2 attelages qui tournent sur le pont tous les jours avec 14 chevaux, bretons, cobs et percherons par rotation de 3 heures environ soit 2 ou 3 aller/retour.

L'IFCE (Haras nationaux) représentée par Françoise LUMALE directrice du Haras d’Hennebont, Florence MAE et Antony GOHIER du Haras du Pin ont évoqué l’importance de la sécurité, du bien être animal, et du confort des hommes, dans l’étude des projets à mettre en place en insistant sur les rapports Coût-fiabilité et durabilité.

Stéphane GALLET, (formateur au lycée agricole de St Hilaire du Harcouët) a présenté une plaquette très complète d’évaluation pour la caractérisation des chevaux. Il précise que du personnel venant du monde des courses s’oriente vers les formations cochers.

Luc MICHELON, (du Syndicat National des Cochers et Utilisateurs d’Animaux Attelés) a rappelé l’importance de la formation et le travail effectué pour la création du Certificat de Spécialisation (CS) incluant l’utilisation d’une méthode adéquate. Luc précise que l’on ne fait pas un cocher en 900 heures et qu’une formation longue peut être privilégiée.

Lionel BLANCHET (Président de la Société Hippique Percheronne) évoque les problèmes que rencontrent les éleveurs pour vendre leurs chevaux, signale qu’il vend 120 chevaux à l’exportation par an, que les éleveurs préfèrent mettre à la boucherie leurs produits plutôt que de les castrer et les vendre pour l’attelage.

Edwige FRANZETTI, (membre de la CNCT, ancienne élue de Maxéville (Meurthe-et-Moselle)) où le projet cheval vient de s’arrêter pour des raisons économiques, parle du problème de statut et de reconnaissance du métier de Cocher Territorial qui n’a pas d’existence propre dans la fonction publique et qui empêche toute évolution de carrière.

Sylvie SAGNE, (membre de la CNCT, Ingénieur/jardinière aux Mureaux) complète en précisant qu’elle ne peut tirer les salaires de ses agents vers le haut et rendre ainsi la profession attractive malgré tout le panel d’activités que peut couvrir ce métier.

Jean Claude CARRETIER, (membre de la CNCT, Ingénieur responsable de l’atelier du Bois de Vincennes) signale que la police gère mieux la carrière des agents à cheval par des fiches de poste complètes, des primes de fonction telles que 120 euros par mois en plus pour les cavaliers ainsi qu’une NBI de 10 points.

Thierry DUPEUX, (Architecte Urbaniste, Agence Rhizome) nous présente des prototypes issus d’un concours de design organisé entre des écoles d’archi et des professionnels autour du «vivant dans la ville ». Il présente l’exemple de Mordelles (Rennes-métropole) et la présence de calèches sur des voies romaines pour les touristes en complément d’écopastoralisme (slow city).

Luc AVRIL, (Directeur des sports au Conseil Général de Basse-Normandie) nous parle des Jeux équestres mondiaux et du formidable accélérateur de développement pour toute la Normandie avec 75 millions d’euros investis pour l’événement. 1000 m2 pour le village de travail et 1000 m2 pour le Normandy Horse Trade Fair dédié la valorisation des acteurs normands du monde du cheval. Il informe que le Haras du Pin va ouvrir une formation pour les drivers.

Caroline SUN et Lydia MALLET (de la CNCT) nous présentent l’organisation du village du cheval de travail avec la présence de professionnels tels que Bernard MICHON, Patrick REBULARD, la Sellerie Percheronne. La Ville de Paris et les Haras Nationaux seront également acteurs de cet événement exceptionnel. 20 chevaux vont œuvrer avec des meneurs territoriaux de 11 communes pour le hersage des carrières et l’assistance logistique des installations. Les écuries seront accessibles au public. Des animations extérieures et couvertes seront proposées sur 800 m2 "d’urban zone".

Olivier LINOT conclue en signalant qu’il est désolé que tous les prestataires privés devant participer aux animations se tournent vers « Terre de JIMS » organisé à Bordeaux par la SFET aux mêmes dates et relance un appel à candidature pour les JEM.

Dimanche 29 juin.

L'assemblée générale de la CNCT se retrouve dimanche matin pour retravailler sur la réforme du CS qui devrait tendre vers une version plus orienté « meneur territorial » et la caractérisation des chevaux.

Olivier LINOT évoque la création d’un trophée pour les villes engagées dans la traction animale qui pourrait servir de fer de lance aux projets de futures villes intéressées par la mise en place de chevaux.

Nous visitons la « ferme » de Beauvoir (à côté du Mont Saint Michel), lieu de vie des chevaux, écuries spacieuses et paddocks de détente pour les chevaux avant leur départ en service. Très belle aire de préparation.
Deux grandes remorques très fonctionnelles pour le transport des chevaux vers les installations de Transdev où ils sont harnachés et attelés pour commencer leur rotation.

La famille DECAYEUX, CHEVALAIT (Eleveur d’une centaine de juments percheronnes et trait du Nord pour la production de lait de jument) nous rejoint pour un départ en maringottes vers le Mont Saint Michel.

Nous pouvons ensuite poursuivre les échanges, notamment avec Julie CESSIEUX du Réseau Rhône-Alpes de Traction Animale lors d’un déjeuner conviviale d’où tout le monde a du mal à partir tant l’ambiance est positive et constructive.

Olivier LINOT et Daniel SIMON me rappelle qu’il serait fort intéressant que Jean Louis ou/et Deny puissent venir faire des commentaires sur les différentes animations se déroulant dans le village du cheval de travail au JEM à Caen.

Annie Flacelière, pour Hippotese.

samedi 12 juillet 2014

Décavaillonage en vigne, au cheval, avec une simple décavaillonneuse... Thierry Bret, Tec&Bio 2013

Nos derniers billets sur les porte-outils de travail en vigne avec soc(s) de décavaillonnage à palpeur, ont pû laisser penser que nous les considérons comme le seul avenir de la traction animale en vigne.

Pour infirmer cette idée et laisser sa chance aux méthodes plus "artisanales" et surtout capables de s'adapter aux vignes en forte pente, étroites, jeunes, fragiles ou simplement irrégulières...
Nous vous offrons cette vidéo, tournée lors d'une démonstration durant le salon Tec&Bio, à Valence, en sept 2013.

Cette démonstration a été réalisée sur les vignes du lycée agricole, Le Valentin par Thierry Bret et son cheval Reggo. Ces vignes, laissées intentionnellement enherbées pour les démos, étaient envahies par des amarantes qui sont des plantes particulièrement invasives.

Cette vidéo montrera à ceux qui la méconnaissent, le décavaillonnage, cette technique de labour si particulière, qui permet de détruire l'herbe sous le rang et se réalise à une vitesse très lente avec des chevaux (et des meneurs) spécialement préparés à cet exercice.

Vous pourrez apprécier "le geste", la complicité du meneur et de son cheval et même dans la dernière partie de cette vidéo l'utilité du ressort de traction interposé entre l'arceau (de traction) et la charrue...

Il s'agit d'un ressort 70 kg distribué par Hippotese.
On remarquera d'ailleurs, que l'effort demandé est généralement inférieur à la limite en butée du ressort, donc en dessous de 70 kgf (0,693 kN).


Décavaillonnage de la vigne au cheval par hippotese

NB : Pour info : Les nouveaux "ressorts Hippotese" sont arrivés...

A propos des ressorts que nous distribuons (en exclusivité), Hippotese vient de recevoir sa 3ème livraison (ce qui porte à plus de 300 le nombre de ressorts mis en circulation).
Le prix augmente un peu puisque nous sommes à 60 € la paire, le port étant toujours de 10 € pour une ou 2 paires.
Nous vous rappelons que nous ne sommes autorisés à vendre qu'aux adhérents, à jour de leur cotisation (20 €).
Et que l'adresse de commande (chèque à l'ordre d'HIPPOTESE) est chez notre secrétaire :
Hippotese, c/o Christian Deiber,
676, Rue Rincote,
Buzegney,
88220 Hadol,
tél : +33 6 81 99 66 02
Mél : christian.deiber@wanadoo.fr
Dépêchez-vous, il n'y en aura encore pas pour tout le monde...

jeudi 10 juillet 2014

Démonstration en Savoie du porte-outils de travail en vigne Equinox (avril 2014) (suite)

J'ai reçu 2 autres documents qui complètent le billet précédent sur le porte-outils de travail en vigne Equinox.

Ces 2 documents ont été écrits et réalisés par Arnaud Furet de l'Adabio (Association pour le Développement de l’Agriculture Biologique en Savoie, Haute-Savoie, Isère et Ain).

Le premier est un article paru dans "Terres des Savoie", bimensuel d'informations agricoles et générales des 2 Savoie, n°322 du jeudi 15 mai 2014.

Le deuxième document est une vidéo de la démonstration, toujours de Arnaud Furet, merci à lui...

Code pour les smartphones et tablettes...

NB : Erratum, pour Vini Vitis Bio c'est Daniel Pasquet, et non Daniel Noël.

Remarques :
N'allez pas croire que je souhaite absolument faire la promotion de ce nouvel outil (l'Equinox) par un matraquage publicitaire déplacé, mais je trouve que l'analyse technique d'Arnaud Furet et surtout sa vidéo sont très réalistes et rendent bien compte du fonctionnement de l'outil sur le terrain.

De plus l'excellent article de Jean Léo Dugast dans le dernier Sabots (N°61 juillet 2014, dans les kiosques actuellement) sur les essais dynamométriques réalisés par le CERRTA, à la demande des concepteurs de l'Equinox, gagne à être consulté, après avoir vu cette vidéo.


L'article de Sabot N°61, juillet 2014, sur les test de traction de l'Equinox, page1


L'article de Sabot N°61, juillet 2014, sur les test de traction de l'Equinox, page2


L'article de Sabot N°61, juillet 2014, sur les test de traction de l'Equinox, page3

mardi 8 juillet 2014

Vidéos de la démonstration de faucheuses à traction animale au Mont Crozin (Suisse) le 31 mai 2014

En complément du billet précédent, voici quelques vidéos (partielles et partiales) de la journée de démonstration-test de faucheuses à traction animale au Mont Crozin (Suisse), et quelques photos complémentaires (surtout pour les techniciens)...

Une petite vidéo de 2 des faucheuses présentées à la journée (la faucheuse Aebi 160 et la faucheuse Schmitz 240).


Démonstration-test de faucheuses à traction... par hippotese

Une petite vidéo des 2 faneuses et de l'andaineur présentés à la journée.

Pour mémoire, les matériels présentés :
- Faneuse "Michel 2014" derrière un avant-train Schmitz, largeur 4,10 m, effort de traction total : 240 kg, soit 80 kg/cheval.
- Faneuse "Pequea", largeur travaillée : 3 m, effort de traction total : 100 kg, soit 50 kg/cheval.
- Andaineur "Tonutti", type Rémi, largeur travaillée : 5 m, effort de traction total : 320 kg, soit 160 kg/cheval.


Faneuses et endaineur à la journée... par hippotese

Remarque : en regardant attentivement les vidéos, on peut se poser la question de la pertinence d'une mesure sur un seul trait d'un seul cheval d'une paire ou d'une attelé à 3 de front, pour déterminer l'effort total de l'attelage.
En effet si l'on peut penser (et nos expériences l'ont prouvé) que mesurer l'effort sur un trait d'un cheval attelé au palonnier permet de connaître précisément la moitié de l'effort total, il n'est pas sûr, dans le cas d'une paire ou d'une triplette que la mesure d'un trait mesure précisément le quart ou le 6ème de l'effort total...
Les meneurs savent bien qu'en paire, même avec une balance, un cheval malin peut ne pas trop tirer...
Observez les 3 chevaux de la triplette qui ne semblent pas du tout forcer de concert...
Ou le cheval de gauche à l'andaineur, à la fin de la vidéo, qui ne fait plus rien...
Il faudrait sans doute, pour ces mesures, équiper chaque cheval d'un capteur dynamométrique (ce qui permettrait de vérifier ou d'infirmer cette remarque) ou équiper la balance de palonnier si c'est possible (ou les 2 pour vérification).
C'est sans doute pourquoi, nos aînés (voir le document de A. Debains dans le précédent billet), employaient un dynamomètre monté sur un avant-train auquel ils fixaient le timon de la faucheuse.


La fiche de résultats des essais des faneuses, de l'andaineur et de la presse à balle ronde (dont nous parlerons dans une prochain billet).

D'autres photos de la journée : les faucheuses...

Photos de l'avant-train Schmitz :


Détail de la barre de coupe, double-effet, de la faucheuse adaptée sur l'avant-train Schmitz, photo Deny Fady.


Vue de l'avant-train Schmitz, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz, photo Deny Fady.


Vue du timon de l'avant-train Schmitz, photo Deny Fady.


Mesure du rythme cardiaque juste après l'effort, photo Deny Fady.


Mesure du rythme cardiaque, 10 mn après l'effort, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz dételé, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz dételé, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz dételé, photo Deny Fady.


Autre vue de l'avant-train Schmitz dételé, photo Deny Fady.

Photos de la faucheuse Schmitz :


Vue de la faucheuse Schmitz dételée, photo Deny Fady.


Autre vue de la faucheuse Schmitz dételée, photo Deny Fady.


Autre vue de la faucheuse Schmitz, photo Deny Fady.


Autre vue de la faucheuse Schmitz dételée, photo Deny Fady.


Détail du timon en fibre de verre de la faucheuse Schmitz, photo Deny Fady.

Photos de la faucheuse Aebi 160 :


Autre vue de la faucheuse Aebi 160, photo Deny Fady.


Autre vue de la faucheuse Aebi 160, photo Deny Fady.

A suivre, d'autres photos du matériel de fanage et une vidéo de la presse à balle ronde tirée par 3 chevaux...

lundi 7 juillet 2014

Démonstration-test de faucheuses à traction animale au Mont Crozin (Suisse) le 31 mai 2014

Comme nous vous l'annoncions dans un précédent billet, samedi 31 mai 2014, à l'initiative d'Henri Spychiger (agriculteur suisse, aujourd'hui à la retraite mais qui reste un grand promoteur de la traction animale moderne), s'est tenu au Mont Crozin (prés de Saint Imier, Suisse), à la Ferme Zurcher, une démonstration-test de faucheuses à traction animale, à transmission mécanique, anciennes et modernes.


Vue générale des essais à l'ombre des éoliennes du Mont Crozin, photo D. Fady


Une belle prairie artificielle de 1 hectare a permis les tests en conditions réelles, photo D. Fady


Les 4 faucheuses en démonstration se sont succédées tout au long de la matiné, photo D. Fady

Définition d'une faucheuse à transmission mécanique :

Sur les faucheuses dites "à transmission mécanique", le mouvement de la lame est tiré de l'avancement de l’outil et du frottement des roues sur le sol.
Sur les faucheuses anciennes (les 2 Aebi, ici), ces roues sont munies de cliquets, ce qui permet de compenser la différence de trajectoire de la roue interne et de la roue externe dans les courbes ou les retournements.


Document technique d'une faucheuse Deering G1 à un cheval

Puis le mouvement est transmis via des pignons droits (adaptation de la vitesse de rotation) et coniques (qui forme un renvoi d'angle) en général à bain d'huile, à un système bielle-manivelle qui convertit le mouvement rotatif en un mouvement alternatif de cisaillement de la lame (en langage technique agricole, on parle de "scie").

NB : Voir le document joint en fin de billet pour plus de précisions sur les différentes technologies utilisées sur les différents modèles de faucheuses.

Sur les 2 faucheuses modernes (les 2 Schmitz, ici), le mouvement rotatif des roues est récupéré via un arbre avec pignons et chaîne et un renvoi d'angle (et sans doute des cliquets sur les roues, à vérifier).


Sur l'avant-train Schmitz, la prise de force sur les roues se fait via un arbre avec pignons et chaîne et un renvoi d'angle, photo D. Fady.


Détail de la prise de force sur l'avant-train Schmitz, photo D. Fady.


Détail de la prise de force sur la faucheuse Schmitz, photo D. Fady.

NB : ce mouvement de rotation aurait aussi pu être récupéré des roues via un pont épicycloïdale (type pont automobile) qui sert aussi dans ce cas de renvoi d'angle avec un rendement supérieur (le différentiel de rotation des roues est alors géré par le mouvement des satellites), c'est le cas sur certains avant-trains hippomobiles modernes.

NB : Par opposition aux faucheuses dites "à transmission mécanique" (ou "à prise de force sur les roues"), il existe aussi des faucheuses "à moteur auxiliaire", le déplacement reste TA mais le mouvement de la lame est réalisé par un moteur thermique à régime constant.
L'avantage est que l'effort de traction est plus faible et qu'en cas de bourrage, le mouvement de la lame ne s'interrompt pas, malgré l’arrêt.


Publicité pour une faucheuse à moteur Puzenat D1M.

Les faucheuses présentées au Mont Crozin ce samedi 31 mai 2014 :

Cinq faucheuses devaient être présentes mais la faucheuse I&J (d'origine américaine et que nous avions vu Detmold), et que tout le monde attendait, n'a pas pu être présentée car l'importateur a fait faux bond, aux organisateurs, au dernier moment.

Les 4 faucheuses présentées :

1 - Faucheuse Aebi, année 1950, barre de coupe à doigts, roues pneu, largeur de travail 135cm.


Faucheuse Aebi, année 1950, 135 cm, Photo D. Fady

2 - Faucheuse Aebi, année 1965, roues fer, barre de coupe à doigts, largeur de travail 160cm (d'après ce que j'ai compris, il s'agit d'un modèle spécial (et unique) équipé d'une lame de cette taille), entraînement par cliquets et renvoi d'angle à bain d'huile.


Faucheuse Aebi, année 1965, 160 cm. Photo D. Fady


Faucheuse Aebi, année 1965, 160 cm. Photo D. Fady

3 - Avant-train-Faucheuse Schmitz 1.9, année 2014, roues pneu agraire, c'est en fait un avant-train équipé d'une barre de coupe double-lame (système Busatis), largeur de travail 190cm.


Avant-train-Faucheuse Schmitz, année 2014, 190 cm. Photo D. Fady


Avant-train-Faucheuse Schmitz, année 2014, 190 cm. Photo D. Fady

4 - Faucheuse Schmitz 2.4, année 2014, roues pneu agraire + une roue folle à pneu, avant-droite, barre de coupe double-lame (système Busatis), largeur de travail 240cm.


Faucheuse Schmitz, année 2014, 240 cm. Photo D. Fady


Faucheuse Schmitz, année 2014, 240 cm. Photo D. Fady


Faucheuse Schmitz, année 2014, 240 cm. Photo D. Fady


Faucheuse Schmitz, année 2014, 240 cm. Photo D. Fady

NB : Pour les faucheuses Aebi, le capteur dynamomètrique a été placé entre le collier et le trait. Pour les faucheuses Schmitz, il a été installé entre les chevaux et l'outil du fait du palonnier "désaxé" de la faucheuse.


Le capteur dynamométrique remplace l'avant-trait, pour la mesure d'effort, sur la faucheuse Aebi 160 cm. Photo D. Fady

Résultat des mesures et commentaires :


Le tableau des mesures. Photo D. Fady

Les 2 faucheuses Aebi traditionnelles demandent un effort moyen de 66 kg et 80 kg par cheval au pas (vitesse précise ?), ce qui est correct.
Les 2 faucheuses modernes Schmitz demandent 120 kg et 140 kg par cheval, ce qui est trop, à mon humble avis...
Si on considère qu'un effort moyen continu, au pas, ne doit pas dépasser 100 kg (surtout par forte chaleur).

Bien sûr ces mesures ne sont qu’approximatives et qu'indicatives, il aurait fallu mesurer les efforts dans plusieurs conditions d'utilisation (à vide sans mouvement de coupe, à vide avec le mouvement de coupe et en charge avec différentes densités ou qualités d'herbe).
De même, que toute mesure d'effort au crochet n'a de valeur qu'associée à la mesure de la vitesse de déplacement correspondante, il aurait fallu, pour être précis, mesurer la distance parcourue et le temps mis à la parcourir pour estimer justement cette vitesse moyenne de déplacement.
Enfin, tous les faucheurs savent l'importance des variétés de fourrage, de leur hauteur et de leur densité ou même simplement de la régularité de leur implantation, dans les efforts de coupe.

Merci à Jean Louis Cannelle, à Henry Spychiger et à Urs Moser pour l'organisation de cette journée qui nous a permis de voir in-vivo plusieurs modèles de faucheuses (et faneuses et andaineur et presse) en situation réelle.

Pour apporter quelques éléments de réflexion au problème d'effort de traction avec les faucheuses, Je vous donne les conclusions de l'ouvrage de A. Debains, Des Machines Agricoles sur le Terrain, et en particulier le chapitre concernant Les Faucheuses (1895), page 33-36.

...Aussi exécute-t-on les épreuves dynamométriques en soumettant les faucheuses à trois, essais successifs :
1° Essai de l'instrument comme une simple voiture, sans qu’aucun organe soit embrayé.
2° Essai de l'instrument sur un terrain fauché ou sur une route, l'appareil de coupe étant embrayé pour fonctionner à vide.
3° Essai de l'instrument en travail dans différentes espèces de fourrage.

Autrefois on plaçait le dynamomètre sur le timon même de la faucheuse, mais sa position était bien instable et la trépidation de la machine faisait souvent casser les crayons (il s'agit, à cette époque, de dynamomètres à enregistrement par traçage d'un crayon sur une bande papier déroulante. NDLR).


Dessin d'ensemble du dynamomètre à bande (et à crayons) utilisé par la CGO pour ses mesures d'effort sur les omnibus et les tramways.

On emploie aujourd’hui des dynamomètres montés sur roues avec avant-train, et l’on fixe le timon (de la faucheuse NDLR) sur l'avant-train.

Ces expériences sont très intéressantes et permettent de comparer des machines travaillant sur un même champ, dans les mêmes conditions ; mais le nombre d'éléments qui entrent dans des essais de ce genre est si considérable, que les résultats varient d’un essai à un autre.
Les derniers essais ont montré que les faucheuses à deux chevaux qui exigeaient 175 à 150 kilogramètres en 1873, effort trop élevé pour un seul attelage de deux chevaux, n'accusent plus aujourd’hui que 90 à 70 kilogramètres.
Dans ces conditions, deux chevaux en bon état et bien nourris peuvent à la rigueur conduire une faucheuse toute une journée.

J'ai dit en parlant des herses et des rouleaux que les chevaux attelés à ces instruments, marchant au départ de 1m (3,6 km/h) à 1m10 (4 km/h) par seconde, tendaient à retomber à l'allure de la charrue, 0m70 à 0m60 (2,5 km/h) par seconde lorsqu’il s'agit de faucheuses.
''Si l’on a soin de choisir des animaux qui ont le pas allongé, la vitesse du départ peut être plus facilement maintenue.''

NB-NDLR : au sujet des vitesses de travail au pas, on pourra aussi consulter l'étude de l'IOSTA de 1959, page 9, diffusé sur le blog ici...

Le conducteur confortablement assis sur son siège, est tout disposé a faire marcher vite l'attelage, et les chevaux eux-mêmes excités par le bruit de la machine conservent le pas accéléré. On peut donc admettre la vitesse de 1m à 1m10 par seconde comme normale.

En pratique cependant, il vaut mieux ne pas maintenir un même attelage toute une journée sur une faucheuse ; il est préférable de changer les chevaux toutes les deux heures et d'avoir deux attelages. Le travail s'effectue plus rapidement, et les animaux ne risquent pas, en restant trop longtemps attelés, de contracter des blessures à l'endroit du collier par suite des trépidations de la machine.
Ces blessures se produisent toutefois plus rarement dans les faucheuses où la disposition du tirage amortit le choc (via un ressort de traction ? NDLR).


Dessin technique d'une faucheuse Albaret tirée du livre de A. Debains, Des Machines Agricoles sur le Terrain, Troisième tome : Récoltes, de 1895.

La largeur de coupe varie un peu avec les types de machines ; on peut admettre comme largeur moyenne coupée 1m35, ce qui correspond a une surface fauchée d’environ 0,5 hect/h et 5 hectares en dix heures.
Cette surface théorique n’est pas atteinte à cause du temps perdu dans les tournants ou aux arrêts, pour changer les scies et vérifier l'état des pièces travaillantes.
Ces pertes de temps peuvent réduire de 25 % la surface fauchée, de telle sorte qu’il ne faut compter que sur un travail effectif de 3,75 hect à 3,50 hect par jour.
Lorsqu'on emploie deux chevaux un peu lourds habitués a tirer la charrue, ou bien des bœufs, la surface travaillée est beaucoup réduite ; il faut même, lorsqu’on se sert de bœufs, modifier le diamètre des engrenages de commande de la scie, afin de compenser la lenteur de marche des animaux de trait par une augmentation des rapports de vitesse ; si on ne prend pas cette précaution dans les prairies naturelles surtout, l'herbe se coupe mal.

Vous pouvez consulter ici le chapitre complet (PDF, 1,3 Mo) sur les Faucheuses à transmission mécanique, du livre de A. Debains, __Des Machines Agricoles sur le Terrain, Troisième tome : Récoltes__, page 1-36, édition 1895.

Le site web des machines de Christoph Schmitz

Un article paru dans Le Journal du Jura sur cette démonstration...

D'autres photos et vidéos à suivre dans un prochain billet...

mercredi 11 juin 2014

Colloque "Le patrimoine du Cheval au travail" du 18 au 20 juin 2014 à Alençon (Orne)

Petite piqûre de rappel, surtout pour ceux qui sont dans l'ouest de la France... Et qui n'irons pas à Euroforest...

- Colloque "Le patrimoine du Cheval au travail", du 18 au 20 juin 2014 à Alençon (Orne), organisé par la Direction générale des patrimoines (Ministère de la Culture) et le Conseil Général de l’Orne, en partenariat avec l’IFCE et l’association Haras du Pin Tourisme.

- MERCREDI 18 JUIN - ALENÇON, HÔTEL DU DÉPARTEMENT : Le cheval agricole en Beauce aux XIXe et XXe siècles, les gardians de Camargue, l’écomusée du Perche, manèges hippomobiles dans les mines, chevaux de mine, chevaux de halage, chevaux de poste, chevaux dans les transports...
- JEUDI 19 JUIN - HARAS NATIONAL DU PIN : visite au Haras du Pin.
- VENDREDI 20 JUIN - ALENÇON, HÔTEL DU DÉPARTEMENT : Guerre et sécurité, pas de pied, pas de cheval, quels chevaux pour quels travaux ?

Programme détaillé du Colloque ici.

NB : J'aurai le plaisir d'être présent à ce colloque et l'honneur de participer à une table ronde, à l'invitation de Bernadette Lizet, le vendredi, sur : "Travailler avec des chevaux de trait aujourd’hui : héritage, innovation, transmission".

Championnat d'Europe de débardage au cheval, les 19, 20 et 21 juin 2014, Euroforest 2014

Petite piqûre de rappel pour ne pas oublier...

Les 19, 20 et 21 juin 2014, se tiendra le Championnat d'Europe de débardage au cheval, dans le cadre de la foire forestière EUROFOREST 2014 à Saint Bonnet de Joux en Bourgogne (71).

Ce championnat est organisé par France-Trait avec la participation d'Hippotese (règlement, mise en place et jugement), et le soutien de la FECTU, de la SFET, du Fond Eperon du conseil général de Saône et Loire, du conseil régional de Bourgogne et de la foire EUROFOREST.

Tous les passionnés de la forêt et des chevaux seront au rendez-vous de cette manifestation qui se tient sur 150 ha en milieu naturel (300 exposants, 35 000 visiteurs)...

7ème Journée technique Traction Animale en Maraîchage : Le Compte-Rendu (partie 2)

Comme promis dans le précédent billet, nous allons vous présenter le deuxième porte-outils que nous avons expérimenté à la 7ème Journée Technique Traction Animale en Maraîchage à Marlioz (Haute-Savoie) en mai 2014.

Il s'agit d'un Bucher modifié pour 2 chevaux avec un entraxe de 150 cm.


Dessin du Bucher adapté pour 2 chevaux attelés avec un entraxe de 150 cm (Dessin Deny Fady inspiré d'une doc Aebi).

La modification est relativement classique, il s'agit de rajouter un timon, une balance de palonnier et un joug de timon à un porte-outils de maraîchage Bucher.
L'idée originale de cette adaptation est dans les dimensions du joug et de la balance qui sont plus long que d'habitude (150 cm d'axe à axe) de façon à tenir les chevaux dans l'inter-planche.
Rappelons que sur la Ferme des Hauts de Marlioz, les planches permanentes font 110 cm (culture) et sont séparées par 40 cm de bande de roulement (passage) soit une de voie de 150 cm d'axe à axe.
Évidemment, sur des planches de 120 ou 130 cm, il aurait fallu adapter les dimensions du joug et de la balance.

NB : En août 2013, au Pferd-Stark, en Allemagne, nous avions vu travailler un porte-outils (Sulky de marque I&J) avec un entraxe à 2 m, voir ci-dessous.


Cultivateur Sulky GM enjambeur (de marque I&J) vu à Detmold en 2013, en intervention sur une plantation de maïs, dans cette configuration, on travaille 3 inter-rangts en même temps au lieu de 2 habituellement. (photo Deny Fady)


Cultivateur Sulky GM enjambeur, vu par l'avant, les 2 chevaux sont attelés avec un entraxe de 2m ici. Evidemment, les croisières doivent être adaptées à cet écartement. (photo Deny Fady)


Cultivateur Sulky GM enjambeur I&J, vue latérale. (photo Deny Fady)


Porte-outils maraichage Sulky I&J, Detmold 2013 par hippotese

Ce qui nous a donné l'idée d'imité cette configuration sur un porte-outils Bucher en y adaptant un timon fixé sur le châssis porte-brancards d'origine.
Nous avons donc boulonné un tube carré sur ce châssis dans lequel s'emboîte un timon de taille standard (fixé par 2 boulons traversants).
Nous avons aussi fabriqué une balance de palonnier, spéciale de 1,50 m, montée avec 2 palonniers standards.
Et nous avons fabriqué un joug de timon de 1,50 m.


Vue d'ensemble du porte-outils Bucher avec son timon (photo Espritrait).


Détail du joug de timon de 1,50 m avec votre serviteur... (photo Espritrait).


Vue de la fixation du timon sur le châssis (photo Espritrait).


Vue du Bucher attelé aux 2 chevaux (photo Deny Fady).


Test de la configuration sur des planches non mises en culture (photo Espritrait).

A noter que par simplicité et pour cette démonstration, nous avons conservé 2 meneurs pour ne pas avoir à modifier les guides et par sécurité avec cette paire de chevaux qui ne se connaissaient pas et dont l'un des 2 n'avait jamais été attelé en paire.


Test en situation réelle de buttage sur des planches de patates (extrait film Espritrait).


Vue avant du buttage des patates (extrait film Espritrait).


Autre vue du buttage des patates (photo Espritrait).

Petit extrait du film-reportage d'Espritrait visible ici, concernant le Bucher.


Porte-outils Bucher pour le travail en planche par Espritrait pour Hippotese

Comme vous pouvez le constater la démonstration est probante. On peut donc reprendre et entretenir, avec des chevaux, une culture en planches préparée au tracteur.

NB : Évidemment un prestataire qui envisagerait de s'équiper ainsi pour intervenir dans des exploitations maraîchères qui travaillent en planches, aurait intérêt à s'équiper d'une balance et d'un joug à plusieurs positions (ou réglables) pour s'adapter aux différentes tailles des planches (couramment 1,10 m ; 1,20 m et 1,30 m).

NB2 : Remerciements aux 2 prestataires qui ont bien voulu se prêter au jeu de cette expérimentation...

Pierre Gallet, Les Gros Sabots
441 Chemin des Barraques, 73190 Challes les Eaux - 04.79.72.01.00

et Philippe Escalle - Trait à Propos
406, Impasse Tranchicotte - 38210 Saint Quentin Sur Isère - 06.84.97.13.15 - traitapropos@gmail.com

vendredi 30 mai 2014

Hippotese soutient Thierry Bonnamour en garde à vue suite au démontage de la ferme des 1000 Vaches

Hippotese soutient Thierry Bonnamour, membre d'Hippotese, maraîcher en traction-animale et porte-parole de la Confédération Paysanne de Savoie, ainsi que les autres paysans qui sont en garde a vue.

Les quatre militants de la Confédération Paysanne ont été interpellés par les gendarmes, après avoir participé, ce mercredi 28 mai 2014, à une opération de démontage symbolique de la Ferme des "Mille vaches", près d'Abbeville (Somme).

A Hippotese, on soutient depuis toujours toutes les actions qui sont menées en faveur de l'agriculture paysanne et des petits paysans.

plus d'infos :

http://alpes.france3.fr/2014/05/28/le-maraicher-porte-parole-de-la-confederation-paysane-de-savoie-en-garde-vue-486947.html
http://www.reporterre.net/spip.php?article5938
http://www.ledauphine.com/savoie/2014/05/29/chambery-rassemblement-paysan-devant-la-prefecture-en-soutien-a-thierry-bonnamour

Pour Hippotese, Jérémy Fady, avec le soutien du CA d'HIPPOTESE.

lundi 26 mai 2014

Démonstration en Savoie du porte-outils de travail en vigne Equinox (avril 2014)

Jérémy Fady est allé, jeudi 17 avril 2014, faire quelques photos pour Hippotese, lors d'une démonstration à Saint Jean de Chevelu (Savoie, Rhône Alpes) du porte-outils de travail en vigne Equinox (sur des vignes longtemps laissées à l'abandon et nouvellement acquises par François Favreau).

N'étant pas spécialiste de cette activité, Jérémy n'a pas pu juger de l'efficacité de cet outil qui paraissait peu adapté aux vignes irrégulières et enherbées de la démonstration.

Jessy, la jument de Pierre Galet (prestataire en TA, "Les Gros Sabots") semblait "s'appuyer" fortement pour tirer l'outil, équipé ici d'une décavailloneuse à palpeur, mais seul des tests au dynamomètre dans différents terrains permettront de se faire une idée plus précise de l'effort nécessaire.

Quelques photos et une petite vidéo (prises malheureusement au téléphone, suite à une panne de son appareil photo), pour satisfaire votre curiosité technique...


Porte-outils Equinox pour le travail en vigne... par hippotese

vendredi 23 mai 2014

Démonstration de faucheuses à chevaux, samedi 31 mai 2014, en Suisse, au Mont Crozin

Comme nous vous l'annoncions, Henri Spychiger, grand utilisateur de traction animale en Suisse, organise, le samedi 31 mai 2014, une démonstration de faucheuse en traction animale (avec des faucheuse AEBI, Chr. Schmitz et I&J, anciennes et moderne, de 135 à 240 cm de largeur de coupe...), au Mont Crozin, SUISSE.

Vous trouverez ci-joint le PDF du programme et du plan d’accès de la journée.

Nous organisons un covoiturage à partir du chantier-école de Montdenis, le samedi très tôt, mais vous pouvez aussi nous rejoindre sur place (pensez à la "vignette autoroute" Suisse).

Quelques photos d'archives des faucheuses présentées :


La faucheuse AEBI (ancienne) de Henri Spychiger, chez lui, lors d'un voyage d'étude avec les CS de Montmorot, en 2000. (photo D. Fady)


La faucheuse I&J (modèle 1) en démonstration à Detmold (Allemagne) en 2013. (photo D. Fady)

jeudi 15 mai 2014

11 ème Chantier-École de Montdenis : les 28, 29, 30, 31 mai 2014

Petit changement de programme pour le prochain chantier-école d'autoformation au débardage avec chevaux de Montdenis, nous commencerons, pour ceux qui le peuvent, le mercredi 28 mai 2014 car le samedi 31 mai nous irons peutêtre en Suisse (en covoiturage) pour assister à une démonstration de récolte de foin en traction animale intégrale (fauchage avec la nouvelle faucheuse à prise de force sur les roues I&J, récolte...), si la date est confirmée et que le temps le permet (plus d'infos bientôt).

Pour ceux qui veulent nous rejoindre sur ce chantier-école 2014, il reste encore de la place...
Pensez à nous appeler pour l'organisation... Tél : 04 79 59 65 50 ou petit mél (hippotese@free.fr).

Si vous souhaitez aussi avoir des infos sur le déroulement ou sur les précédents chantiers-école, vous pouvez lire ici...

Au programme cette année : Il y aura du bâtage (transport de bois par bât), du débardage technique avec "ancrage volants" et des tests de "déssoucheurs hippotractés" expérimentaux (pour les prunelliers et les églantiers)...

Il y aura aussi les habituels ateliers de débusquage en talus à l'aide de câbles mouflés, de poulies ciseaux, de poulies à face ouverte de cônes de débusquage (un nouveau cône à l'essai cet année), et puis l'hippotreuil... l'ensemble tractés évidemment par les chevaux...

Les poulies de renvoi à face ouverte...

Nous avons déjà parlé des poulies de renvoi à face ouverte dans un précédent billet.

Et nous avons pu commencer à les tester lors du dernier chantier-école en 2013.

Voici une petite vidéo de compilation des tests de cette poulie de renvoi à face ouverte lors du chantier-école de Montdenis en 2013.


Débusquage à la poulie avec cheval de trait par hippotese

J'ai commandé pour cette année une deuxième poulie à face ouverte que nous pourrons tester plus longuement et surtout faire des treuillages à 2 déclenchements successifs.

Pour ceux qui veulent d'autres images sur le chantier-école de 2013, il y a quelques billets avec des vidéos ici...

Si j'ai le temps, je vous montrerai aussi quelques photos dans un prochain billet...

7ème Journée technique Traction Animale en Maraîchage : Le Compte-Rendu (partie 1)

Comme promis lors de la 7ème Journée technique d’échange sur la Traction Animale en Maraîchage, le samedi 10 mai 2014 à la Ferme des Hauts de Marlioz (Haute-Savoie), je vous propose des liens vers des infos ou documents complémentaires sur des sujets que nous avons abordé dans les discussions.

Et tout d'abord, je tiens à remercier nos Hôtes pour leur accueil chaleureux et pour nous avoir fait confiance.

Contact : Ferme des Hauts de Marlioz, 320 route de l’Église, 74270 Marlioz

Cette structure collective (6 co-exploitants) fait du maraîchage sur 3000 m2 de serres et 3 ha de maraîchage en motorisation (et a un projet d'intégration partielle de la traction animale).

Il s'agit de légumes cultivés principalement sur planches permanentes : 40 cm de bande de roulement (passage) et 110 cm de culture, soit une de voie de 150 cm d'axe à axe.

À ce propos, pour ceux que celà intéressent et comme la question a été posée, je vous ai trouvé une vidéo d'Adabio-Autoconstruction qui explique l'intérêt de la culture en planches permanentes en maraîchage bio (en particulier en mécanisation).


Présentation des planches permanentes par Adabio_Autoconstruction

Donc le challenge de cette journée technique du 10 mai, était de proposer des pistes pour intégrer la Traction Animale en complément de la motorisation, sans changer le mode de culture choisi par cette ferme.
Les intervention TA devant donc se faire aussi, principalement, sur planches permanentes.

Pour celà, nous avons proposé le test de 2 porte-outils : Un Porte-Outils pour le travail en planche de François Henri et un Bucher modifié pour 2 chevaux avec un entraxe de 150 cm.

Le Porte-Outils pour le travail en planche de François Henri.

Le premier porte-outils, a été inventé par un maraîcher, voisin de la ferme des Hauts de Marlioz, François Henri, pour ses propres besoins.
François Henri a développé ce prototype et l'a utilisé pendant une année de culture avec satisfaction. Dernièrement, il l'a abandonné pour revenir au tracteur car sa jument était blessée.


François Henri (en blanc) nous présente son prototype de Porte-Outils pour le travail en planche (photo Deny Fady).


Vue arrière, en configuration "attelée" du Porte-Outils pour le travail en planche de François Henri (photo Deny Fady).

C'est un porte-outils qui nous semble intéressant car il est utilisable à 1 seul cheval. D'après François Henri, le cheval n'est pas trop affecté par cette traction dissymétrique (le cheval est dans le passage gauche, le porte-outils enjambe la planche, les outils travaillent sur la planche).


Test du Porte-Outils de François Henri sur des planches qui n'ont pas encore été travaillées cette année (terrain assez dur seulement griffé au canadien) pour visualiser le déport et la déformation de la structure du porte-outils (photo Deny Fady).


Tâtonnement sur le réglage de la profondeur des dents du Porte-Outils de François Henri (photo Deny Fady).


Premiers tests du Porte-Outils de François Henri en sarclage sur une culture en place (oignons) avec un meneur distinct. Remarquez la barre qui permet de moduler la pression des outils et corriger la trajectoire. (photo Deny Fady).


Le Porte-Outils de François Henri a été prévu pour des planches de 120 cm et non des planches de 110 cm comme ici, mais ça fonctionne... (photo Deny Fady).


Encore quelques réglages : on enlève les dents qui travaillent dans les passages de roues et on ne laisse que les dents qui travaillent sur la planche (photo Deny Fady).


Test du Porte-Outils pour le travail en planche de François Henri avec le seul meneur (photo Deny Fady).


Le Porte-Outils en configuration "normale", le meneur est aussi le régleur... Et ça marche...(photo Deny Fady).

Une petite vidéo récapitulative des essais du porte-outils pour le travail en planche de François Henri...


Porte-outils de maraîchage en planche (François... par hippotese

En complément, quelques documents sur le maraîchage en Traction Animale sur le blog d'Hippotese :

- Un panneau sur le maraîchage (Levier 2010)

- Des panneaux sur le maraîchage (Tec&Bio 2011).

- Des panneaux sur le maraîchage (Tec&Bio 2013) et la vigne.

- Un super reportage photos et vidéos de cette journée par les amis d'Espritrait à consulter ici... (merci à Aurore, Olivier et Adeline).

- Un grand merci à Jean MarieTissot
166 chem Chez Rolliut 74570 THORENS GLIERES
http://flecheblonde.free.fr/
qui a participé à cette journée et en particulier aux essais de cet avant-train.

Dans un prochain billet, la suite du compte-rendu de la journée et des démonstrations-tests et encore des documents...

lundi 28 avril 2014

Plan coté et photos de détail du reculement Grand-Vallier (1ère partie)

Houlà, plus d'une semaine sans billet, nos fidèles lecteurs doivent être à cran...

Aujourd'hui nous parlerons des reculement Grand-Vallier, et ceux qui s'intéressent à l'histoire pourront consulter un précédent billet où je vous contais l'histoire de ces débardeurs fameux, originaires de la région de Saint Laurent Grandvaux (Jura).

Depuis de longues années, à Hippotese, nous avons adopté les reculements Grand-Vallier et vous êtes nombreux à nous avoir demandé des détails sur ces harnais à l'efficacité extraordinaire...

Pour ceux qui ne sont pas convaincus, je vous engage à regarder ces vidéos qui montrent bien l'intérêt de ce reculement dans 2 situations bien différentes...


Reculer une grume sur un triqueballe avec un... par hippotese
Débusquage au cheval en montagne, Hippotese 2013 par hippotese

J'utilise personnellement 2 modèles (d'origines différents) de ces reculements dont les côtes varient un peu et je vous ai fait un schéma explicatif qui sera compréhensible, je l'espère.

Si vous souhaitez vous fabriquer le votre, vous devrez peutêtre vous faire un gabarit en carton à tester sur votre "bête"...


Plan de détail du reculement GrandVallier (Dessin Deny Fady)


Plan de détail en coupe de la boucle de croupière (Dessin Deny Fady)

Les 2 plans en PDF ici... (attention 1Mo).

Il existe quelques évolutions récentes de ces reculements (en particulier au niveau des réglages plus nombreux et de certaines cotes) et je réfléchis à quelques modifications pour mieux adapter le reculement Grand-Vallier à l'utilisation du harnais Chevilatte avec un palonnier porté (voir ce billet)...

Nous verrons celà dans un prochain billet...

jeudi 17 avril 2014

7ème Journée technique d’échange sur la Traction Animale en Maraîchage, pour les professionnels

La 7ème Journée technique d’échange pour les professionnels sur l'utilisation de la Traction Animale en maraichage organisée par Hippotese se tiendra le samedi 10 mai 2014 à Marlioz (Haute-Savoie) au lieu dit “Ferme des Hauts de Marlioz, 320 route de l’Église, 74270 Marlioz” (entre Annecy, Bellegarde et Genève), à partir de 9h.

Pour la septième année, Hippotese en partenariat avec différentes organisations de l'agriculture biologique et du maraîchage (Adabio, Conf Savoie...), propose, à destination des professionnels, une journée de découverte et d'échange entre les utilisateurs de la traction animale et les maraîchers sur la ferme des Hauts de Marlioz : 3000 m2 de serres et 3 ha de maraîchage en motorisation, avec un projet de reconversion en traction animale...

Cette année, grâce à La Confédération Paysanne de Savoie, la journée sera aussi un stage Vivea pour les paysans et ayant-droits, ce qui permettra d'indemniser les prestataires qui viendront avec leur chevaux. L'effectif minimum est de 15 cotisants, venez nombreux et surtout, inscrivez-vous auprès de la Confédération Paysanne de Savoie, 40 rue du Terraillet 73190 St Baldoph, Tel/fax : 04 79 60 49 14, (savoie@confederationpaysanne.fr).
Les non-cotisants Vivea, prestataires ou utilisateurs de la TA en maraîchage sont évidemment aussi les bienvenus pour nous faire profiter de leur expérience...

Le programme de la journée :

A Présentation de la problématique :
1 Présentation de l'exploitation actuelle (en motorisation).
2 Pourquoi vouloir intégrer la traction animale ?

B Questions auxquelles il faudra tenter de répondre au cours de la journée par les échanges informels et dans tous les cas au bilan :
3 Traction animale intégrée ou prestation externe ?
4 Conversion totale ou partielle ? (cohabitation des 2 systèmes d'entretien des cultures ?)
5 Conversion progressive ou rapide ? (sur une saison ou sur plusieurs années ?)
6 Choix des animaux de traction (âne, mule, cheval...) et de leur niveau de dressage.
7 Formation des meneurs.
8 Contraintes de la présence de l'animal : foin (en interne ou acheté), pâture (permanente ou tournante), stalle, box, paddock...
9 Apport de l'animal dans le système de culture (énergie, fumier, compost).

C Présentation technique sur le terrain :
10 Présentation des outils spécifiques "Traction Animale" et de leur mise en œuvre sur des exemples de culture sur l'exploitation.
11 Démonstration des possibilité d'adaptation des techniques culturales ou des outils habituels avec le nouveau mode de traction.

D Bilan : Éléments de réponse aux questions posées.
Suite à donner à la journée.

Itinéraire :

Lien1 vers la zone géographique (google-map)

Lien2 vers la carte google-map

La ferme se situe près de l’Eglise, à la sortie du village si l’on traverse Marlioz en direction de Chavannaz / à l’entrée de village si l’on arrive depuis Chavannaz.

NB : Palenzuela Christian et Fabienne sont les anciens maraîchers de la ferme.

Quelques photos des précédentes éditions des journées techniques Hippotese dans la Drôme et dans le Rhône.

mardi 8 avril 2014

Concours de débardage de Cibeins, les photos de 2013...

Pour ceux qui n'y étaient pas et pour ceux qui y étaient aussi, voici 178 photos du 4ème concours de débardage de Cibeins (en 2013)...

Vous pourrez apprécier le cadre magnifique de ce concours autour du lac du Lycée Agricole de Cibeins Misérieux (Ain)...

Nous vous donnons donc rendez-vous dans ce même lieu pour le 5ème Concours de débardage de Cibeins, le samedi 12 avril 2014, venez nombreux...

Quelques photos d'une partie des concurrents en 2013...

L'ensemble des 178 images du concours de 2013 sont visibles ici...

jeudi 3 avril 2014

5ème Concours de débardage de Cibeins, 12 avril 2014

Petit rappel de l'agenda pour ceux qui sont fâchés avec les dates...

Samedi 12 avril, Concours de débardage de Cibeins organisé par le lycée agricole de Cibeins-Misèrieux (Ain), Hippotese et le syndicat des éleveurs et utilisateurs de chevaux de trait de l’Ain.
Ce concours est ouvert à tous (professionnels, amateurs, débutants).

Ce concours se déroule sur une journée, dans un cadre magnifique, à coté du château du lycée et au bord de l'eau...

Entrée et inscription gratuite...

Attention, l'inscription est obligatoire par téléphone auprès de Eve Thivolle au 06-18-29-39-39 si possible avant le 22 mars 2014 (20 places maxi).

Ce concours se déroulera en parallèle avec une "labellisation loisirs" (diverses épreuves qui montrent le bon dressage d'un cheval de loisirs et sa capacité à rester aux ordres en situation imprévue).

Je vous passe des photos de 2013 bientôt...

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