Hippotese, Le cheval de Travail

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mercredi 23 octobre 2019

Petite vidéo de vos essais : Attelage en ligne de 2 ânes débutants chez Mylène et Sylvain...

Une petite vidéo de Didier Mahillon qui a assisté aux 1er essais d'attelage en ligne de 2 ânes débutants (Pablo et Snow) sur la ferme de Mylène et Sylvain...

Même si leurs pieds ne sont pas complètement remis d'une fourmilière chronique qu'ils traînaient de leur précédent propriétaire, et que leur démarche est un peu hésitante, les premiers essais semblent plutôt encourageants...

Les 400 kg de noix fraîches de la récolte de l'après-midi sont rapportées à bon port et pourront facilement rejoindre les séchoirs.

Merci à Sylvain, Noémie et Mylène et à Didier pour la vidéo...

dimanche 13 octobre 2019

Assemblee Generale d Hippotese 2019 samedi 2 et dimanche 3 novembre à La Caille, 03210 Autry-Issards (Allier)

L'Assemblée Générale Hippotese 2019, aura lieu les Dimanche 3 novembre à 9h et samedi 2 nov PM pour les démos (ou l'inverse suivant le temps !)

Au gîte de groupe "La Caille" à 03210 Autry-Issards (Allier)
Tél gîte : +33 (0)4 70 48 06 36 ou bien +33 (0)7 87 95 89 18 ou http://www.lacaille.org/fr

Le samedi 2 novembre après-midi, nous prévoyons des démos d'utilisation et/ou des présentations de matériel chez Hugo et Simone Sjongers (à 10 mn du gîte).

Leur ferme de polyculture-élevage est menée en traction animale depuis 2000. Nous pourrons voir le matériel utilisé (dont autoconstruction), l'organisation du travail et les itinéraires pratiqués sur les différentes cultures (voir photos ci-dessous).

Programme : Nous pique-niquerons ensemble au gîte le samedi midi puis nous irons ensemble chez Hugo pour la visite. Mickaël, maraîcher local nous fera aussi visiter sa ferme dans le WE et prépare un plat de résistance pour le samedi soir (et on fera la fête, comme d'hab...).


(Photos Hugo Sjongers)


(Photos Hugo Sjongers)


(Photos Hugo Sjongers)


(Photos Hugo Sjongers)

Le gîte La Caille est à 25 mn de Moulins, 3h15 de Paris, 2h45 de Lyon, 4h30 de Saint Jean de Mnne, 2h de Chateauroux. Accès en train par Moulins éventuellement possible, il faut arriver le samedi matin avant 11h et on se débrouillera pour aller vous chercher.

Possibilité de loger sur place (28 places + camping) avec vos duvets (une petite participation sera demandée), et n’oubliez pas de ramener quelques victuailles et boissons à partager avec tous ! Pensez aussi à prévenir de votre venue par mél à Hippotese@free.fr pour faciliter l'organisation.

Carte de localisation du gîte de La Caille :

samedi 31 août 2019

NéoKassine, Ajout d'un relevage mécanique simple, sur une Kassine (Prommata) aux Potagers de Gaia (Suisse)

Les Potagers de Gaia nous ont fait suivre une petite vidéo d'une amélioration de la Kassine Prommata par l'ajout d'un relevage simple. C'est Roger Fillon qui est l'auteur de cette "petite" amélioration qui change la vie dans les retournements en bout de ligne, surtout avec un montage d'outils important... (Vidéo : Les Potagers de Gaia, merci à Hugo Dufour et au cinéaste...)

Et voici aussi 2 photos pour les détails...


NéoKassine à relevage mécanique simple, photo : Potagers de Gaia


NéoKassine à relevage mécanique simple, photo : Potagers de Gaia

mercredi 28 août 2019

Compte-rendu du Colloque-Démonstration de Traction Animale en petite agriculture, du 1er juin 2019, à Fiano (Italie) 2ème Partie.

Nos amis de Noi E Il Cavallo (Albano Mascardo, Italie) et de Schaff-Mat-Paerd (Paul Schmit, Luxembourg) nous avaient invité à un colloque-Démonstration de Traction Animale en petite agriculture le 1er juin 2019 à Fiano, en banlieue de Turin (Italie).

Voici la deuxième partie de ce compte-rendu, toujours par Thomas Peyre (la première partie est visible ici...)

Compte-rendu du colloque du 1er Juin 2019 à Fiano (Italie) (par Thomas Peyre)
2ème Partie.

Après le repas, en 2e partie d'après-midi, démonstration des machines Equi-idéa : Multi-V et Sarchio SM :
Plusieurs participants ont pu prendre les outils en mains pour se rendre compte.

Le Multi-V :


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.

- Utilisation du porte-outil Multi-V : 2 roues enjambant la butte, traction décalée, mancherons décalés ; équipé avec la herse étrille. À noter : les adventices et les plants de pomme de terre sont trop développés pour un travail efficace de la herse étrille.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.

- En plus du réglage principal d'agressivité on peut régler indépendamment les paires de dents dans le but d'épouser la forme butte/sillon.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.

- Buttage avec le Multi-V équipé de disques : largeur réglable, réglage ouverture/fermeture de l'angle au niveau de chaque disque et réglage de l'attaque au niveau de l'age.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.

- Détails du réglage des Disques..


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.

La bineuse Sarchio-SM :


Noi-E-Il-Cavallo-Sarchio-SM, photo Thomas Peyre.

- Passage de la bineuse Sarchio SM en inter-rangs pour faire de la terre.


Noi-E-Il-Cavallo-Sarchio-SM, photo Thomas Peyre.

Cette bineuse reprend l'idée présente sur certaines « Planet-JR » : un talon réglable. Il est couplé au réglage de hauteur de roue et sert de patin (traîné) pour le transport. Il est aussi prévu pour servir de buttée de terrage ; mais semble venir en concurrence avec la roue qui joue normalement ce rôle là (?)

Discussions autour d'un goûter pour clôturer la journée. Remerciements


Présentation des personnes et structures :

- Albano Moscardo (Italie) est dessinateur pour manuels de machines, paysan, membre fondateur des associations « Schaff mat Paërd » et « Noi E Il Cavallo ». il construit du matériel aratoire à traction animale sous la firme « Equi-idéa ».

- Paul Schmit (Luxembourg) est enseignant ingénieur en mécanique, paysan et membre fondateur de l'association « Schaff mat Paërd ».

- « Schaff mat Paërd » asbl : https://www.schaffmatpaerd.com/fr/ (acronyme : « SMP »)
Le travail effectué par l'association non lucrative est la recherche et le développement de matériel hippo-agricole. L’ingénierie mise en œuvre est bénévole et certains travaux de recherche font l'objet de partenariats avec des firmes de matériel agricole, des universités et parfois avec le concours de fonds de financements publiques.
L'association a pour vocation le développement de matériel, la recherche et la publications de rapports d'essais et de documentations avec un souci de transparence. On trouve sur le site de l'association les rapports d'essais détaillés des machines développés. Pour l'instant, la fabrication en petite série des prototypes « Schaff mat Paërd » n'est pas prévue, elle répond à des projets propres ou ayant pour point de départ une demande particulière et spécifique.

- « Noi E Il Cavallo » est un groupe de travail Italien de recherche et développement sur le thème de la traction animale, en lien avec « Schaff mat Paërd ». Il publie deux fois par an une revue qui relate l'actualité des événements et le développement de matériels en cours. On trouve sur le site internet la présentation du matériel Equi-idea : https://www.noieilcavallo.org/

Leur philosophe de travail :

Proposer des outils novateurs, légers, plutôt pour un cheval (partant du constat qu'aujourd'hui en Europe, c'est le cas le plus répandu et le plus probable chez les utilisateurs du cheval en travail agricole, en terme d'animaux de travail, de matériel d'harnachement et de compétences de menage présentes sur les fermes). Avec le souci de la performance technique pour la réduction des efforts de traction. Certains outils revisitent aussi les classiques.

Leur compétence en mécanique, la connaissance de ce qui existe comme pièces chez les industriels ou les artisans et leur expérience leur permet une certaine efficacité pour trouver des solutions fiables et fonctionnelles en maîtrisant le coût global ; Il en résulte des outils épurés.

Paul et Albano revendiquent qu'un prototype en cours de développement doit être présentable, c'est pour cette raison que les outils sont peints ou traités, même si cela à un coût non négligeable. En outre, l'aspect fini et les couleurs permettent une meilleur visualisation du fonctionnement des différents éléments de la machine.

Ils travaillent aussi à la réalisation de guides pratiques dessinés. Le premier numéro traite des harnais, 3 types sont présentés : Europe centrale, Suédois, Nord-américain. Il est aujourd'hui disponible en Italien ou Anglais. Le second sur les types d'attelage est en cours de préparation. Présentation en français : https://www.schaffmatpaerd.com/fr/guides-pratiques/ ; ou en Italien : https://www.noieilcavallo.org/pubblicazioni/ (en bas de la page).


Une page du guide pratique (ver anglaise), photo Schaff-Mat-Paerd.

Il est aussi depuis peu disponible au États-Unis chez « Mischka Press » : https://www.mischka.com/shop/product.php?productid=17477&cat=&page=1


Et pour ceux que cela intéressent, encore quelques photos du Multi-V au travail dans une autre parcelle...


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.


Noi-E-Il-Cavallo-Multi-V, photo Thomas Peyre.

samedi 3 août 2019

Compte-rendu du Colloque-Démonstration de Traction Animale en petite agriculture, du 1er juin 2019, à Fiano (Italie) 1ère Partie.

Nos amis de Noi E Il Cavallo (Albano Mascardo, Italie) et de Schaff-Mat-Paerd (Paul Schmit, Luxembourg) nous avaient invité à un colloque-Démonstration de Traction Animale en petite agriculture le 1er juin 2019 à Fiano, en banlieue de Turin (Italie).

Comme nous étions occupés au Chantier-École de Montdenis, c'est Thomas Peyre qui a représenté Hippotese là-bas et qui nous a rapporté le compte-rendu détaillé que voici...

Compte-rendu du colloque du 1er Juin 2019 à Fiano (Italie) (par Thomas Peyre)
1ère Partie

La journée était dédiée aux professionnels de la traction animale en agriculture.
Elle a été impulsée par Albano Moscardo et Paul Schmit réunis autour de l'association « Schaff mat Paërd » et accueillie par Gianfranco Savarino et Agnese Lapadula, à Fiano, banlieue de Turin.

Ces derniers sont paysans en polyculture-élevage avec une dizaine de chèvres laitières, une dizaine de brebis allaitantes, 5 vaches allaitantes, 1 ha de Maraîchage et 1 cheval de travail.

Les partenaires de cette journée étaient donc : « Noi E Il Cavallo », « Schaff mat Paërd » et « A.S.C.I. » (Associazione Solidarietà Campagna Italiana).

L'objectif initial de la journée était d'une part l'essai du prototype Multi-R pour discuter des améliorations, développements et modifications à apporter en écoutant les demandes ou besoins spécifiques des utilisateurs et d'autre part la démonstration de machines abouties Equi-idéa.

Cette journée n'a finalement rassemblé que peu d'utilisateurs en activité (probablement cela est dû à la période de l'année choisie). Au total, 10 à 20 participants. Beaucoup sont porteurs de projets en devenir ou souhaitent développer leur activité en y insérant la traction animale.

Le temps d'échange a donc été plutôt axé sur les points suivants :
- Ce qu'est la traction animale aujourd'hui, dans les fermes, mais aussi plus généralement.
- Ce que permet et ce qu'on peut faire en traction animale, mais aussi les limites.
- L'aspect sécurité, formation professionnelle et législation.
- Les représentations de l'utilisation de l'animal de labeur et la communication avec le grand public.
- L'animal comme partenaire de travail.
- Quel équidé pour quel travail, les races, l'élevage et la disponibilité des animaux de travail en Italie et en France.
- Les études des forces de traction, l'ergonomie, le confort de l'animal, le choix du harnachement.
- Le matériel disponible, plus ou moins adapté, pour les usages agricoles.
- Les recherches et développements menées au sein de « Schaff mat Paërd » et « Noi E Il Cavallo ».

Démonstration du Multi-R

Après le repas, Présentation du prototype Multi-R suivi d'essais et de discussions :
Le multi-R est un prototype développé au cours de l'année 2018.
C'est un porte-outil de binage-sarclage multi-rangs avec correction de trajectoire pour un cheval.

Dans la version présentée, il permet d'enjamber 2 rangs de culture et travailler les 3 inter-rangs. Les 3 roues permettent la stabilité pour le terrage et l'attaque. Les supports de dents sont montés sur parallélogrammes. Une version 4 roues pour 2 chevaux sera développé plus tard.

Ce prototype est en cours de développement. Cette journée collective sur le terrain permet d'observer ensemble les points qui fonctionnent et ceux qui posent des problèmes et de réfléchir à plusieurs aux solutions.
Notamment, en ce qui concerne le mouvement général de la machine pour une correction de trajectoire fonctionnelle et efficace. Certaines modifications apportées depuis les derniers essais sont validées.
Les efforts de tractions ont été mesurés pendant les essais.

Cette approche collective du travail de recherche et de développement en impliquant les utilisateurs est salutaire. Elle est motivée par l'objectif d'aboutir à des outils performants, fonctionnels et adaptés aux besoins.

(Suite dans la deuxième partie bientôt...)

mardi 16 juillet 2019

Débuscage au cheval par câblage descendant et Ancrage Volant

Lors du chantier-école de débardage de Montdenis en mai 2019, nous avons eu l'opportunité de filmer du débuscage au cheval par câblage descendant.

C'était aussi l'occasion de tester en conditions réelles un "ancrage volant" qui nous a permis d'installer le câble dans l'alignement souhaité tout en mettant le cheval tractionneur en sécurité via une poulie de renvoi.

Et tout d'abord, un petit film de l'opération pour l'ambiance... (images de Annie Flacelière et Deny Fady).

Et quelques dessins pour la compréhension...


Débuscage au cheval par câblage descendant avec "ancrage volant" et poulie de renvoi. Vue de profil.


Débuscage au cheval par câblage descendant avec "ancrage volant" et poulie de renvoi. Vue de dessus.


Débuscage au cheval par câblage descendant avec "ancrage volant" et poulie de renvoi. Détail de l'ancrage volant idéal.

Sécurité :
On voit bien dans le film les dangers potentiels de ce genre d'activité à savoir :
- un tronc écorcé qui glisse le long de la pente...
- un tronc qui se met en travers et qui roule...
- un caillou qui se détache et qui roule...

Pour limiter ces dangers :
- les opérateurs doivent se munir de casque.
- la longueur du câble tracteur doit être suffisante pour mettre le cheval et le meneur en sécurité dés le début de la traction.
- si possible, les arbres doivent être débusqués avec leurs branches et en fagots.

Un matériel adapté :
Les poulies, câbles, chaînes et mousquetons doivent aussi être suffisamment dimensionnés, voir à ce sujet les matériels que nous avons sélectionné dans 2 précédents billets et que nous continuons à recommander.
- 1er billet ici
- 2eme billet là.

mercredi 8 mai 2019

Bientôt le 16ème chantier-école d'autoformation au débardage de Montdenis du 30 mai au 2 juin 2019

Comme chaque année, le chantier d'autoformation au débardage au cheval de Montdenis (Savoie, Maurienne) se déroulera le week-end de l'Ascension à partir du jeudi 30 mai jusqu'au dimanche 2 juin 2019.


Chantier-école de mai 2018, l'église de Montdenis...

Comme les années précédentes, il y aura plein d'activités différentes à ce chantier-école : de la traîne directe, du traîneau, du mini-porteur, du mouflage de gros troncs sur ancrage fixe et "volant", du portage au bât, du transport, de l'attelage en ligne... et bien sûr tout celà, toujours en forte pente...


"Ancrage volant" au chantier collectif en Dévoluy, avril 2019

Nous allons aussi faire des essais de mesure d'effort de traction en travaux agricoles et en débuscage avec les nouveaux protos de Datafficheurs "radio" de fabrication "Hippotese".
Il s'agira de valider les dernières innovations et les montages de capteur et de boîtier-master sur le cheval qui résistent aux branches et aux contraintes du travail agricole et en forêt.

Vidéo prise lors du 15ème chantier-école de Montdenis (2018), où nous avons réalisé une opération de mouflage de gros bois en contre-bas d'une piste forestière...
NB : Vous pouvez retrouver le billet spécifique à cette activité ici...

Rappel de l'organisation du Chantier-École : Ce chantier annuel d'autoformation au débardage de Montdenis se déroule comme chaque année le week-end de l'Ascension (du mercredi au dimanche), vous pouvez venir un jour ou plusieurs...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...

Comme d'habitude nous ferons différents ateliers de débusquage à l'Hippotreuil et par mouflage avec "poulies largables", nous ferons aussi de l’abattage dirigé au cheval et différents travaux en sécurité et en forte pente...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...

Nous testerons aussi la fabrication et le débuscage de fagots au porteur et au traîneau et le transport bâté de bois de faible diamètre et de branchages (il y a des ânes bâtés sur le village et nous avons quelques bâts suisses pour les chevaux à disposition).


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...


Chantier-école de mai 2018...

Enfin, pour ceux qui le désirent nous testerons quelques arracheurs hippomobiles et manuel sur églantiers et prunelliers.


Chantier-école de mai 2018...

Et voici, pour ceux qui veulent en savoir plus, quelques généralités sur le chantier-école Hippotese de Montdenis...

Rappel des objectifs du chantier-école : C'est un chantier d'autoformation au débardage et d'échanges de pratiques, ouverts à tous les membres et futurs membres de l'association (les personnes non à jour de leur cotisation devront s'acquitter, le 1er jour, de leur 20 € pour une question d'assurance).


Chantier-école de mai 2018...

Difficulté : Le chantier ou plutôt l'ensemble des activités proposées sont de difficultés plutôt fortes, il n'est pas adapté aux débutants ou alors en observateurs pour les moments dangereux.


Chantier-école de mai 2018...

Nous n'avons pas de contrainte de résultat mais les travaux sont des travaux réels de débuscage de bois de chauffage ou d'entretien d'espaces naturels et sont donc idéaux pour de l'auto-formation.


Chantier-école de mai 2018...

Chaque chantier permet de tester des nouveaux systèmes de débardage, d'accrochage, de traction, des poulies, de faire des mesures au dynamomètre, d'échanger des idées, des techniques...
Apporter vos prototypes de matériel, de harnais... On les testera...


Chantier-école de mai 2018...

L'accueil : Vous êtes accueillis (gratuitement) chez Deny Fady et Odile Mouchet, à 1400 m d'altitude, (dans un dortoir et une salle commune de la ferme), prévoyez duvets, couvertures et pantoufles, les nuits peuvent être fraîches (et tentes si vous voulez).

Pensez aussi à vos casques, gilets fluo, protection auditive, chaussures et pantalons de sécurité...


Chantier-école de mai 2018...

NB : Il y a aussi quelques gîtes de France sur le village, chercher sur "73870 Saint Julien Montdenis", au moins 3 gîtes sont situés sur le hameau d'altitude de Montdenis...

Vous pouvez (devez) apporter vos spécialités, pour manger, boire (on apprécie les bons vins et les bières belges) et faire la fête... (animation musicale et chants sont au programme). On vous offre les plats chauds de base...
En général on est de 10 à 30 adultes, prévoyez large...


Chantier-école de mai 2018...

Il est possible de venir avec son cheval, mule, âne (au moins dressé au palonnier) ou au bât (à faire confirmer par l'organisation).

Pensez à nous appeler pour s'inscrire... Tél : 04 79 59 65 50 ou petit mél (hippotese@free.fr ou hippotese@gmail.com)

''en 2017, 2018 nous avions pour nos essais une petite terrasse à labourer et à préparer pour planter des patates et des haricots sur buttes...
Cette année, ce sera peutêtre un peu tard, quoiqu'on ai eu de la neige et des gelées ces derniers jours...

Si vous souhaitez aussi avoir plus d'infos sur le déroulement ou sur les précédents chantiers-école, vous pouvez lire les anciens billets ici...


Chantier-école de mai 2018...

samedi 4 mai 2019

Colloque-Démonstration de Traction Animale en petite agriculture, le 1er juin 2019, prés de Turin (Italie)

Nos amis de Noi E Il Cavallo (Albano Mascardo, Italie) et de Schaff Mat Paerd (Paul Schmit, Luxembourg) vous invite à un colloque-Démonstration sur la Traction Animale en petite agriculture le 1er juin 2019 en banlieue de Turin (Italie).

Certains d'entre-nous serons pris par le Chantier-École de Montdenis (à la même date) mais d'autres seront sans doute intéressés pour aller voir le super matériel d'Albano...

Quelques liens sur le matériel d'Albano sur le Blog ici...

L'affiche du colloque...

Agenda Hippotese 2019

Agenda Hippotese pour 2019
Dernière Mise à Jour : Samedi 04 mai 2019

''Cet agenda (prévisionnel et évolutif) sera mis à jour au fur et à mesure des informations que nous recevrons... Un lien permanent dans la colonne de droite du blog permet de le consulter régulièrement...''

- 19 au 22 avril 2019 : Chantier collectif de débardage en Dévoluy, à Saint Disdier en Dévoluy (05250), contacts : Didier Mahillon 06 62 90 23 13.

- Mai. Visite ferme TA de grandes cultures (date ?) à la place de la journée technique maraîchage ?

- 30 mai au 2 juin 2019 : Chantier-École de Montdenis (Maurienne, Savoie), à Montdenis (73870), contacts Odile et Deny Fady 04 79 59 65 50 ou hippotese@gmail.com

- 1er juin 2019, colloque-démonstration TA en petite agriculture à Turin (Italie) (voir le blog)

- 5-6-7 juillet 2019 : Trait'stival à Villers sous Chalamont (Doubs), contact Jean-Louis Cannelle cerrta@wanadoo.fr

- 24 et 25 août 2019 : Pferdestark à Dörentrup (Allemagne). Infos www.pferdestark.net

- 18 et 19 septembre 2019 : Tec&Bio à Valence (26). Hippotese y sera...

vendredi 5 avril 2019

Adaptation du NéoBucher pour atteler en paire

Au printemps 2018 au GAEC La Cavale (Montoison, 26), nous avons adapté notre NéoBucher pour pouvoir atteler en paire suite à l'évolution de notre façon de cultiver (du travail du sol à plat et en plein champ aux planches permanentes). Voici un petit compte-rendu de notre expérience :


Vue avant du NéoBucher attelé en paire...

Plan d'ensemble du système :


Quelques dimensions...

Objectifs de cette modification :

- augmenter la capacité de traction.

  • Pour les outils tirants,un peu limites (en terme d'effort) en simple : barre multi-rangs, herse étrille, disques de buttage,..
  • Pour pouvoir ajouter des éléments supplémentaires : des disques pour le maintien de la butte, sarcler les passe-pieds...

- travailler une planche en l'enjambant plutôt que 2 demi-planches.

  • Pour faciliter le traçage
  • Pour simplifier l'organisation du plan de culture.


Évolution de notre façon de cultiver, du travail par demi-planches en simple aux planches permanentes en paire...

Inconvénients  de cette modification :

- la personne aux mancherons marche sur la planche


La personne aux mancherons marche sur la planche ou n'est plus dans l'axe des mancherons...

Mise en œuvre technique :

- Un maître palonnier de la largeur de l'attelage souhaité est fixé à une bride prévue à cet effet (sur les Bucher et les NéoBucher, sous la poutre centrale) dans notre exemple : 160 cm
- Un deuxième, palonnier identique à celui utilisé en simple, est construit pour compléter la balance.
- Veiller à ce que l'accroche de la balance de bouge pas de haut en bas ce qui ferait taper les palonniers dans le cadre des brancards et bloquerait l'effet balancier.
- Des butées sont ajoutées sur le châssis pour limiter la course et empêcher que le maître palonnier tape dans les roues.


Vue latérale arrière du système au travail...


Des butées sont ajoutées sur le châssis...

- La voie du NéoBucher est écartée à son maximum (150 cm).
- Les brancard sont rapprochés pour laisser plus d'espace latéral aux chevaux dans les manœuvres.

- Un adaptateur s’emmanche dans les brancards sur 30 cm de profondeur et deux chevilles le verrouillent, prévoir plusieurs trous et de la longueur pour permettre un réglage de la longueur du timon en fonction des chevaux.


Le double timon...

- L'adaptateur prolonge et réunit les brancards pour former un double timon.
- Il supporte un joug de la même taille que le maître palonnier fixé par rotule-axe. Ici, le système rotule-axe est peu fonctionnel et sur-dimensionné. NB : On a modifié ça sur le timon du Pop4 mais cela reste encore à valider.

Points de vigilance :

- Le NéoBucher est prévu pour un fonctionnement châssis à l'horizontal, pour se faire le timon doit être le plus possible horizontal.

- Les chevaux sont plus écartés qu'à l'ordinaire, il faut donc utiliser des rallonges de clé de collier pour faire passer les croisières. Sinon, les croisières Achenbach sont trop courtes même en position maximale et on forme avec la croisière un angle trop important au niveau de la clé de collier et de la bouche des chevaux : moins bon contrôle et risque de blessures à la commissure !
Longueur des rallonge de clé de collier : 58 cm.


Des rallonges de clé de collier...

- Dans cette version de l'adaptateur, les croisières viennent souvent se coincer dessous, quand on est à l'arrêt, guide lâches. Pour éviter ça, on passe les croisières dans un anneau avant de passer chacune des croisières dans sa rallonge de clé de collier. On maintient cet anneau par une ficelle qui passe dans l'anneau et qui va chercher l'avaloir de chaque cheval.


Un anneau de maintien...

Les palonnier étant assez bas, on allonge beaucoup les traits.

Les limites rencontrés avec ce porte-outils :

- Pas de terrage forcé : de par sa conception le bucher à un "age" non rigide puisqu'il y a l'articulation pour le relevage, ce qui a pour effet d'escamoter les outils et la personne aux mancherons dès qu'on rencontre une difficulté (cailloux - nid de racines - argile en bloc) avec des outils tirants (butoirs ou des dents type sous-soleuses ou souleveuses).
- Réglage d'attaque problématique et irrégularités en fonction de la force d'appui sur les mancherons.
- Souvent besoin d'être deux : un meneur + un aux mancherons.
- On arrive avec certaines barres d'outils en limite de poids toléré.
- On est limité par l'encombrement des outils : pour les brides en avant de la barre, on est gêné par les roues (qui sont plus ou moins proches de la barre en fonction du réglage de hauteur de roue) et en arrière, une barre équipé avec des outils long rend l'accès aux mancherons compliqué dans les opérations de relevage. (ex: doubles brides sur parallélogrammes).
- La gestion de l'enherbement des passe-pieds reste problématique : est-ce possible d'être satisfait en un seul passage du résultat du travail sur la planche, sur son maintien latéral et sur le passe-pied ?

Équipements essayés :

- Brides courtes pour limiter l'effet bras de levier sur les outils tirants et pour permettre certains montages : outils en avant de la barre, recouvrements de dents de sarclage, limiter les bourrages.


Brides longues et brides courtes...

- Doubles brides : pour porter plusieurs outils sur un même parallélogramme (ex : dent + disque).


Double Bride pour porter plusieurs outils...

Malgré ces quelques défauts et limites, le NéoBucher propulsé par nos deux comtoises a assuré tous les binages/buttages de la saison 2018 sur nos 3ha de maraîchage !

Vincent Bastard, Nicolas Koziel, Thomas Peyre, mars 2019

Pour ceux que cela intéresse, le billet entier en PDF, 900 Ko (merci Print Friendly).

samedi 9 mars 2019

L'autonomie sur la ferme en Traction Animale par Jeremy fady (Interview Le Dauphiné Libéré)

Lors de la visite du Dauphiné Libéré à la ferme de Jérémy Fady, en Nord Isère, à Doissin, le 23 février 2019, Guillaume Drevet, le journaliste, avait fait un interview en vidéo.

La voici donc (merci à lui et au Dauphiné Libéré).

Jérémy Fady nous expose sa vision de l'autonomie sur sa ferme en traction animale...

samedi 2 mars 2019

Spécial Innovation : Traction Animale, Agriculture Bio, Circuits courts et Entraide... Les clés du succés...

Dans le cadre du Salon de l'Agriculture, les journalistes, en région, vont à la rencontre des agriculteurs innovants...

C'est au tour de Jérémy Fady (membre actif du CA d'Hippotese, chargé en particulier des relations avec l'Atelier-Paysan) d'être interviewer par le Dauphiné Libéré (journal local qui couvre toute la région Rhône-Alpes)...

Il est maraîcher bio, en Nord-Isère, en Traction Animale, et membre fondateur du marché paysan local et collectif "Atout Bout d'Champ"

mercredi 27 février 2019

Savoie : Rencontre Technique sur la gestion de l'enherbement en Vigne, en Traction Animale, le 14 mars 2019

Une rencontre technique sur la gestion des sols et de l'enherbement en conditions difficiles, par Traction Animale, dans la vigne, est organisée le jeudi 14 mars 2019 à Fréterive (Savoie), de 14h à 16h.

Cette rencontre est proposée par les prestataires en Traction Animale : Les Gros Sabots (Pierre Gallet) et Muletier Services (Thomas Duguy) en partenariat avec l’ADABio, les VIF, les Pétavins et le SRVS.

Elle prendra la forme d'une démonstration, d'échanges pratiques et de partages d'expériences sur les conditions de travail, en dévers, dans la pente, les plantiers.

À partir de 16h, poursuite des échanges, autour d’un verre de l’amitié. (sur la parcelle ou à la cave).

Contacts :
Arnaud FURET, ADABio, 06 26 54 42 37 / arnaud.furet@adabio.com
Véronique DUPASQUIER, VIF , 04 79 44 02 23 / vitis7301@gmail.com

Télécharger le PDF de la rencontre ici...

dimanche 24 février 2019

Revue de presse : Sa(b)leuse TA à Val d'Isère

Radio-TV Val d'Isère sur son site web a diffusé une photo de sa(b)leuse à Traction Animale, le 21 février 2019 (merci Alex)...

Voir ici : http://www.radiovaldisere.com/index.php?p=infos&id=7905

Texte de l'article :
"La première saleuse de trottoirs à traction animale a été expérimentée pour la première fois hier après midi."

"C'est Xavier Mattis et son équipe de la Ferme de l'Adroit qui ont mis au point cette machine. Le principe est finalement simple, un système de gravillonnage automatique tournant en fonction de la vitesse est attelé à un cheval."

"Si la partie technique de projection du sel ou des gravillons se trouve dans le commerce, l'attelage, tout en inox, a été entièrement réalisé à la ferme. Le résultat est d'une efficacité redoutable."

"Odyssée, la jument de race Comtois de 13 ans, passe en effet partout sur les trottoirs puisque la largeur de la machine n’excède pas 1m50. Outre le respect environnemental, la manœuvrabilité de l'ensemble est bien supérieure à celle d'un tracteur."

"De plus, cela reste silencieux et cela fait la joie des passants qui, étonnés, s'arrêtent pour regarder cette drôle de machine."

Mon commentaire :
L'idée est très intéressante, la réalisation technique est soignée et semble efficace mais je pense que le déport avant est trop important...

Le cheval supporte sans doute plus que 10 kilos de charge au niveau de la sellette (voir l'étude de l'IOSTA de 1959, sur les problèmes d'appui sur le dos, page 10) et l'ensemble rigide n'est pas très manœuvrant...

Un déplacement de l'essieu vers l'avant aurait été préférable ou même un avant-train 3 roues, à roue avant directrice (type Cabri) ou encore un avant-train 4 roues à roues avant folles (type BMH) aurait sans doute été mieux adapté... Une future évolution peut-être ?

Pour les "petits nouveaux", je vous passe 2 photos du "Cabri", l'une du proto original de 95 (avec Antoine Luneau, son co-concepteur), on peut juger de sa capacité à tourner court et du harnais léger nécessaire à sa conduite.

L'autre du Cabri, modèle 2013, avec une roue avant plus grande, une accroche de brancard plus basse et un "Harnais Chevilatte" (recherchez, si vous le souhaitez, des images et des infos sur ce harnais dans la zone "Recherche" en haut à droite).

J'ai aussi retrouvé pour vous, quelques photos d'un voyage d'étude en Suisse dans une école d'agriculture (?) (dans les années 90, je pense) où nous avions vu un avant-train "polonais" (si mes souvenirs sont exacts) équipé d'un épandeur d’engrais à prise de force sur les roues, simple, léger et bien équilibré... Une source d'inspiration ?

mercredi 20 février 2019

Compte-rendu d'essais dynamométriques de traction avec la FAUCHEUSE I&J

Suite au billet précédent ici, voici le compte-rendu des essais dynamométriques de traction qui ont été réalisés avec la faucheuse I&J, en configuration d'origine (barre de coupe 2,40 m), par Jean-Louis Cannelle et Hervé Jourdain.

Lieu : Villers-sous-Chalamont (25), parcelle : la vie de Boujailles
Date : 05 juillet 2016.
Objectifs : Faucher un champ de 200 x 49 m (surface = 9800 m2, soit environ un hectare), à l’aide d’un faucheuse I&J, équipée d’une barre de coupe de 2,4 m (d'origine) entraînée par les roues, et tirée par 2 chevaux.

Rappel : l'unité internationale étant le Newton, 1 kgf = 9,81 N soit environ 1 kgf = 10 N = 1 daN
Pour des raisons pratiques, tous les résultats sont donnés en kgf.


Réglisse et Tetram lors des essais de la faucheuse I&J, Villers sous Chalamont, 5 juillet 2016, 8h00

Conditions d'essais :
Pour réaliser ces essais, nous avons balisé 4 parcours de 20 m, dans un champ présentant du plat, des montées et une descente. Pour chaque mesure, un top est donné devant les repères et permet la mise en route et l’arrêt de l’appareil de mesure. Le temps pour parcourir les 20 m est chronométré, il est également donné par la mesure, puisque l’appareil enregistre 10 mesures/s. Le temps est sec et la température est de 23°C à 8h00. Le terrain d'expérimentation est exposé au sud, donc plein soleil.

Chevaux utilisés :

TETRAM :
Hongre de 8 ans,
Hauteur au garrot H= 160 cm,
Périmètre thoracique P = 200 cm, poids = 650 kg
Capacité de traction théorique au pas C = 75 kgf

REGLISSE :
Jument de 10 ans,
Hauteur au garrot H= 160 cm,
Périmètre thoracique P = 216 cm, poids = 680 kg
Capacité de traction théorique au pas = 87 kgf

Tests réalisés :

NB : 2 tours de champ sont réalisés pour mettre en route les chevaux et voir le comportement de la faucheuse. Puis nous effectuons 4 mesures par tour, sur 3 tours, sur des distances de 20m.

Premier test : tour 1 et 2

Au premier tour, la faucheuse a bourré plusieurs fois dans la descente. Bourrage dû au manque d’adhérence de la faucheuse sur l’herbe mouillées par la rosée. Défaut corrigé, par la masse (65 kg) d’une personne qui monte sur la faucheuse (deuxième tour).


Graphique des mesures du premier test

On constate au premier tour des zones d'effort nul dû aux arrêts pour bourrage. On constate une différence de 2 minutes entre les 2 tours, ce qui multiplié par le nombre de tours donne une différence non négligeable.

Deuxième test : tests sur distance 20 m

4 mesures par tour, sur 3 tours, sur des distances de 20 m.
Les mesures sont identifiées par le numéro du tour, suivi du numéro de mesure, exemple : TEST 2.1 correspond à la première mesure du deuxième tour.

La première mesure est effectuée dans une montée à 6%
La deuxième dans une descente à 11 %
La troisième dans une montée à 7%
La quatrième sur le plat

Toutes les courbes enregistrées ci-dessous :


Graphique des mesures du second test

Deuxième tour, comparatif des 4 secteurs de mesure (montée(TEST 2.1), descente, montée et plat) (Cette mesure est effectuée sur le deuxième tour, la première mesure du tour 1 ayant ratée).


Graphique du comparatif des 4 secteurs

COMPARATIF PAR SECTEUR

SECTEUR 1( montée 6%)

2 courbes seulement, la première mesure étant ratée. Les courbes sont homogènes et cohérentes. La moyenne de traction est de 187 kgf, pour une vitesse moyenne de 1,29 m/s et une puissance développée de 2400 W, soit 1200 W par cheval.

SECTEUR 2 ( descente 11%)

Les courbes sont homogènes et cohérentes. La moyenne de traction est de 117 kgf, pour une vitesse moyenne de 1,45 m/s et une puissance développée de 1520 W, soit 760 W par cheval.


Vue de l'essai dans une phase de descente

SECTEUR 3 ( montée 7%)

Les courbes sont moins homogènes que sur les autres tests. La pente mesurée dans l’axe de traction est de 7%, n’est pas forcément régulière. La moyenne de traction est de 230 kgf, pour une vitesse moyenne de 1,35 m/s et une puissance développée de 3100 W, soit 1550 W par cheval.

SECTEUR 4 ( plat)

Les courbes sont homogènes et cohérentes. La moyenne de traction est de 165 kgf, pour une vitesse moyenne de 1,05 m/s et une puissance développée de 1730 W, soit 865 W par cheval.

Tableau récapitulatif des mesures


Légende :
La force moyenne en Kilogramme-Force (KgF) (équivalent à des décaNewtons dN)
La distance en mètres (m)
Le temps en secondes (s)
W (le travail) en Joules (J)
P (la puissance) en Watts (w)
V (la vitesses) en mètres par seconde (m/s)

Conclusion :

La force de traction nécessaire pour le premier secteur (Test 2.1) pente d’environ 6% est de 193 kgf, à comparer avec les 232 kgf pour l’autre secteur (Test 2.3) qui monte (7%), les 169 kgf sur le plat (Test 2.4) et les 114 kgf en descente (Test 2.2).
NB : Il faut 2 fois plus de force en montée qu’en descente.

La traction sur le plat 170 kgf, ce jour là, avec ce foin là et cette hygrométrie là, correspond bien à la capacité de traction des chevaux utilisés (2 x 85 kgf), et permet donc de faucher la surface (1 ha) en 1 heure sans fatigue excessive des chevaux.

Hervé Jourdain et Jean-Louis Cannelle.

lundi 18 février 2019

Et si l’on fauchait…avec nos chevaux ! (étude critique de l'offre en matériel de fauche en Traction Animale)

Voici un article de Jean-Louis Cannelle et Hervé Jourdain sur l'inadaptation du matériel de fauche en Traction Animale.

Et si l’on fauchait…avec nos chevaux !

La volonté et l’engagement des utilisateurs, mais aussi des inventeurs et des constructeurs, autour du concept de développement de l’Énergie Animale, ne doit absolument pas être terni par des chimères économiques.

Nous allons vous narrer l’histoire de l’investissement dans une faucheuse à traction animale, de marque I&J, Type M2 MOVER DRIVE BY WILDCAT RIDGE GEAR, série WG-1367-15, ratio 11.89-1 Barre de coupe de 2,40m à double lame.


La faucheuse I&J en expo à la Pferdestark 2017

Sur notre ferme, nous récoltons environ 150 tonnes de foin, sur une trentaine d’hectares. Nous nous situons dans le Doubs, sur les deuxièmes plateaux, à 730 m d’altitude. Les prairies de fauche sont essentiellement en prairie naturelle. La surface labourée annuellement est de 2 ha.

Depuis quelques années, après l'avoir créé avec Charlie PINNEY, nous utilisons le PINTOW, (cet avant-train à 3 roues avec prise de force entraînée par les roues), pour andainer. il entraine un gyro andaineur KUHN, 9 bras de 3,8 m de largeur de travail. Ceci nécessite la force de traction de 3 chevaux, puisque la traction moyenne est de 250 kgf à plat.
L’andainage étant résolu, il restait 2 travaux que nous tenions impérativement à réaliser avec les chevaux, le fanage et la fauche.

La faneuse classique à traction animale ne donne satisfaction que pour terminer le foin, mais en aucun cas elle ne peut défaire des andains. Il fallait trouver le moyen d’actionner une pirouette.
A ce moment-là, nous avons choisi d’investir dans un avant-train HISKO doté d’un moteur auxiliaire. Comme la plupart des outils en TA, cet AT est un prototype qu’il a fallu modifier et qui reste imparfait :

- Pas de roue libre sur le moteur
- pas d’embrayage, mais un variateur
- pas de compte tours
- pas d’isolation phonique (obligation de travailler avec un casque anti-bruit)
- pas de cylindre bloc de liaison entre le châssis et le moteur, donc de nombreuses pièces du moteur cassent par vibrations (support réservoir carburant, support pompe à huile…)
- un relevage fonctionnant par déplacement des roues arrière, qui viennent buter dans les outils (faucheuse, …)

Malgré tout, nous l’utilisons pour tout ce qui est fanage, avec une pirouette KHUN, 4 toupies, 6 bras. Le rendement du moteur est très intéressant, puisque nous avons une consommation d’environ 0.8 litre à l’heure.


L'avant-train HISKO avec une pirouette KUHN 4 toupies, 6 bras

Mais la fauche n’était toujours pas solutionnée.
Après avoir vu des comptes rendus dans STARKE PFERDE, des publicités dans SABOTS, et après avoir consulté un certain nombre de personnes, nous avons fait le choix d’investir dans une faucheuse I&J dotée d’une barre de coupe MSS de 2, 40 m, préconisée pour une traction à 2 chevaux de traits d’environ 700 kg.

Avant essai nous avons constaté 2 points importants en régression par rapport aux anciennes faucheuses à doigts : pas de débrayage automatique du mécanisme en relevant le lamier, pas d’orientation possible de ce dernier, permettant de faire piquer plus ou moins si le foin est couché.

Nous avons démarré les travaux de fenaison en 2016 avec cette faucheuse, une série d’essais mesurés a été réalisée, avec de gros problèmes d’adhérence de la faucheuse et par résultante des problèmes de « bourrage du lamier » amenant des arrêts répétés et l’obligation avant de repartir de reculer pour débloquer les lames. Dans les parcelles en pente il nous arrivait d’être bloqué tous les 15 mètres.

Nous avions en 2016 une attaque de campagnol terrestre amenant beaucoup de terre dans le foin. Naturellement nous nous sommes dit que le dysfonctionnement était à attribuer à ce phénomène ponctuel. La solidarité de nos voisins motorisés nous a permis de pallier à notre incapacité à faire le travail avec nos chevaux.

La parcelle où nous avions réalisé les essais étaient en prairie artificielle, ce qui change considérablement la facilité de fauche. Ceci, c’est confirmé en 2017.

Cette année-là, donc, la fleur au fusil, nous avons attaqué dans de supers conditions la fenaison : pas de campagnol, du terrain sec, du foin non versé.

Première parcelle, prairie artificielle de première année, à plat, c’est génial, une heure 10 pour 1,2 ha. Victoire ça marche !

Le lendemain, départ pour faucher à 5h30, les 2 mêmes chevaux, prairie naturelle, fourrage extrêmement dense (pas loin de 6t/ha), la faucheuse se met à patiner, dès qu’on est dans le même sens que le foin légèrement couché, et sur une heure de travail, environ 20 patinages, et donc 20 bourrages et 20 reculés.

Retour à la maison avant d’avoir fini la parcelle, appel au voisin avec tracteur pour réaliser la fauche : échec !

Relecture du dossier technique du constructeur allemand (non distribué par le vendeur I&J à l’achat de la faucheuse), re-réglage des doigts d’appui, et ré-essai de la faucheuse, nouvel échec ! Pourtant essais réalisés avec des lames neuves.

Après réflexion, nous estimons le ratio, longueur de la barre de coupe/poids de la faucheuse incohérent. Notre décision est prise, nous raccourcissons le lamier et les lames de 35 cm (maintenant à 2,05 m).

Le lendemain matin, à nouveau essais, et enfin ça y est, notre faucheuse est fonctionnelle.


La faucheuse I&J au travail à Villers sous Chalamont

Nous décidons donc, à nouveau, la réalisation de mesures, qui vous le verrez ci-après (dans le prochain billet NDLR), correspondent un peu mieux à la puissance théorique des chevaux sur une durée de travail d’environ 2 heures.

Pour la dernière parcelle fauchée cette année, pour 4 ha de surface en prairie naturelle un peu tourmentée, le temps de fauche en 2 fois, une première partie le soir, après une pluie de l’après-midi, et la fin le lendemain matin à partir de 5 heure, nous a demandé au total 6h de travail pour réaliser la fauche (récupération des chevaux comprise).

Il nous paraissait important de prendre le temps d’écrire ce témoignage pour diverses raisons :

- En premier lieu, pour éviter que d’autres commettent la même erreur !
- En deuxième lieu, nous voulons ce témoignage comme un appel aux constructeurs à ne pas tromper les utilisateurs qui sont les premiers à pouvoir faire la promotion des machines modernes.

Le manque d’essais en conditions réelles peut menacer l’équilibre économique de ces pionniers que sont les nouveaux installés faisant le choix juste mais difficile de l’utilisation de l’Énergie Animale. Souvent de petites structures pour lesquelles un investissement comme cette faucheuse (8000 euros) est considérable.

Hervé Jourdain et Jean-Louis Cannelle.

A suivre dans le prochain billet : Compte-rendu d'essais dynamométriques de traction avec la FAUCHEUSE I&J

samedi 9 février 2019

Spécial copinage : Cavale-de-Soie : le voyage à cheval de Louise, sur la route de la Soie...


Le logo du voyage dessiné par Maëlle RONY.


Une petite carte tirée du site : sentiersdudevenir.com, dessinée par Elia LUC

Louise, notre chère secrétaire, à qui vous devez la "régularité" des dernières Hipponiouses, se prépare pour un voyage à cheval, au long cours, sur la route de la Soie.

Partir un an avec deux équidés et un chien, d'Istanbul et Samarcande, à travers la Turquie, l’Iran, le Turkménistan et l’Ouzbékistan.

Je vous laisse lire la "préhistoire" de ce voyage que nous a envoyé Louise...

NB1 : Vous trouverez en fin de billet le PDF de cette préhistoire et le PDF du bulletin d'abonnement à sa chronique...

NB2 : Vous trouverez aussi d'autres informations sur le site Sentiers du Devenir ici









Les 7 pages de cette préhistoire en pdf ici

Le bulletin d'abonnement aux chroniques du voyage en pdf ici

dimanche 27 janvier 2019

Le Chargeur CALVIN Jean, le Charretier BONNETON Benjamin et HIPPOTESE vous souhaitent une bonne et heureuse année 2019 !

Il parait que l'on peut souhaiter la bonne année, tout le mois de janvier... Dont acte !

Un petit clin d’œil et un grand hommage aux "fonctionnaires" que l'on accuse de tous les mots mais que l'on regrette quand ils ne sont plus là...

dimanche 23 décembre 2018

Porte-Outils de maraîchage, en Paire, à 4 roues (POP4), vidéo des 1er tests, sous serre... (décembre 2018) et retour sur ce projet...

Pour ceux qui ont raté le début (et surtout ceux qui n'ont pas bénéficier des infos en avant première dans l'HippoNiouse parce qu'il ne sont pas adhérent... Et toc !) :

Fin 2017, et surtout en 2018, un nouveau projet a vu le jour avec l’Atelier Paysan : le POP4 (Porte-Outils en Paire à 4 roues) pour travailler en Traction Animale en planches permanentes...

1ers essais du POP4 (Porte-Outils en Paire à 4 roues) en décembre 2018 à la Ferme de Nico et Vincent à Montoison (Drôme)

Pourquoi travailler en planches permanentes ?

L’intérêt des planches permanentes, pour les maraîchers avec des surfaces relativement importantes, est surtout de limiter le tassement du sol cultivé (puisque les animaux circulent dans les "passes-pied" entre les planches et non entre les rangs).

Celà permet aussi de densifier les cultures en rapprochant les rangs (en monorang, il faut prévoir un passage pour le cheval et le meneur et 2 passages pour les roues), en planches permanentes, les chevaux et les roues passent sur les 2 passes-pied, et le meneur est soit porté par l'outil au dessus de la culture, soit marche derrière sur l'un des passes-pied.


Culture en monorang (ici des patates)


Culture en planches permanentes (oignons)

Des essais ont été fait de travailler en planches permanentes avec un seul cheval (qui marche sur l'un des passes-pied), et un outil déporté par rapport à la traction (voir ici, lors de la 7ème journée technique maraîchage en Haute Savoie).

Mais outre le fait que l'on manque de puissance pour certains travaux, le cheval travaille mal et doit supporter un effort latéral contraignant.

Pour info une barre de binage demande un effort de 130 kgf pour les travaux les plus lourds (buttage 2 rangs ou décompaction du sol au printemps), alors qu'un cheval seul permet un effort moyen de 70 kgf au pas de travail (en traction idéale et continue).

Il y a aussi la solution d'atteler le NéoBucher en paire (avec des chevaux à 2 mètres d'entraxe dans les passes-pieds), mais si on résout le problème du tassement du sol par les chevaux, le meneur lui marche sur la planche et garde les mains prises pour la correction de trajectoire (ce qui rend difficile le menage en simultané car il n'y a pas de guides à la ceinture en menage en paire).
De plus le réglage de terrage n'est pas réellement possible


Le NéoBucher attelé en paire

La majorité des outils maraîchers en traction animale en France ne sont pas adaptés à ces techniques culturales, peu de maraîchers en traction éprouvent la nécessité de cette technique car leur surface sont limitées. Mais certains voient leur ferme s’agrandir et auraient besoin d’évoluer.

Les futurs meneurs-maraîchers, capables de maîtriser la technique complexe d’une bineuse à 2 chevaux, ne sont pas insensibles au concept mais il faut concevoir de nouveaux outils.

Une équipe d'une dizaine de personnes (la plupart maraîchers) s'est attelé à cette tâche à l'automne 2017, après une étude de l'existant en France, en Allemagne et aux États Unis...

Quelques exemples de l'existant (pour la plupart resté au niveau du prototype ou du modèle unique) :


Bineuse IJ (fabriquée en série US)


Bineuse G-Haw (Proto US)


Bineuse Bernard Michon Hippomobile (Proto France)


Bineuse Univecus (Proto Allemagne)


Bineuse Schmitz (Proto Allemagne)

Plein de rencontres et d'échanges de méls plus tard, la réalisation d'un cahier des charges d'un porte-outil à 2 chevaux idéal, permettant de faire de la planche permanente et aussi d’autre types de travail du sol, aboutissait...

Cahier des Charges sommaire du futur POP4 :

- 2 chevaux, pour avoir la puissance nécessaire
- Écartés à 160 cm, soit l’écartement des planches
- Avec des freins efficaces
- 4 roues pour une bonne stabilité (2 directrices pour la correction de trajectoire et 2 "folles" qui permettent le demi-tour le plus court possible en bout de rang.
- 2 timons pour plus de confort des chevaux dans les manœuvres, avec grand écartement
- Une position de menage assise, pour gérer les guides et ne pas écraser les planches
- Une direction des barres de binage avec les pieds, pour gérer à la fois guides et outils
- La possibilité de monter différentes barres de binage ou de travail du sol facilement et rapidement (la barre à section triangulaire du NéoBucher sera sans doute conservée).

Paul Jarreau et Joseph Templier de l'Atelier Paysan ont pû alors faire les premiers dessins 3D qui ont été discutés et remaniés par l'équipe pendant l'année 2018...


Dessin du proto virtuel...


Schéma explicatif du proto virtuel...

Et un premier proto a été construit à la ferme des Volonteux près de Valence, (26), en une semaine, du 19 au 23 novembre 2018, par une équipe formée de Sylvain, Remy, Thomas, Vincent, Ivan, Mickael, Etienne et Paul.


Nico et Thomas Peyre ont finalisé l'hydraulique les semaines suivantes et mi-décembre les premiers essais ont pu avoir lieu...


1ers essais du Proto POP4, début décembre 2018


1ers essais du Proto POP4, début décembre 2018


1ers essais du Proto POP4, début décembre 2018


1ers essais du Proto POP4, début décembre 2018

Certes, il reste des finitions à faire et puis sans doute des modifs, certains choix seront peutêtre remis en question, on a l’expérience du projet NéoBucher qui pourtant partait d'un porte-outils existant et qui a mis plus de 3 ans pour aboutir à sa version définitive...

Il faut savoir prendre un peu de temps pour fignoler les détails, tester en conditions réelles sur plusieurs mois, sans vouloir multiplier trop vite un proto inabouti...

En tout cas bravo à l'ensemble de l'équipe qui nous offre en avance un super cadeau de noël...

Si vous voulez vous raccrocher au projet...

D'autres infos sur le site de l'Atelier-Paysan ici...
Ou le PDF de l'article de l'Atelier-Paysan sur le POP4 ici (9 Mo)

Pour toutes questions, renseignements ou participation, contactez Vincent Bastard (vincent.bastard-chez-posteo.net) ou neobucher@googlegroups.com

samedi 10 novembre 2018

Les inventions matérielles de Pierre Gallet : porte-outils, herse, brancalonnier...

Je vous avais promis de vous parler des inventions matérielles en Traction Animale de Pierre Gallet (Les Gros Sabots à Challes-les Eaux (73), tél 04 79 72 91 00).

J'ai retrouvé quelques vidéos d'une "Fête Nature" au Lac des Hurtières (à Saint-Alban-d'Hurtières, en Maurienne) en juin 2016.

On lui avait proposé de faire une démonstration de travail avec ses chevaux tout en préparant une bande fleurie le long de la route d'accès au lac.

Voici un petit film-compilation de ces vidéos (en fin de billet tout en bas) qui présentent bien (une partie) des outils inventés ou adaptés par Pierre...

Vous allez voir successivement un canadien porté sur son support d'outils (génial) et une charrue à balancier attelée en double, une herse sur le même support d'outils attelée en simple au "brancalonnier" (et harnais "chevilatte") et enfin la finition (après semis de la bande fleurie par les enfants) au rouleau de pierre.

Vous pouvez retrouver des infos sur le harnais "chevilatte" ici et je vais vous faire prochainement un billet spécial "brancalonnier".

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