Hippotese, Le cheval de Travail

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jeudi 10 janvier 2013

RAPPORT "Évaluation du potentiel de développement du cheval territorial au plan national"

Jean Claude Carretier (du parc de Vincennes à Paris) nous a fait suivre le RAPPORT sur :
"L'Évaluation du potentiel de développement du cheval territorial au plan national", écrit en septembre 2012, par Jean-Louis DURIEZ et Éric FOUQUET, pour le CONSEIL GÉNÉRAL DE L’ALIMENTATION, DE L’AGRICULTURE ET DES ESPACES RURAUX du Ministère de l'Agriculture (de l'Agroalimentaire et de la Forêt).

Pour vous donner l'envie de le lire, je vous livre le préambule formé du résumé et des recommandations (le seul truc qu'on lit habituellement, pour faire croire qu'on a tout lu...)

Résumé
Depuis une dizaine d’années, de nombreuses collectivités locales et territoriales ont développé (ou soutenu) la mise en place de services hippomobiles afin d’apporter une solution à certaines missions de service public. Ainsi, la collecte de déchets (verre, cartons, déchets verts...) ou l’entretien de l’espace public (tonte des pelouses, arrosage les plantations, débardage des arbres des parcs) ou encore le transport de personnes (transport public, transport scolaires...) ou enfin la surveillance et le gardiennage du domaine public, peuvent être confiées, en régie ou en prestation de service, à des équipes associant cheval, matériel et meneurs ou cavaliers, qui assument, de façon permanente ou saisonnière des taches dévolues aux services communaux ou intercommunaux.

Cette démarche pourrait apparaître paradoxale, folklorique et anachronique. En réalité, elle s’inscrit dans le cadre général du « développement durable », que ce soit sur le plan économique, environnemental ou sociétal, comme on le verra dans le présent rapport.
En ce sens, elle est résolument moderne et innovante.

La mise en place de services faisant appel à ce qu’il est convenu d’appeler le « cheval territorial » est présentée sous ces différents aspects, et notamment la mise en place par ses promoteurs d’un véritable réseau de partenaires, qui jouent un rôle essentiel dans cette montée en puissance du phénomène. Partant de cet état des lieux un certain nombre de propositions sont formulées, notamment en vue de renforcer la sécurité publique à l’égard du triptyque cheval, matériel, personnel.

Le ministère chargé de l’agriculture, qui s’est jusqu’alors plutôt appliqué à soutenir l’amont de la filière équine, ne peut ignorer ce phénomène et se doit d’apporter un concours actif, d’ailleurs réclamé par les acteurs.

À l’écoute des « homme-clés » du cheval territorial, l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation, dépositaire des connaissances et des compétences issues des Haras Nationaux paraît être le mieux à même d’apporter son concours et son expertise et ceci s’inscrit parfaitement dans le cadre de ses missions et de son projet stratégique.

Mots clés
cheval territorial, commission nationale, économie, écologie, insertion

Recommandations
En ce qui concerne les professionnels concernés par l’utilisation de chevaux territoriaux, trois recommandations sont formulées

1) Il convient que le MAAP (DGPAAT), en relation avec les cochers professionnels (SNCP), prenne l’attache du ministre du commerce de l’artisanat et du tourisme pour faire inscrire la profession de cocher professionnel au répertoire de métiers.

2) Devant la diversité des formations dispensées, qu’il s’agisse de formations diplômantes, de simples titres ou certificats d’aptitudes, les rapporteurs estiment nécessaire qu’un recensement des enseignements dispensés soit effectué sur la base des informations de la DGER2 afin de proposer un socle commun de formation et d’évaluation aux établissements qui les dispensent. Pour ce qui concerne l’accès à une qualification reconnue de cocher professionnel, il comprendra trois axes :

  • Assurer la correspondance rigoureuse entre le référentiel métier et le référentiel de formation.
  • Associer des professionnels justifiant d’une qualification reconnue dans les jurys d’examen.
  • Mettre l’accent sur l’acquisition de connaissances pratiques en imposant des épreuves de conduite d’attelage sur un parcours urbain dans les conditions réelles d’exercice du métier de cocher professionnel.

Le principal problème est dans l’application par tous des modalités d’examen. Il est également proposé de revoir le « référentiel métier » et de voir dans quelle mesure on peut « durcir l’autorisation d’exploiter ».

3) Procéder à une évaluation de la réglementation du code de la route relative aux véhicules à traction animale afin de proposer les ajustements nécessaires à une utilisation adaptée aux conditions de circulation actuelles.

Pour ce qui concerne plus particulièrement le regroupement de l’action publique en matière de cheval territorial au sein de l’IFCE, cinq recommandations sont formulées :

  1. Étendre la mission de l’Observatoire économique et social du cheval de l’IFCE au domaine du cheval territorial.
  2. Engager une réflexion en vue de définir un protocole d’évaluation comportementale d’un cheval et de caractériser son aptitude à l’utilisation dans le domaine public. Il serait préférable d’éviter de voir coexister des protocoles multiples donnant lieu à des interprétations non consensuelles.
  3. Établir sans équivoque la limite entre les appuis possibles de l’IFCE et les prestations relevant du secteur concurrentiel afin de définir un positionnement clair de l’établissement vis à vis de ses interventions auprès des collectivités.
  4. Mettre le sujet de l’élaboration d’une charte des professionnels à l’ordre du jour du comité de pilotage « cheval territorial » mis en place au sein de l’IFCE.
  5. Mettre en place de manière formelle et au sein de l’IFCE un poste de coordonnateur/délégué/animateur national cheval territorial.

Abréviations :
DGPAAT : Direction générale des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires DGER : Direction générale de l'enseignement et de la recherche
IFCE : Institut français du cheval et de l’équitation

Ajouté par Hippotese...
SNCP : Syndicat National des Cochers Professionnels (et autre utilisateurs d’animaux attelés).
MAAP : Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Pêche. (je croyais que c'était de l'Agroalimentaire et de le Forêt, maintenant ! NDLR)

Voilà le rapport en entier ici...

Vous pouvez lâcher vos commentaires...

samedi 5 janvier 2013

Repas de noël pour les chevaux en 1918 Washington DC (2ème partie)

Où était la Douzième rue Nord-Ouest et la rue Little-B à Washington en 1920...

En cherchant où se trouvait la "little-B street" pour localiser le "Haymarket" à Washington (voir billet précédent), je n'ai rien trouvé sur GoogleMap...

NB : à Washington, dans l'ancienne ville, les rues sont numérotées depuis le centre : Le Capitol (qui depuis 1793, est le siège du pouvoir législatif aux Etats-Unis)....
Les rues verticales (orientées nord-sud) qui sont au-dessus du Capitol (sur un plan, donc au nord), sont numérotées 1ère rue Nord-Est, 2ème rue Nord-Est... en partant vers la droite et 1ère rue Nord-Ouest, 2ème rue Nord-Ouest en partant vers la gauche.
Les rues verticales qui sont au dessous du centre sont numérotées 1ère rue Sud-Est... en partant vers la droite et 1ère rue Sud-Ouest en partant vers la gauche...
Les rues horizontales sont nommées Rue A-Nord, rue B-Nord... en allant vers le haut (Nord-Est dans leur partie droite et Nord-Ouest dans leur partie gauche) et rue A-Sud, rue B-Sud en allant vers le bas (Sud-Est dans leur partie droite et Sud-Ouest dans leur partie gauche)...
Bien sûr certaines rues ont été renommées, comme la rue B-Nord-Ouest qui est devenue "Constitution Ave NW", certaines ont en partie disparues comme la "13ème rue NW" et puis, il y a les rues en travers comme "Pennsylvania Ave NW"...


Une vue Google-map actuelle du quartier de little-B street à Washington DC avec la localisation des 2 plans de 1909 (en rouge) et de 1919 (en bleu), voir ci-dessous...

Et pour cause, j'ai appris que La rue Little-B, l'avenue de l'Ohio et l'avenue Luisiana ont disparu pendant la construction du "Federal Triangle Complex" (bâtiments du gouvernement) dans les années 1930.

Et que le HayMarket se situait approximativement sur l'emplacement actuel de "l'Internal Revenue Service".

Et puis je suis tombé sur ce plan de Washington de 1909 :


Un plan du quartier de 1909...

Où on retrouve l'emplacement de notre marché (indiqué "United States Government"), mais sans ses halles couvertes...
Remarquez l'emplacement de la fontaine-abreuvoir pour chevaux (horse fountain) au nord.

Enfin j'ai trouvé après quelques recherches, un (petit) plan plus récent (peutêtre 1919 ?), où sont dessinés les halles...


Un plan de Washington de 1919 environ...

Je vous ai fait un agrandissement...


Un agrandissement du plan de Washington de 1919.

Notez sur ce plan qu'il y a maintenant 2 fontaines pour chevaux, autour du marché.
Celle du nord est passée de l'autre côté de la rue Little-B et qu'une nouvelle a été installée à l'est...

Regardez bien ce dernier plan, regardez bien les photos du précédent billet...
Saurez-vous trouver l'angle de prise de vue des 2 photos du précédent billet ?

mardi 1 janvier 2013

Repas de noël pour les chevaux en 1918 Washington DC

Christmas dinner for horses

Pour faire encore un billet de saison, je vous ai traduit 2 articles du Washington Post de décembre 1918, les photos (en très haute définition) sont des découvertes d'Alex (merci à lui).


Repas de noël pour les chevaux (Washington, décembre 1918). Ce sapin de noël semble très appétissant...


In Washington Post, le 22 décembre 1918, (Washington, District de Columbia, États-Unis). Traduction Deny Fady

Un Repas de Noël Pour les Chevaux.
Nourriture gratuite sur Haymarket (littéralement "Marché au foin" note de trad.) la veille de Noël.

La "Washington Animal Rescue League" (la SPA de Washington, créée en 1914, note de trad.) organise un repas de Noël pour les chevaux au coin de la Douzième rue (12 th, NO) et de la rue Little-B-Nord-Ouest, ce prochain mardi, veille de Noël.
L'espace du Marché au Foin sera entièrement consacré à la fête équine et il y aura un sapin chargé de délices (épis de maïs, carottes et pommes). Chaque cheval recevra aussi une ration substantielle d'avoine. Les cochers pourront boire gratuitement du café, tout cela en musique.

Le repas de Noël des chevaux existe depuis quatre ans déjà à Washington, mais il existe aussi aujourd’hui dans plusieurs villes américaines. L'Animal Rescue League travaille exclusivement pour le bien-être des animaux et a réussi à obtenir la sympathie des propriétaires de chevaux et des cochers dans l'objectif de soulager les souffrances inutiles.

Ce Mardi a été fixé pour le dîner de chevaux car le jour de Noël, après avoir fait leur travail, les chevaux seront de repos à l'étable.

La Ligue, par conséquent, a choisi, la veille de noël, qui est une journée bien remplie, pour récompenser les chevaux qui auront été actifs dans les livraisons de cadeaux. Les cochers sont invités à prendre une tasse de café pour patienter pendant que leur cheval sera au festin.



Le repas de noël des chevaux, au marché au foin, à Washington (décembre 1919)


In Washington Post, le 25 décembre 1918. Traduction Deny Fady

Les chevaux ont dîné gratuitement.

Le Marché au Foin, au coin de la Douzième rue Nord-Ouest et de la rue Little-B, a été une place animée, hier, lorsque les chevaux du marché ont été les hôtes d'un repas de Noël généreux.
Photographes et cinéastes étaient là et ils ont pu filmer les chevaux autour d'un sapin de Noël sur lequel étaient accrochés des épis de maïs, des carottes, des pommes, des morceaux de sucre et autres gourmandises.
Les chevaux qui étaient à pied d'œuvre pour la livraison des colis de Noël ont eu la chance de poser tout en participant à un copieux dîner d'avoine. Chaque cocher a eu une tasse de café chaud, mais les chevaux étaient les réels invités d'honneur.

Plusieurs dames de la "Washington Animal Rescue League" ont été en charge du repas. elles ont été bien secondées par le Boy Scout Davis Christen, de la Troupe 59, et par les scouts Newman et Atkinson. Ces deux derniers ont fourni la musique.

Des auges mobiles avaient été préparées pour les chevaux et ils ont pu apprécier leur avoine, en dépit de la pluie et de leur forte occupation aux transport des sapins et des dindes de noël.
Deux voitures ont également été utilisés pour emmener de l'avoine aux chevaux des autres marchés. Au total, on estime que plusieurs centaines de chevaux a reçu une récompense pour le fidèle labeur qu'ils réalisent afin que Noël soit un heureux moment pour nous les hommes.


Nous aurons l'occasion de reparler du marché au foin de Washington et des livraisons effectuées par les chevaux pour approvisionner les grandes villes à cette époque...

lundi 12 décembre 2011

Revue de presse et nouvelle vidéo sur la benne hippomobile de Véolia Propreté

Après les 1ers essais de la benne hippomobile en matériaux composites utilisée par Véolia Propreté (et conçue par Arc Industries) pour la collecte d'un quartier d'Hazebrouck, la collecte s'est étendue à toute la ville.

C'est le moment de faire un petit point sur l'expérimentation...


Hazebrouck, la référence de la collecte... par IndicateurdesFlandres

La collecte hippomobile étendue à toute la ville, (tiré d'un article de l'Indicateur des Flandres).

L'expérimentation lancée en février est concluante. Elle est généralisée à tout Hazebrouck dès lundi.

Les Hazebrouckois du quartier du Nouveau-Monde ne seront plus les seuls à apprécier le bruit des sabots lors de la collecte des emballages recyclables.

A compter du 5 septembre, la collecte hippomobile est généralisée à tous les quartiers d'Hazebrouck. "Excepté les écarts car le trajet est trop long pour le cheval", précise Didier Tiberghien, président du Smictom (Syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères) des Flandres.

Hazebrouck a montré l'exemple.

L'expérience menée depuis le mois de février avec la société Véolia est concluante. "Le coût est un peu plus important qu'une collecte classique mais il reste pondéré et au global il en ressort des effets positifs", indique Wielfried Stelmasiak, directeur du centre Véolia de Strazeele.

Outre les emplois directs, la collecte à cheval génère de l'activité indirecte, rien que pour s'occuper des chevaux. Véolia travaille avec les écuries Santrain à Hazebrouck. Le partenariat tissé entre la ville d'Hazebrouck, le Smictom et Véolia se doit d'apporter une alternative durable à la collecte par camion.

Wielfrid Stelmasiak loue le courage de la mairie d'Hazebrouck et de Didier Tiberghien, premier adjoint au maire d'Hazebrouck mais aussi président du Smictom. "Hazebrouck a été la première à opter pour ce type de collecte. J'ai le sentiment qu'il en fallait une pour encourager les autres", note le représentant de Véolia, estimant que la collecte hippomobile ne demande qu'à s'étendre en Flandre, dans la région mais aussi en France.

L'expérience a d'ailleurs eu des échos outre-atlantique. Après la parution d'un article sur l'expérimentation hazebrouckoise, Wielfried Stelmasiak a reçu un appel intéressé des Etats-Unis.

Un gain social et environnemental.

En Flandre, Bailleul pourrait être la prochaine ville à revoir un attelage circuler dans ses rues. Nieppe serait également intéressée. Véolia fera comme à Hazebrouck, un pas à la fois. "Le dispositif demande à être adapté aux spécificités locales. Bailleul est plus vallonnée qu'Hazebrouck ", poursuit Wielfried Stelmasiak, conscient des enjeux de cette nouvelle activité moins pénalisante pour l'environnement pour Véolia.

"Nous offrons une alternative durable et nous nous démarquons de la concurrence. On peut imaginer transposer la collecte hippomobile en ville la nuit car on s'affranchit des nuisances sonores. Les perspectives de développement sont multiples", avance-t-il.
Hazebrouck a donc été divisée en six secteurs pour la collecte de recyclable. Le cheval collectera également les ordures ménagères dans l'hyper-centre d'Hazebrouck et les corbeilles de ville comme cela était déjà le cas. Les camions viendront récupérer les caissons, brevetés par Véolia, en périphérie de la ville.

La mairie d'Hazebrouck va distribuer dans toutes les boîtes aux lettres des imprimés avec les différents secteurs et jours de collecte. Ces informations sont également disponibles sur le site internet du Smictom (www.smictomdesflandres.fr).

La collecte hippomobile a permis de créer 3,5 emplois directs. "Sans compter l'activité indirecte au niveau local", ajoute le représentant de Véolia. Elle a aussi permis, au moins dans le quartier du Nouveau-Monde, de sensibiliser les habitants au tri. "Le tonnage des déchets recyclables a augmenté", indique Didier Tiberghien, qui attend les résultats à l'échelle de la ville entière pour tirer des conclusions.

dimanche 27 mars 2011

Compte-rendu du 8ème Congrès des Chevaux Territoriaux oct 2010 (et de la Commission Nationale)

Je viens de m'apercevoir que nous n'avions pas diffusé le compte-rendu officiel du 8ème Congrès des Chevaux Territoriaux d'oct 2010 et de la Commission Nationale de Développement des Chevaux Territoriaux...

Voici un oubli réparé...

Le Compte-rendu du 8ème Congrès des Chevaux Territoriaux 2010 ici...

Comme je n'avais pas de photo, je vous ai mis une petite photo de matériel hippomobile spécial "cheval cantonnier" prise au SIA 2011...


La remorque "porte-containers" surbaissée (Bernard Michon constructeur) et la remorque tribenne à grue, "Hippoben" (Perrier constructeur) au Salon de l'Agriculture 2011, (photo Deny Fady)

dimanche 23 janvier 2011

Collecte hippomobile de sapins, décembre 2010, à Saint Prix (95) (une vidéo de actu-environnement.com)


De plus en plus de communes organisent la collecte des sapins après les fêtes. Mais nombre d'entre eux, abandonnés, finissent encore à l’incinérateur. Efficace, la collecte en porte à porte souffre néanmoins d'un coût et d'un impact environnemental important à moins qu'elle ce ne soit… hippomobile !


Collecte hippomobile de sapins de noel 2010 Saint Prix 95
Lire l'actu sur http://www.actu-environnement.com (31/01/2011)

© Actu-Environnement

samedi 11 décembre 2010

9 Panneaux sur l'utilisation de l'Energie Animale à lire, télécharger et diffuser

Pour Levier 2010, nous avons réalisé (en fait, mis à jour) en partenariat avec l'APTC, les Haras Nationaux et l'IFCE une série de panneaux didactiques sur l'Énergie Animale.

Vous avez eu l'occasion d'en découvrir deux dans un précédent billet, nous nous devions de mettre à votre disposition l'ensemble de ces panneaux (sous forme de PDF téléchargeables) que vous pourrez utiliser librement dans vos réunions et manifestations...

Nota : pour pouvoir lire, télécharger ou imprimer ces panneaux, vous devez avoir un lecteur PDF installé sur votre ordinateur, comme Acrobat-reader ou Foxit-PDF-reader (plus léger). C'est gratuit, à trouver et télécharger en utilisant un moteur de recherche comme Google.










mercredi 8 décembre 2010

Installer un cheval territorial, Combien ça coûte ? les propositions d'Hippotese

Suite à l'article de la Revue des Maires (oct 2010) sur le coût d'installation d'un cheval territorial, que nous avions critiqué dans un précédent billet, il nous a semblé judicieux de donner nos propres chiffres.

Ces chiffres sont adaptés à des situations générales et reproductibles partout sur le territoire français au 1er janvier 2011.

Il s'agit de chiffres moyens, correspondants au prix du marché, respectant les acteurs professionnels de la filière et garantissant un haut niveau de qualité de prestation.

On pourra sans doute trouver des prix moins élevés, dans telle ou telle région, chez tel ou tel constructeur ou éleveur, mais les prix que nous indiquons, fruit de notre expérience et de notre connaissance du terrain, garantissent la pérennité des structures et semblent une base crédible pour monter des dossiers de financement et calculer la rentabilité d'un projet.

Coût d'un cheval de trait, dressé, apte à travailler en sécurité, en ville, au milieu de la circulation : 6000 €

Coût d'un véhicule hippomobile spécifique, type ramassage des déchets, 4 roues, de base : 10 000 €, avec options : 15 000 € (un plateau basique démarre à 5 500 € et un véhicule spécifique peut monter jusqu'à 25 000 € en tribenne).

Coût d'un avant train hippomobile 2 roues, avec options (freins, garde-boue, toit) : 3500 €

Coût d'une remorque double essieu, à benne basculante + réhausse grillagées, charge une tonne : 4000 €

Coût d'un harnais en collier complet, dont sac à crottin (150 €) : 3 000 € (on peut descendre à 1 500 € en bricole).

Coût d'entretien utilisation courante (vermifuge, émouchine... et ferrage à raison d'un ferrage tungsten toutes les 4 à 6 semaines) : environ 1500 €/an

Coût d'entretien nourriture et box (en pension, prés d'une ville) : 300 €/mois (à la campagne on peut descendre à 180 €/mois)

Coût prestation externe 1 meneur/1cheval (hors déplacements pour 6 heures de prestation) 400 €/jour

Dans tous les cas, ces montants ne sont qu'indicatifs, et une commune qui envisagerait de monter un projet d'utilisation de chevaux territoriaux devra sans doute s'approcher d'une structure professionnelle intermédiaire pour l'aider à affiner son projet (CERTTA, Equiterra, HNCI...)


(photo Deny Fady, Levier 2010)

NB : Nous vous donnons quelques sources d'infos complémentaires...

Le catalogue et le tarif nov 2010, des matériels hippomobiles de la Sté H2C Hervé Champomier, (seul revendeur, à notre connaissance, à proposer un panel complet de matériels adaptés aux prestations des chevaux communaux, d'origine française et internationale).

Les fichiers PDF des panneaux sur le coût d'un cheval de travail (500 Ko) et sur le cheval en ville (500 Ko), réalisés par l'IFCE, les Haras Nationaux, l'APTC et Hippotese (à Levier 2010) :


Panneau sur le Coût d'un cheval de travail


Panneau sur le Cheval en Ville

On pourra aussi utilement consulter la page dédiée aux infos "cheval en ville" sur le site d'Hippotese ici.

jeudi 25 novembre 2010

Installer un cheval territorial, Combien ça coûte ? Un article (critiquable) de la Revue des Maires (oct 2010)

On peut se réjouir sans doute que la Revue des Maires, d'octobre 2010, fasse un article sur le coût d'installation et d'utilisation d'un cheval territorial...

Celà donnera peutêtre des idées à l'un ou l'autre des maires de France...

Cependant, on peut regretter que ces coûts soient plus que fantaisistes...

Comment justifier et permettre à des éleveurs et dresseurs de vivre, quand le prix du cheval annoncé dans l'article est celui du 1er cheval de boucherie !
Que fait-on de la patiente sélection sur la docilité et les qualité de "cheval de travail" réalisée par des générations d'éleveur alors ?
Que dire encore du débourrage annoncé à 800 €. Comme si un simple débourrage permettait d'utiliser un cheval de travail en sécurité ! Et le dressage alors ?

Celà laisserait penser qu'il suffit de récupérer un gros cheval au pré, de donner 800 € au 1er utilisateur venu qui vous fera bien un "petit débourrage" et "vogue la galère", on attelle et on part en ville au milieu de la circulation, avec des meneurs qui ne seront pas (du moins les premiers temps) des meneurs aguerris...

Pour avoir un accident et faire les gros titres des journaux, on fait difficilement plus rapide...

Et je ne parle pas des coûts annoncés pour les véhicules, qui seraient sans doute à préciser en fonction de tel ou tel usage spécialisé... (une calèche pour des chevaux territoriaux ou un avant-train sans remorque me semble inadaptés...). Je laisse les constructeurs et fournisseurs nous donner quelques exemples plus proches de la réalité...

Voilà le parfait exemple d'un article écrit à partir d'une ou deux expériences (non reproductibles), et qui généralise (mal à propos) une présentation économique bien loin de la réalité ou du moins de l'idéal...

A mon avis, un tel article mériterait au moins un droit de réponse ou de précisions... Qui s'y colle ?

Je vous ai même fait un petit PDF de l'article... A télécharger (1,4 Mo)

Vous trouverez aussi la réponse chiffrée d'Hippotese ici...

mercredi 27 octobre 2010

Collecte Hippomobile de déchets à Saint-Jean-en-Royans (Drôme)

Depuis le 19 octobre 2010, Daniel Pruvost (Ibex élevage), Christian Bouvier, la FD CIVAM Drôme et la commune de Saint-Jean-en Royans (Drôme) expérimente une collecte de déchets hippomobile...

Une petite vidéo...

Dans sa diffusion Vercors-TV...

En archive, sur le site HIPPOTESE, ci-dessous...

lundi 27 septembre 2010

Le cheval territorial de Mably (42) participait au concours 2009 "Energie d'Aujourd'hui" de la Région Rhônes-Alpes

Nous avons déjà parlé du cheval territorial de la ville de Mably (42) dans un précédent billet...

Alex (fidèle pourvoyeur de photos et documents pour le blog d'Hippotese) vient de m'envoyer un PDF des candidats au concours Énergies d'Aujourd'hui de la Région Rhônes-Alpes 2009, dans la catégorie 2 : "Les démarches territoriales exemplaires".

Je n'ai gardé que les 2 pages sur Mably que vous trouverez ici...

L'ensemble du PDF des candidatures au concours, en catégorie 2, est accessible ici...

mercredi 23 décembre 2009

Projet "Cheval en ville" : lutter contre les idées reçues... Quelques réflexions et données...

Suite au billet précédent sur les commentaires des lecteurs du figaro.fr, Je remercie les (nombreux) lecteurs du blog d'Hippotese qui ont donné leur sentiment étayé et réfléchi sur cette question...

Pour ma part, même si je suis d'accord sur "la réaction épidermique", je pense malgré tout que la plupart des critiques que formulaient les lecteurs du Figaro sont quand même recevables et que l'article à l'origine de ces critiques n'était pas crédible scientifiquement.

Pour vous préciser ma pensée (et relancer sans doute le débat), j'ai essayé de reprendre point par point les trois critiques les plus fréquentes...

A savoir les critiques sur le bilan carbone, les critiques sur les rejets de méthane des équidés et les critiques sur les crottins, les mouches et l'odeur.

1) Critiques sur le bilan carbone.
Sur les résultats annoncés dans le calcul du bilan carbone, je crois que les critiques sont recevables, nous n'avons pas les idées très claires à ce sujet et que celui qui a compris (admis) les résultats de l'étude d'A2D CONSEIL (diffusée dans le compte-rendu du 6eme congrès des chevaux territoriaux, page 2) me jette le premier crottin...
Cette étude indique que la comparaison entre le cheval et un véhicule de 9 cv sur 9 ans est de 2 tonnes de CO2 (11 T pour 13 T), soit un différentiel de 18 %.
Equiterra et l'ADEME (dans un résultat d'étude diffusé sur leur site et dans l'article du Figaro) arrivent à 35 %, soit juste le double !
Qu'en est-t-il réellement ?
Et les tonnes de carbone issues de produits biologiques (qui ne font que les absorber puis les rejeter, puis les réabsorber... sur des cycles de quelques années) ou d'énergies fossiles (cycle de millions d'années) sont-ils comparables ?

2) Critiques sur les rejets de méthane des équidés.
Sur les rejets de méthane par les chevaux (en comparaison aux rejets des vaches), les choses semblent plus simple, quoique...
Si les ruminants (par des rots, des pets, de déjections fécales) rejettent de fortes quantité de méthane (gaz à effet de serre, contribuant au changement climatique), le cheval, qui n'est pas un ruminant rejette lui, c'est indiscutable, en moyenne 4 à 5 fois moins de méthane que les vaches.
Seulement dans l'étude A2D Conseil, on donne 51 kg de méthane annuel pour le cheval, dans une étude INRA-Vermorel 27 à 42 M3 de méthane soit 18 kg à 28 kg, (la densité du méthane est de 0,67 kg/M3) et dans une étude d'agronomes québécois 18kg (contre 90 kg pour la vache).
Alors, de 18 à 51 kg... Où est la vérité ?

3) Critiques sur les crottins, les mouches et l'odeur.
Là on se trouve dans quelque chose de plus simple à gérer...
Pour les crottins, les sacs à crottin sont assez efficaces et je connais pas mal d'exemples où ils sont utilisés avec bonheur. Associés à des conteneurs étanches, ils ne devraient pas poser beaucoup de problèmes, sauf celui de décider les meneurs à les utiliser... (Un billet sur ce sujet est en préparation, envoyez vos expériences...).
Pour les mouches et l'odeur, c'est plus délicat car on entre dans des considérations plus subjectives, ceci dit, un cheval ne sent pas plus mauvais que le métro ou qu'un bus diesel, mais allez expliquer ça à un citadin...
On est souvent plus gêné par les odeurs que l'on connaît le moins et réciproquement...
Mais si des conteneurs étanches sont utilisés (pour vider les sacs à crottin) et des plate-formes en béton drainant et à récupération des jus, sont installées sur les aires d'attente, il devrait y avoir nettement moins d'odeurs... (on en reparlera aussi dans un prochain billet)

Vous voyez qu'il nous reste des efforts de communication et de pédagogie à faire et aussi un gros travail pour étoffer nos données scientifiques et expérimentales (avant peutêtre d'utiliser celles-ci de manière peu crédibles...).
On ne m'enlèvera pas de l'idée que consommer du foin, produit localement, "coûte" moins à la planète que consommer du carburant, issu du raffinage de pétrole, extrait et transporté depuis l'autre bout du monde... Reste à le prouver...

jeudi 10 décembre 2009

Conditions de réussite d'un projet "Cheval en ville" : lutter contre les idées reçues...

En faisant une revue de Presse sur le "Cheval en ville", je suis tombé sur un article de septembre 2009, du Figaro.fr (version en ligne du journal du même nom). L'article en lui même ne m'a pas appris grand chose de nouveau, par contre ce qui m'a semblé très intéressant (et très décourageant aussi), ce sont les 54 commentaires (le 9 décembre 2009) qui suivaient cet article...

Non, non, ce n'est pas la jalousie de voir les lecteurs du Figaro, plus prompts à prendre la plume (virtuelle) pour mettre un commentaire sur un article du journal en ligne que ceux du blog d'Hippotese...
Les gens de chevaux sont des "bourrins dyslexiques", c'est bien connu... (non, pas sur la tête...)

Ce qui m'a semblé intéressant donc, c'est le contenu de ces 54 commentaires...
Je ne sait pas si les lecteurs du Figaro.fr sont représentatifs de la population française, mais leur vision de la réintégration des chevaux en ville me semble assez proche du vox populi (français moyen) et c'est celà qui est décourageant...

Enfermés dans notre "vision hippocentriste" du problème, nous ne connaissons pas toujours les idées reçues de nos concitoyens...

Avant de nous énerver devant autant de mauvaise foi (apparente) nous avons sans doute un gros travail de réflexion, de correction des erreurs les plus grossières à faire et enfin de communication positive...

Nos discours, démonstration et supports de diffusion "grand public" devront aussi en tenir compte...

Je vous livre le texte de l'article, et les 54 commentaires (à lire jusqu'au bout), je compte sur vous pour corriger les erreurs et donner votre sentiment (objectif et argumenté) en commentaire, histoire de savoir quoi répondre une prochaine fois...

Lire la suite...

lundi 30 novembre 2009

Travailler en ville avec les chevaux : l'aspirateur à feuilles et le broyeur à Vincennes (75)

Jean-Claude Carretier (qui est responsable de l'atelier forestier à la Division du Bois de Vincennes, voir billets précédents) nous a fait suivre quelques bonnes idées sur l'amélioration des conditions de travail des chevaux "cantonniers"...


Encore une idée de développement des activités du cheval en ville... Toutes les communes ont des "aspiratrices" à feuilles (aspirateurs à moteur auxilliaire).
Avec le cheval on supprime la consommation du véhicule tracteur (qui tourne souvent au ralenti ou doit être redémarrer à tous moments pour des sauts de puces NDLR).


(Photos : Jean-Claude Carretier, Bois de Vincennes)

Ceci n'est encore qu'un test vite fait.
On peut améliorer le réceptacle, le tube d'aspiration trop court ...
Mais l'idée est là...
En pensant, bien sûr, aux protections auditives de nos bêtes.


(Photos : Jean-Claude Carretier, Bois de Vincennes)


Suite à ma demande de complément d'information sur les solutions mises en place pour la protection auditive des chevaux, Jean-Claude précise...


J'ai acheté une paire de bouchons d'oreille utilisés lors des courses de trot attelé.

Ci-dessous un lien sur une boutique qui vend cet article...
http://www.matequides.fr/attelage-trotteur-bonnets-bouchons-finntack-c-49_144.html


(Photos : Jean-Claude Carretier, Bois de Vincennes)

...et j'en ai fait une autre avec une éponge "gros travaux" découpée et mise dans des gants chirurgicaux ou des bas. Les 2 sont visibles sur les photos.


(Photos : Jean-Claude Carretier, Bois de Vincennes)

C'est aussi très utile avec le broyeur à branches...


(Photos : Jean-Claude Carretier, Bois de Vincennes)

Pour ce qui est de la protection auditive des chevaux, certains, et j'en suis, sont pour... D'autres sont contre... A chacun de se faire une idée...

M. Jean-claude Carretier
Atelier forestier
Division du Bois de Vincennes
Rond point de la Pyramide
75012 Paris


Vous pouvez donner votre avis sur la question, et vos pratiques, dans les commentaires... (courtois SVP).

mardi 17 novembre 2009

Compte-rendu du 7ème Congrès des Chevaux Territoriaux 2009

Voici le compte-rendu officiel du 7ème Congrès des Chevaux Territoriaux, (en PDF (Acrobat) comme d'habitude) qui a eu lieu les 24 et 25 octobre 2009...

Merci à Lydia MALLET pour ce travail d'organisation et cet envoi.
Merci à Patricia Guinot pour la rédaction du compte-rendu.

Le Compte-rendu du 7ème Congrès des Chevaux Territoriaux 2009 ici...

NB : Pour ceux qui y étaient, si vous avez quelques photos des présentations ou des épreuves, nous les diffuserons avec plaisir...

mercredi 4 novembre 2009

Des nouvelles du cheval "cantonnier" du Parc de la Tête d'Or (Lyon)

En faisant des recherches sur les véhicules hippomobiles utilisés par les communes pour le ramassage des déchets verts, des ordures ou des corbeilles, je suis tombé sur une petite vidéo de Télé Lyon Métropole qui date de septembre 2009.

Voilà qui nous permet d'avoir des nouvelles des chevaux du Parc de la Tête d'Or (Lyon)...


Collecte des déchets : le grand retour du cheval (Lyon)
envoyé par telelyonmetropole. - L'actualité du moment en vidéo.

À Lyon, l'une des très rares villes de France dont la direction des espaces verts a obtenu la certification ISO 14001, le cheval a été réintroduit il y a deux ans pour collecter les déchets dans le parc de la Tête-d'Or, qui accueille l'été plus de 55 000 promeneurs par jour.

mercredi 26 août 2009

Vecotrtact, un véhicule hippomobile au design futuriste de SECOM Industries

JC Carretier m'a fait suivre le lien d'une brochure d'un nouveau véhicule hippomobile au design futuriste de SECOM Industries : Le Vecotrtact.

La brochure le présente ainsi :
Vecotract est le premier véhicule porte outils et passagers polyvalent 100% écologique, tracté par un cheval de trait avec une option de motorisation autonome entièrement électrique. L'énergie électrique est fournie par des batteries rechargées sur secteur et en partie par un panneau solaire.


Si les stylistes et les ingénieurs s'intéressent aux véhicules hippomobiles (et s'ils gardent un oeil de meneur et prennent l'avis des utilisateurs), je crois que c'est positif pour la traction animale...


Moi j'aime assez le design du modèle utilitaire et surtout la cabine anti-pluie panoramique...


Je suis plus nuancé sur l'attelage en bricole pour un véhicule qui, à vide, pèse 1,3 tonne...
A mon avis, en usage territorial, le cheval "en simple" s'impose et les véhicules ne doivent pas dépasser 500-600 kg à vide...

Vous trouverez une brochure ici...

Et le site (une simple page web) ici...

mardi 21 juillet 2009

A Lampertheim (Bas-Rhin) Quadrille est cheval cantonnier depuis 2007...

Nous continuons notre tour de France des chevaux en ville avec un petit retour en arrière en 2007 et la jument Quadrille à Lampertheim...

Distribuer les plis municipaux à cheval, chercher les enfants de la halte-garderie en calèche hippomobile, utiliser une jument pour vider les poubelles ou arroser les fleurs et les espaces verts, oui, c'est possible et c'est économiquement rentable !

Quadrille, est une jolie Ardennaise de trois ans, au look comtois (c'est à dire blonde) par ses crins, qui officie depuis le mois de janvier 2007, comme cheval municipal à Lampertheim.(petite ville de la communauté urbaine de Strasbourg).
En fait, en décembre 2006, les autorités des haras de Strasbourg avaient sélectionné pour Lampertheim un cheval sur les trois en lice. Mais la jument retenue, répondant au joli nom de « Kiss me », a vite révélé des problèmes au niveau des pattes. C'est donc la seconde jument, Quadrille, âgée de 2 ans et demi, qui a été promue cheval cantonnier.

Les enfants en sont fous, les adultes aussi.
Mais comment la commune de Lampertheim en est-elle arrivée à faire ce choix-là ?
Annick Poinsignon, adjointe au maire, témoigne de la réflexion municipale : «Nous avons engagé depuis longtemps des actions en faveur de la préservation de l'environnement : utilisation de papier recyclé en mairie, tri sélectif, récupération des eaux de pluie, désherbage thermique… Nous souhaitions aller plus loin dans cette démarche. Lorsque s'est posée la question d'embaucher une personne de plus dans l'équipe technique et d'acheter un véhicule, l'idée d'employer un cheval de trait et son meneur a doucement fait son chemin.
Le projet s'est précisé grâce aux conseils d'autres communes déjà engagées dans ce type d'expérience – en particulier en Normandie –, et avec le soutien des Haras nationaux.
Ceux-ci, notamment par le biais de leur délégué régional, le docteur Christian Haessler, ont apporté leurs compétences techniques, aidant la commune à mener une étude de faisabilité chiffrée, dans un cadre très précis.
Les Haras ont également sélectionné un cheval adapté, de race Ardennaise – traditionnellement utilisée en Alsace – et jeune, afin de soutenir l'élevage local. Gagnés par l'enthousiasme de la municipalité, les Haras ont offert gracieusement Quadrille à Lampertheim !

C'est ainsi que la belle blonde est arrivée dans la vie des habitants de la commune où elle a su gagner tous les cœurs, autant par la douceur de son tempérament que par son ardeur au travail. La Ville a eu la chance de pouvoir embaucher, pour la mener, un agent détaché des Haras nationaux, Charles Ludwig, qui s'est très bien intégré à l'équipe technique.
Aujourd'hui, Quadrille, harnachée d'une « bricole » réalisée sur mesure dans la plus pure tradition du Kochersberg par un bourrelier d'Achenheim, fait partie du quotidien du village. « Beaucoup de personnes nous arrêtent dans la rue et témoignent leur contentement de voir la jument effectuer des taches d'intérêt général », témoigne Charles Ludwig, tout sourire. Même les personnes âgées qui parfois s'inquiétaient de ce retour à des pratiques d'une époque dont elles ont connu les difficultés, ont fini par se montrer conquises. Praticité, maniabilité, force de traction et économie d'énergie font de surcroît du cheval cantonnier une bonne affaire sur le plan budgétaire !
D'autres communes en Alsace s'intéressent déjà à ce « retour aux sources » très tendance, qui apporte un véritable plus à l'image d'une ville et renforce le lien social !

Librement adapté d'après un article de CUS Magazine N° 35 - Octobre 2007 à février 2008


Lampertheim (Bas Rhin), un cheval en ville, reportage de FR3 Alsace.




Cheval cantonnier à Lampertheim (reportage TF1)
hippotese

jeudi 16 juillet 2009

A Saulieu (Bourgogne), depuis juin 2009, un cheval de trait auxois ramasse les ordures...

Depuis le lundi 28 juin 2009, un trait Auxois participe au développement durable à Saulieu (merci au site "Conseil du cheval Bourgogne" et à Gilles B. pour cette info.

UNE PREMIÈRE RÉUSSIE !

Le premier cheval territorial de Bourgogne a été mis en place à Saulieu le 29 juin dernier. C’est un cheval de trait Auxois de neuf ans (l’une des neuf races de trait françaises), Nelly, qui a donc opéré pour ce premier jour de ramassage de déchets ménagers dans le centre ville.
Attelée à une remorque construite par les établissements Bernard MICHON (AZE 71260), outil totalement adapté à cette utilisation, caréné spécialement avec un système de bennage électrique et d’une voie adaptée aux petites rues. NELLY, fournie par le Centre de Promotion du Cheval de Trait Auxois et accompagnée de sa meneuse, Melle Josepha Daval agent du centre, était garnie par l’établissement EQUIVINUM (VOSNE-ROMANEE 21700).

La filière Bourgogne du cheval de trait qui s’est mobilisée pour préparer ce package et répondre à l’appel de Mme A. Catherine LOISIER, Maire de Saulieu, pour rassembler l’ensemble des éléments indispensables pour la réussite de cette expérience unique en Bourgogne, pour le moment !
La société SITA (filiale de Suez Environnement concessionnaire du ramassage des ordures), partenaire de l’opération, était présente et a constaté avec satisfaction l’efficacité de cet attelage pour ce type de ramassage. Il faut rappeler que cette opération dure jusqu’au 11 septembre, à l’issue un bilan technique et carbone sera fait.
Nous pouvons d’ors et déjà dire que d’autres villes de Bourgogne suivent et se positionnent sur ce type de collecte pour les années à venir.
Ainsi, le cheval de trait Auxois trouve un nouveau débouché pour son utilisation moderne et affiche une filière Bourgogne particulièrement soudée.
Rendez vous les lundis et vendredis matins dans les rues de Saulieu et les mercredis, jeudis et vendredis de 17 à 19h pour des promenades touristiques dans les rues de Saulieu, toujours avec Nelly !

Pierre PASDERMADJIAN

Le lien vers un reportage de France3 Bourgogne-Franche-Comté de Muriel Bessard et Jean-Louis Saintain avec :

  • Anne-Catherine Loisier, maire de Saulieu
  • Pierre Pasdermadjian, président du syndicat des chevaux de trait d'Auxois
  • Xavier Jannin, équipier de collecte
  • Une habitante de Saulieu
  • Marcel Beau, un des agriculteurs collecteurs dans les années 40-50


dimanche 28 juin 2009

Les embarras de Londres en 1903

Les embarras de Londres, un film tourné en 1903, montre la cohue impressionnante des omnibus et des "hansom cabs" au centre de Londres...

Le film va crescendo, de la circulation du matin, assez clairsemée qui, au fur et à mesure de la journée, va se densifier pour devenir un immense embouteillage...

Malgré la vitesse du film un peu trop rapide qui nous trompe un peu, on peut aisément imaginer pourquoi il y avait parfois des accrochages, c'est même l'inverse qui est surprenant...

On imagine aussi le niveau de dressage des chevaux et l'habileté des meneurs, leur résistance au stress et leur résistance physique dans cette atmosphère poussiéreuse, souvent sous la pluie et l'hiver dans le fameux smog londonien...

Le métier de cocher ne devait pas être rose tous les jours...

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