Hippotese, Le cheval de Travail

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lundi 9 janvier 2017

Colloque Cheval & Territoires en Agriculture (vigne) et dans la Ville, Cheval Passion, 20 janvier 2017, Avignon

Dans le cadre du salon Cheval Passion (du 18 au 22 janvier 2017) à Avignon, aura lieu un Colloque Cheval & Territoires sur l'utilisation du cheval en agriculture et dans la ville...

Je vous laisse lire la présentation et le programme de ce colloque :

Colloque Cheval & Territoires - L'Agroécologie, c'est tendance !

Cheval Passion, DPAE et la filière Cheval en Provence-Alpes-Côte d'Azur organisent une rencontre sur l’utilisation du cheval attelé en agriculture et dans la ville. Le colloque se décline en deux sessions et ateliers pratiques, l'occasion de découvrir les atouts de l’énergie animale et ses applications concrètes en faveur du développement durable.


(Photo Nina Passicot pour Hippotese, Valence 2015)

Demain, le plan Ecophyto pose le défi de diminuer le recours aux produits phytosanitaires. Tous les utilisateurs sont concernés par le changement des pratiques réglementaires, les agriculteurs comme les collaborateurs des collectivités territoriales, tels. De plus en plus d’agriculteurs des filières maraîchères, viticoles et Bio valorisent cette pratique traditionnelle du travail du sol car le cheval attelé constitue une alternative agronomique permettant d’améliorer la qualité.
En utilisant la traction animale, plus de 200 communes en France ont trouvé des solutions de transports propres pour l’organisation de leurs services. Le cheval accompagne les services Espaces Verts des mairies pour l’entretien des massifs floraux toute l’année, assure la collecte des ordures, la surveillance des massifs et des espaces naturels, le transport scolaire. Le cheval peut ainsi réinvestir l’univers urbain.


(Photo Deny Fady pour Hippotese, Angers 2016)

L'organisation bénéficie de l'expertise de Jean-Louis Cannelle, président du CERRTA (Centre Européen de Ressources et de Recherche en Traction animale).
Cheval & Territoires propose de faire le tour des initiatives concluantes, de partager les expériences et de participer à des ateliers pratiques dans le vignoble et les rues de la ville. En initiant cette organisation, Cheval Passion apporte un soutien actif au développement de la filière, contribue à structurer le réseau professionnel et favorise les échanges de pratiques et de contacts.

Vendredi 20 janvier au Centre de Congrès – Palais des Papes Avignon, double colloque :

Colloque Le cheval en agriculture - viticulture

9h00 - Interventions et tables-rondes au Palais des Papes

14h30 - Ateliers pratiques : au vignoble de Châteauneuf du Pape, Daniel et Frédéric Coulon - domaine de Beaurenard.

Public : Agriculteurs, viticulteurs, centres de formations viticoles et équestres, écoles d’agriculture et d’agronomie, chambres d’agricultures, filières et organisations professionnelles, filière chevaux de trait, etc.

Intervenants : • Jean-Louis Cannelle, président du Centre Européen de Ressources et de Recherche en Traction animale • Jean Clopes, utilisateur professionnel de cheval attelé • Laurent Guichard, vigneron à Apt • Olivier Pichot, prestataire en traction animale • Xavier Salducci, docteur en Ecologie Microbienne, Celesta-lab.

Colloque Le cheval dans la ville

9h00 - Ateliers pratiques en centre-ville d'Avignon : Équipements ramassage scolaire, irrigation espaces, verts, ramassage ordures, fauchage, balayeuse.

14h30 - Interventions et tables-rondes au Palais des Papes

Intervenants : • Jean-Louis Cannelle, président du CERRTA • Caroline Charpentier, Chargée Mission Développement de la traction animale Charente-Maritime • Jean-Claude Carretier, président de la Fédération Nationale des Chevaux Territoriaux, Pierre Dudieuzère, Maire de Vendargues • Deny Fady, association Hipppotese • Max Rascalou, adjoint au maire ville de Vendargues, délégué aux Traditions taurines et équestres.
En collaboration avec l’IFCE.

De 12 à 14h00 : Cocktail Déjeuner par les Maîtres Cuisiniers de France, dégustation de produits du terroir de Vaucluse et Provence. Espace Jeanne Laurent – Centre international de Congrès du Palais des Papes d'Avignon.
En collaboration avec la chambre d'Agriculture de Vaucluse et les Maîtres Cuisiniers de France.

Participation sur inscription auprès de DPAE – Tarif : 30 € (Colloque, déjeuner, entrée salon Cheval Passion) Renseignements Colloque Cheval & Territoires - Elodie Desini - Tél. 04 90 84 02 04 - elodie.loubier@live.fr www.cheval-passion.com

jeudi 17 septembre 2015

Hippotese à Tec&Bio, le mercredi 23 et le jeudi 24 septembre 2015 (Rappel)

Le Salon Tech&Bio, qui a lieu tous les 2 ans à Valence, est le seul événement Européen à rassembler un public professionnel large et complémentaire qui travaille en synergie sur l'agriculture bio et alternative : agriculteurs bio et non bio, techniciens, experts, chercheurs, étudiants...

Il offre au public, sur un site de 10 ha, plus de 100 démonstrations, 120 conférences techniques, 260 exposants ...

La Traction Animale sera bien présente sur ce salon. Le Réseau Rhône-alpes de Traction Animale et ses partenaires, l'IFCE, l'ASECRA, Hippotese et la Chambre d'Agriculture de la Drôme 26 organisent le Parcours Traction Animale dont voici le Programme.

PARCOURS TRACTION ANIMALE

CONFÉRENCES :

Mercredi 23 septembre - 11h15 à 12h15 - Salle de conférence 6

Mettre en œuvre un projet d'installation en maraîchage et viticulture avec le choix de la traction animale
Animations : RRATA, Hippotese

Mercredi 24 septembre – 14h00 à 14h45 - Stand IFCE/ASECRA Pôle Élevage

L'intérêt du cheval en ville
Animation : Olivier Croze – IFCE

DEUX PÔLES TRACTION ANIMALE

Pôle « Traction Animale - agriculture et vignes » (partie haute du salon)

Démonstrations de traction animale pour culture légumière avec la première présentation publique en activité du NéoBucher le 23 septembre de 14h45 à 15h45
le 24 septembre de 15h15 à 16h15
Animation : RRATA, Hippotese

Démonstrations de traction animale en viticulture
le 23 septembre de 10h00 à 11h00
le 24 septembre de 14h45 à 15h45
Animation : RRATA Hippotese

Pôle « Traction Animale - élevage et ville » (partie basse du salon)

Mini-conférences : 23 et 24 septembre
Sélection du cheval de travail – 10h30 à 11h15 - Bruno Dehan – ASECRA
Les obligations sanitaires en équin – 11h30 à 12h15 Olivier Croze – IFCE

Présentation de chevaux à la vente :
le 23 septembre de 14h30 à 15h30
le 24 septembre de 14h00 à 15h00
Animation : ASECRA, IFCE

Démonstrations de matériels en traction animale
le 23 septembre de 15h30 à 16h30
le 24 septembre de 15h00 à 16h00
Animation : ASECRA, IFCE

Une Navette hippomobile permettra aux visiteurs de se déplacer entre les 2 pôles. (Navette assurée par les attelages de la Bièvres)

À Tec&Bio, vous pourrez aussi voir des constructeurs de matériels hippomobile (ou utilisable en Traction Animale) et aussi rencontrer les membres de notre partenaire de recherche sur le NéoBucher, à savoir l'Atelier Paysan qui sera présent sur 2 stands (A04 - H08) et assurera une conférence.
Programme complet et renseignements ici

Tout plein d'autres infos sur le site Tec&Bio ici

Quelques photos du Tec&Bio 2013 pour l'ambiance...

NB : Nous avons une vingtaine de codes d'invitation à offrir aux adhérents d'Hippotese. Les premiers seront servis jusqu'à épuisement du stock...
Faites nous un petit message sur la page contact du blog, nous vous renverrons le code par mél, pour vous inscrire sur le site de Tec&Bio et imprimer votre invitation définitive...
J'indiquerai ici quand le stock sera épuisé...

lundi 21 octobre 2013

Mise au Point sur le projet hippomobile du Mont Saint Michel (2ème partie)...

Et voici donc l'objet de mon courroux...

Vous avez tous pu lire dans le précédent numéro de Sabots (N°56) du 29 août 2013, une mise au point sur les maringotes du Mont Saint Michel... (pour ceux qui ne l'ont pas acheté à temps, je vous ai fait un petit pdf de l'article accessible ici).

Je ne sais pas pour vous, mais moi j'ai pas tout de suite compris vraiment de quoi il s'agissait...
L'article n'est pas très clair et ne fournit pas les documents mis en cause nous permettant de comprendre de quoi il s'agit...

Je savais qu'une évaluation des chevaux et des meneurs avait été commanditée par le Syndicat Mixte du Mont Saint Michel à la fin du mois de mai, suite à l'accident d'une maringote le 8 avril 2013 (PDF ici) et avant l'ouverture au public du service de transport hippomobile prévue pour le 3 juin 2013.

J'avais entendu dire que le résultat n'était pas bon (un seul meneur sur 23 a réussit les 3 épreuves et seulement 12 chevaux sur 23), mais n'ayant été destinataire ni de la synthèse de l'expertise, ni du communiqué de presse qui avait suivit, j'avais, trop occupé par mes foins, je l'avoue, un peu lâché l'affaire...

Suite, à la lecture de l'article du magazine Sabots, j'ai demandé au SNCP s'il pouvait me fournir les documents mis en cause, afin de les lire et de vous en faire profiter...

Je vous laisse les étudier avant de vous donner ma lecture critique de cet article qui m'a mis en colère...

Compte-rendu de l'Expertise commanditée par le Syndicat Mixte du Mont Saint Michel,

Et réalisée autour du 20 mai 2013 par :
- L’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE) représenté par : Antony GOHIER, Catherine LE VEZOUET, Jacques TAMALET, Renaud VINCK.
- Le Syndicat National des Cochers et utilisateurs professionnel d’Animaux Attelés (SNCuPaa) représenté par : Olivier COURTHIADE, Yves DECAVELLE et Luc MICHELON.

Début août 2013, le SNCP, observant qu'il n'a pas été tenu compte, de manière suffisante, de leurs remarques, décide de rendre publique leurs conclusions dans un communiqué de presse dans l'espoir de mettre Transdev/Veolia (employeur des meneurs), Norbert Coulon (fournisseurs des chevaux) et les élus (maître d’œuvre de l'ensemble) devant leur responsabilité.

Communiqué de presse du SNCP ici...

Ce communiqué de presse sera repris par l'Agence France Presse (AFP) mi-août puis diffusé par de nombreux journaux, radios et télés (Le Télégramme, TV5 Monde,Le JDD, Sciences et Avenir, Europe1, La Croix... des 19 et 20 août 2013).

Voici, par exemple, l'article du Journal Du Dimanche du 19 août 2013, écrit comme beaucoup d'autres à partir d'une même brève de l'AFP...

Voir aussi l'article de Chevalmag.com qui est le plus fourni de tous et resitue, par un vrai travail journalistique, le problème dans son contexte (ici en pdf pour archive)...

Mais revenons maintenant à l'article du N°56 de Sabots...

Le communiqué "suicidaire" me semble plutôt positif puisqu'il nous permet aujourd'hui de parler des problèmes de sécurité et de validation de formation au sujet de l'attelage professionnel.
Certes, il met à jour un résultat d'expertise que certains auraient sans doute préféré garder pour eux, mais s'il dérange aujourd'hui c'est justement parce que la qualité de cette expertise réalisée par deux organismes reconnus (l'IFCE et le SNCP) ne peut être mise en cause.

En quoi un touriste/vacancier est-il capable de juger de la sécurité d'un l'attelage ?
Il va peutêtre falloir faire passer les audits des commissions de sécurité dans les villages-vacances...

Ces experts ont été reconnus par les différentes parties prenantes, les critères de leur expertise ayant été acceptés, on peut difficilement les remettre en cause par la suite...

- L'Expertise (audit qualité) : Diligenté par le Syndicat Mixte du Mont Saint Michel sur les recommandations de la Commission Nationale des Chevaux territoriaux et dont le principe a été accepté par Transdev et Norbert Coulon a été réalisée par :
- L’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE) représenté par : Antony GOHIER, Catherine LE VEZOUET, Jacques TAMALET, Renaud VINCK.
et
- Le Syndicat National des Cochers et utilisateurs professionnels d’Animaux Attelés (SNCuPaa) représenté par : Olivier COURTHIADE, Yves DECAVELLE et Luc MICHELON.

L'expertise chevaux était basée sur le BAC Attelage® (Bilan des Acquis et du Comportement), (voir ici quelques infos des Haras sur le BAC équidé et l'option attelage).

L'expertise meneur était basée sur l’examen du Certificat de Spécialisation , "Utilisateur de Chevaux Attelés", (voir la fiche du Le Répertoire National des Certifications Professionnelles sur le site du Ministère ici (ou en PDF ici)).

Pour les tests in situ (l'audit qualité), 11 chevaux recalés sur 23 et un seul meneur sur 23 qui a réussit les 3 épreuves du CS, quelques insuffisances quoi...

Évidemment, il ne s'agit pas d'accabler les meneurs du Mont Saint Michel, ce sont avant tout des chauffeurs de bus titulaires du permis de transport en commun (et pour celà sûrement au fait des problèmes de sécurité), ils ont été formés en 400 heures à une formation "attelage" spécifique (Spécialité d'initiative locale (Sil) "Conduite d'attelage en zone urbaine et/ou touristique") différente du CS-cocher (qui lui se fait 497 heures en centre et 420 heures en entreprise) et n'ont pas beaucoup mené pendant un an à cause des problèmes des maringotes.
Mais alors qui a décidé que leur formation et leur diplôme ne serait pas ceux qui sont maintenant reconnus partout en France ? (et préparés par de nombreux centres sur tout le territoire).
Aurait-il été acceptable qu'ils n'aient pas le même permis de conduire "transport en commun" que les autres chauffeurs de bus, dans la mesure où ils conduisaient sur une route particulière ?
Et qui a décidé de démarrer le service public des maringotes le 3 juin 2013, alors que les entraînements des meneurs n'étaient (peutêtre) pas suffisants ?

Si je comprend bien, si cet audit n'avait pas été "diligenté", certains chevaux "inaptes" seraient aujourd'hui attelés devant des maringotes ?

Doit-on conclure que le syndicat de cocher (SNCP) siégeant à la "commission cheval" ne peut jouer son rôle de "lanceur d'alerte" et doit mettre "son mouchoir dans sa poche" devant les investissements de Transdev ? (voilà qui ne donne pas envie de faire partie d'une commission d'Experts...)
Le rayonnement du "formidable chantier" de la "traction animale" justifie-t-il ce fonctionnement pour le moins "original" ?
Quand aux mesures prises sur les recommandations du SNCP (et de l'IFCE), elles devaient sembler bien dérisoires face aux résultats de l'audit...

Ce n'est pourtant pas ce qui est écrit ni avant, ni après...

En fait seulement l'essentiel des remarques... Encore faut-il se mettre d'accord sur l'essentiel...

"La mise au point des maringotes s'effectuera au fur et à mesure de leur utilisation..." ça c'est de l'anticipation...
Et pour info sur l'antériorité d'interlocuteurs compétents, je précise que Le SNCP a été créé en 1999 et que la 1ère session de formation "CS cocher" (faisant suite au "SIL attelage") date de janvier 2006, au CFPPA de Montmorot (Jura), la Commission des Chevaux Territoriaux date de 2005 et a été officiellement créée en 2010. Ceci dit l'antériorité n'a jamais été un gage de qualification...

Pour le soutien de tous les acteurs à ce projet, je suis assez "pour", mais pas "sans réserve", nous continuerons à relever ce que nous considérons comme des dysfonctionnements afin que ce projet devienne réellement un exemple pour nous tous...

A la lecture des dires de chacun dans cet article, Je ne suis pas sûr que toutes les garanties soient prises, mais restons positif et espérons que l'entreprise de transport a bien compris l'obligation de formation continue de ses cochers et l'obligation de sélection des chevaux de son prestataire...

Et pour un prochain (gros) projet de chevaux territoriaux, mettons-nous tous d'accord sur la seule validité d'une formation unique connue et reconnue par tous, la seule validité d'une qualification des chevaux d'attelage connue et reconnue par tous.
Acceptons que des organismes de contrôle indépendants vérifient ces qualifications dans la transparence et pour la sécurité commune, comme c'est le cas pour le permis de conduire, le contrôle technique et les commissions de sécurité dans le domaine automobile.

jeudi 10 janvier 2013

RAPPORT "Évaluation du potentiel de développement du cheval territorial au plan national"

Jean Claude Carretier (du parc de Vincennes à Paris) nous a fait suivre le RAPPORT sur :
"L'Évaluation du potentiel de développement du cheval territorial au plan national", écrit en septembre 2012, par Jean-Louis DURIEZ et Éric FOUQUET, pour le CONSEIL GÉNÉRAL DE L’ALIMENTATION, DE L’AGRICULTURE ET DES ESPACES RURAUX du Ministère de l'Agriculture (de l'Agroalimentaire et de la Forêt).

Pour vous donner l'envie de le lire, je vous livre le préambule formé du résumé et des recommandations (le seul truc qu'on lit habituellement, pour faire croire qu'on a tout lu...)

Résumé
Depuis une dizaine d’années, de nombreuses collectivités locales et territoriales ont développé (ou soutenu) la mise en place de services hippomobiles afin d’apporter une solution à certaines missions de service public. Ainsi, la collecte de déchets (verre, cartons, déchets verts...) ou l’entretien de l’espace public (tonte des pelouses, arrosage les plantations, débardage des arbres des parcs) ou encore le transport de personnes (transport public, transport scolaires...) ou enfin la surveillance et le gardiennage du domaine public, peuvent être confiées, en régie ou en prestation de service, à des équipes associant cheval, matériel et meneurs ou cavaliers, qui assument, de façon permanente ou saisonnière des taches dévolues aux services communaux ou intercommunaux.

Cette démarche pourrait apparaître paradoxale, folklorique et anachronique. En réalité, elle s’inscrit dans le cadre général du « développement durable », que ce soit sur le plan économique, environnemental ou sociétal, comme on le verra dans le présent rapport.
En ce sens, elle est résolument moderne et innovante.

La mise en place de services faisant appel à ce qu’il est convenu d’appeler le « cheval territorial » est présentée sous ces différents aspects, et notamment la mise en place par ses promoteurs d’un véritable réseau de partenaires, qui jouent un rôle essentiel dans cette montée en puissance du phénomène. Partant de cet état des lieux un certain nombre de propositions sont formulées, notamment en vue de renforcer la sécurité publique à l’égard du triptyque cheval, matériel, personnel.

Le ministère chargé de l’agriculture, qui s’est jusqu’alors plutôt appliqué à soutenir l’amont de la filière équine, ne peut ignorer ce phénomène et se doit d’apporter un concours actif, d’ailleurs réclamé par les acteurs.

À l’écoute des « homme-clés » du cheval territorial, l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation, dépositaire des connaissances et des compétences issues des Haras Nationaux paraît être le mieux à même d’apporter son concours et son expertise et ceci s’inscrit parfaitement dans le cadre de ses missions et de son projet stratégique.

Mots clés
cheval territorial, commission nationale, économie, écologie, insertion

Recommandations
En ce qui concerne les professionnels concernés par l’utilisation de chevaux territoriaux, trois recommandations sont formulées

1) Il convient que le MAAP (DGPAAT), en relation avec les cochers professionnels (SNCP), prenne l’attache du ministre du commerce de l’artisanat et du tourisme pour faire inscrire la profession de cocher professionnel au répertoire de métiers.

2) Devant la diversité des formations dispensées, qu’il s’agisse de formations diplômantes, de simples titres ou certificats d’aptitudes, les rapporteurs estiment nécessaire qu’un recensement des enseignements dispensés soit effectué sur la base des informations de la DGER2 afin de proposer un socle commun de formation et d’évaluation aux établissements qui les dispensent. Pour ce qui concerne l’accès à une qualification reconnue de cocher professionnel, il comprendra trois axes :

  • Assurer la correspondance rigoureuse entre le référentiel métier et le référentiel de formation.
  • Associer des professionnels justifiant d’une qualification reconnue dans les jurys d’examen.
  • Mettre l’accent sur l’acquisition de connaissances pratiques en imposant des épreuves de conduite d’attelage sur un parcours urbain dans les conditions réelles d’exercice du métier de cocher professionnel.

Le principal problème est dans l’application par tous des modalités d’examen. Il est également proposé de revoir le « référentiel métier » et de voir dans quelle mesure on peut « durcir l’autorisation d’exploiter ».

3) Procéder à une évaluation de la réglementation du code de la route relative aux véhicules à traction animale afin de proposer les ajustements nécessaires à une utilisation adaptée aux conditions de circulation actuelles.

Pour ce qui concerne plus particulièrement le regroupement de l’action publique en matière de cheval territorial au sein de l’IFCE, cinq recommandations sont formulées :

  1. Étendre la mission de l’Observatoire économique et social du cheval de l’IFCE au domaine du cheval territorial.
  2. Engager une réflexion en vue de définir un protocole d’évaluation comportementale d’un cheval et de caractériser son aptitude à l’utilisation dans le domaine public. Il serait préférable d’éviter de voir coexister des protocoles multiples donnant lieu à des interprétations non consensuelles.
  3. Établir sans équivoque la limite entre les appuis possibles de l’IFCE et les prestations relevant du secteur concurrentiel afin de définir un positionnement clair de l’établissement vis à vis de ses interventions auprès des collectivités.
  4. Mettre le sujet de l’élaboration d’une charte des professionnels à l’ordre du jour du comité de pilotage « cheval territorial » mis en place au sein de l’IFCE.
  5. Mettre en place de manière formelle et au sein de l’IFCE un poste de coordonnateur/délégué/animateur national cheval territorial.

Abréviations :
DGPAAT : Direction générale des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires DGER : Direction générale de l'enseignement et de la recherche
IFCE : Institut français du cheval et de l’équitation

Ajouté par Hippotese...
SNCP : Syndicat National des Cochers Professionnels (et autre utilisateurs d’animaux attelés).
MAAP : Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Pêche. (je croyais que c'était de l'Agroalimentaire et de le Forêt, maintenant ! NDLR)

Voilà le rapport en entier ici...

Vous pouvez lâcher vos commentaires...

dimanche 13 novembre 2011

Etude de l'INRA et de l'IFCE sur le cheval et les collectivites territoriales : "cheval et territoire"

On m'a fait suivre cette étude de l'INRA-IFCE sur les chevaux territoriaux, que je vous diffuse tel quel...

Quand le cheval participe au dynamisme des territoires : panorama de démarches entreprises par des collectivités territoriales.

Préambule : L’INRA et l’IFCE, associés au sein du programme de recherche «cheval et territoire», ont souhaité mieux connaître et comprendre comment une collectivité territoriale pouvait avoir recours au cheval pour dynamiser son territoire. Un recensement non exhaustif de la diversité des projets entrepris localement par des acteurs publics innovants ainsi que la rencontre d’un petit nombre d’entre eux, permet de rendre compte de l’impact que ces initiatives peuvent avoir sur le territoire et de dégager quelques clés de succès de certaines d’entre elles.

A télécharger ici...

lundi 17 janvier 2011

URGENT ! Enregistrement comme détenteur d'Equidés avant le 25 janvier 2011

D'après le décret n° 2010-865 du 23 juillet 2010 tout détenteur d'équidé(s) domestique(s) a l'obligation de se déclarer auprès de l'IFCE, en précisant le(s) lieu(x) de stationnement d'équidé(s) dont il est responsable. Cette nouvelle mesure vise à répertorier tous les lieux susceptibles d'accueillir des équidés de façon temporaire ou permanente, en vue de mettre en place les actions sanitaires nécessaires en cas d'épidémie.

Délai pour se déclarer

Les détenteurs ont 6 mois à partir de la date de parution des textes pour se mettre en règle. Les détenteurs existants devront donc se déclarer avant le 25 janvier 2011.

Par la suite, tout nouveau détenteur devra s’enregistrer avant l’arrivée du premier cheval sur le lieu. Suite à leur enregistrement, il recevra un accusé réception, qui lui servira de justificatif en cas de contrôle. Cet accusé réception comporte le n° de détenteur attribué par le SIRE.

Informations enregistrées

  • la personne responsable du lieu (le détenteur),
  • l’adresse du lieu où sont accueillis les équidés,
  • l’adresse postale du responsable du lieu (si elle est différente de l’adresse du lieu),
  • l’identité et les coordonnées d’une personne qui pourra être contactée sur place en cas d’urgence, des informations complémentaires facultatives.

Qui est concerné ?

"Le détenteur" est défini comme une personne physique ou morale responsable d’un équidé, indépendamment du propriétaire, à titre permanent ou temporaire, y compris lors du transport, d’un marché, d’une exposition, d’une compétition, d’une course ou d’un événement culturel.
Il s’agit du responsable d’un lieu où sont stationnés des équidés.
L’obligation concerne tous les détenteurs d'équidé, qu’ils soient professionnels, particuliers, et quelle que soit l’utilisation des équidés détenus.


On vous dit que tous les équidés doivent être déclarés !

Je m'enregistre si je suis...

  • Un centre équestre
  • Un particulier ou un professionel qui a un équidé chez lui
  • Un agriculteur qui a des équidés en pension
  • Un éleveur d'équidés
  • Un gérant de gîte d'étape équestre

Je ne m'enregistre pas si je suis...

  • le propriétaire dont les chevaux sont en pension (dans un centre équestre par exemple), même s'il s'en occupe chaque jour
  • le propriétaire d’un lieu loué à quelqu’un qui accueille des équidés sur place (c’est le locataire qui doit se déclarer comme détenteur)

Pour faire une déclaration en ligne ou trouver d'autres infos...

http://www.haras-nationaux.fr/professionnels/demarches-sire/enregistrez-vous-comme-detenteur-dequide.html

Petit document récapitulatif avec un modèle de déclaration (PDF, 180 Ko)