Hippotese, Le cheval de Travail

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samedi 14 juillet 2018

Il faut sauver le Tractomètre "Le Bihan" du Haras de Lamballe... (3ème Partie)

Suite des billets "Il faut sauver le Tractomètre "Le Bihan" du Haras de Lamballe... (1ère Partie)" visible ici... et 2ème partie visible ici...

Présentation du fonctionnement du Tractomètre "Le Bihan" par le colonel Charpy dans la Revue CHEVAL – ANE – MULET, Bulletin Officiel du Comité National Interprofessionnel des Chevaux et Mulets, janvier 1944 – 2è année – Numéro 1, par le Colonel Charpy.

Cette présentation est plus complète et plus pédagogique que cette de Yves-Marie-Francis Le Bihan dans ces dépôts de brevet (ce qui est bien logique dans la mesure où un brevet doit protéger l'invention d'un auteur et ne donner que les indications techniques strictement nécessaires à la démonstration de l'originalité de l'invention).


Revue CHEVAL – ANE – MULET, Bulletin Officiel du Comité National Interprofessionnel des Chevaux et Mulets, janvier 1944 – 2è année – Numéro 1, page 10.


Revue CHEVAL – ANE – MULET, Bulletin Officiel du Comité National Interprofessionnel des Chevaux et Mulets, janvier 1944 – 2è année – Numéro 1, page 11.


Revue CHEVAL – ANE – MULET, Bulletin Officiel du Comité National Interprofessionnel des Chevaux et Mulets, janvier 1944 – 2è année – Numéro 1, page 12.

Pour les plus techniciens d'entre-vous, je vous ai fait un petit montage chronologique des 3 schémas techniques du tractomètre "Le Bihan".

Évolution chronologique des schémas de fonctionnement du tractomètre Le Bihan 1942 - 1944

Nous verrons dans un prochain billet comment, à la même époque, de l'autre côté de l'Atlantique, les américains envisageaient les mesures d'efforts avec une toute autre philosophie...

mercredi 11 juillet 2018

Il faut sauver le Tractomètre "Le Bihan" du Haras de Lamballe... (2ème Partie)

Suite du billet "Il faut sauver le Tractomètre "Le Bihan" du Haras de Lamballe... (1ère Partie)" visible ici...

Pour compléter l'exposé du système technique proposé par le Tractomètre Le Bihan, je vous propose quelques images légendées de l'appareil...

NB : N'ayant jamais vu ni étudié l'appareil réel, j'ai légendé ces images (qui sont de Tanneguy de Sainte-Marie, je pense) à partir de ma compréhension du fonctionnement de l'appareil, des schémas des brevets et des explications du Colonel CHARPY dans la revue CHEVAL-ANE–MULET de JANVIER 1944.
J'espère ne pas avoir commis d'erreurs dans cette analyse et j'attends avec plaisir vos remarques et commentaires.




Dans le Tractomètre (en tous cas, la version d'avril 1942, voir le brevet dans le précédent billet) Yves-Marie-Francis Le Bihan a prévu 2 systèmes hydrauliques de mesure de l'effort :

1 Un dynamomètre à piston dans le prolongement du palonnier (qu'il nomme "presse hydraulique H") et...

2 Une pompe (formée de 3 pistons décalés pour la régularité P) montée sur un arbre parallèle à l'essieu et entraîné directement par celui-ci (par l'intermédiaire d'engrenages droits).

Cette pompe P permet d'imposer un effort et de simuler des démarrages en côte et/ou une charge tractée. Elle est donc réversible et fonctionne de manière identique en marche avant ou en marche arrière. Si l'on mesure la pression d'huile en sortie de cette pompe, avec un manomètre (m) on visualise aussi l'effort fourni et ce, en avançant ou en reculant.
Si l'on bloque la circulation d'huile, l'essieu est bloqué, si on limite cette fermeture, on peut imposer l'effort souhaité.
L'astuce technique du système se trouve dans le mécanisme à came et électroaimant commandé par la position d'une aiguille sur un cadran qui libère instantanément la pression d'huile quand la consigne est atteinte.

J'ai aussi trouvé un second brevet peu connu de Yves-Marie-Francis Le Bihan sur le Tractomètre.

De façon assez étonnante, ce complément au premier brevet (d'avril 1942) a été déposé seulement un mois plus tard (en mai 1942) mais il ne sera accordé que 10 ans plus tard (mai 1952) et publié en septembre 1952... Peutêtre à cause de la guerre de 1940-1945.

Dans ce brevet, il n'est plus fait mention du dynamomètre à piston, mais seulement de la pompe qui a évolué et qui est formée maintenant de 1 à 7 cylindre montés en étoile (il me semble que c'est le modèle qui est à Lamballe, visible sur les photos ci-dessus, à confirmer...).
Je pense que Yves-Marie-Francis Le Bihan a voulu protéger son nouveau système de pompe en étoile et son mécanisme à came et électroaimant mais n'a pas jugé nécessaire de protéger par brevet son "dynamomètre à piston" qui était peu novateur (même pour l'époque).



Nous verrons dans quelques futurs billets comment le Colonel Charpy présentait le tractomètre et comment, à la même époque, de l'autre côté de l'Atlantique les américains envisageaient les mesures d'efforts avec une toute autre philosophie...

dimanche 24 juin 2018

Il faut sauver le Tractomètre "Le Bihan" du Haras de Lamballe... (1ère Partie)

Lors des 3 èmes Rencontres FNCT, du 25 et 26 Mai 2018 (organisées par le Réseau Faire à Cheval, au Haras d'Hennebont, Morbillan) sur le thème de "La bien-traitance des équidés de travail", j'ai eu l'occasion de parler un peu du Tractomètre de Lamballe lors de ma présentation sur le Datafficheur et plus tard avec de nombreuses personnes sur place.

je voudrai revenir ici sur ce sujet en vous faisant partager toutes les infos que j'ai pu collecter sur cet étrange appareil, à mon avis unique au monde et qu'il faut absolument sauver de la destruction et même si possible remettre en état pour étudier ses capacités (uniques elles aussi) à faire varier indépendamment et de manière précise, sa résistance à l'effort au démarrage et en utilisation continue.

Je remercie ici Tanneguy de Sainte-Marie (qui est un grand connaisseur des Haras, de leur histoire et un auteur prolifique) et Bernadette Lizet (ethnologue et spécialiste reconnue de l'histoire des utilisations du cheval en France) qui m'ont autorisé à utiliser leurs documents et leurs écrits sur le Tractomètre Le Bihan.

Pour cette première partie, je vous partage un texte de Tanneguy de Sainte-Marie, paru en 2006 dans la revue des Haras et rediffusé dans le N°12 de Sabots-Magazine.
J'ai ajouté quelques images et documents qui proviennent du Haras de Lamballe, de Sabots-magazine, de la revue CHEVAL-ANE–MULET de JANVIER 1944 et de ma collection personnelle.


Légende : Cour du haras de Lamballe. Un palefrenier, en tenue d'été, est aux guides de l'étalon Postier Breton et un jeune officier des haras (grade de Surveillant ) est aux commandes de la machine.
D'après Tanneguy de Sainte-Marie, cette photo date des années 1950, à l'époque où il avait été envisagé de remettre en place des épreuves de traction dans les concours d'élevage et d'utilisation pour les chevaux de trait, notamment les bretons.


Histoire d’un dynamomètre devenu « L’APPAREIL LE BIHAN » communément appelé « TRACTOMÈTRE », par Tanneguy de Sainte-Marie.

Le Colonel CHARPY, brillant officier d’artillerie ayant commandé le Dépôt de Remonte Militaire de Guingamp (dont les dernières écuries seront rasées en 2006 pour accueillir la gendarmerie locale) en 1917-1918, était un passionné de l’utilisation qui devait être faite des chevaux de trait en général et des Bretons en particulier.

En 1936 il répond favorablement à la requête du comité de la Foire Exposition de Rennes qui lui demande d’organiser une manifestation hippique dans l’enceinte de la foire.

N’ayant pas obtenu les moyens financiers pour organiser un grand concours d’élevage, il songe à l’essai d’une épreuve dynamométrique.

En effet, dès 1909, la création de la Société du Cheval de Trait Léger sous la houlette du Comte de ROBIEN, a ouvert des pistes qui devraient permettre des utilisations rationnelles et pérennes des chevaux de trait.

Dans son projet d’épreuve, le Colonel CHARPY met en exergue l’opinion exprimée par Lavalard : « Pourquoi ne pas faire pour le cheval de trait ce qui a lieu pour le cheval de pur sang qui n’est livré à la reproduction qu’après avoir fait ses preuves sur l’hippodrome ? »
C’est pourquoi, dans ses propositions, le Colonel crée deux catégories dans les concours de reproducteurs, une pour les gros traits et une pour les postiers.

Ayant entrepris des recherches après la guerre de 14-18, il a découvert qu’il existait des dynamomètres enregistreurs perfectionnés et précis. Une de ces voitures appareils, ayant été utilisée à Caen dans deux des concours organisés par Mr. Bertin, présentait malheureusement trop de défauts et donc des résultats peu probants.

Quant à la voiture Américaine « COLLINS », déjà utilisée en Allemagne et en Hollande, elle était construite pour l’essai d’un attelage de deux chevaux et non individuelle, de plus son prix d’achat et le coût de son importation avaient rebuté le Ministère de l’Agriculture et Les Haras.
Elle présentait, elle aussi, des défauts et des inconvénients.

Pressé par la mise en place d’épreuves de traction à la Foire de Rennes et n’ayant pas de voiture dynamomètre à sa disposition, le Colonel CHARPY fit appel à la maison Verlinde, de Puteaux, pour qu’elle imagine et construise en hâte un appareil de fortune. L’appareil fut livré dans les temps et les épreuves se déroulèrent devant une foule immense.

Malgré ses nombreuses imperfections la machine permit de classer sans hésitation les chevaux d’après leur puissance de démarrage.
Ce fut le clou de la Foire Exposition de Rennes de 1936.


Revue CHEVAL – ANE – MULET, Bulletin Officiel du Comité National Interprofessionnel des Chevaux et Mulets, janvier 1944 – 2è année – Numéro 1, par le Colonel Charpy


Revue CHEVAL – ANE – MULET, Bulletin Officiel du Comité National Interprofessionnel des Chevaux et Mulets, janvier 1944 – 2è année – Numéro 1, par le Colonel Charpy

Mais le but n’était pas atteint, la voiture-dynamomètre idéale et sans défaut n’était pas encore inventée et tout restait à faire.

En 1939, le Colonel CHARPY rencontre Mr. de Malherbe, Directeur général des Haras, l’entretient longuement de l’intérêt des épreuves de traction et lui confirme, qu’à peu de frais, il se faisait fort de faire construire une voiture remplissant toutes les caractéristiques nécessaires à ces épreuves.

Le Directeur Général ayant entendu parler du succès de Rennes donne son accord et promet les crédits.

Monsieur Y. LE BIHAN, ancien ingénieur des chemins de fer du Nord, connu pour ses compétences techniques et son ingéniosité, de surcroît habitant le manoir de Barach près de Perros-Guirec, se fait exposer le problème à résoudre et accepte de se charger de la construction de l’appareil.

Il a non seulement le mérite de l’imagination mais également celui de la construction qu’il mène seul à son terme.

L’appareil est livré fin 1943 au Haras National de Lamballe dirigé par Monsieur Marcellin CHARPY, fils du Colonel et père de François et Marcellin ayant eux-mêmes brillamment servi les Haras Nationaux.

Monsieur Y. LE BIHAN a opéré sur place les mises au point finales de sa machine, pour laquelle il a déposé un brevet, avant sa mise en service dans les concours.

Après avoir été abandonné, oublié et rudoyé pendant des décennies dans des fonds d’écuries et autres sous-pentes, l’unique tractomètre « LE BIHAN » est présenté depuis peu en bonne place aux côtés des Breaks, Squelettes, Camions et Omnibus dans la remise hippomobile du Haras National de Lamballe.

Il ne lui reste plus qu’à retrouver sa couleur d’origine, à être restauré, et remis en état de marche d’après les plans et descriptions laissés par son fabricant sous la rubrique : "CROQUIS SCHEMATIQUE DE L’APPAREIL D’ESSAI DES CHEVAUX A LA TRACTION, Brevet Y. LE BIHAN, Ingénieur E.C.P, D’après les données du problème posé par le Colonel CHARPY".

Imaginons, qu’un jour, son sauvetage définitif soit concrétisé par un classement « Monument Historique » parmi les trop rares voitures hippomobiles ayant accédé, à ce jour en France, à cet extrême privilège.

Tanneguy de SAINTE MARIE
Ingénieur des Haras Nationaux, en résidence à Hennebont, le 15 février 2006


Reproduction du 1er Brevet d'Invention pour un Appareil pour l'essai des chevaux à la traction déposé par Yves-Marie-Francis Le Bihan, et accordé sous le numéro 884.659, le 3 mai 1943 à Paris.


Reproduction du 1er Brevet d'Invention pour un Appareil pour l'essai des chevaux à la traction déposé par Yves-Marie-Francis Le Bihan, et accordé sous le numéro 884.659, le 3 mai 1943 à Paris, page 1/2.


Reproduction du 1er Brevet d'Invention pour un Appareil pour l'essai des chevaux à la traction déposé par Yves-Marie-Francis Le Bihan, et accordé sous le numéro 884.659, le 3 mai 1943 à Paris, page 2/2.

Transcription du texte du Brevet 884.659 de Yves-Marie-Francis Le Bihan :

L'appareil que nous allons décrire peut servir à déterminer l'effort de démarrage et le travail qu'un cheval peut fournir en traction et subsidiairement à évaluer l'effort de recul que l'animal peut faire en appuyant de son arrière-main sur l'avaloir.

L'ensemble du système est monté sur un véhicule à deux roues et comprend deux éléments distincts.

1. Un appareil indicateur des efforts produits représenté par une petite presse hydraulique H à laquelle sont joints un manomètre à cadran gradué M et un manomètre enregistreur E, destinés à donner d'une part l'effort de démarrage et d'autre part à reproduire sur un graphique le travail fourni sur un parcours fixé avec une résistance à la traction imposée.

2. Un appareil pouvant réaliser le blocage du véhicule pour l'épreuve de démarrage et ensuite imposer des résistances variables à volonté pour les essais en mouvement.

Cet appareil comprend une pompe à huile à trois cylindres P avec manivelles calées à 120° pour assurer la régularité dans la résistance. Elle est mise en mouvement par l'essieu du véhicule, par l'intermédiaire d'engrenages droits. Cette pompe est munie de soupapes d'aspiration et de soupapes de refoulement toutes automatiques. Elle puise l'huile dans un réservoir R et la refoule dans une canalisation aboutissant sous une soupape S maintenue sur son siège par la pression d'un ressort dont la tension est réglée à la volonté de l'opérateur.

Cette soupape peut également être bloquée par un dispositif spécial de façon à immobiliser le véhicule tant que l'effort de démarrage imposé n'est pas atteint.

Le blocage de la soupape est réalisé par un levier 1 oscillant autour d'un axe dont une extrémité munie d'une vis de rattrapage de jeu appuie sur une came, tandis que l'autre extrémité porte sur une tige de la soupape de façon à la tenir hermétiquement fermée, immobilisant ainsi tout l'appareil. En effet, tant que la soupape de refoulement des pompes reste bloquée, les pompes ne peuvent tourner et les roues du véhicule sont de ce fait enrayées.

Pour provoquer en temps utile, d'une façon instantanée le déblocage de la soupape un système simple et très maniable est utilisé.

Un ressort de rappel r tend constamment à faire tourner la came et à libérer ainsi la soupape, mais cette came est verrouillée par un petit balancier dont une extrémité pénètre dans une encoche de la came tandis que l'autre extrémité libre se trouve en regard d'un électro-aimant.

Cet électro-aimant peut recevoir le courant d'une petite batterie, courant normalement interrompu. Le pôle négatif de la batterie est à la masse. Le courant sortant du pôle positif doit parcourir les spires de l'électro-aimant pour aboutir à une aiguille supplémentaire du manomètre montée sur le verre de celui-ci, et par conséquent isolée. Le manomètre est lui-même à la masse.

Il suffira à l'opérateur de placer l'aiguille isolée en regard de l'effort que l'on désire voir atteindre pour que l'aiguille indicatrice normale du manomètre vienne au contact de la précédente dès que cet effort est réalisé, ce qui a pour effet de fermer le circuit électrique. Instantanément l'électro-aimant attire le balancier, libérant ainsi la came et par suite la soupape.

Pour les essais dans le travail de recul du véhicule, il suffira de lire les indications du manomètre branché sur le refoulement des pompes, dont la graduation est faite en conséquence, pour se rendre compte avec précision de l'effort produit par le cheval.

Yves-Marie-Francis Le Bihan


dimanche 3 juin 2018

Foire suisse Moudon Bio Agri 2018 (11 au 13 mai 2018) : le reportage d'Esprit Trait

Pendant que certains d'entre-nous mouflaient du câble à Montdenis en Maurienne (Savoie), d'autres participaient à la foire suisse bio Moudon "Bio Agri 2018" plus au nord, de l'autre côté du lac Léman (voir billet précédent).

Comme mes petits camarades avaient oublié leurs appareils photos, je me retourne vers l'excellent reportage d'Esprit-Trait.

Merci à eux pour ce travail exhaustif et ces interviews vraiment intéressantes...

lundi 21 mai 2018

3ème congrès Fédé. Nat. des Chevaux Territoriaux (FNCT), vendredi 25 et samedi 26 Mai 2018 - Hennebont (Morbillan)

3 èmes Rencontres FNCT, 25 - 26 Mai 2018 - sur le thème de "la bien-traitance des équidés de travail" à Hennebont, on y sera...

Le programme en pdf ici...

dimanche 20 mai 2018

Mouflage au cheval de travail, en forte pente, au 15ème chantier-école de Montdenis

Lors du 15ème chantier-école de Montdenis, nous avons réalisé une opération de mouflage de gros bois en contre-bas d'une piste forestière (chantier que nous avions initié lors du 14ème chantier-école).

Une petite vidéo pour visualiser le chantier...

La pente était d'environ 100 % (45°), la distance de traîne-mouflée de 20 à 50 m, le cheval "tracteur" était lui sur la piste forestière en légère pente descendante (il réalisait une course de 80 à 200 m dans le même temps, compte-tenu du mouflage).

Pour ce chantier, nous avons utilisé un moufle formé de 2 poulies "ciseaux" à double réa (référencées "Poulie de renvoi double à côtés oscillants" chez Jardiforet.com) dont nous avons déjà parlé dans un précédent billet, elles sont à 115 € actuellement.

Ce sont des poulies données pour une résistance de 2 T, en inox, fabriquées au Canada. Elles paraissent fragiles (la tôle est assez fine et peut se voiler), mais nos essais en conditions difficiles durant les 2 derniers chantiers-école, ont été très concluants. Je les recommande donc...

Ces poulies sont montées sur un mousqueton à verrouillage automatique (dit Triact) (modèle Oxan Triact-Lock de chez PETZL) (attention, il existe en version à sécurité à vis sous le nom : Oxan Screw-Lock, que nous déconseillons car on est jamais sûr du verrouillage). Le prix du Oxan Triact-Lock est d'environ 14 €.

NB : Le double verrouillage de ce mousqueton, souvent énervant à l'ouverture, pour les novices, nous les a fait les nommer "mousquetons bac+2", nous garderons cette appellation dans ce billet.

J'avais aussi l'habitude de monter sur le mousqueton "bac+2" de ces poulies doubles, un crochet tournant modifié (le linguet et remplacé par un carré soudé de façon à le transformer en crochet étrangleur).
Nous avons eu des problèmes avec ce système car le nerf des câbles, amplifié par la tension, enroule le moufle sur lui même, et freine par frottement le coulissage du câble et ce parfois jusqu'au blocage. C'est donc un montage que je conseille pour les poulies simples mais que je déconseille pour les moufles.

Michel C. grand spécialiste du travail avec les câbles, est venu nous montrer les techniques utilisées par les professionnels, à savoir, l'élimination des crochets tournants sur les moufles et l'adjonction de barre "anti-giration" qui passent dans les mousquetons "bac+2".
De simples branches de frêne de 1,5 à 3 m sont suffisantes dans notre cas (ce sont des barres à mine en acier sur les gros moufles), elles peuvent être attachées d'un côté par une corde fixée au sol quand elle se trouvent en l'air, sinon elles frottent simplement au sol.

Nous avons utilisé un câble de treuil (de 6 mm de diamètre) d'environ 200 m, acheté d'occasion chez un ferrailleur. Ce câble prend moins de "nerf" qu'un câble standard mais reste fragile pour une utilisation en forêt. Il présente rapidement des déformations sur son diamètre. Nous ne rachèterons pas ce type de câble une prochaine fois...

Je vous ai fait des petits dessins explicatifs en vue de profil et en vue de dessus du chantier.

et voici quelques photos prises sur les 3 jours avec un temps qui fut plutôt changeant (il a même neigé le dimanche)...


Installation du moufle sur l'arbre d'accrochage (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Le moufle est installé... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


On attend les premières grumes sur la piste... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Arrivée des premières grumes... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Le "crocheur" doit descendre dans le talus... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Tout le monde donne son avis sur la manœuvre... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Le "brin tirant" est tendu jusqu'à Ruby, cheval "tracteur" du jour... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Ruby, cheval "tracteur" exerce ici une force de 100 à 200 kg... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Cette force multipliée par le jeu des moufles exerce une traction de 400 à 800 kg au crochet... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


La piste est vite encombrée de troncs qu'il faut évacuer... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


L'ensemble de l'équipe doit maintenant intervenir... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Tchoutcho, mulet en formation débardage, évacue les troncs et branches remontés par le moufle... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Très vite, les habitudes sont prises et chacun trouve sa place... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)


Le travail d'accrochage au moufle laisse même parfois quelques instant de repos bien mérité... (Débardage par Mouflage au cheval au chantier-école de Montdenis 2018)

NB : Pour certaines grumes, nous avons dû moufler le "brin tirant" pour atteindre une traction de 1,6 T, je vous prépare un petit billet explicatif là dessus pour bientôt...

mardi 1 mai 2018

Bientôt le 15 ème chantier-école d'autoformation au débardage de Montdenis les 10, 11, 12 et 13 mai 2018

Comme chaque année, le chantier d'autoformation au débardage au cheval de Montdenis (Savoie, Maurienne) se déroulera le week-end de l'Ascension à partir du jeudi 10 mai jusqu'au dimanche 13 mai 2018.


Chantier-école de mai 2017, photo de l'équipe...

Comme les années précédentes, il y aura plein d'activités différentes à ce chantier-école : de la traîne directe, du traîneau, du mini-porteur, du mouflage de gros troncs sur ancrage fixe et "volant", du portage au bât, du transport, de l'attelage en ligne... et bien sûr tout celà, toujours en forte pente...

Nous allons aussi faire des essais de mesure d'effort de traction en travaux agricoles et en débuscage avec les nouveaux protos de Datafficheurs "radio" de fabrication "Hippotese".
Il s'agira de valider les dernières innovations et les montages de capteur et de boîtier-master sur le cheval qui résistent aux branches et aux contraintes du travail agricole et en forêt.


Chantier-école de mai 2017...

Rappel de l'organisation du Chantier-École : Ce chantier annuel d'autoformation au débardage de Montdenis se déroule comme chaque année le week-end de l'Ascension (du mercredi au dimanche), vous pouvez venir un jour ou plusieurs...


Chantier-école de mai 2017...


Chantier-école de mai 2017...


Chantier-école de mai 2017...

Comme d'habitude nous ferons différents ateliers de débusquage à l'Hippotreuil et par mouflage avec poulies largables, nous ferons aussi de l’abattage dirigé au cheval et différents travaux en sécurité et en forte pente...


Chantier-école de mai 2017...


Chantier-école de mai 2017...


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017, quand c'est très étroit, c'est chacun son tour...


Chantier-école de mai 2017...


Chantier-école de mai 2017...

Nous testerons aussi la fabrication et le débuscage de fagots au porteur et au traîneau et le transport bâté de bois de faible diamètre et de branchages (il y a des ânes bâtés sur le village et nous avons quelques bâts suisses pour les chevaux à disposition).


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017

Enfin, pour ceux qui le désirent nous testerons quelques arracheurs hippomobiles et manuel sur églantiers et prunelliers.


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017

Et voici, pour ceux qui veulent en savoir plus, quelques généralités sur le chantier-école Hippotese de Montdenis...

Rappel des objectifs du chantier-école : C'est un chantier d'autoformation au débardage et d'échanges de pratiques, ouverts à tous les membres et futurs membres de l'association (les personnes non à jour de leur cotisation devront s'acquitter, le 1er jour, de leur 20 € pour une question d'assurance).


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017

Difficulté : Le chantier ou plutôt l'ensemble des activités proposées sont de difficultés plutôt fortes, il n'est pas adapté aux débutants ou alors en observateurs pour les moments dangereux.


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017

Nous n'avons pas de contrainte de résultat mais les travaux sont des travaux réels de débuscage de bois de chauffage ou d'entretien d'espaces naturels et sont donc idéaux pour de l'auto-formation.


Chantier-école de mai 2017

Chaque chantier permet de tester des nouveaux systèmes de débardage, d'accrochage, de traction, des poulies, de faire des mesures au dynamomètre, d'échanger des idées, des techniques...
Apporter vos prototypes de matériel, de harnais... On les testera...


Chantier-école de mai 2017...


Chantier-école de mai 2017...

L'accueil : Vous êtes accueillis (gratuitement) chez Deny Fady et Odile Mouchet, à 1400 m d'altitude, (dans un dortoir et une salle commune de la ferme), prévoyez duvets, couvertures et pantoufles, les nuits peuvent être fraîches (et tentes si vous voulez).

Pensez aussi à vos casques, gilets fluo, protection auditive, chaussures et pantalons de sécurité...


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017

NB : Il y a aussi quelques gîtes de France sur le village, chercher sur "73870 Saint Julien Montdenis", au moins 3 gîtes sont situés sur le hameau d'altitude de Montdenis...

Vous pouvez (devez) apporter vos spécialités, pour manger, boire (on apprécie les bons vins et les bières belges) et faire la fête... (animation musicale et chants sont au programme). On vous offre les plats chauds de base...


''Chantier-école de mai 2017"


Chantier-école de mai 2017...

Il est possible de venir avec son cheval, mule, âne (au moins dressé au palonnier) ou au bât (à faire confirmer par l'organisation).

Pensez à nous appeler pour s'inscrire... Tél : 04 79 59 65 50 ou petit mél (hippotese@free.fr ou page contact)


En mai 2017, nous testions le premier Datafficheur radio...


Nous avions pour nos essais une petite terrasse à labourer et à préparer pour planter des patates et des haricots sur buttes...

Si vous souhaitez aussi avoir plus d'infos sur le déroulement ou sur les précédents chantiers-école, vous pouvez lire les anciens billets ici...


Ce fut l'occasion de tester une charrue tourne-oreilles traditionnelle de Savoie modifiée avec un seul mancheron central (système vu au Portugal en avril 2017)


Chantier-école de mai 2017


Michel Carrel était aussi là pour contrôler avec un dynamomètre Almeno les valeurs mesurées par le Datafficheur Hippotese


Chantier-école de mai 2017


Après la charrue, une bineuse Plumett... Chantier-école de mai 2017


78 kgf de moyenne, 92 kgf en maxi sur les 10 mesures d'une seconde... Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


91 kgf (110 kgf max) avec le canadien 5 dents... Chantier-école de mai 2017


89 kgf (128 kgf max) un peu plus tard... Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Et enfin, passage du buttoir Plumett... Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Chantier-école de mai 2017


Le résultat de nos 3 soirées d'essais... Chantier-école de mai 2017

Promis, un de ces jours, je vous mets sur le blog quelques films pour l'ambiance...

dimanche 29 avril 2018

Hippotese sera présente à la Foire Suisse Bio : Bio Agri 2018, du 11 au 13 mai 2018 à Moudon (Canton de Vaud)

Bio Agri 2018

La 2ème édition de la plus grande foire agricole suisse bio se tiendra du 11 au 13 mai 2018 sur le site de l’école Agrilogie à Moudon (Canton de Vaud).
Il y aura sur le même site Bio-Vino, le salon du vin suisse bio.

La Foire Agricole Suisse Bio est la première foire 100% bio de Suisse ! Elle a pour buts de favoriser le partage des savoirs et de présenter les dernières technologies agricoles positionnant l’agriculture Bio comme agriculture traditionnelle, moderne et durable.

La Foire Agricole rassemble tous les métiers issus de l’agriculture, apiculteurs, maraîchers, éleveurs, paysans, viticulteurs, bergers, trufficulteurs, fromagers, bouchers, boulangers, artisans, …

L’association Suisse Trait Français (les propriétaires ou sympathisants des chevaux de trait français en Suisse) organise les démos en traction animale en maraîchage et en vigne.

NB : Thomas et Fanny viennent avec leur mules, Jean-Louis et Henry Spychiger seront présents pour des conférences et les commentaires des démonstrations (avec Michel), Hugo fera une présentation et sera là pour les démos avec ses chevaux.

Le programme spécifique de la traction animale...

Le programme en pdf ici...

Une petite vidéo de l'édition 2016 (la foire a lieu tous les 2 ans).

FAR2016 from frank siffert on Vimeo.

L'Agriculture Citoyenne fait sa Prise de Terre : Le Printemps d’InPACT, du 18 au 20 mai 2018 à Gommerville (Eure-et-Loire)

L’Agriculture Citoyenne fait sa Prise de Terre, du 18 au 20 mai 2018 à Gommerville (28, Eure-et-Loire, ouest de Paris), sur la ferme de la Basse-Cour !

Le Printemps d’InPACT, qu’est-ce que c’est ?

Un large rassemblement à la ferme, pendant 3 jours, de structures collectives et de citoyen-ne-s, pour affirmer la nécessité d’une réorientation radicale de notre modèle alimentaire et agricole. Car les conséquences cumulées du complexe agro-industriel sont, à l’échelle de l’humanité, donc ici et là-bas, colossales.

Programme détaillé ici (3Mo).

Plus d'infos auprès de notre partenaire l'Atelier Paysan...

mardi 10 avril 2018

Cartes postales de voyage : Les Calèches de Rome, les fameuses "Botticelles"

J'ai eu dernièrement l'occasion de me rendre à Rome et j'ai fait quelques photos des calèches, les fameuses "Botticelles".

Il est toujours intéressant de regarder comment, au quotidien, des utilisateurs professionnels de chevaux de travail gèrent leur attelage.

Les plus intéressés d'entre-vous pourront analyser les modèles des chevaux (assez proches de ceux des stations de ski) et leur état, leur ferrage, leur harnais...

Bien sûr, comme j'ai mis en haute définition ces images, vous pourrez aussi détailler les voitures et leur équipement (frein, suspension, compteur horaire...) et tous les accessoires (sac à crottin, parasol, seau...).

Je vous propose de faire une analyse d'images en listant de manière exhaustive tous les équipements et accessoires (et leur usage présumé) que vous repérerez, en commentaires...


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dimanche 4 mars 2018

Energie Animale en maraîchage : Des outils modernisés pour la Traction Animale (Reportage La France Agricole à Tec&Bio 2017)

Superbe vidéo de La France Agricole, enregistrée à Tec&Bio 2017.

Avec l'interview de Vincent Bastard, membre actif d'Hippotese, qui nous explique sa vision de l’utilisation de l'Énergie Animale sur son exploitation maraîchère.

Cet interview est proche dans son contenu de l'intervention de Vincent au colloque "Cheval et Territoires" à Cheval Passion à Avignon en janvier 2018 (intervention que vous avez été nombreux à nous demander).

La même vidéo en sauvegarde sur la chaîne d'Hippotese...

samedi 3 mars 2018

Système d’Assistance Électrique pour Véhicule Hippomobile, lubie d'ingénieur ou apport réel ? (3ème partie)

Suite des billets sur les Véhicules Hippomobiles à Assistance Électrique (VHAE) en partenariat avec Marco Zandona (qui est un chercheur et un inventeur reconnu de cette (ces) technologie(s)).

Vous trouverez les précédent billet sur ce sujet ici et ici.

Aujourd'hui, Marco nous propose la deuxième partie de son article sur l'intérêt du frein électrique sur les VHAE.

Je lui laisse donc la parole.

Deny Fady


VHAE – Le freinage combiné (2ème partie)

Pour les technophiles et les cracks de l’autoconstruction je vous donne le synoptique illustrant le fonctionnement du freinage combiné.

L’essieu "électrique" arrière est pourvu de puissants freins à tambours ("dogme Hippotese" ;-)) actionnés par le système hydraulique d’origine de la calèche.

À l’aide d’un capteur, on mesure la pression instantanée du circuit hydraulique.

Selon les caractéristiques fournies par le fabricant des freins, il faut exercer une pression de 85 bar pour obtenir un couple de freinage de 1500 Nm par roue. En pressant comme un malade sur la pédale on obtient environ 40 bar, il en résulte dans le meilleur des cas, un "très bon" couple de freinage de 750 Nm.

Pour atteindre 85 bar il faudrait ajouter un servofrein, une pompe à vide, etc... Une magnifique usine à gaz.
NB : Si vous avez des suggestions pour franchir de manière simple cette limite de 40 bar, n’hésitez pas !

En consultant le diagramme suivant vous comprendrez que tout ça fonctionne en parallèle, évitant au passage, qu’à la longue, les mâchoires se grippent.

L’électronique va commander le frein électrique en fonction de la pression mesurée. L'intérêt, c’est que l’on peut personnaliser le ressenti, en d’autres termes, on peut moduler la pression pour obtenir 100 % de freinage électrique.
Un 100 % électrique fixé à 15 bar induira par exemple un couple de freinage mécanique supplémentaire d’environ 200 N/m.

Les freins avant, généralement à disques, sont d’origine.
Un capteur de pression est inséré en amont du robinet de parking. En aval de ce robinet, si la voiture est équipée de feux, on trouve le pressostat gérant le feu stop.

Le fonctionnement est identique à la différence près qu’en fermant la vanne de parking le système se transforme en pédale d’avancement, rarement employée mais utile pour remiser une voiture lourde.

Ainsi deux capteurs de pression remplacent avantageusement un attirail de pédales. On y gagne : - un freinage combiné avant/arrière personnalisable,
- une pédale des gaz,
- une meilleure sécurité passive.

Un freinage bien dosé est important. Nous avons mesuré lors de nos essais à quel point celui-ci pouvait être brutal pour les chevaux.
Pour prendre conscience de ce phénomène, un Datafficheur aurait toute sa place dans les écoles d’attelage...

Marco Zandona.

samedi 17 février 2018

Système d’Assistance Électrique pour Véhicule Hippomobile, lubie d'ingénieur ou apport réel ? (2ème partie)

Suite des billets sur les Véhicules Hippomobiles à Assistance Électrique (VHAE) en partenariat avec Marco Zandona (qui est un chercheur et un inventeur reconnu de cette (ces) technologie(s)).

Vous trouverez le précédent billet sur ce sujet ici.

Aujourd'hui, Marco nous parle de l'intérêt du frein électrique sur les VHAE.

Je lui laisse donc la parole.

Deny Fady


VHAE – Le freinage combiné

L’idée d’utiliser le moteur pour freiner la calèche s’est imposée lors de la rédaction du premier cahier des charges.
La question du freinage régénératif, c’est à dire la faculté de récupérer l’énergie pour recharger les batteries, est du reste fréquemment posée.
Nous nous sommes par la suite aperçus que ça freinait vraiment bien et que cette fonctionnalité ajoutait à la sécurité de l’ensemble.

Les protos ont ainsi été équipés d’une série de pédales, à savoir :

- Pédale(s) des freins mécaniques (avant + arrière)

- Pédale du frein électrique

- Pédale d’avancement ou accélérateur électrique

Trop de pédales à gérer, une ergonomie brut de décoffrage, la difficulté de passer d’une pédale à l’autre (le frein électrique est inopérant à l’arrêt) nous ont poussés à poursuivre nos recherches qui ont abouti au freinage combiné.

Le premier montage, relativement trivial, a consisté a superposer la commande du frein arrière mécanique à la pédale du frein électrique comme l’illustre la photo ci-dessous (la pédale tout à gauche est celle du frein de tourelle).

Ainsi on travaillait d’abord avec le frein électrique puis en augmentant la pression sur la pédale on actionnait en parallèle le frein mécanique arrière.

Il fallait cependant beaucoup de doigté pour freiner électriquement, de plus l’ajustage de la course de la pédale était malaisé et risquait de se dérégler au fil du temps. Sympa mais insuffisant.

Le système actuel fait la part belle aux 2 pédales montées d’origine sur les voitures hippomobiles.
A noter que la pédale d’avancement électrique (tout à droite sur la photo ci-dessous) a depuis disparu.

Maintenant, en pressant sur la pédale du frein arrière on active simultanément mais à des degrés différents les freins mécaniques et électriques.

Les avantages de ce freinage combiné sont nombreux :

1- On peut personnaliser l’ampleur de la force à exercer sur la pédale pour freiner à fond.

2- Cela n’arrive bien-entendu jamais ;-) mais en cas d’indisponibilité soudaine du frein électrique la réaction réflexe serait de presser la pédale à fond. C’est mieux si en montagne et en pleine charge, le pied se trouve déjà sur la bonne pédale.

3- Les mâchoires ne risquent pas de gripper car elles sont toujours sollicitées, même légèrement.

La technique utilisée pour activer le freinage combiné est très simple, on la détaillera dans un prochain billet.

Marco Zandona

(à suivre...)

dimanche 11 février 2018

Presentation "Bien-Être animal et Datafficheur", Colloque "Cheval et Territoires", Salon Cheval-Passion, 17 janvier 2018 (Avignon 84)

Comme je vous l'avais promis, voici les diapos de ma présentation "Bien-Être animal et Datafficheur" au colloque "Cheval et Territoires" du Salon Cheval-Passion 2018 (à Avignon 84).

Malheureusement, Je n'ai pas pu récupérer les autres présentations de cette journée qui fut particulièrement dense et intéressante...

Et pour ceux qui ne connaissent pas encore bien l'utilisation du Datafficheur, une petite vidéo tournée à Tec&Bio 2017 où nous avons fait quelques mesures d'efforts...

samedi 10 février 2018

Concours de labour de la ville de Baillargues (34670), dimanche 18 mars 2018, 10h-17h

mercredi 7 février 2018

Agenda Hippotese 2018 et membres du CA élus en décembre 2017

Agenda Hippotese pour 2018
Dernière Mise à Jour : Mercredi 07 février 2018

Cet agenda (prévisionnel et évolutif) sera mis à jour au fur et à mesure des informations que nous recevrons...
Un lien permanent dans la colonne de droite du blog permet de le consulter régulièrement...
Date 1ère diffusion : Mercredi 07 février 2018

Février 2018

Page en cours de rédaction, excusez-nous...

jeudi 1 février 2018

Transporter des balles rondes avec un âne : Le dépilage des balles... (suite 2)

Ce billet, proposé par Philippe Gérard de Clomot (Côte d'Or), fait suite à ses précédents billets de 2013 et 2015 sur la manipulation et le transport des balles rondes uniquement en traction animale...

Pour arriver à un approvisionnement hivernal en balles rondes de mes 5 prés d'hivernage (de vaches) entièrement assuré en traction animale, il faut dépiler les balles rondes.
Maintenant, je le fais aussi avec Uranie mon ânesse.

Petite vidéo de l'opération :

Pour dépiler avec mon 4x4, j'avais fabriqué deux doubles griffes attachées entre elles par une cordelette de 3 m passant dans un anneau relié à une corde terminée par un crochet. Cette corde permet de tirer et de faire tomber la pile.

Je les utilise donc aussi avec Uranie, mais en ajoutant une chaîne de 4 m que j'accroche derrière mon avant-train hippomobile par un anneau passé dans la boule d'attelage, ce qui me permet d'éloigner le tout et d'avoir un réglage facile de la longueur en passant le crochet dans un maillon de la chaîne, et sans avoir à trop reculer dans la grange.

Sur la vidéo, je fixe les griffes en haut de la 3e balle pour abattre, en principe, une pile entière. En début d'hiver, grange pleine, en piquant dans la 4e balle, on en fait tomber 1, 2, rarement 3, selon la verticalité de la pile.

Il faut bien sûr apprécier la place dont on dispose, adapter l'angle de traction en fonction du point de chute envisagé et ne rien laisser traîner de fragile dans les parages !

Philippe Gérard.

vendredi 19 janvier 2018

Système d’Assistance Électrique pour Véhicule Hippomobile, lubie d'ingénieur ou apport réel ? (1ère partie)

Vous avez pu constater dans quelques précédents billets que les Véhicules Hippomobiles à Assistance Électrique (VHAE) nous intéressent.

J'avoue qu'aux premiers abords (années 2010), c'était surtout les méthodes de mesure en continu des efforts du cheval qui m'intéressaient (voir le billet sur le site que nous avions créé pour l'occasion en 2012 (http://hippometrix.org/blog/) sur les essais d'Estavayer le Gibloux (Suisse).

NB : Le blog Hippometrix.org est resté depuis en sommeil mais nous allons sans doute le réactiver pour le suivi du projet "Datafficheur".


"Cheval de renfort", attelé dans une rue en pente, devant un tramway hippomobile.

Et puis l’expérimentation de l'Alti-Trottibus (en août 2017) m'a convaincu qu'en certaines situations, si cette technologie arrive à maturité, elle peut répondre à des besoins en ajoutant "le cheval de renfort" nécessaire dans les montés et le ralentisseur TELMA (frein électo-magnétique utilisé sur les Poids Lourds) dans les descentes... (voir billets précédents : ici et ici).

En partenariat avec Marco Zandona, nous avons donc décidé d'ouvrir le blog d'Hippotese à une série de billets de réflexion sur les Véhicules Hippomobiles à Assistance Électrique (VHAE). Et je lui laisse la parole...

Deny Fady



Imaginez qu’à la veille d’une randonnée exigeante en montagne vous décidiez d’envoyer votre sac à doc de 25 kg directement à l’hôtel pour ne conserver qu’un aimable sac de balade. Le lendemain vous vivrez une expérience des plus agréables, mettrez l’ambiance pendant le repas du soir et serez d’attaque pour le trajet de retour.

Le ressenti pour un équidé attelé à un VHAE (véhicule Hippomobile à assistance électrique) devrait s’apparenter à tracter naturellement une voiture plus légère qu’elle ne l’est réellement, quelques soient la nature du sol et les variations de pente.

Synchronisé avec le cheval, le système d’assistance ne doit surtout pas parasiter l’effort de traction par des saccades intempestives. Bien au contraire l’assistance se doit d’être harmonieuse et quasiment imperceptible.

Voiture plus légère est synonyme d’efforts moins intenses pour ébranler l’équipage et rouler aux trois allures.

Le système d’assistance supprime aujourd’hui en grande partie les variations de tirage et à-coups provoquées par la nature du sol (route goudronnée, chemin gravillonné ou empierré, etc...). Bien que l’on s’éloigne de la traction naturelle, le confort du cheval est amélioré et rappelle l’action des ressorts de traction.

Les variations de tirage dues à la pente sont aujourd’hui absorbées par le système.
Ce dernier point est assurément en contradiction avec la traction naturelle. Il serait, cependant, techniquement possible de corréler pente et consigne de traction afin de restituer des variations de tirage raisonnables (et donc que le cheval sente quand même les variations de force nécessaires dans les montés, même si elle sont atténuées).
Mais est-ce souhaitable ?

Ce graphique réalisé en 2011 permet de comparer les efforts nécessaires pour tracter sur une route goudronnée une voiture de 650 kg avec et sans assistance électrique, pente d’environ 10 %, consigne à 25 kgf.

Qu'en pensez-vous ?

Marco Zandona



NB : un lien vers un ancien billet sur l'assistance électrique sur le blog d'Hippotese...
Démonstration-d-un-véhicule-hippomobile-à-assistance-électrique-en-Suisse-Avenches

mercredi 10 janvier 2018

Bilan de l'expérimentation Alti-Trottibus (véhicule hippomobile à assistance électrique) par Laurent Maly (IFCE-CRECAT)

Depuis de nombreuses années, à Hippotese, nous nous intéressons aux véhicules hippomobiles à assistance électrique (VHAE) et nous avons déjà fait un certains nombres de billets sur ce sujet.

En août 2017, nous avions rejoins l'expérimentation de l'Alti-Trottibus aux portes du Parc National de la Vanoise, au dessus de Termignon, dans la vallée de La Maurienne, au cœur de la Savoie... (voir précédent billet sous forme de petit film ici.)

Laurent Maly de l'IFCE-CRECAT a bien voulu nous faire passer le bilan des tests préliminaires qu'il a conduit pendant cette expérimentation. Merci à lui...


NB : Le CRECAT qu'est-ce que c'est ?
La délégation territoriale IFCE Auvergne-Rhônes-Alpes, située à Aurillac, abrite désormais un nouveau Centre de Ressources et d’Expérimentation du Cheval au Travail (CRECAT). Ce centre a pour objet, en lien avec la direction du développement et de la recherche, de mener des actions relevant de l’expérimental mais également du développement afin d’accroître, au niveau national, le recours aux équidés de travail, dans le respect notamment de conditions optimales de bien-être.

Des projets concrets ont d’ores et déjà été menés en 2016 : lancement d’une expérimentation pluriannuelle dédiée à la tonte et la rédaction de fiches techniques sur divers outils. Cette année a également permis de nouer des liens avec différents partenaires scientifiques.
Un comité de pilotage, comptant les principales organisations socioprofessionnelles concernées par la thématique du cheval au travail, a été institué en 2016. Il se réunira au moins annuellement afin de définir le programme d’action et les objectifs du CRECAT.

Pour 2017, le cap est mis sur l’assistance électrique, la justification objective de l’intérêt des chevaux de travail dans les vignes et le lancement d’une réflexion sur un protocole de mesures de la puissance et de l’endurance de races de chevaux de territoire.

Article tiré du rapport d’activité de l’IFCE 2016 – P22


Et maintenant les diapos du bilan de Laurent Maly :

Vous pouvez aussi télécharger le document en pdf, ici (4,5 Mo)...

jeudi 4 janvier 2018

2eme Colloque Cheval & Territoires : Utilisation du Cheval en Agriculture Durable, Mercredi 17 janvier 2018, 10h-16h à Cheval Passion Avignon

Nous participerons au 2eme Colloque Cheval & Territoires : Utilisation du cheval en agriculture durable, le mercredi 17 janvier 2018, de 10h à 16h, au Parc des Expositions d’Avignon dans le cadre du Salon Cheval Passion...

Ce Colloque Cheval & Territoires va réunir agriculteurs, élus, décideurs au Parc des Expositions d’Avignon dans le cadre du Salon Cheval Passion.

Avec la participation du Laboratoire Bourguignon (Claude, Lydia et Emmanuel Bourguignon, célèbres chercheurs qui ont révolutionné l'analyse microbienne des sols), Cheval & Territoires propose de faire le tour des initiatives récentes et de partager les expériences concluantes.

En initiant cette organisation, Cheval Passion apporte un soutien actif au développement de la filière, contribue à structurer le réseau professionnel et favorise les échanges de pratiques et de contacts.

L'inscription (avant le 10 janvier) au colloque est obligatoire (voir fichier pdf en bas), prix : 20 € (entrée au salon Cheval Passion comprise), 30 € avec le repas de midi.

Télécharger le programme et le bulletin d’inscription ici...

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