Hippotese, Le cheval de Travail

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mercredi 20 février 2019

Compte-rendu d'essais dynamométriques de traction avec la FAUCHEUSE I&J

Suite au billet précédent ici, voici le compte-rendu des essais dynamométriques de traction qui ont été réalisés avec la faucheuse I&J, en configuration d'origine (barre de coupe 2,40 m), par Jean-Louis Cannelle et Hervé Jourdain.

Lieu : Villers-sous-Chalamont (25), parcelle : la vie de Boujailles
Date : 05 juillet 2016.
Objectifs : Faucher un champ de 200 x 49 m (surface = 9800 m2, soit environ un hectare), à l’aide d’un faucheuse I&J, équipée d’une barre de coupe de 2,4 m (d'origine) entraînée par les roues, et tirée par 2 chevaux.

Rappel : l'unité internationale étant le Newton, 1 kgf = 9,81 N soit environ 1 kgf = 10 N = 1 daN
Pour des raisons pratiques, tous les résultats sont donnés en kgf.


Réglisse et Tetram lors des essais de la faucheuse I&J, Villers sous Chalamont, 5 juillet 2016, 8h00

Conditions d'essais :
Pour réaliser ces essais, nous avons balisé 4 parcours de 20 m, dans un champ présentant du plat, des montées et une descente. Pour chaque mesure, un top est donné devant les repères et permet la mise en route et l’arrêt de l’appareil de mesure. Le temps pour parcourir les 20 m est chronométré, il est également donné par la mesure, puisque l’appareil enregistre 10 mesures/s. Le temps est sec et la température est de 23°C à 8h00. Le terrain d'expérimentation est exposé au sud, donc plein soleil.

Chevaux utilisés :

TETRAM :
Hongre de 8 ans,
Hauteur au garrot H= 160 cm,
Périmètre thoracique P = 200 cm, poids = 650 kg
Capacité de traction théorique au pas C = 75 kgf

REGLISSE :
Jument de 10 ans,
Hauteur au garrot H= 160 cm,
Périmètre thoracique P = 216 cm, poids = 680 kg
Capacité de traction théorique au pas = 87 kgf

Tests réalisés :

NB : 2 tours de champ sont réalisés pour mettre en route les chevaux et voir le comportement de la faucheuse. Puis nous effectuons 4 mesures par tour, sur 3 tours, sur des distances de 20m.

Premier test : tour 1 et 2

Au premier tour, la faucheuse a bourré plusieurs fois dans la descente. Bourrage dû au manque d’adhérence de la faucheuse sur l’herbe mouillées par la rosée. Défaut corrigé, par la masse (65 kg) d’une personne qui monte sur la faucheuse (deuxième tour).


Graphique des mesures du premier test

On constate au premier tour des zones d'effort nul dû aux arrêts pour bourrage. On constate une différence de 2 minutes entre les 2 tours, ce qui multiplié par le nombre de tours donne une différence non négligeable.

Deuxième test : tests sur distance 20 m

4 mesures par tour, sur 3 tours, sur des distances de 20 m.
Les mesures sont identifiées par le numéro du tour, suivi du numéro de mesure, exemple : TEST 2.1 correspond à la première mesure du deuxième tour.

La première mesure est effectuée dans une montée à 6%
La deuxième dans une descente à 11 %
La troisième dans une montée à 7%
La quatrième sur le plat

Toutes les courbes enregistrées ci-dessous :


Graphique des mesures du second test

Deuxième tour, comparatif des 4 secteurs de mesure (montée(TEST 2.1), descente, montée et plat) (Cette mesure est effectuée sur le deuxième tour, la première mesure du tour 1 ayant ratée).


Graphique du comparatif des 4 secteurs

COMPARATIF PAR SECTEUR

SECTEUR 1( montée 6%)

2 courbes seulement, la première mesure étant ratée. Les courbes sont homogènes et cohérentes. La moyenne de traction est de 187 kgf, pour une vitesse moyenne de 1,29 m/s et une puissance développée de 2400 W, soit 1200 W par cheval.

SECTEUR 2 ( descente 11%)

Les courbes sont homogènes et cohérentes. La moyenne de traction est de 117 kgf, pour une vitesse moyenne de 1,45 m/s et une puissance développée de 1520 W, soit 760 W par cheval.


Vue de l'essai dans une phase de descente

SECTEUR 3 ( montée 7%)

Les courbes sont moins homogènes que sur les autres tests. La pente mesurée dans l’axe de traction est de 7%, n’est pas forcément régulière. La moyenne de traction est de 230 kgf, pour une vitesse moyenne de 1,35 m/s et une puissance développée de 3100 W, soit 1550 W par cheval.

SECTEUR 4 ( plat)

Les courbes sont homogènes et cohérentes. La moyenne de traction est de 165 kgf, pour une vitesse moyenne de 1,05 m/s et une puissance développée de 1730 W, soit 865 W par cheval.

Tableau récapitulatif des mesures


Légende :
La force moyenne en Kilogramme-Force (KgF) (équivalent à des décaNewtons dN)
La distance en mètres (m)
Le temps en secondes (s)
W (le travail) en Joules (J)
P (la puissance) en Watts (w)
V (la vitesses) en mètres par seconde (m/s)

Conclusion :

La force de traction nécessaire pour le premier secteur (Test 2.1) pente d’environ 6% est de 193 kgf, à comparer avec les 232 kgf pour l’autre secteur (Test 2.3) qui monte (7%), les 169 kgf sur le plat (Test 2.4) et les 114 kgf en descente (Test 2.2).
NB : Il faut 2 fois plus de force en montée qu’en descente.

La traction sur le plat 170 kgf, ce jour là, avec ce foin là et cette hygrométrie là, correspond bien à la capacité de traction des chevaux utilisés (2 x 85 kgf), et permet donc de faucher la surface (1 ha) en 1 heure sans fatigue excessive des chevaux.

Hervé Jourdain et Jean-Louis Cannelle.

lundi 18 février 2019

Et si l’on fauchait…avec nos chevaux ! (étude critique de l'offre en matériel de fauche en Traction Animale)

Voici un article de Jean-Louis Cannelle et Hervé Jourdain sur l'inadaptation du matériel de fauche en Traction Animale.

Et si l’on fauchait…avec nos chevaux !

La volonté et l’engagement des utilisateurs, mais aussi des inventeurs et des constructeurs, autour du concept de développement de l’Énergie Animale, ne doit absolument pas être terni par des chimères économiques.

Nous allons vous narrer l’histoire de l’investissement dans une faucheuse à traction animale, de marque I&J, Type M2 MOVER DRIVE BY WILDCAT RIDGE GEAR, série WG-1367-15, ratio 11.89-1 Barre de coupe de 2,40m à double lame.


La faucheuse I&J en expo à la Pferdestark 2017

Sur notre ferme, nous récoltons environ 150 tonnes de foin, sur une trentaine d’hectares. Nous nous situons dans le Doubs, sur les deuxièmes plateaux, à 730 m d’altitude. Les prairies de fauche sont essentiellement en prairie naturelle. La surface labourée annuellement est de 2 ha.

Depuis quelques années, après l'avoir créé avec Charlie PINNEY, nous utilisons le PINTOW, (cet avant-train à 3 roues avec prise de force entraînée par les roues), pour andainer. il entraine un gyro andaineur KUHN, 9 bras de 3,8 m de largeur de travail. Ceci nécessite la force de traction de 3 chevaux, puisque la traction moyenne est de 250 kgf à plat.
L’andainage étant résolu, il restait 2 travaux que nous tenions impérativement à réaliser avec les chevaux, le fanage et la fauche.

La faneuse classique à traction animale ne donne satisfaction que pour terminer le foin, mais en aucun cas elle ne peut défaire des andains. Il fallait trouver le moyen d’actionner une pirouette.
A ce moment-là, nous avons choisi d’investir dans un avant-train HISKO doté d’un moteur auxiliaire. Comme la plupart des outils en TA, cet AT est un prototype qu’il a fallu modifier et qui reste imparfait :

- Pas de roue libre sur le moteur
- pas d’embrayage, mais un variateur
- pas de compte tours
- pas d’isolation phonique (obligation de travailler avec un casque anti-bruit)
- pas de cylindre bloc de liaison entre le châssis et le moteur, donc de nombreuses pièces du moteur cassent par vibrations (support réservoir carburant, support pompe à huile…)
- un relevage fonctionnant par déplacement des roues arrière, qui viennent buter dans les outils (faucheuse, …)

Malgré tout, nous l’utilisons pour tout ce qui est fanage, avec une pirouette KHUN, 4 toupies, 6 bras. Le rendement du moteur est très intéressant, puisque nous avons une consommation d’environ 0.8 litre à l’heure.


L'avant-train HISKO avec une pirouette KUHN 4 toupies, 6 bras

Mais la fauche n’était toujours pas solutionnée.
Après avoir vu des comptes rendus dans STARKE PFERDE, des publicités dans SABOTS, et après avoir consulté un certain nombre de personnes, nous avons fait le choix d’investir dans une faucheuse I&J dotée d’une barre de coupe MSS de 2, 40 m, préconisée pour une traction à 2 chevaux de traits d’environ 700 kg.

Avant essai nous avons constaté 2 points importants en régression par rapport aux anciennes faucheuses à doigts : pas de débrayage automatique du mécanisme en relevant le lamier, pas d’orientation possible de ce dernier, permettant de faire piquer plus ou moins si le foin est couché.

Nous avons démarré les travaux de fenaison en 2016 avec cette faucheuse, une série d’essais mesurés a été réalisée, avec de gros problèmes d’adhérence de la faucheuse et par résultante des problèmes de « bourrage du lamier » amenant des arrêts répétés et l’obligation avant de repartir de reculer pour débloquer les lames. Dans les parcelles en pente il nous arrivait d’être bloqué tous les 15 mètres.

Nous avions en 2016 une attaque de campagnol terrestre amenant beaucoup de terre dans le foin. Naturellement nous nous sommes dit que le dysfonctionnement était à attribuer à ce phénomène ponctuel. La solidarité de nos voisins motorisés nous a permis de pallier à notre incapacité à faire le travail avec nos chevaux.

La parcelle où nous avions réalisé les essais étaient en prairie artificielle, ce qui change considérablement la facilité de fauche. Ceci, c’est confirmé en 2017.

Cette année-là, donc, la fleur au fusil, nous avons attaqué dans de supers conditions la fenaison : pas de campagnol, du terrain sec, du foin non versé.

Première parcelle, prairie artificielle de première année, à plat, c’est génial, une heure 10 pour 1,2 ha. Victoire ça marche !

Le lendemain, départ pour faucher à 5h30, les 2 mêmes chevaux, prairie naturelle, fourrage extrêmement dense (pas loin de 6t/ha), la faucheuse se met à patiner, dès qu’on est dans le même sens que le foin légèrement couché, et sur une heure de travail, environ 20 patinages, et donc 20 bourrages et 20 reculés.

Retour à la maison avant d’avoir fini la parcelle, appel au voisin avec tracteur pour réaliser la fauche : échec !

Relecture du dossier technique du constructeur allemand (non distribué par le vendeur I&J à l’achat de la faucheuse), re-réglage des doigts d’appui, et ré-essai de la faucheuse, nouvel échec ! Pourtant essais réalisés avec des lames neuves.

Après réflexion, nous estimons le ratio, longueur de la barre de coupe/poids de la faucheuse incohérent. Notre décision est prise, nous raccourcissons le lamier et les lames de 35 cm (maintenant à 2,05 m).

Le lendemain matin, à nouveau essais, et enfin ça y est, notre faucheuse est fonctionnelle.


La faucheuse I&J au travail à Villers sous Chalamont

Nous décidons donc, à nouveau, la réalisation de mesures, qui vous le verrez ci-après (dans le prochain billet NDLR), correspondent un peu mieux à la puissance théorique des chevaux sur une durée de travail d’environ 2 heures.

Pour la dernière parcelle fauchée cette année, pour 4 ha de surface en prairie naturelle un peu tourmentée, le temps de fauche en 2 fois, une première partie le soir, après une pluie de l’après-midi, et la fin le lendemain matin à partir de 5 heure, nous a demandé au total 6h de travail pour réaliser la fauche (récupération des chevaux comprise).

Il nous paraissait important de prendre le temps d’écrire ce témoignage pour diverses raisons :

- En premier lieu, pour éviter que d’autres commettent la même erreur !
- En deuxième lieu, nous voulons ce témoignage comme un appel aux constructeurs à ne pas tromper les utilisateurs qui sont les premiers à pouvoir faire la promotion des machines modernes.

Le manque d’essais en conditions réelles peut menacer l’équilibre économique de ces pionniers que sont les nouveaux installés faisant le choix juste mais difficile de l’utilisation de l’Énergie Animale. Souvent de petites structures pour lesquelles un investissement comme cette faucheuse (8000 euros) est considérable.

Hervé Jourdain et Jean-Louis Cannelle.

A suivre dans le prochain billet : Compte-rendu d'essais dynamométriques de traction avec la FAUCHEUSE I&J

lundi 9 janvier 2017

Colloque Cheval & Territoires en Agriculture (vigne) et dans la Ville, Cheval Passion, 20 janvier 2017, Avignon

Dans le cadre du salon Cheval Passion (du 18 au 22 janvier 2017) à Avignon, aura lieu un Colloque Cheval & Territoires sur l'utilisation du cheval en agriculture et dans la ville...

Je vous laisse lire la présentation et le programme de ce colloque :

Colloque Cheval & Territoires - L'Agroécologie, c'est tendance !

Cheval Passion, DPAE et la filière Cheval en Provence-Alpes-Côte d'Azur organisent une rencontre sur l’utilisation du cheval attelé en agriculture et dans la ville. Le colloque se décline en deux sessions et ateliers pratiques, l'occasion de découvrir les atouts de l’énergie animale et ses applications concrètes en faveur du développement durable.


(Photo Nina Passicot pour Hippotese, Valence 2015)

Demain, le plan Ecophyto pose le défi de diminuer le recours aux produits phytosanitaires. Tous les utilisateurs sont concernés par le changement des pratiques réglementaires, les agriculteurs comme les collaborateurs des collectivités territoriales, tels. De plus en plus d’agriculteurs des filières maraîchères, viticoles et Bio valorisent cette pratique traditionnelle du travail du sol car le cheval attelé constitue une alternative agronomique permettant d’améliorer la qualité.
En utilisant la traction animale, plus de 200 communes en France ont trouvé des solutions de transports propres pour l’organisation de leurs services. Le cheval accompagne les services Espaces Verts des mairies pour l’entretien des massifs floraux toute l’année, assure la collecte des ordures, la surveillance des massifs et des espaces naturels, le transport scolaire. Le cheval peut ainsi réinvestir l’univers urbain.


(Photo Deny Fady pour Hippotese, Angers 2016)

L'organisation bénéficie de l'expertise de Jean-Louis Cannelle, président du CERRTA (Centre Européen de Ressources et de Recherche en Traction animale).
Cheval & Territoires propose de faire le tour des initiatives concluantes, de partager les expériences et de participer à des ateliers pratiques dans le vignoble et les rues de la ville. En initiant cette organisation, Cheval Passion apporte un soutien actif au développement de la filière, contribue à structurer le réseau professionnel et favorise les échanges de pratiques et de contacts.

Vendredi 20 janvier au Centre de Congrès – Palais des Papes Avignon, double colloque :

Colloque Le cheval en agriculture - viticulture

9h00 - Interventions et tables-rondes au Palais des Papes

14h30 - Ateliers pratiques : au vignoble de Châteauneuf du Pape, Daniel et Frédéric Coulon - domaine de Beaurenard.

Public : Agriculteurs, viticulteurs, centres de formations viticoles et équestres, écoles d’agriculture et d’agronomie, chambres d’agricultures, filières et organisations professionnelles, filière chevaux de trait, etc.

Intervenants : • Jean-Louis Cannelle, président du Centre Européen de Ressources et de Recherche en Traction animale • Jean Clopes, utilisateur professionnel de cheval attelé • Laurent Guichard, vigneron à Apt • Olivier Pichot, prestataire en traction animale • Xavier Salducci, docteur en Ecologie Microbienne, Celesta-lab.

Colloque Le cheval dans la ville

9h00 - Ateliers pratiques en centre-ville d'Avignon : Équipements ramassage scolaire, irrigation espaces, verts, ramassage ordures, fauchage, balayeuse.

14h30 - Interventions et tables-rondes au Palais des Papes

Intervenants : • Jean-Louis Cannelle, président du CERRTA • Caroline Charpentier, Chargée Mission Développement de la traction animale Charente-Maritime • Jean-Claude Carretier, président de la Fédération Nationale des Chevaux Territoriaux, Pierre Dudieuzère, Maire de Vendargues • Deny Fady, association Hipppotese • Max Rascalou, adjoint au maire ville de Vendargues, délégué aux Traditions taurines et équestres.
En collaboration avec l’IFCE.

De 12 à 14h00 : Cocktail Déjeuner par les Maîtres Cuisiniers de France, dégustation de produits du terroir de Vaucluse et Provence. Espace Jeanne Laurent – Centre international de Congrès du Palais des Papes d'Avignon.
En collaboration avec la chambre d'Agriculture de Vaucluse et les Maîtres Cuisiniers de France.

Participation sur inscription auprès de DPAE – Tarif : 30 € (Colloque, déjeuner, entrée salon Cheval Passion) Renseignements Colloque Cheval & Territoires - Elodie Desini - Tél. 04 90 84 02 04 - elodie.loubier@live.fr www.cheval-passion.com

dimanche 6 décembre 2015

Compte-rendu des 2ème Rencontres Territoriales Hippomobiles 17-18 octobre 2015 au Mont St-Michel organisées par la FNCT

Le Fédération Nationale des Chevaux Territoriaux organisait les 17 et 18 octobre 2015 les 2ème Rencontres Territoriales Hippomobiles au pied du Mont Saint-Michel.

J'étais invité pour présenter le projet et le financement participatif du NéoBucher pour Hippotese et Annie Flacelière a réalisé pour la FNCT le compte-rendu de ces 2 journées que vous pourrez lire ici.


Cliquez sur l'image pour télécharger le compte-rendu de ces 2 journées...

Jean-Louis Cannelle (pour le CERRTA) nous a présenté à ces journées une communication sur "Le bien être et le respect du cheval dans son utilisation" (voir compte-rendu). Il cite notamment un projet de fin d'étude sur le cheval Territorial réalisé en 2012 par Michaël Alexandre, Carole d'Antuoni et Hélène Frassa à l'École des Techniciens de l'Équipement d'Aix en Provence.
Nous avons retrouvé (non sans mal) le plan du projet (ici) et le Guide de recommandations (ici) qui pourront servir à des donneurs d'ordres qui ont un projet de "Cheval Territorial".

Pour faire bonne mesure, nous joignons à ce billet le Guide pour l’utilisation du cheval par les collectivités drômoises (2009), du CIVAM Drôme

Et aussi le Rapport du Conseil Général de l’Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces Ruraux (Ministère de l'Agriculture) sur l'Évaluation du potentiel de développement du cheval territorial au plan national (2012) ici.''

dimanche 26 octobre 2014

Un Bucher équipé d'un timon "col de cygne" de "Passe-Partout"

Pour prolonger notre recherche et apporter des éléments de réflexion en vue de concevoir un NéoBucher, je me dois de vous faire un compte-rendu de la démonstration d'un Bucher équipé d'un timon "col de cygne" de "Passe-Partout", réalisée par Jean Louis Cannelle (CERRTA) aux dernières journées de la Traction-Animale de Sciez-sur-Léman les 26 et 27 septembre 2014, (un compte-rendu complet de ces journées peutêtre bientôt).

Cette adaptation d'un système traditionnel (utilisé surtout en vigne, dans la région de Banyuls) sur un Bucher est une "vraie bonne idée".

Le Passe-Partout traditionnel avec Franck Gaulard, 2006

Autre vue du Passe-Partout traditionnel en 2006 (Gilbert Simon et...)

Et maintenant, l'adaptation du timon du Passe-Partout sur le châssis d'un porte-outils de maraîchage Bucher

Image du montage réalisé par Jean-Louis Cannelle (CERRTA, 2014)

On comprend bien l'intérêt du système, qui libère le cheval en rotation en particulier lors du retournement en bout de rang (ce retournement difficile est un défaut connu du Bucher équipé de ses brancards standards).

Vue d'ensemble du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Il faut préciser que le système de traction en "demi-traits" du Passe-Partout, présente même un effet "palonnier" du fait de l'articulation centrale, ce qui est une grande qualité.

Vue d'ensemble du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Il faut quand même prévoir une légère liberté en rotation longitudinale (du timon "col de cygne" par rapport au châssis) pour libérer le cheval des mouvements de tangage du Bucher dues aux imperfections du terrain.

Vue du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Vue de la démo à Sciez-sur-Léman du Bucher-Passe-Partout (Deny Fady, 2014)

Il reste à tester la capacité du système à autoriser des efforts importants sans se rompre ou se déformer (mais la longévité de cette invention et son usage en labour, certes léger, nous laisse assez serein).

Il nous faut aussi avoir la capacité de refabriquer ces Passes-Partout, et pour celà, je vous donnerai dés que possible un schéma côté des principales mesures.

Une dernière vue de l'adaptation in-situ...

autre Image du montage réalisé par Jean-Louis Cannelle (CERRTA, 2014)