Hippotese, Le cheval de Travail

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samedi 3 mars 2018

Système d’Assistance Électrique pour Véhicule Hippomobile, lubie d'ingénieur ou apport réel ? (3ème partie)

Suite des billets sur les Véhicules Hippomobiles à Assistance Électrique (VHAE) en partenariat avec Marco Zandona (qui est un chercheur et un inventeur reconnu de cette (ces) technologie(s)).

Vous trouverez les précédent billet sur ce sujet ici et ici.

Aujourd'hui, Marco nous propose la deuxième partie de son article sur l'intérêt du frein électrique sur les VHAE.

Je lui laisse donc la parole.

Deny Fady


VHAE – Le freinage combiné (2ème partie)

Pour les technophiles et les cracks de l’autoconstruction je vous donne le synoptique illustrant le fonctionnement du freinage combiné.

L’essieu "électrique" arrière est pourvu de puissants freins à tambours ("dogme Hippotese" ;-)) actionnés par le système hydraulique d’origine de la calèche.

À l’aide d’un capteur, on mesure la pression instantanée du circuit hydraulique.

Selon les caractéristiques fournies par le fabricant des freins, il faut exercer une pression de 85 bar pour obtenir un couple de freinage de 1500 Nm par roue. En pressant comme un malade sur la pédale on obtient environ 40 bar, il en résulte dans le meilleur des cas, un "très bon" couple de freinage de 750 Nm.

Pour atteindre 85 bar il faudrait ajouter un servofrein, une pompe à vide, etc... Une magnifique usine à gaz.
NB : Si vous avez des suggestions pour franchir de manière simple cette limite de 40 bar, n’hésitez pas !

En consultant le diagramme suivant vous comprendrez que tout ça fonctionne en parallèle, évitant au passage, qu’à la longue, les mâchoires se grippent.

L’électronique va commander le frein électrique en fonction de la pression mesurée. L'intérêt, c’est que l’on peut personnaliser le ressenti, en d’autres termes, on peut moduler la pression pour obtenir 100 % de freinage électrique.
Un 100 % électrique fixé à 15 bar induira par exemple un couple de freinage mécanique supplémentaire d’environ 200 N/m.

Les freins avant, généralement à disques, sont d’origine.
Un capteur de pression est inséré en amont du robinet de parking. En aval de ce robinet, si la voiture est équipée de feux, on trouve le pressostat gérant le feu stop.

Le fonctionnement est identique à la différence près qu’en fermant la vanne de parking le système se transforme en pédale d’avancement, rarement employée mais utile pour remiser une voiture lourde.

Ainsi deux capteurs de pression remplacent avantageusement un attirail de pédales. On y gagne : - un freinage combiné avant/arrière personnalisable,
- une pédale des gaz,
- une meilleure sécurité passive.

Un freinage bien dosé est important. Nous avons mesuré lors de nos essais à quel point celui-ci pouvait être brutal pour les chevaux.
Pour prendre conscience de ce phénomène, un Datafficheur aurait toute sa place dans les écoles d’attelage...

Marco Zandona.

samedi 17 février 2018

Système d’Assistance Électrique pour Véhicule Hippomobile, lubie d'ingénieur ou apport réel ? (2ème partie)

Suite des billets sur les Véhicules Hippomobiles à Assistance Électrique (VHAE) en partenariat avec Marco Zandona (qui est un chercheur et un inventeur reconnu de cette (ces) technologie(s)).

Vous trouverez le précédent billet sur ce sujet ici.

Aujourd'hui, Marco nous parle de l'intérêt du frein électrique sur les VHAE.

Je lui laisse donc la parole.

Deny Fady


VHAE – Le freinage combiné

L’idée d’utiliser le moteur pour freiner la calèche s’est imposée lors de la rédaction du premier cahier des charges.
La question du freinage régénératif, c’est à dire la faculté de récupérer l’énergie pour recharger les batteries, est du reste fréquemment posée.
Nous nous sommes par la suite aperçus que ça freinait vraiment bien et que cette fonctionnalité ajoutait à la sécurité de l’ensemble.

Les protos ont ainsi été équipés d’une série de pédales, à savoir :

- Pédale(s) des freins mécaniques (avant + arrière)

- Pédale du frein électrique

- Pédale d’avancement ou accélérateur électrique

Trop de pédales à gérer, une ergonomie brut de décoffrage, la difficulté de passer d’une pédale à l’autre (le frein électrique est inopérant à l’arrêt) nous ont poussés à poursuivre nos recherches qui ont abouti au freinage combiné.

Le premier montage, relativement trivial, a consisté a superposer la commande du frein arrière mécanique à la pédale du frein électrique comme l’illustre la photo ci-dessous (la pédale tout à gauche est celle du frein de tourelle).

Ainsi on travaillait d’abord avec le frein électrique puis en augmentant la pression sur la pédale on actionnait en parallèle le frein mécanique arrière.

Il fallait cependant beaucoup de doigté pour freiner électriquement, de plus l’ajustage de la course de la pédale était malaisé et risquait de se dérégler au fil du temps. Sympa mais insuffisant.

Le système actuel fait la part belle aux 2 pédales montées d’origine sur les voitures hippomobiles.
A noter que la pédale d’avancement électrique (tout à droite sur la photo ci-dessous) a depuis disparu.

Maintenant, en pressant sur la pédale du frein arrière on active simultanément mais à des degrés différents les freins mécaniques et électriques.

Les avantages de ce freinage combiné sont nombreux :

1- On peut personnaliser l’ampleur de la force à exercer sur la pédale pour freiner à fond.

2- Cela n’arrive bien-entendu jamais ;-) mais en cas d’indisponibilité soudaine du frein électrique la réaction réflexe serait de presser la pédale à fond. C’est mieux si en montagne et en pleine charge, le pied se trouve déjà sur la bonne pédale.

3- Les mâchoires ne risquent pas de gripper car elles sont toujours sollicitées, même légèrement.

La technique utilisée pour activer le freinage combiné est très simple, on la détaillera dans un prochain billet.

Marco Zandona

(à suivre...)

vendredi 19 janvier 2018

Système d’Assistance Électrique pour Véhicule Hippomobile, lubie d'ingénieur ou apport réel ? (1ère partie)

Vous avez pu constater dans quelques précédents billets que les Véhicules Hippomobiles à Assistance Électrique (VHAE) nous intéressent.

J'avoue qu'aux premiers abords (années 2010), c'était surtout les méthodes de mesure en continu des efforts du cheval qui m'intéressaient (voir le billet sur le site que nous avions créé pour l'occasion en 2012 (http://hippometrix.org/blog/) sur les essais d'Estavayer le Gibloux (Suisse).

NB : Le blog Hippometrix.org est resté depuis en sommeil mais nous allons sans doute le réactiver pour le suivi du projet "Datafficheur".


"Cheval de renfort", attelé dans une rue en pente, devant un tramway hippomobile.

Et puis l’expérimentation de l'Alti-Trottibus (en août 2017) m'a convaincu qu'en certaines situations, si cette technologie arrive à maturité, elle peut répondre à des besoins en ajoutant "le cheval de renfort" nécessaire dans les montés et le ralentisseur TELMA (frein électo-magnétique utilisé sur les Poids Lourds) dans les descentes... (voir billets précédents : ici et ici).

En partenariat avec Marco Zandona, nous avons donc décidé d'ouvrir le blog d'Hippotese à une série de billets de réflexion sur les Véhicules Hippomobiles à Assistance Électrique (VHAE). Et je lui laisse la parole...

Deny Fady



Imaginez qu’à la veille d’une randonnée exigeante en montagne vous décidiez d’envoyer votre sac à doc de 25 kg directement à l’hôtel pour ne conserver qu’un aimable sac de balade. Le lendemain vous vivrez une expérience des plus agréables, mettrez l’ambiance pendant le repas du soir et serez d’attaque pour le trajet de retour.

Le ressenti pour un équidé attelé à un VHAE (véhicule Hippomobile à assistance électrique) devrait s’apparenter à tracter naturellement une voiture plus légère qu’elle ne l’est réellement, quelques soient la nature du sol et les variations de pente.

Synchronisé avec le cheval, le système d’assistance ne doit surtout pas parasiter l’effort de traction par des saccades intempestives. Bien au contraire l’assistance se doit d’être harmonieuse et quasiment imperceptible.

Voiture plus légère est synonyme d’efforts moins intenses pour ébranler l’équipage et rouler aux trois allures.

Le système d’assistance supprime aujourd’hui en grande partie les variations de tirage et à-coups provoquées par la nature du sol (route goudronnée, chemin gravillonné ou empierré, etc...). Bien que l’on s’éloigne de la traction naturelle, le confort du cheval est amélioré et rappelle l’action des ressorts de traction.

Les variations de tirage dues à la pente sont aujourd’hui absorbées par le système.
Ce dernier point est assurément en contradiction avec la traction naturelle. Il serait, cependant, techniquement possible de corréler pente et consigne de traction afin de restituer des variations de tirage raisonnables (et donc que le cheval sente quand même les variations de force nécessaires dans les montés, même si elle sont atténuées).
Mais est-ce souhaitable ?

Ce graphique réalisé en 2011 permet de comparer les efforts nécessaires pour tracter sur une route goudronnée une voiture de 650 kg avec et sans assistance électrique, pente d’environ 10 %, consigne à 25 kgf.

Qu'en pensez-vous ?

Marco Zandona



NB : un lien vers un ancien billet sur l'assistance électrique sur le blog d'Hippotese...
Démonstration-d-un-véhicule-hippomobile-à-assistance-électrique-en-Suisse-Avenches

mercredi 10 janvier 2018

Bilan de l'expérimentation Alti-Trottibus (véhicule hippomobile à assistance électrique) par Laurent Maly (IFCE-CRECAT)

Depuis de nombreuses années, à Hippotese, nous nous intéressons aux véhicules hippomobiles à assistance électrique (VHAE) et nous avons déjà fait un certains nombres de billets sur ce sujet.

En août 2017, nous avions rejoins l'expérimentation de l'Alti-Trottibus aux portes du Parc National de la Vanoise, au dessus de Termignon, dans la vallée de La Maurienne, au cœur de la Savoie... (voir précédent billet sous forme de petit film ici.)

Laurent Maly de l'IFCE-CRECAT a bien voulu nous faire passer le bilan des tests préliminaires qu'il a conduit pendant cette expérimentation. Merci à lui...


NB : Le CRECAT qu'est-ce que c'est ?
La délégation territoriale IFCE Auvergne-Rhônes-Alpes, située à Aurillac, abrite désormais un nouveau Centre de Ressources et d’Expérimentation du Cheval au Travail (CRECAT). Ce centre a pour objet, en lien avec la direction du développement et de la recherche, de mener des actions relevant de l’expérimental mais également du développement afin d’accroître, au niveau national, le recours aux équidés de travail, dans le respect notamment de conditions optimales de bien-être.

Des projets concrets ont d’ores et déjà été menés en 2016 : lancement d’une expérimentation pluriannuelle dédiée à la tonte et la rédaction de fiches techniques sur divers outils. Cette année a également permis de nouer des liens avec différents partenaires scientifiques.
Un comité de pilotage, comptant les principales organisations socioprofessionnelles concernées par la thématique du cheval au travail, a été institué en 2016. Il se réunira au moins annuellement afin de définir le programme d’action et les objectifs du CRECAT.

Pour 2017, le cap est mis sur l’assistance électrique, la justification objective de l’intérêt des chevaux de travail dans les vignes et le lancement d’une réflexion sur un protocole de mesures de la puissance et de l’endurance de races de chevaux de territoire.

Article tiré du rapport d’activité de l’IFCE 2016 – P22


Et maintenant les diapos du bilan de Laurent Maly :

Vous pouvez aussi télécharger le document en pdf, ici (4,5 Mo)...

mardi 8 août 2017

Calèche hippomobile à assistance électrique "Alti-Trottibus" un concept d'écomobilité à énergie positive... 1ère partie

Du 30 juillet au 6 août 2017, se déroulait un essai en situation réelle, d'une navette hippomobile 10 places à assistance électrique, aux portes du Parc National de la Vanoise, au dessus de Termignon, dans la vallée de La Maurienne au cœur de la Savoie...

Avant de vous faire un billet plus technique, je vous ai mis en ligne une petite vidéo pour vous faire rêver...

LE CONTEXTE

L’Alti-Trottibus, c’est un système innovant de traction animale à assistance électrique, expérimenté sur le site de Bellecombe, au cœur du Parc National de la Vanoise, à 2300 m au dessus de Termignon-La-Vanoise dans la vallée de la Maurienne en Savoie. L’expérience de l’été 2017 s'est déployée sur 8 jours (du 30 juillet au 6 août) et sera élargie en 2018 (à priori sur l’ensemble de la saison). En 2017, trois rotations journalières de l’Alti-Trottibus ont transporté les visiteurs du Parc National et les randonneurs du parking vers les refuges...

L’INNOVATION TECHNIQUE

Elle consiste à placer un moteur d’assistance électrique sur le moyeu arrière de la calèche, alimenté par des batteries et géré par un système automatisé spécifique (un peu comme sur le « vélo à assistance électrique »).

Le cheval est donc soulagé à la montée mais aussi à la descente car le moteur est aussi alternateur et sert de ralentisseur dans la pente tout en rechargeant les batteries.

Le système préserve les chevaux en complétant leur efforts au delà d'une consigne réglable, fixée par le meneur.

Les variations dues à la pente (positive ou négative) sont lissées et on est sûr que les animaux restent dans une plage d'efforts respectueuses de leurs capacités physiologiques, celles-ci sont contrôlées lors des essais par une mesure continue du rythme cardiaque à l'aide de cardio-fréquencemètres munis de capteurs sur la ceinture abdominale. La vitesse de pouls cardiaque de chaque cheval est mesurée pendant l'effort pour doser la consigne d'assistance et au moment des phases de récupération pour ajuster le temps de pause.

Pour les essais, c'est un modèle de calèche équipée par la société Méterus (suisse) de Marco Zandonna qui a été choisi, cette voiture fonctionne régulièrement depuis plusieurs années à Mâcon.

En plus des systèmes de contrôle habituels propres à la gestion de l'assistance, la calèche et les chevaux ont été équipés pour ces essais, de capteurs de force supplémentaires (un sur chacun des 4 trait de la paire) reliés à un datalogger (enregistreur numérique), d'un GPS embarqué et de cardio-fréquencemètres (un par cheval).

L'ensemble de ces mesures complémentaires est réalisé par Laurent Maly et Marlène Addes de l'IFCE. Ces données, indépendantes de celles du système embarqué permettront de compléter les observations des meneurs (Philippe Escale et Pierre Gallet) sur l'ensemble de la semaine d'essais en conditions réelles d'exploitation.

Marco Zandonna (de Meterus) et des observateurs indépendants (Deny Fady et Thomas Duguy d'Hippotese) sont aussi venus apporter leur compétences dans l'analyse du fonctionnement de la calèche et des chevaux.

dimanche 7 septembre 2014

Les 2 ème Journées de la Traction Animale à Sciez sur Léman (74) les 26 et 27 septembre 2014

Petit rappel pour ceux qui auraient oublié...

Suite à la première journée de la Traction Animale, qui s'est déroulée en juin 2013, et qui a été un gros succès (voir notre précédent billet ici), Françoise Dulac et la municipalité de Sciez, ont décidé de relancer cette manifestation en septembre cette fois et sur 2 jours.

Au programme :

Vendredi 26 septembre 2014

9h30/11h30 : COLLOQUE "Comment mettre en place un projet en traction animale"
Avec des témoignages de prestataires de la région Rhône Alpes :
- Navette de skieur en calèche à Mégève
- Attelage et handicap en Bièvre Valloire
- Travail des vignes en côte du Rhône

11h30 : INAUGURATION ET APÉRITIF OFFERT PAR LA MUNICIPALITÉ DE SCIEZ-SUR-LEMAN

13h30 : PRÉSENTATIONS ET DÉMONSTRATIONS DE MATÉRIELS INNOVANTS

Entretien espace public ou privé :
Entretiens espaces verts et voiries : tonte, débardage, arrosage...
Collectes diverses : déchets verts, poubelles, tri sélectif...

Travaux agricoles :
Maraîchage et Viticulture...

Transport de personnes et de matériel :
Tourisme, Handicap, Portage...

17h/18h45 : PRÉSENTATION DE LA RECHERCHE SUR LES VÉHICULES À ASSISTANCE ÉLECTRIQUE.

Suivie d'une Table ronde sur les formations aux métiers de la traction animale (en France et en Suisse)

20H : REPAS

21 H : SPECTACLE ÉQUESTRE : La Troupe Jéhol Prix Repas/Spectacle : 30 euros par personne
25 euros enfant jusqu’à 14 ans
Gratuit moins de 4 ans
70 euros (2 adultes+1 enfant)
90 euros (2 adultes+2 enfants)

Prix Spectacle seul : 20 euros par personne Réservation avant le mardi 23 septembre 2014 au 06 73 85 14 68

Samedi 27 septembre 2014

DÉMONSTRATIONS DE TRAVAUX URBAINS ET AGRICOLES, TRANSPORT…
PRÉSENTATIONS DE CHEVAUX DE TRAIT ET DE MULETS
NAVETTES ET PROMENADES HIPPOMOBILES
BUVETTE ET PETITE RESTAURATION SUR PLACE
NOMBREUX STANDS : CONSTRUCTEURS, ASSOCIATIONS, BOURRELLIERS, …
Matériels et démonstrations pour le travail de la vigne
Matériels et démonstrations pour le travail en maraîchage
Matériels et démonstrations pour les travaux urbains: arrosage, poubelles, tonte, balayeuse…
Transport : touristique, personnes à mobilité réduite, ramassage scolaire…
Portage de matériels en montage
Travaux forestiers
Cheval médiateur, Equithérapie.

Pour ceux que celà intéresse, il y aura du beau monde...

Le programme en pdf ici...

L'affiche de ces journées ici...

Le site web...
http://tractionanimalesciez.wordpress.com/

jeudi 4 juillet 2013

Quelques photos de la 1ère Journée de la Traction Animale, 20 juin 2013 à Sciez-sur-Léman (Hte-Savoie)

Voici quelques photos de la 1ère édition de la Journée de la Traction Animale du jeudi 20 juin 2013 à Sciez-sur-Léman (Hte-Savoie), organisée par Françoise Dulac...

Et tout d'abord bravo à Françoise et à tous ses amis et bénévoles pour l'organisation de cette journée...

Merci aussi à tous les participants qui ont apporté (parfois de loin) du matériel moderne et des chevaux et mules de travail (Marco Zandona de Meterus, Bernard Michon de BMH, Roger Fillon de Tech Trait, les associations Traits en Savoie, Espritrait, Énergie cheval, Hippotese, Le Réseau Rhône-Alpes Traction Animale, Serge Tuaz pour la Fédération Mule des Alpes et les Haras Nationaux/IFCE)... et j'en oublie sans doute...

Les démos et les présentations, le colloque sur "Le cheval de trait, une démarche de développement durable ?", l'accueil de la municipalité et des services techniques de Sciez-sur-Leman (et en particulier le maire Jean-Luc Bidal), tout a été réussi...

Certes le public n'a pas été très nombreux, sans doute à cause du choix de la journée en semaine... Mais c'est toujours difficile de concilier une date qui satisfasse à la fois les professionnels et le grand public, peutêtre la prochaine fois sur 2 jours : un vendredi et un samedi par exemple... Et sans doute à l'automne... Nous verrons bien l'année prochaine...

Pour Hippotese, Isabelle Carrel a assuré le menage de Ruby à la benne Oschner (prononcez Oxner) et Deny Fady, président d'Hippotese a assuré les commentaires de présentation des démonstrations...


Françoise Dulac et Jean-Luc Bidal, maire de Sciez sur Léman...


Avant-train et remorque-citerne "arrosage de plantes" de chez Bernard-Michon-Hippomobile...


Détail du système d'arrosage à pompe électrique sur batterie et de l'enrouleur...


Marco Zandona de Métérus, nous donne les dernières nouvelles des véhicules hippomobiles à assistance (qui n'ont pu être présentés ce jour là)...


Benne à ordure hippomobile Oschner de 1957 présentée par Hippotese...


Cette benne à ordure de fabrication suisse (1957), à un cheval, à été utilisée au Grand Hôtel de Zermatt...


Elle est équipée d'une benne en aluminium et d'un relevage hydraulique par pompe manuelle...


Serge Tuaz nous présente sa mule et nous donne des nouvelles de la Fédération des Éleveurs de Mulet des Alpes...


Nous avons même eu droit à une démonstration de portage de plots de travaux routiers...


Roger Fillon de Tech Trait nous présente les dernières évolutions de son Porte-Outils de Maraîchage (POM)...


Éric André (prestataire en TA), assure une démonstration de binage ici avec des doigts Steketee...


... ici avec une herse étrille...


Démonstration de débardage au cheval avec le trinqueballe Bernard Michon Hippomobile


...utilisable à un ou deux chevaux (brancards ou timon)...


Fabienne Panelati et une réplique moderne de voiture traditionnelle...


Vue aussi ce jour, une décavaillonneuse à cheval munie d'un palpeur mécanique d'évitement...


Je n'ai pas pris le temps de relever les indications de marques, ni les dimensions...


'' Détail du nez d'attelage...''


Les photos ne sont pas de très bonne qualité, je vous ai donc détouré celle-ci pour plus de lisibilité) mais nous sommes preneur d'autres infos si vous en avez... (avis aux utilisateurs de ce genre d'outils...).

Et, comme promis, pour ceux qui ont raté la présentation du colloque commenté par Olivier Croze (Directeur Territorial Rhône-Alpes-Auvergne de l'IFCE) voici le document "support" qui a servi de base : (Dossier n°3 : Cheval et Développement durable de l'IFCE, doc en pdf, 169 p, Attention 12,4 Mo).

jeudi 16 août 2012

Démonstration d'un véhicule hippomobile à assistance électrique en Suisse (Avenches)

La société METERUS, le Haras national et La commune d'Avenches (VD) se sont associés pour tester un prototype de calèche à assistance électrique...

Nous avons fait le déplacement, ce lundi 13 août 2012, pour soutenir ce projet d'assistance électrique de Marco Zandona (METERUS) testé pour l'occasion sur un avant-train de dernière génération à 4 roues type "Docker" et une benne à containers de chez Bernard-Michon-Hippomobile...

Voici un petit reportage de la Télévision Suisse RTS du mardi 14 août 2012

La plaquette du Docker au format PDF ici.

Des photos et d'autres infos bientôt...

lundi 9 mai 2011

Calèches électriques en Turquie (elektrikli fayton)

Stéphane Chanoux, qui est un des pionniers français de la recherche sur les véhicules hippomobiles électriques à assistance, m'avait fait parvenir ces liens vers des vidéos turques de reportage sur des véhicules électriques (autonomes) adaptés sur des châssis de voitures à cheval (phaéton).

Après avoir visionné ces documents, je m'étais dit que nous étions loin de notre propos, c-à-d des véhicules hippomobiles avec une assistance (en cas de besoin) pour aider les animaux mais sans les remplacer...

http://video.cnnturk.com/2009/haber/9/21/buyukadada-elektrikli-fayton-donemi-basliyor
Un reportage de CNN Turquie, en Turc malheureusement...

Et puis à la réflexion, je me suis dit qu'il fallait quand même s'intéresser à ces véhicules électriques, dans la mesure où ils nous donnent de bonnes informations sur la faisabilité technique d'une assistance électrique (en terme de puissance et de technologie employée pour les moteurs et aussi en terme de stockage d'énergie électrique, de poids et de puissance des batteries nécessaires).

Un autre reportage de télé Turque HABERTURK-TV, en Turc aussi...

Ils valident aussi le concept (si ce ne sont pas que des prototypes, ce dont je ne suis pas sûr) surtout qu'ils existent depuis 2 ans maintenant (mais diffusés à quelle échelle ?)...

Et aussi ils permettent d'avoir une indication en terme de coût de fabrication d'un tel véhicule (j'ai pu récupérer des idées de prix 2010 en euros et des notices techniques en anglais)...

Voilà toutes les informations que j'ai pu rassembler à leur sujet...

Le constructeur : Referans Inc, Istanbul, Turquie

Le constructeur de ces véhicules électriques est le constructeur turc de voitures à cheval de prestige "Referans", on peut voir ici ses produits : http://www.referans-tr.com/fayton/.

Referans Otomotiv Turizm Temzilik Hizmetleri San. ve Tic. Ltd Sti. a été créé par Haluk Sahin en 1995.% C'est une entreprise spécialisée dans les machines de nettoyage...% Une autre activité commerciale de Referans Otomotiv est la fabrication et la commercialisation des phaétons ottomans traditionnels.
Elle emploie pour celà une vingtaine d'artisans experts dans une usine de construction de la région égéenne. Elle a vendu ses phaétons en Allemagne, Suisse, Grèce, Espagne, Italie, Émirats Arabes Unis et Dubaï.

Apparemment, la société REFERANS a créé une marque spécifique (fayoto) pour vendre ses phaétons électriques, construits sur des bases identiques aux véhicules hippomobiles standards, sauf le train avant, monté sur essieu directeur et commandé par un volant au lieu et place de la plaque tournante, et le train arrière équipé d'un pont épicycloïdal et d'un réducteur...

La technologie employée :

Voici, en exclusivité, les docs techniques que j'ai trouvé, ainsi que les photos de détails...


La suite bientôt, demain peutêtre...

dimanche 1 mai 2011

Jeu N°12 : trolley électrique... et attelages (4ème partie) : Épilogue

Die Hafenschleppbahn in Altona ("la remontée du port d'Altona", à Hambourg, au bord de l'Elbe).

Bravo à ceux qui ont trouvé, vous êtes très fort, à l'origine, je cherchais des documents sur les véhicules hippomobiles hybrides, je suis tombé sur ce forum historique allemand (http://www.drehscheibe-foren.de), mais comme je ne lis pas l'allemand, j'ai continué mes recherches sur les images et je suis tombé sur un site espagnol (en anglais) Low-Tech Magazine qui reprenait une partie de l'article allemand...

NB : Low-Tech Magazine que l'on pourrait traduire par la Revue des Technologies Légères (ou simples) est écrit par Kris De Decker (Barcelona, Spain), je vous recommande la lecture de ce site très instructif...

Le contexte de nos photos de trolleys :
Le port d'Altona, situé au bord de l'Elbe près d'Hambourg est en contrebas de la ville et on y accède par deux rues (Elbberg et la KaistraB) qui forme un "Y".

cette liaison entre le port et la ville, d'environ 1 km de long, est si raide que les chevaux avaient de grandes difficultés à la gravir, surtout avec les chariots remplis des marchandises débarquées des bateaux.

On a eu alors l'idée d'utiliser la technologie des "trolleys électriques à pantographes" (inventée en 1882 à Chicago), mais sans pour autant remplacer les chevaux.
Les trolleys ont donc été utilisés comme tracteur-pousseur des chariots hippomobile, en assistance donc, comme on peut le voir sur les photos ci-dessous...


Ici le "trolleytruck" pousse et tire plusieurs voitures à chevaux, et même une charrette à bras (mais pas le gars sur le vélo...)

Ce système hybride combinant le moteur électrique et les animaux a commencé à fonctionner en 1912 et est resté en service jusqu'en 1950.

Si la route fait 1000 m de longueur environ, la desserte était d'environ 600 m, pour une pente moyenne de 5,5 %. Les 2 fils électriques de la ligne aérienne fixés à 35 cm de distance, l'un de l'autre, étaient alimentés en 550 V continu sur deux pôles.


Départ du trolley en mode pousseur au niveau du port...

Chaque jour, environ 200 wagons étaient tirés ou poussés et chaque convoi transportait 5 à 7 tonnes de fret.

Par exemple, sur les dix premiers mois de son existence, ce train routier a tracté plus de 22.000 chariots jusqu'en haut de la pente.


Le tracteur-trolley (trolleytruck) pousse un chariot de charbon et tire une voiture de bois

La vitesse maximale du "trolleytruck" était de 10 km/h en monté et de 30 km/h sur terrain plat.
La vitesse moyenne du convoi était de 5 à 8 km/h en grimpant la côte et le voyage durait 8 minutes, attelage et le dételage compris.

Au total, six tracteurs-trolleys ont été utilisés, plusieurs d'entre eux en même temps (deux trolleys pouvaient fonctionner sur le même parcours en même temps puisque celui qui descendait n'était pas relié à la ligne aérienne).


Décrochage des pantographes pour le retour en roues libres...

Entre 1912 et 1922, ce service de trolleys électriques a été géré par la "Gesellschaft für gleislose Bahnen Schiemann Max & Co" (Société pour la voie ferrée et les trains, Schiemann Max & Co), puis par la ville d'Altona, et plus tard par la ville de Hambourg.
Ce service s'est interrompu définitivement en 1950.


Certains chevaux étaient même montés à la Daumont, peut-être pour rassurer les chevaux...

lundi 25 avril 2011

Vidéo de la calèche hybride électrique au tyrol autrichien (Pferdekutsche mit E-motor)

Suite au précédent billet sur la calèche hybride de Mario Steiner, paru il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur cette vidéo "en live" de l'utilisation de l'assistance électrique sur sa calèche dans une côte qui paraît prononcée...

Sans être d'un intérêt technique fondamental, cette vidéo montre cependant que le déclenchement de l'assistance se fait en douceur et sans à-coup pour les chevaux, qui semblent habitués à cette aide providentielle...

Liv Berit Hansen a gentiment tenté de traduire les dialogues en autrichien, en gros voici ce qui se dit : L'acoustique ne me permet pas de bien comprendre de ce que disent les passagers. En plus c'est de l'autrichien: ça ressemble à l'allemand mais ce n'est pas pareil. Mais de ce que je comprends, je déduis que la vidéo avait le but de faire une démo du système hippo-hybride. C'est plutôt un vacancier qui filmait la ballade avec ses amis/ famille. Le meneur Mario dit très peu de choses. Au tout début il parle d'embrayage. Puis la fille regarde devant et il lui dit "tu n'entends rien (du moteur), hein?" Après il parle de freinage. En deuxième partie ce sont des remarques sur le paysage plutôt que sur l'hippomobile.

Liv a contacté Mario qui, s'il ne peut pas être présent au colloque sur les véhicules hybrides à assistance, le 15 mai prochain, nous enverra de toute façon un compte-rendu de ses expérimentations que nous vous diffuserons ici...

jeudi 7 avril 2011

Colloque sur les Véhicules Hippomobiles Hybrides à Assistance, 15 mai 2011 à Viriat (Ain)

Hippotese, fidèle à sa volonté de faire progresser l'Énergie Animale Moderne, organise le 1er Colloque sur les Véhicules Hippomobiles Hybrides à Assistance, le dimanche 15 mai, 10h00 à Viriat (Ain) dans le cadre et sur le site du Concours National de Débardage (samedi 14 mai), l'entrée est libre et gratuite...

Au programme du colloque :

  • Intérêts et limites du systèmes hippo-hybride à assistance,
  • État de la recherche,
  • Présentation de projets et de prototypes français et européens,
  • Partenariats,
  • Perspectives...

Voici l'affiche du colloque...

Vous pouvez aussi télécharger cette affiche au format pdf ici (2,5 Mo)

I) Définition d'un Véhicule Hippomobile Hybride à Assistance :
Mais d'abord, qu'est-ce que c'est qu'un Véhicule Hippomobile Hybride à Assistance ? (que nous appellerons Véhicule "Hippo-Hybride").

C'est un croisement entre la voiture électrique et la calèche avec une logique "vélo à assistance électrique"...

En effet, dans un véhicule hippo-hybride moderne, Il ne s'agit pas de remplacer l'animal (cheval, âne, mule ou autre) par une propulsion externe, ponctuelle ou permanente, mais plutôt d'assister l'animal dans son effort, afin que celui-ci ne dépasse pas un certain seuil fixé à l'avance.
En fait cela rejoint le principe du vélo électrique à assistance qui ne fait que compléter l'effort du cycliste sans jamais le remplacer complétement...

On sait bien, par ailleurs, que le cheval n'est pas un bon "ralentisseur" dans les descentes où il souffre à retenir la charge.
Un véhicule hippo-hybride sera là aussi capable d'assister l'animal en freinant le véhicule et en convertissant ce freinage en énergie potentielle avant de la stocker.
Typiquement, dans le cas d'une assistance électrique à stockage sur batteries, les batteries délivrent du courant qui fait tourner un moteur électrique qui en entraînant les roues, assiste l'animal à la monté, puis à la descente, le moteur joue le rôle d'un alternateur, ralentit le véhicule tout en rechargeant les batteries...

II) Pour quels usages concrets...
J'imagine assez bien une commune qui désirerait utiliser un cheval territorial pour le ramassage des déchets verts par exemple, mais dont une petite partie de la tournée se situe dans des quartiers anciens (avec leurs rues étroites où le cheval a sa pleine justification) construits sur les hauteurs de la ville et donc difficilement accessibles.
Un véhicule hippomobile à assistance, permettrait de solutionner le problème et de réaliser l'objectif en gardant un attelage à un seul cheval (donc à un seul meneur).

Mais il y a aussi :

  • des communes dans le cadre de ramassage scolaire par exemple,
  • des cochers professionnels qui font du transport touristique (comme en Autriche, voir billet précédent ici) sur la partie difficile de leur parcours (montée ou descente) ou quand le nombre de passagers dépasse une certaine charge (Mont Saint Michel ?)
  • des randonneurs, avec des roulottes réputées lourdes et fatigantes...
  • des transporteurs avec chevaux, des véhicules hippomobiles publicitaires...
  • ...

III) Faire avancer la recherche...
Dans tous les cas, que l'on soit convaincus ou non de la finalité, je pense que comme l'objectif d'envoyer des hommes sur la lune a permis de grandes avancées technologiques, les recherches associées aux véhicules hippomobile hybride à assistance permettront de faire avancer :

  • les techniques de mesures d'efforts en continu (ex : palonnier équiforce de Métérus) avec enregistrements des données,
  • le traitement du signal et la gestion de l'assistance (en relation avec le physiologie et la psychologie de l'animal),
  • et donc une connaissance plus fine et réactualisée des capacités des animaux (force, endurance, puissance moyenne...),
  • les moteurs électriques à fort couple mais légers et réversibles (ralentisseurs),
  • pourquoi pas des moteurs à air si c'est possible, réversibles aussi,
  • des systèmes d'entraînement simples et efficaces (moteur-roue EzWheel, courroie, chaîne...) et rapidement adaptables sur les véhicules existants ou derrière (remorque pousseuse...),
  • des stockages d'énergie efficaces et légers (batteries, réservoirs...),
  • ...

En tout cas, voici un joli programme de recherche comme on les aime...

lundi 14 mars 2011

Calèche hybride électrique (Hybrid-Kutsche) au tyrol autrichien

Nous avons déjà parlé ici des expérimentations sur les attelages avec assistance comme celui de Marco Zandona de l'entreprise Meterus (Suisse)...

En faisant des recherches sur ce sujet, je suis tombé sur un article (en allemand) d' un site autrichien qui présente un autre inventeur (Mario Steiner de Matrei), voir le site ici, (merci à Karine G. pour la traduction).

J'ai ajouté quelques infos à la traduction et une photo du château trouvée sur d'autres sites...

MATREI dans le OSTTIROL (NDLR : Matrei est une station touristique du tyrol Autrichien)

Nouveauté : avec la calèche-hybride, les chevaux peuvent à nouveau respirer.
A Matrei, après avoir longtemps cherché (deux ans de recherche), la calèche hybride est maintenant terminée (et en utilisation depuis l'automne 2009).
Lorsque c’est très pentu, les animaux sont aidés par un moteur électrique, pour le plus grand plaisir des chevaux, du cocher et des passagers (qui parfois trouvaient que les chevaux avaient la vie dure).


Le château de Matrei est situé sur un piton rocheux

Un moteur électrique en plus !
Max et Sophie (2 chevaux de race Noriker) transpiraient pas mal lorsqu’ils devaient monter le chemin « à 20 % de pente » (et 150 m de dénivelée) qui mène à l’intérieur du château de Matrei.
Cette époque difficile est révolue grâce à un moteur électrique que le cocher peut mettre en marche lorsqu’il en a besoin. Mario Steiner, cocher "électrique" : « A présent, aucun des passagers ne peut plus se plaindre que les animaux sont trop sollicités»


Max et Sophie, le moteur électrique de propulsion et le tableau de commande...

Probablement unique au monde
Sur sa calèche électrique M. Steiner est en tout cas très fier, pas seulement parce que cela fonctionne parfaitement, mais parce que c’est probablement un système unique au monde.
Il s'est renseigné et a beaucoup cherché sur internet, mais il n’a pas vu un tel moteur électrique sur une calèche. Il y a seulement des moteurs à essence mais pour le bon air de la montagne ça aurait été impensable.

Le moteur électrique
Il est alimenté en 48 volt et il est caché sous le siège passager. Il ronronne doucement et fonctionne avec une boite à vitesse bien pensée, comparable à la force des chevaux. (A la descente, le moteur fonctionne en ralentisseur et recharge les batteries).

Les chevaux ne sont pas en manque d'entraînement pour l’hiver.
Celui qui croit que le moteur pousse en quelque sorte tout simplement les chevaux jusqu’en haut, se trompe. Il ne faut pas les déshabituer de la marche naturelle, car la motricité manque parfois tout à coup, c’est ce qu’explique le cocher. En effet quand les roues patinent sur la neige en hiver le moteur ne sert à rien. Et là, les animaux sont sollicités à nouveau totalement.

lundi 15 mars 2010

Documents sur un prototype suisse de véhicule hippomobile à assistance électrique

En mai 2009, j'ai reçu un communiqué de presse sur la présentation d’une voiture hippomobile à assistance électrique qui devait avoir lieu le dimanche 28 juin 2009, en première mondiale à Château-d’Oex.

J'avoue que j'ai mis de côté ce communiqué, en pensant qu'il s'agissait là de doux rêveurs, et puis d'autres documents sont arrivés au cours de l'année 2009...

Et puis, sans y croire vraiment à l'heure d'aujourd'hui, je me dis que les technologies et les modules de mesure d'efforts développés dans ce projet rejoignent nos propres recherches sur le dynamomètre électronique...

Et puis, c'est vrais aussi que les attelages territoriaux limités à un seul cheval, peuvent avoir besoin d'un coup de pouce énergétique ou d'un ralentisseur électromagnétique, et qu'il faut aussi suivre ses recherches là...

Et aussi que personne ne croyait au vélo à assistance électrique avant sa sortie...

Et qu'enfin, vous avez le droit, fidèles lecteurs du blog d'Hippotese, de vous faire vous-même une idée sur la question...


(Une vue du prototype monté sur une voiture de marathon)


(Vue du capteur d'efforts)


(Vue du boîtier de contrôle)


Communiqué de presse (reçu en mai 2009)

Tradition et technologie seront au menu de l’édition 2009 du concours d’attelage de Château-d’Oex. Après les célèbres Aérostiers, le lieu-dit « En Glacière » sera le témoin d’une nouvelle manière de vivre « l’hippomobilité » douce.
Le prototype de voiture hippomobile à assistance électrique qui sera présenté au public, concilie rentabilité et bien-être de l’équidé. Équipé d’un dispositif mesurant et amplifiant la force de traction fournie par le cheval, il confère à l’attelage puissance et endurance. Porté par deux entreprises suisses (Steimer Technologie et Meterus Sàrl) avec le support d’un partenaire français, ce projet propose une solution écologique et innovante pour le transport de proximité.
Le cheval entame un retour remarqué à la ville comme à la campagne.
De plus en plus de collectivités publiques l’intègrent dans leur réflexion, certaines ont déjà fait le pas.
Véhiculant une image positive, écologique, facteur d’intégration sociale, l’équidé du 21ème siècle retrouve une vocation de moteur animé.
Collecte de déchets, gestion des espaces verts, transport scolaire, tourisme, les exemples d’utilisation sont bien réels.
Réfléchissant en termes d’économie et de sécurité, la grande majorité des utilisateurs souhaite pouvoir effectuer des travaux à l’aide d’un seul cheval, dont la force motrice est par nature limitée.

Voiture hippomobile à assistance électrique : Marco Zandonà – www.equishop.ch - 079 417 12 16

Voici 3 autres documents que j'ai reçus par divers canaux, merci aux auteurs...

Un article de Stéphanie Hopkins de IGArbeitspferd (PDF 2,7 Mo)
Un article de presse paru dans "La Gruyere", jounal suisse (PDF 1,8 Mo)
Un article de presse paru dans "la Revue Automobile" (PDF 2,1 Mo)

vendredi 6 novembre 2009

Petit compte-rendu du 3eme salon de la Traction Animale de Montmorillon (26 et 27 septembre 2009)

Hervé Jourdain m'a fait suivre un petit compte-rendu sur notre première participation au 3ème salon de la Traction Animale de Montmorillon...
Il est sommaire mais ce n'est pas toujours facile de faire des démonstrations et de faire en même temps le tour des stands et des photos...
Si certains de nos fidèles lecteurs ont des photos ou des infos à nous faire partager en plus, ils sont les bienvenus...

Les 26 et 27 septembre 2009 avait lieu au lycée agricole de Montmorillon, la 3ème édition du salon de la traction animale.

Hippotese était présente avec un stand présentant les activités de Vincent SAPPEZ (bourrellerie) et Beat et Hervé effectuant quelques démonstrations de charrue brabant Garnier, et de herse rotative.

Le soleil était au rendez-vous et le public nombreux. Beaucoup de personnes intéressées et intéressantes car porteuses de projets, et avec des questions précises d'utilisateurs.

L'accueil et l'ambiance furent très sympathiques, j'en profite pour remercier, au passage, les organisateurs.

Le site bien agencé, présentait une surface pour le labour (le terrain très sec avait été travaillé en surface avant la manifestation). Une carrière (en herbe) était prévue pour présenté le matériel des différents constructeurs (amateurs et professionnels), un espace pour le débardage avec démonstration de porteurs avec moteur auxiliaires. Une surface "maraîchage" était également disponible.

Les animations et présentations de matériel se sont succédées sans interruption.

Coté matériel, un plateau technique, qui sans égaler celui de Detmold, était quand même très intéressant, car couvrant la grande partie des activités traction animale.

On constate un retard sur les allemands, notamment en ce qui concerne les avant-train à moteur auxiliaire et le matériel de fenaison et moisson.

Un nouveau matériel présenté et fabriqué pour la ville de Tarbes a retenu notre attention. Il s'agit du « couteau suisse » de la traction animale, un combiné avant-train + arrière-train-remorque = voiture 4 roues pour le transport des ordures ou des déchets verts (avec tri-benne) et qui peut également faire transport de personnes.

Ce matériel est plein d'astuces techniques, mais présente quelques inconvénients comme son poids (850 kg à vide), son prix (autour de 20 à 25000 €), sa complexité à assembler les 2 parties et sa double utilisation qui peut faire débat : je mène le fumier le vendredi, et je promène la Mariée le samedi ? (imaginerait-t-on transporter des VIP un dimanche, avec le camion à ordures qui tourne en ville la semaine ? NDLR).

Économiquement et pratiquement il est peut-être plus judicieux d'avoir un avant-train « classique » et plusieurs véhicules adaptés aux usages spécifiques.

Il serait intéressant de pouvoir réaliser un comparatif à l'usage.

Il est prévu également d'adjoindre une assistance électrique à ce matériel.

Ce sujet de l'assistance électrique sur un véhicule hippomobile serait à étudier de plus près, (conséquences au niveau du menage ? NDLR), car plusieurs expérimentation sont en cours.

Vincent avait fort à faire au stand, pendant que Beat et Hervé, avec l'aide de Duchesse et Sarcelle (juments comtoises) présentaient la charrue, la herse rotative et effectuait des mesures à l'aide du dynamomètre mécanique (suite aux gros soucis avec le dynamomètre électronique expérimental « nouvelle génération », qui a refusé obstinément de fonctionner, pour plus de détails sur l'état du projet voir un prochain article à paraître.)

Nous avons effectué des mesures avec différents réglages de profondeur de la charrue, sur la herse rotative (celle-ci travaillant sur un sol travaillé plusieurs fois et plutôt sablonneux, s'enfonçait profondément et présentait un effort continu de traction de 250 à 350 kgf, ce qui est beaucoup pour 2 chevaux.

Quelques mesures ont été faites en débardage (merci aux volontaires pour leur aide, et celle de leurs chevaux), avec des billes de châtaignier, d'un peu moins d'un m3, non écorcées et sur un sol sec : Attelage en paire, avec 900 kgf en traction directe pour ensuite retomber en utilisant la technique du mouflage à 250-300 kgf.

Texte et photos : Hervé Jourdain

dimanche 9 mars 2008

5eme Chantier-Ecole de débardage à Montdenis (Savoie) du 1er au 4 mai 2008

Le 5ème Chantier-école de Montdenis(Savoie) aura lieu les 1, 2, 3 et 4 mai 2008.


Photo : Véro Détré

Cette année, pour la première fois, un thème a été retenu pour le jeudi 1er et vendredi 2 mai, ce sera : "Comment utiliser les chevaux pour la récolte de petits bois" (diamètre < à 20 cm).

En effet nous pensons qu'il existe une demande (et un potentiel à explorer) pour utiliser les chevaux dans les fortes pentes et/ou en milieu fragile, pour les petits bois en particulier :

  1. En Assistance au défrichage manuel pour :
    • Le Débuscage des tiges coupées,
    • L'Evacuation des rémanents (ronces et branches) ou arbres entiers "feuillés".
  2. Le Transport jusqu'au lieu de traitement pour broyage et fabrication de :
    • Copeaux ou granulés de bois (chauffage),
    • BRF (Bois Raméal Fragmenté).
  3. L'Epandage éventuel sur les zones concernées du BRF (apport en vue de reconstitution d'humus, aggradation des sols).

Nous pensons que ce potentiel a été jusqu'alors peu exploré et qu'il convient :

  1. De mieux connaitre les besoins actuels des donneurs d'ordre,
  2. De recenser les besoins potentiels (non pris en compte actuellement).

Et pour pouvoir répondre à ces demandes et besoins, nous devons réfléchir :

  1. Aux méthodes de travail spécifiques et aux techniques à mettre en œuvre (qui ne sont pas exactement celles utilisées en débardage),
  2. Au matériel spécialisé à répertorier ou à inventer (et/ou à fabriquer et/ou à expérimenter pour ces activités),
  3. Aux complémentarités et synergies qu'il faut activer sur ces chantiers (bucherons défricheurs, entreprises de broyage, utilisateurs des produits broyés...),
  4. Aux modes de calcul de la rémunération du travail (taux horaire, au chantier, à la surface, au volume...),

Certes, ce type d'activité ne sera pas étudié exhaustivement en 2 jours, mais nous voudrions faire avancer la réflexion en se plaçant en conditions réelles et en adaptant les outils et méthodes que nous connaissons à ces nouvelles conditions.

Nous proposons donc le jeudi 1er mai et le vendredi 2 mai de réaliser une simulation en conditions réelles d'exploitation d'un chantier de nettoyage de défriches (sous une ligne électrique à moyenne tension) pour alimenter un broyeur à branches à poste fixe, distant de quelques centaines de mètres.
La journée de jeudi sera consacrée à la mise en place et la mise au point de l'exploitation, la journée de vendredi se fera en présence de partenaires, d'élus et de donneurs d'ordre potentiels, intéressés par la problématique, afin d'échanger sur le sujet.

Seront présentés, en utilisations, des traîneaux, traîneaux à roue, arches et porteurs adaptés aux petits bois...
Mais aussi des chariots surbaissés adaptés à la collecte et à l'épandage.

Les 2 autres jours (samedi 3 et dimanche 4 mai), suivant les demandes, pourront être plutôt orientés vers le débardage en forte pente plus classique et l'utilisation de poulies de retour et de moufflage.

Ces 5ème journées d’autoformation sont ouvertes à tous les membres et futurs membres de l’association Hippotese (pour des questions d’assurance, les personnes non à jour de leur cotisation devront s’acquitter, dès le 1 er jour, de 16 € pour l’année 2008) et leurs chevaux.
L'accueil est rustique (à la maison) et les repas se feront en partie à partir de vos spécialités régionales... (possibilités aussi de gites sur le village).

Pour information, Montdenis est situé à 1400 m d'altitude, en Maurienne (Savoie) sur la commune de Saint Julien Montdenis.
Pour tous renseignements, vous pouvez utiliser le formulaire de Contact du blog (en haut à droite, pensez à laissez une adresse valide de mél pour la réponse), ou écrire un mél à hippotese@free.fr ou téléphoner à Deny Fady au 04.79.59.65.50 (le soir).

Si vous souhaitez d'autres informations sur les précédents chantier-école de Montdenis (photos, présentation, plan d'accés), vous pouvez aller sur le site d'Hippotese à la rubrique "chantiers collectifs" puis choisir "Montdenis".

Si vous souhaitez des informations sur le Bois Raméal Fragmenté, vous pouvez consulter les liens suivants (merci Olivier) :

  1. Un document de base pour comprendre ce qu'est le BRF (ici en maraîchage)
  2. Un site sur le Bois Raméal Fragmenté
  3. Un livre "De l'arbre au sol, les Bois Raméaux Fragmentés"

Nous vous tiendrons informé dans nos prochains billets de l'avancée du projet...