Hippotese, Le cheval de Travail

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - énergie animale

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 8 mai 2017

1er mai 2017 à Montdenis, Églantine apporte les dernières trousses de foin pour nourrir les vaches...

Le matin du 1er mai 2017, il est tombé 20 cm de neige à Montdenis (Savoie, Maurienne, 1400 m).

Du coup, les vaches sont restées à l'écurie et Églantine et Mylène ont fait la corvée de foin pour aller chercher les dernières trousses dans le garage au bord de la route...


Petit coucou au chasse-neige...

Et une petite vidéo pour l'ambiance...

lien direct : https://www.youtube.com/watch?v=_FZvCYrVXKo

dimanche 26 mars 2017

Mesure d'effort de traction, avec le Datafficheur Radio, au Potadjé, (mars 2017, 4ème partie)

Le 11 mars, je suis allé faire les premières mesures in-situ à l'aide de notre nouveau proto de Datafficheur "Radio" Hippotese chez Jérémy Fady au Potadjé en Isère.

En effet nous avons beaucoup avancé cet hiver sur ce nouveau modèle de Datafficheur à transmission radio (dont nous reparlerons en détail bientôt), et c'était la première sortie de l'appareil en situation réelle (après une petite présentation au Colloque "Cheval utilitaire" à Uzès début mars).

Ce nouveau modèle est composé d'un capteur dynamométrique (500 kg) placé sur un avant-trait (gauche ou droit) et relié au boîtier Master qui est le cerveau du système. Le Master récupère les valeurs transmises par le capteur, fait les calculs de valeur moyenne et de valeur maxi et envoi par liaison radio ces 2 valeurs toutes les secondes au boîtier Récepteur qui peut être tenu en main, porté par le meneur ou fixé sur l'outil.

Avant de vous présenter la vidéo, il faut précisez que cette vidéo est "brute" et sans doute un peu longue et quelle est destinée plutôt à la réflexion sur l'usage possible du Datafficheur Radio plutôt qu'à la démonstration...
Nous attendons d'ailleurs avec impatience vos réactions et commentaires...

Deux autres choses importantes pour bien comprendre :

1) Les valeurs affichées (maxi en haut et moyenne en bas) correspondent à la mesure de l'effort sur un seul avant-trait et correspondent donc sensiblement à la moitié de la valeur réelle de l'effort réalisé par le cheval.

2) Il doit être clair pour tous que le Datafficheur n'a pas été construit dans l'objectif de pouvoir réaliser des mesures scientifiques d'effort de traction, mais qu'il doit plutôt être considéré comme un outil de connaissance et d'aide à la décision (c'est du moins mon opinion personnelle).

Les outils utilisés ici sont un canadien (herse canadienne) à 5 dents...

et une bineuse Planet-JR "modèle original" montée avec des dents droites, des oreilles de cochon et un soc pour réaliser des buttes...

La profondeur de travail se situe autour de 10-12 cm de profondeur. La terre était à peine ressuyée d'une pluie de l'avant-veille et "limite" à travailler, mais comme de nombreux plants avaient été livrés et attendaient d'être plantés, et que de nouvelles pluies étaient annoncées, nous avons décidé de tenter de réaliser les buttes quand même.

Quelques photos supplémentaires...


Quand le récepteur est monté sur l'outil, le meneur peut garder un œil sur les efforts traction pendant le travail...

lundi 16 janvier 2012

Ressorts de Traction perfectionnés Clovis Mortagne (Article de la revue La Nature 1909)

Encore un petit document inédit sur les ressorts de traction...

Perfectionnements aux ressorts de traction.

Dans son numéro du 3 novembre 1906, La (revue La) Nature signalait les avantages obtenus par l'emploi des ressorts à boudin ou ressorts de traction interposés entre le palonnier et les traits des animaux attelés.

M. Clovis Mortagne, 4, rue du Pont-aux-Choux, à Paris, a apporté d'intéressants perfectionnements à ces utiles appareils, qui procurent une économie de traction de 25 à 30 p. 100.

Dans les premiers ressorts de traction, il n'y avait qu'un seul ressort à boudin dont l'extension ou la rétraction produisaient un effet de torsion sur le trait ; celui-ci pouvait alors gêner ou même écorcher la peau de l'animal ; en outre, le ressort à boudin retenait la boue et l'eau entre ses spires, ce qui produisait de la rouille et détériorait rapidement le ressort, à moins d'un entretien qu'il est difficile d'obtenir des charretiers.

Les ressorts de traction de M. Mortagne sont constitués par deux ressorts à boudin enroulés en sens contraire, ce qui évite les effets de rotation lors de la contraction et de la détente des ressorts.

Ces deux ressorts concentriques sont enfermés dans une boîte cylindrique étanche, le glissement de la tige qui comprime les ressorts étant aussi rendue étanche par deux rondelles de matière compressible, de façon qu'aucune poussière ni goutte d'eau ne peut pénétrer dans l'appareil.

La boîte cylindrique renfermant les ressorts est en acier embouti très solide, elle contient une douille en acier, concentrique à la tige de compression des ressorts, qui limite la course de cette tige ; les ressorts ne peuvent ainsi en aucun cas se briser, même si l'effort de traction dépasse de beaucoup, à un moment donné, leur charge normale, par exemple, si l'on attelle en volée des chevaux de renfort.

Le prix de la paire de ces ressorts de traction est des plus minimes, eu égard aux efforts qu'ils économisent aux animaux de trait, il varie de 10 à 20 francs selon la charge à traîner.

L'article original dans son entier...

dimanche 8 janvier 2012

Publicité pour des Ressorts de Traction De Frenne (Bruxelles) de 1907 : Le Contre-Choc

Cette publicité date du 1er septembre 1907, elle nous apprend que le fabricant Émile DE FRENNE & Cie, fabrique à Bruxelles, des Ressorts de Traction brevetés pour les chevaux.

Mais je vous laisse, découvrir le texte au complet...


Spécialité de Ressorts de Traction (Brevetés)

Émile DE FRENNE & Cie

Rue Henri Wafelaerts, 28, BRUXELLES (Saint Gilles)

Lorsqu’il y a quelques années nous fîmes présenter aux propriétaires de chevaux les premiers modèles de Ressorts de Traction, nous fûmes accueillis avec de petits sourires incrédules et ironiques, mais l'expérience eut tôt fait de convaincre les plus irréductibles et aujourd'hui, tant en France qu'en Belgique. 15 000 paires de contre-chocs fonctionnent dans les mines et 250 000 chez les divers propriétaires de chevaux. Ce qui paraissait comme superflu, il y a dix ans, est maintenant reconnu indispensable et il est avéré que tout propriétaire soucieux de ses intérêts, doit munir ses attelages de CONTRE-CHOCS,

Parce que :

Avec les CONTRE-CHOCS, il n'y a plus de démarrages brusques. donc plus d'épaule froissées chez les animaux. Avec les CONTRE-CHOCS, la traction est douce et régulière ; les chevaux ne cassent plus leurs traits et se conservent plus longtemps au travail. Avec les CONTRE-CHOCS, il n'y a plus de chevaux cabochards ou rétifs ; les jeunes chevaux peuvent être employés à la voiture. Avec les CONTRE-CHOCS, les vieux chevaux gardent leur service de nombreuses années en plus, rendant cent fois le prix des appareils. Avec les CONTRE-CHOCS, on obtient une énorme conservation du cheval à l'usage.

L'emploi des CONTRE-CHOCS constitue donc une économie importante.

Spécialisé dans la fabrication des Ressorts de Traction, nos produits sont indiscutablement les mieux faits et les meilleur marché.

LES ESSAYER, C'EST LES ADOPTER


La page de publicité complète des ressorts de traction du fabricant Émile DE FRENNE & Cie...

En plus d'un l'argumentaire complet sur l'intérêt de l'utilisation des ressorts de traction hippomobile, cette publicité nous apprend l'étendue de la diffusion de ces appareils (15 000 dans les mines et 250 000 chez les propriétaires...).

On se demande pourquoi la traction animale moderne a presque complètement oublié l'usage de ces appareils pourtant si simples...

Je pense que le renouveau récent de la traction animale est issu en grande partie de l'agriculture et de l'attelage qui sont des milieux particulièrement conservateurs et qui ne connaissent pratiquement pas l'usage des ressorts de traction.
Ces deux milieux, qui ont conservé plus longtemps que l'industrie l'usage des chevaux ont transmis une importante littérature qui reste malheureusement la seule référence de l'usage et du harnachement des chevaux actuels.
C'est sans doute la raison de la quasi absence des ressorts de traction dans les utilisations récentes de l'énergie animale (la conservation des œillères sur les harnais en est un autre exemple, mais c'est un sujet dont nous reparlerons...).
L'association Hippotese tente depuis 1988 (par de nombreux articles dans Hippobulle) de réhabiliter l'usage des Ressorts de Traction, nous avons gagné la partie dans la conception des palonniers de débardage ou agricoles, il nous reste à vous convaincre pour les autres usages, par des démonstrations scientifiques et des recherches expérimentales...
C'est ce que nous allons tenter de faire dans de prochains billets...

mercredi 3 novembre 2010

Journée technique "L'énergie animale dans la gestion des espaces naturels" organisée par le CREN Rhône-Alpes

La prochaine journée d'échanges techniques du CREN Rhône-Alpes ** se déroulera mardi 16 novembre 2010 à Château-Gaillard (Ain). Elle sera consacrée à l'utilisation de l'Énergie Animale dans la gestion des espaces naturels.

Le recours à des animaux de trait ou de bât (chevaux, mules, ânes) se développe depuis quelques années pour les travaux d'entretien et de restauration des espaces naturels remarquables. Compatible avec une logique de développement durable, l'énergie animale permet en effet de répondre à des problématiques d'accès ou d'intervention sur des terrains sensibles. Mais les diverses possibilités offertes par cette alternative à l'énergie motorisée restent encore mal connues des gestionnaires d'espaces naturels.

Aussi, la prochaine journée d'échanges techniques du CREN Rhône-Alpes leur proposera de lever un certain nombre d'interrogations. Dans quels cas et sur quels types de chantier utiliser l'énergie animale ? Quels sont les techniques et les matériels existants ? Quelles en sont les limites ? Qui sont les entrepreneurs prestataires et comment travailler avec eux ?


Transport de tuteurs de reboisement à l'aide d'une mule (photo Deny Fady)

Organisée en collaboration avec l'ONF et l'association Hippotese, cette rencontre se déroulera mardi 16 novembre à Château-Gaillard (Ain). Elle s'appuiera, comme les précédentes, sur des témoignages de gestionnaires et d'entrepreneurs. Une grande place sera accordée aux démonstrations de terrain avec la visite d'un chantier du Syndicat de la Basse Vallée de l'Ain et la présentation de différents matériels.

La diffusion d'un cahier technique puis d'un DVD accompagnera cette journée.

Téléchargez le programme complet de la journée d'échanges techniques "L'énergie animale dans la gestion des espaces naturels".



** Le Conservatoire Régional d'Espaces Naturels :

Le Conservatoire régional d'espaces naturels, le CREN Rhône-Alpes est né en 1988. Sa mission, déclarée d’intérêt général, est de préserver la biodiversité rhônalpine.

En partenariat avec les collectivités, les services de l’Etat et de nombreux organismes, le conservatoire anime des programmes visant à :

  • gérer de manière innovante des sites naturels à haute valeur écologique ;
  • assister les collectivités dans leurs démarches de préservation du patrimoine naturel ;
  • favoriser les échanges de savoir-faire techniques et scientifiques (animation de réseau).

Le CREN Rhône-Alpes a adopté un statut associatif garant de neutralité. Présidé par Jean-Yves Chetaille, le conseil d’administration rassemble des représentants des collectivités territoriales, des organismes qualifiés (chambre d’agriculture, fédérations de chasse et de pêche, associations de protection de la nature, etc.), des adhérents individuels et les autres conservatoires rhônalpins.

En effet, le CREN intervient directement dans cinq départements (Ain, Ardèche, Drôme, Loire, Rhône) et en coordination avec les trois conservatoires départementaux de Rhône-Alpes : Avenir en Isère, Asters en Haute-Savoie et CPNS en Savoie.

Au niveau national, depuis 1988, les vingt-deux conservatoires régionaux et les huit conservatoires départementaux se sont regroupés au sein de la Fédération des Conservatoires d'Espaces Naturels.