Hippotese, Le cheval de Travail

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 25 février 2008

BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, partie 4

Suite de notre diffusion des planches de l'Encyclopédie, la quatrième partie du BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER.

Toujours tirée de la première édition de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot et d'Alembert (1750)

Nota : nous avons gardé l'orthographe originale quand celle-ci ne nuit pas à la compréhension.

Planche 4

Fig. 1. A, sous-barbe, le derrière de la muserole,

Fig. 1. B, muselière, le devant qui passe sur le nez.

Fig. 1. C œillères attachées aux montants, pour empêcher que le cheval ne voye de côté, qu'il n'ait peur, & ne soit distrait de son travail par les objets qui l'approchent.

Fig. 1. D, frontière, qu'on appelle frontail à un cheval de selle.

On orne quelquefois le côté de l'oreille en dehors d'un nœud d'oreille E, auquel on donne différentes formes. Ce nœud E s'attache à la jonction du montant & de la sous-gorge.

Fig. 1. F, gland qu'on y ajuste quelquefois, qui pend à côté de l'œillère.

Fig. 1. G, aigrette dont on orne aussi le dessus de la tête.

Fig. 2. Un des chevaux du milieu, lorsqu'on en attèle six à un carrosse.

Quand on attèle six chevaux, les deux du milieu, ou les quatrièmes, s'attèlent à une volée avec deux palonniers. Cette volée se met au bout du timon, & y tient par le moyen d'une chaînette de cuir.

On attèle les chevaux du milieu aux palonniers, comme ceux du timon, par deux traits pareils A, qui sont terminés à l'autre bout, ou du côté du poitrail par une boucle B, destinée à boucler les traits des sixièmes chevaux. Du reste, les harnois des uns & des autres sont composés seulement d'un poitrail D, d'un coussinet K, de deux barres de derrière N, pour soutenir le poitrail; de deux bois de bricole M, de deux surdos T, qui tiennent à une barre de croupière simple Z.

Fig. 3. Un des sixièmes chevaux, dont le harnois ne diffère du précédent, qu'en ce que les traits sont soutenus par des porte-traits L, qui tiennent à la barre de croupière. Quand on attèle à quatre, on ne met pas communément de volée, & on attache les traits O à ceux des chevaux de timon, ou à ceux de milieu, en faisant entrer l'extrémité O du trait dans la boucle B, fig. 2.

mardi 12 février 2008

BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, partie 3

Suite de notre diffusion des planches de l'Encyclopédie, la troisième partie du BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER.

Toujours tirée de la première édition de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot et d'Alembert (1750)

Nota : nous avons gardé l'orthographe originale quand celle-ci ne nuit pas à la compréhension.

Planche 3

Fig. 4. Profil de l'habillement complet de tête du cheval.

Fig. 5. Montant de bride, avec l' œillère, vue du côté extérieur & du côté intérieur.

Fig. 6. Dessus de tête.

Fig. 7. Plan de fronteau.

Fig. 8. Plan du dessus du nez.

Fig. 9. Bride.

Fig. 10. Traits de reculement.

Fig. 11. Poitrail.

Fig. 12. Couverture vue en profil & en plan, avec les quatre courroies qui en dépendent, dont deux sont les barres de bricole, & les deux autres sont les barres de poitrail.

Fig. 13. La croupière & les courroies qui en dépendent, les deux premières sont les barres de surdos; les deux autres les avaloires de dessus; les deux suivantes, les barres d'avaloires; ensuite les deux trousse-traits.

Fig. 14. Culeron.

Fig. 15. Avaloire, aux anneaux de laquelle tiennent les deux porte-traits.

Fig. 16 & 17. Les fourreaux dans lesquels passent les traits de reculement.

Fig. 18. Trait vu en dessus.

Fig. 19. Trait vu de profil.

lundi 4 février 2008

BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, partie 2

Suite de notre diffusion des planches de l'Encyclopédie, la deuxième partie du BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER.

Toujours tirée de la première édition de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot et d'Alembert (1750)

Nota : nous avons gardé l'orthographe originale quand celle-ci ne nuit pas à la compréhension.

Planche II

Fig.1. Harnois complet de cheval de carrosse, dit à sellette.

Fig.2. Harnois complet de cheval de carrosse, dit à couverture.

Fig.3. Profil du harnois à couverture.

A côté de la fig. 1. est le profil de la chaînette.

1, 2, 3 de la même Planche, considérées ensemble avec la fig. 1. de la Planche IV.

A, chaînette de harnois ou de timon, qui tient au reculement d'un bout, & dont l'anneau passe par le bout du timon jusqu'au crochet, où on arrête avec un petit cuir les deux chaînettes des deux chevaux de timon.

B, B, B, reculement qui va s'attacher de deux côtés à la grande boucle C, C, qui soutient le porte-trait. Quand le cheval recule, le reculement tire la chaînette qui fait reculer le timon.

D, le poitrail; il est large & renforcé. Il va s'attacher des deux côtés à la grande boucle E, E ; c'est à ces deux boucles que tiennent les traits F, F, F, & c. qui passant dans les porte-traits g, g, g, g, finissent par un anneau H, H, H, formant une boucle sans arguillon (ardillon ?). Ces anneaux se serrent aux deux bouts du palonnier, & le cheval est attelé.

K, Sellette, ou coussinet rembourré. Il est caché par sa couverture, à laquelle sont attachés deux anneaux, dans lesquels passent les guides. Il y a au milieu deux petits cuirs qui servent à nouer les rênes de la bride ; ce qui s'appelle enrêner.

Ce coussinet doit se trouver sur le garrot; il soutient le poitrail par le moyen des deux barres de devant N ; les traits & une partie du reculement par le moyen des deux bras de bricole M, M.

C'est aussi au coussinet que tient le trousse-chaînette fait d'un petit anneau de cuir & d'un petit bouton de cuir, qu'on passe dans cet anneau, lorsque ce petit bouton a auparavant passé au travers de l'anneau de la chaînette de timon. On arrête cette chaînette quand le cheval est déharnaché.

K X, surdos, d'où partent les barres de surdos t, t.

v, v, barres d'avaloire qui doit se trouver au haut de la croupe, à l'endroit des roignons.

De cette avaloire, qui est arrêtée à la grosse boucle C, C, où finit le reculement, part la croupière X, qui est double au moyen de deux petites barres.

y, y, les deux anneaux de cuir dans lesquels on passe les bouts des traits, quand le cheval est déharnaché.

Z, Z, barres qui partent de la même avaloire, la soutiennent sous la croupe du cheval.

3, 3, anneaux attachés au poitrail de chaque côté. Ils semblent n'être là que pour recevoir le reculement & le soutenir, afin qu'il ne s'évase pas trop; mais ils se trouvent servir très utilement à empêcher les chevaux de ruer au carrosse, au moyen d'une plate-longe qui s'ajoute au harnois dans ce cas, & dont l'effet est sûr.

Cette plate - longe est composée de deux cuirs, qui se rejoignent en un, ou d'un gros cuir fort large, qu'on passe au tour du milieu du palonnier. On le boucle ensuite avec une grosse boucle; il se sépare en deux longes, qui ont une traverse, laquelle doit se trouver sur le haut de la queue & sous la croupière. La seconde traverse ira par dessus la croupière près de l'avaloire d'en-haut, celle-là a une boucle pour être lâchée ou serrée au besoin.

Voici le chemin que font les deux longes de cuir; elles passent sur le culeron, sous les barres de la croupière, sous l'avaloire de dessus, sous les surdos, sur les bras de bricole, & se bouclent aux petits anneaux 3, 3, qui soutiennent le reculement au poitrail.

dimanche 3 février 2008

BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, partie 1

C'est justement Olivier Couthiade qui dit souvent que nous manquons de culture équestre et hippomobile, qu'il faut Lire les livres anciens... Lire... Lire...

J'ai récupéré un fac similé de la première édition de l'Encyclopédie ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot et d'Alembert (1750), je vous propose en quelques billets les planches du BOURRELIER ET BOURRELIER-BASTIER.

Exceptionnellement, je vous ai mis des reproductions en très grand format pour voir les détails... Pardon aux connections lentes...

Nota : j'ai gardé l'orthographe originale quand celle-ci ne nuit pas à la compréhension.

Planche 1

La planche 1ère représente l'intérieur d'une boutique séparée de l'arrière - boutique par une cloison vitrée ; on y voit aussi de grandes armoires fermées par des châssis à verre ; & du côté opposé, deux paires de harnois accrochés aux chevilles scellées dans la muraille.

Fig. 1. Ouvrier qui coupe du cuir en bandes sur la table de l'écofroi, avec le couteau à pié.

Fig.2. Ouvrier qui perce des trous avec une alêne dans une courroie tenue par une pince qu'il a entre les jambes. Il passera ensuite dans ces trous les deux fils cirés, qui formeront la couture.

Fig.3. Ouvrier assis sur une sellette auprès du veilloir; il est occupé à coudre.

Fig.4. Ouvrier qui cire le fil.

Partie basse de la Planche 1 :

Fig.1. L'écofroi vu de face & en perspective. (nom actuel ?, usage ?)

Fig.2. Le veilloir vu de face & en perspective. (nom actuel ?, usage ?)

Fig.3. La pince vue de profil.

Fig.4. Les deux mâchoires de la pince vues en perspective; c'est la plus courte mâchoire ou la mâchoire mobile, qui est posée sur la cuisse gauche de l'ouvrier, qui passe sa cuisse droite sur la plus longue mâchoire.

Fig.5. Le marteau du bourrelier, & le plan de ces outils au dessus.

Fig.6. Couteau à pié (à pied)

Fig.7, 7, 7. Trois alênes de différentes grandeurs.

Fig.8. Broche de fer. (usage ?)

Fig.9. Serre - attache. (usage ?)

Nos amis bourrelier nous ferons peut-être des commentaires en particulier une traduction de certains noms en appellations actuelles et l'usage de certains outils...