En novembre, un peu de soleil du Maroc... Labour en paire (Partie 1)
Par Deny Fady le samedi 29 novembre 2025, 18:15 - General - Lien permanent
Bernard D. un fidèle adhérent d'Hippotese nous a envoyé quelques photos de labour et de transport du Maroc.
En ces temps humides et froids, je ne résiste pas à l'envie de vous en faire profiter...
Labour en paire sous les arganiers.
Il s'agit d'un âne et d'un petit cheval local attelés à une araire traditionnelle.
(NB : suite à un commentaire pertinent, je suis assez d'accord pour dire que le petit cheval local ressemble vraiment à la mule de Nicolas Greff...).

(Labour au Maroc, nov 2025, photo Bernard Deschenaux)
On remarque la corde qui les relie au niveau des licols.

(Labour au Maroc, nov 2025, photo Bernard Deschenaux)
On peut constater que la différence de taille dans un attelage n'est pas un problème au Maroc.

(Labour au Maroc, nov 2025, photo Bernard Deschenaux)
Les 2 animaux sont harnachés en collier-bricole très rustique. Ils sont attelés à une balance (mais sans palonnier), placée sous leur ventre, ce qui fait gagner de la longueur et donc de tourner plus court sans doute.
Cela permet aussi de porter l'avant de l'âge de l'araire et donc de pouvoir la soulever facilement en bout de champ lors des demi-tours et supprime les traits.

(Labour au Maroc, nov 2025, photo Bernard Deschenaux)
Autre attelage d'une paire d'ânes, toujours attelée à une araire.

(Labour au Maroc, nov 2025, photo Bernard Deschenaux)
Toujours les colliers-bricole rustiques et la balance sans palonnier sous le ventre.

(Labour au Maroc, nov 2025, photo Bernard Deschenaux)
Bernard nous a aussi transmis une photo en gros plan de l'araire locale et de ses versoirs amovibles.

(Labour au Maroc, nov 2025, photo Bernard Deschenaux)
Je précise que les intertitres sont de Bernard, du coup je suis allé voir ce que c'était que les arganiers
L'Arganier est un arbre endémique du Maroc (le deuxième arbre le plus abondant des forêts du pays) à rameaux épineux qui joue un rôle de rempart contre l’érosion et l’avancée du désert saharien.

(Image par ScientiaMonde sur Wikipedia)
Le fruit (l'affiache) contient une noix très dure abritant deux ou trois "amandons". C'est une ressource économique majeure pour les habitants de Souss-Massa, qui produisent à partir des amandes l'huile d'argan qui a de multiples usages culinaires, pharmaceutiques ou cosmétiques.

(Photo par Arnaud 25 sur Wikipedia)
Les feuilles, vert sombre et coriaces, sont consommées par les dromadaires et les chèvres qui grimpent dans les arbres, où elles mangent de jeunes pousses et le fruit, laissant le noyau qu'il contient. C'est un pâturage aérien qui assure le fourrage à près de 2 millions de ruminants.

(Photo par Arnaud 25 sur Wikipedia)
Le noyau du fruit est digéré par les chèvres puis peut être ensuite utilisé pour fabriquer l'huile. La coquille, très dure, est adoucie en passant dans l'intestin de l'animal et l'extraction est donc moins pénible. Il s'agit d'une technique de fabrication plus rapide que la méthode manuelle, qui elle implique de faire sécher les fruits au soleil avant le dépulpage à la main.
Et vous, c'est quoi vos remarques sur ces photos ?
La suite des photos du Maroc dans un prochain billet...
Commentaires
En souvenir de la mule de Nicolas Greff, je pense qu'il faut probablement redéfinir l'identité de la compagne de travail de cet âne... Ou alors c'est que les petits chevaux du Maroc ont de grandes oreilles pour faciliter la régulation de la température corporelle ?
Bien vu, je suis d'accord la ressemblance est frappante... MeaCulpa MeaximaCulpa...
J'ai ajouté une note au billet...
Deny