Hippotese, Le cheval de Travail

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lundi 30 octobre 2023

Hippotese était au salon Tec&Bio 2023

Les 20 et 21 septembre 2023, se déroulait pour la 9éme année, le salon Tech&Bio au cœur de Valence. Nina Mass a bien voulu nous faire un petit compte-rendu de notre participation.

Hippotese participe à Tec&Bio depuis plusieurs éditions (depuis la 1ère, en fait, NDLR) accompagné des membres du __Réseau Professionnel Auvergne Rhône Alpes de Traction Animale__ (REPARATA) pour les démonstrations de matériels agricoles en maraîchage et vigne.

Cette année nous sommes une équipe de deux chevaux et de quatre intervenant-e-s. Et c’est coincé.e.s entre le stand des semoirs autonomes et le matériel high tech (chaque année, de plus en plus de robots et de drones, NDLR) que nous nous installons pour deux jours sous un temps "radieux"...


Du soleil à la pluie tempétueuse, on aura tout eu en 2 jours... Photo D. Fady

Au programme de ce salon pour Hippotese :

- Démonstration d’un échantillon du matériel utilisable en travail du sol et en entretien des cultures.
- De nombreux et riches échanges avec les visiteurs et visiteuses du salon sur la traction animale : les formations possibles, les outillages et matériels disponibles, la viabilité de la traction animale...
- Rencontre et échanges entre professionnels...


Ivan et son cheval Kabis avec une bineuse Fatton... Photo D. Fady


Vincent et son cheval Tarik avec une bineuse moderne Fatton... Photo D. Fady

Cette année, c’est un matériel allemand (que nous présentions : Le Kockerling (modèle Super 2/53). Ce porte outils est comparable à un petit Bucher (voir fiche technique N°3) par ses capacités de correction de trajectoire et de changement rapide de barre porte-outils et par l'inventivité des solutions techniques qu'il propose (si cela vous intéresse, nous ferons un billet spécifique bientôt)...

La machine, des années 1960, était vendue accompagnée d’éléments pour l’itinéraire technique de la culture de la pomme de terre (Kartoffel, kartoffel...) en deux rangs : poqueteuse, socs patte d'oie + disques protecteurs, socs butteur et enfin socs patte d'oie + scarificateurs...


Vincent et Ivan avec le Kockerling (test des différents outils et mesure d'efforts au DataPalo)... Photo D. Fady


Nina et Deny avec le Kockerling (buttage de choux et mesure d'efforts au DataPalo)... Photo D. Fady

Évidemment Tec&Bio est toujours l'occasion de retrouver amis et connaissances qui viennent partager un moment convivial...


Thierry Bret du REPARATA qui, avec ses collègues, participe aux démos côté vigne... Photo D. Fady


En arrière plan, l'équipe de l'IFCE d'Uzes, nos partenaires pour le Datafficheur, en spectateurs "connaisseurs"... Photo D. Fady


Les Jérémy(s) du Pot'A Djé, membres d'Hippotese, venus apporter leur soutien et tenir le manche... Photo D. Fady

                                                                                                           Nina Mass

mardi 21 décembre 2021

Le Tripop, un nouvel outil de préparation de sol, en planches permanentes...

A l’issu de la journée du 22 juillet 2020 autour du POP4 (voir le précédent billet ici et les vidéos là), notre réflexion nous a ramené vers les objectifs initiaux que le POP4 ne remplissait pas !
A savoir : "La préparation de sol, en planches permanentes".

Il s'agissait donc de concevoir un nouveau porte-outils en traction animale, en paire, qui soit spécialisé dans la préparation du sol avant implantation des cultures et qui soit complémentaire du POP4, qui lui est plutôt spécialisé dans l'entretien des cultures.

Son nom : TRIPOP
TRI pour triptyque : 3 outils phares et primordiaux pour la culture en planches permanentes, qui on fait le succès de l’Atelier Paysan, à savoir la Butteuse à planche, le Cultibutte et le Vibroplanche.
Et POP pour Porte-Outils pour attelage en Paire.


Butteuse à planche


Cultibutte


Vibroplanche

Fin 2020, quelques membres d’Hippotese ont entamé la conception du TRIPOP en lien avec l'Atelier Paysan, et la construction du premier prototype a débuté au printemps 2021.


Les premières images du prototype du TRIPOP au printemps 2021

Rappel du contexte :

Le TRIPOP est la suite du travail engagé avec le POP4 pour permettre les itinéraires "planches permanentes" en maraîchage en traction animale.

Le POP4, au fur et à mesure de sa conception s'est spécialisé dans le binage car différentes contraintes et choix techniques, ont limité les possibilités d’atteler dessous des outils de préparation de sol comme cela avait été envisagé au départ.
Et donc, l’objectif de préparation de sol devait être rempli par d’autres machines.

En fait, plusieurs types d’outils sont nécessaires aux différentes étapes d'une préparation de sol. La spécificité de la planche permanente est d’imposer aux outils une largeur de travail constante, contrairement aux outils habituels en traction animale dont la largeur de travail est inversement proportionnelle à la force de traction qu’ils demandent.

Les solutions pour compenser ce désavantage vont se trouver dans le choix des outils (ex : rouleaux, cover-crop), la multiplication des passages à différentes profondeurs et/ou l’alternance d’escamotages de dents en symétrie pour les outils les plus tirants.

Le Choix du Porte-Outils :

La première solution pour la préparation de sol est d’avoir plusieurs outils indépendants à atteler directement derrière les chevaux. C'est la solution utilisée en traction animale habituellement et en motorisation par exemple.

Cependant, la question du relevage des outils pour les demi-tours en fin de planche (tout les 30-50 m) et les déplacements entre parcelles demandent à avoir un système sur chacune des machines qui puisse être maniable et rapide. En traction animale les outils mono-rangt sont plus légers et en motorisation le système de relevage est fixé directement sur le tracteur.

On comprend bien, alors, que le fait de devoir dupliquer un système de relevage et les parties roulantes qui vont avec (4 roues pneumatique, moyeux, freins) pour une même largeur de voie, sur chaque outil n'est pas très efficient. C'est pourquoi la solution du Porte-Outils s'est imposée...

Les Solutions Techniques :

Le relevage à été souhaité purement mécanique (contrairement à celui du POP4 qui est électro-hydraulique), basé sur le principe de l’essieu coudé (comme certains cultivateurs ou déchaumeurs), commandé par un bras de levier et assisté par des pédales et des ressorts.


Le relevage purement mécanique

La direction, sera à essieu directeur (type auto-vireur) commandée par le timon. Les chevaux sont attelés "large" comme pour le Bucher en Paire ou le POP4.


La direction à essieu directeur commandée par le timon

- Plus d’infos et détails techniques prochainement, sur le site de l’Atelier Paysan :
https://www.latelierpaysan.org/Le-TRIPOP.
- Ressources et inspirations :
https://www.flickr.com/photos/latelierpaysan/albums/72157719498551032
- Croquis :
https://www.flickr.com/photos/latelierpaysan/albums/72157719510112502

Un chantier collectif est prévu du 3 au 7 février 2022 chez Mickaël et Julie (dans l'Allier).
Il est ouvert à tous les adhérents d'Hippotese (question d'assurance).
Bon repas, soudure, meulage et assemblage d'outils, toute aide est bienvenue, dodo et logistique à définir selon le nombre de participants.
Pour les infos pratiques, si vous pensez venir, et quand...
Contact : Thomas Peyre - 06 27 74 06 62 - ou thomas.peyre@orange.fr

Suite et fin dans ce billet...

mardi 10 novembre 2020

Journée d'essais-démo-critiques du Porte-Outils de maraîchage en Paire à 4 roues (POP4) au GAEC La Cavale, à Montoison (Drôme), le 22 juillet 2020


Une vingtaine de personnes étaient présentes à cette journée d'essais...

Cette Journée d'essais critiques du POP4, le 22 Juillet 2020, était organisée par l'ATELIER PAYSAN et HIPPOTESE au Gaec "La Cavale" 26800 Montoison.

Compte-rendu par Thomas Peyre (membre du CA d'Hippotese et qui assure pour l'Atelier Paysan, le suivi du matériel "Traction Animale").

I ) Les Objectifs de la journée :

  1. Observation du POP 4 en utilisation réelle afin de déterminer des modifications à apporter sur cet outil ou sur un prototype suivant.
  2. Mise à disposition de l’outil attelé aux meneur/se-s intéressé-e-s à tester la conduite de l’outil.
  3. Faire un bilan après une saison et demi de binage sur la ferme (3 ha en culture) avec ce prototype N°1.

Pour rappel :

Des modifications continuent d'être apportées au fur et à mesure depuis décembre 2018 sur les outils attelés et sur le porte-outils lui même.

Matinée :

  • Présentation de la machine
  • Historique du cahier des charges, de l'état de l'art, du processus de R&D, puis du prototypage.
  • Démonstration au champ, essais en configuration initiale (correction Barre-Porte-Outils + roues Av), puis avec la nouvelle barre (correction uniquement avec les roues Av).
  • Mesures d'efforts de traction au "Datafficheur " (Conception et fabrication : Hippotese).
  • Présentation de la ferme et des itinéraires techniques.

Après-midi :

  • Discussions et retours sur les essais du matin, pistes d'améliorations/modifications.
  • Pesée de la machine et des outils.

II ) Remarques sur le matériel présenté :

1) Poids :

Dans la configuration de la Barre-Porte-Outils du jour (5 pattes d’oie et 4 demi-pattes d’oies, montées sur 4 parallélogrammes). le POP4 pèse 530 kg avec la barre porte-outils équipée, sans le timon qui pèse lui 37 kg. Si on rajoute 70 kg de poids du meneur, l’outil pèse 637 kg au travail. Après pesées des autres B-P-O, il s’avère que le poids total (meneur compris) en configuration maximale s’élève à 750 kg (les nouveaux outils en cours de prototypage et maintenant en test depuis août seront mieux dimensionnés pour la machine).
Lorsque le timon est en place, la force verticale nécessaire à son soutien (via les colliers des chevaux) correspond à un poids de 20 kg, soit 10 kg par cheval (à améliorer avec un timon supporté par un ressort)


Le POP4 prêt pour les essais...

2) Forces de traction :

Les forces de traction ont été mesurées entre le collier et le trait extérieur de chaque cheval à l’aide de 2 Datafficheurs qui envoient par radio leurs données à 2 récepteurs surveillés par Deny et Michel.
La force est mesurée sur un trait, et multipliée par 2 pour avoir la force demandée par chaque cheval. C’est l’effort demandé par le cheval de gauche qui est généralement donnée dans la vidéo par Deny. Michel surveille les efforts du cheval de droite. En ligne droite, ces efforts sont sensiblement les même à la précision des capteurs prés.
Les forces ne sont pas enregistrées par les appareils, mais envoyées aux récepteurs par radio, chaque seconde, en continu, et retranscrites à haute voix, si nécessaire, par les observateurs, .

Nota : La fréquence de mesure est de 10 Hz, soit 10 mesures chaque seconde et une moyenne de ces 10 mesures est calculée chaque seconde. c’est elle qui est envoyée au récepteur ainsi que la valeur maxi des 10 mesures.

Les valeurs de force qui sont présentées dans les lignes suivantes concernent la moyenne de l'effort total de traction demandé par le porte-outils (et donc la somme des forces affichées par les 2 Datafficheurs).


Vue sur les 2 récepteurs des capteurs d'effort du Datafficheur (en haut la force maxi, en bas la force moyenne)

- Force mesurée avec la barre d’outil relevée : 40 à 50 KgF (c'est la résistance au roulement à vide dans le rang). - Force mesurée au travail : 80 à 110 KgF, souvent autour de 100 KgF - Les événements tels que le blocage d’une roue de parallélogramme ou le bourrage des dents ont une incidence sur la force de tirage, avec une augmentation de 10 à 20 KgF.

Nota : Des efforts de traction mesurés au travail (en moyenne, autour de 50 kgF par cheval et en maximum jusqu'à 70 kgf) sont tout à fait acceptables.


L'Odomètre-Tachymètre, (made in Hippotese) permet de mesurer les distances et les vitesses de travail.

3) Vitesse :

La vitesse de travail et les distances parcourues sont mesurées avec un odomètre/tachymètre (de fabrication Hippotese) à capteur magnétique (par effet Hall).

Les planches de poireaux des essais font 1,60 m de large, d'axe à axe (1,2 m travaillé), elles font 70 m de long et sont travaillées à une vitesse de 4km/h (de 4,2 à 3,8). Il semble difficile de descendre en dessous de 3,5 km/h avec des chevaux pour abaisser les efforts.

III) Correction de trajectoire pour le suivi du/des rang(s).

Nota : elle est actuellement dirigée par des pédales aux pieds

1) Double correction de trajectoire :

Initialement la correction est double comme sur le Bucher/Néo-Bucher : on agit simultanément sur la barre-porte-outil et sur l'essieu avant (la conception du relevage est, de ce fait, rendue complexe par la nécessité du mouvements de beaucoup d'éléments les uns par rapports aux autres). Le choix de la solution technique pour la translation de la barre porte-outils sur le prototype 1 s’est arrêtée sur des glissières "tube contre tube" avec "patch" téflon. Ça demande beaucoup d'efforts sur les jambes pour l'actionner en toutes circonstances. C’est acceptable avec les outils terrés pendant le travail, beaucoup moins quand on veut se placer précisément sur la nouvelle planche, en fin de manœuvre de retournement avec les outils relevés.

2) Simple correction de trajectoire :

À l'occasion de cette journée, on a fait des essais avec une nouvelle barre de correction de trajectoire uniquement sur l'essieu avant. Ça semble suffisant pour suivre le rang : c'est à valider par des tests prolongés sur la saison.
Si les essais s'avèrent concluants et que ce choix est adopté, ça simplifie grandement la construction du relevage et permet plus facilement de l'envisager autrement, notamment pour des mouvements actionné par des système mécaniques (relevage/attaque/dévers).
Si on garde la double correction de trajectoire (essieu avant + Barre-Porte-Outils) on doit améliorer le coulissage D/G du relevage, (par exemple avec des galets de portail roulant, ce qui rajoute du poids et du coût, mais garanti une translation plus aisée).

Vidéo explicative du montage de la nouvelle barre de direction "simplifiée"

IV ) Moyens de relevage et de réglage des outils :

1) Aujourd'hui :

Tout hydraulique (pompe électrique 12v + batterie). Une charge de batterie permet 3-4 h de binage. Relevage 3 points type tracteur : 3 vérins relevage (haut-bas / terrage forcé possible), 3e point (réglage d’attaque), chandelle (réglage de dévers – assez rapidement nécessaire pour un travail correct sur toute la largeur de planche, même avec très peu de dévers).
Malgré des régulateurs de débit (solution peu compatible avec ce type de pompe) le réglage fin et précis du 3e point et de la chandelle reste délicat ; Idem pour le relevage-réglage du terrage (mais moins un problème quand la barre est équipée uniquement de parallélogrammes, ça le devient dès qu’on met d’autres éléments, comme par exemple les étoiles de binages).
Une pige verticale devant le meneur, à hauteur des yeux, sert de repère pour le terrage.

2) Propositions d'alternatives :

  • vérins hydro-électrique ;
  • hydraulique + pompe manuel : trop d'effort, lent à relever, multiples mouvement de bras ;
  • Uniquement mécanique par bras de relevage (détaillé en dessous)

Envie d'une solution simple : peu onéreuse, accessible techniquement, légère, robuste, peu encombrante et surtout réparable à la ferme.
Notamment, souhait de passer en manivelles/bras de levier à crémaillères pour la précision dans les réglages du 3e point et de la chandelle.

Le relevage de la Barre-Porte-Outils (BPO) en mécanique avec démultiplication (bras de levier, palan, treuil, …) est à étudier :

  • Quel poids est à relever ? (travail en cours depuis cet hiver pour un re-dimensionnement des outils pour alléger l'ensemble)
  • Besoin de rapidité pour des temps de demi-tour réduits, puisque qu'ils sont fréquents tous les 30 ou 50m.
  • Besoin aussi de précision pour le terrage, avoir une butée basse et conserver le terrage forcé.
  • À manipuler depuis le siège ou depuis le sol en descendant à chaque bout de rang ?

V ) Maniabilité de la machine dans les manœuvres en bout de planche et confort des animaux :

1) Aujourd’hui :

Un timon fixe avec la machine et des roues folles à l’arrière : Vue du dessus, on a un effet de bras de levier avec le timon autour de l’essieu avant, pour faire chasser les roues folles arrière : bonne efficacité des demi-tours, qui sont possibles quasiment sur place, avec la roue avant intérieure au virage comme point de pivot (même si en général on tourne pour reprendre une planche sur 2).
Autre avantage, l’écart entre l'arrière des chevaux et la machine est réduit au minimum ce qui ne serait pas possible avec un timon articulé (l’attelage complet fait actuellement 6 m).

Dans tous les cas : besoin de "tournières" suffisantes et des planches pas trop courtes (30-50m) pour limiter les demi-tours.
Le système actuel sollicite beaucoup les chevaux dans les manœuvres. Les efforts latéraux à fournir sont importants, encore plus, en terrain accidenté.
Dans la pratique, les chevaux le supportent (pas de blessure apparente sur la saison, mais peutêtre problèmes ostéo à vérifier).
Il faudrait essayer d'améliorer ce point en repensant peut-être les moyens directionnels de base :

Qui ? : le timon (les chevaux) ou les pieds du meneur/se ; dirige quoi ? : l'essieu avant, l'essieu arrière, la barre-porte-outils ;

2) Pistes envisagées :

Pour un autre comportement global de la machine :

  • roues avant dirigées par le timon avec ou sans retard directionnel (voir les voitures marathons modernes
  • roues arrières directionnelles, dirigées par le timon. Cf charrue Pionneer

Pour le Timon :

Le travail en enjambement de planche (entraxe 160 cm pour une largeur utile de 120 en haut de planche) donne un écartement entre chevaux supérieur à un attelage en paire habituel.
Partant du principe qu’en attelage en paire le timon reste toujours proche des chevaux, le timon à été doublé pour que le cheval de l’extérieur du virage puisse le pousser.
Nous ne sommes pas certains que cela ce produise réellement ; et au contraire, cela réduit l’amplitude que peuvent prendre les chevaux pour s'incurver. On le conserve double pour l'instant car il apporte une rigidité latérale nécessaire pour faire bras de levier sur l’ensemble de la machine.
D’autres systèmes sont évoqués dans les discussions, comme l’usage d’un "brancalonier" (voir les derniers billets sur le blog Hippotese à ce sujet).

Le timon est aussi à suspendre, il ne doit pas appuyer sur les colliers, cela génère une fatigue inutile pour les chevaux. Un système de suspension avait été prévu mais pas encore installé, c’est maintenant en cours.

VI ) Futures présentation publiques :

Bientôt d'autres vidéos sur cette journée sur le blog...
Sinon, d'autres infos sur le blog de l'Atelier-Paysan : https://www.latelierpaysan.org/POP4
Et pour les personnes intéressées par une démonstration "réelle", on pense prévoir un temps de présentation/démonstration plus largement ouvert, mais on ne sait pas encore quand...

vendredi 5 avril 2019

Adaptation du NéoBucher pour atteler en paire

Au printemps 2018 au GAEC La Cavale (Montoison, 26), nous avons adapté notre NéoBucher pour pouvoir atteler en paire suite à l'évolution de notre façon de cultiver (du travail du sol à plat et en plein champ aux planches permanentes). Voici un petit compte-rendu de notre expérience :


Vue avant du NéoBucher attelé en paire...

Plan d'ensemble du système :


Quelques dimensions...

Objectifs de cette modification :

- augmenter la capacité de traction.

  • Pour les outils tirants,un peu limites (en terme d'effort) en simple : barre multi-rangs, herse étrille, disques de buttage,..
  • Pour pouvoir ajouter des éléments supplémentaires : des disques pour le maintien de la butte, sarcler les passe-pieds...

- travailler une planche en l'enjambant plutôt que 2 demi-planches.

  • Pour faciliter le traçage
  • Pour simplifier l'organisation du plan de culture.


Évolution de notre façon de cultiver, du travail par demi-planches en simple aux planches permanentes en paire...

Inconvénients  de cette modification :

- la personne aux mancherons marche sur la planche


La personne aux mancherons marche sur la planche ou n'est plus dans l'axe des mancherons...

Mise en œuvre technique :

- Un maître palonnier de la largeur de l'attelage souhaité est fixé à une bride prévue à cet effet (sur les Bucher et les NéoBucher, sous la poutre centrale) dans notre exemple : 160 cm
- Un deuxième, palonnier identique à celui utilisé en simple, est construit pour compléter la balance.
- Veiller à ce que l'accroche de la balance de bouge pas de haut en bas ce qui ferait taper les palonniers dans le cadre des brancards et bloquerait l'effet balancier.
- Des butées sont ajoutées sur le châssis pour limiter la course et empêcher que le maître palonnier tape dans les roues.


Vue latérale arrière du système au travail...


Des butées sont ajoutées sur le châssis...

- La voie du NéoBucher est écartée à son maximum (150 cm).
- Les brancard sont rapprochés pour laisser plus d'espace latéral aux chevaux dans les manœuvres.

- Un adaptateur s’emmanche dans les brancards sur 30 cm de profondeur et deux chevilles le verrouillent, prévoir plusieurs trous et de la longueur pour permettre un réglage de la longueur du timon en fonction des chevaux.


Le double timon...

- L'adaptateur prolonge et réunit les brancards pour former un double timon.
- Il supporte un joug de la même taille que le maître palonnier fixé par rotule-axe. Ici, le système rotule-axe est peu fonctionnel et sur-dimensionné. NB : On a modifié ça sur le timon du Pop4 mais cela reste encore à valider.

Points de vigilance :

- Le NéoBucher est prévu pour un fonctionnement châssis à l'horizontal, pour se faire le timon doit être le plus possible horizontal.

- Les chevaux sont plus écartés qu'à l'ordinaire, il faut donc utiliser des rallonges de clé de collier pour faire passer les croisières. Sinon, les croisières Achenbach sont trop courtes même en position maximale et on forme avec la croisière un angle trop important au niveau de la clé de collier et de la bouche des chevaux : moins bon contrôle et risque de blessures à la commissure !
Longueur des rallonge de clé de collier : 58 cm.


Des rallonges de clé de collier...

- Dans cette version de l'adaptateur, les croisières viennent souvent se coincer dessous, quand on est à l'arrêt, guide lâches. Pour éviter ça, on passe les croisières dans un anneau avant de passer chacune des croisières dans sa rallonge de clé de collier. On maintient cet anneau par une ficelle qui passe dans l'anneau et qui va chercher l'avaloir de chaque cheval.


Un anneau de maintien...

Les palonnier étant assez bas, on allonge beaucoup les traits.

Les limites rencontrés avec ce porte-outils :

- Pas de terrage forcé : de par sa conception le bucher à un "age" non rigide puisqu'il y a l'articulation pour le relevage, ce qui a pour effet d'escamoter les outils et la personne aux mancherons dès qu'on rencontre une difficulté (cailloux - nid de racines - argile en bloc) avec des outils tirants (butoirs ou des dents type sous-soleuses ou souleveuses).
- Réglage d'attaque problématique et irrégularités en fonction de la force d'appui sur les mancherons.
- Souvent besoin d'être deux : un meneur + un aux mancherons.
- On arrive avec certaines barres d'outils en limite de poids toléré.
- On est limité par l'encombrement des outils : pour les brides en avant de la barre, on est gêné par les roues (qui sont plus ou moins proches de la barre en fonction du réglage de hauteur de roue) et en arrière, une barre équipé avec des outils long rend l'accès aux mancherons compliqué dans les opérations de relevage. (ex: doubles brides sur parallélogrammes).
- La gestion de l'enherbement des passe-pieds reste problématique : est-ce possible d'être satisfait en un seul passage du résultat du travail sur la planche, sur son maintien latéral et sur le passe-pied ?

Équipements essayés :

- Brides courtes pour limiter l'effet bras de levier sur les outils tirants et pour permettre certains montages : outils en avant de la barre, recouvrements de dents de sarclage, limiter les bourrages.


Brides longues et brides courtes...

- Doubles brides : pour porter plusieurs outils sur un même parallélogramme (ex : dent + disque).


Double Bride pour porter plusieurs outils...

Malgré ces quelques défauts et limites, le NéoBucher propulsé par nos deux comtoises a assuré tous les binages/buttages de la saison 2018 sur nos 3ha de maraîchage !

Vincent Bastard, Nicolas Koziel, Thomas Peyre, mars 2019

Pour ceux que cela intéresse, le billet entier en PDF, 900 Ko (merci Print Friendly).

dimanche 23 décembre 2018

Porte-Outils de maraîchage, en Paire, à 4 roues (POP4), vidéo des 1er tests, sous serre... (décembre 2018) et retour sur ce projet...

Pour ceux qui ont raté le début (et surtout ceux qui n'ont pas bénéficier des infos en avant première dans l'HippoNiouse parce qu'il ne sont pas adhérent... Et toc !) :

Fin 2017, et surtout en 2018, un nouveau projet a vu le jour avec l’Atelier Paysan : le POP4 (Porte-Outils en Paire à 4 roues) pour travailler en Traction Animale en planches permanentes...

1ers essais du POP4 (Porte-Outils en Paire à 4 roues) en décembre 2018 à la Ferme de Nico et Vincent à Montoison (Drôme)

Pourquoi travailler en planches permanentes ?

L’intérêt des planches permanentes, pour les maraîchers avec des surfaces relativement importantes, est surtout de limiter le tassement du sol cultivé (puisque les animaux circulent dans les "passes-pied" entre les planches et non entre les rangs).

Celà permet aussi de densifier les cultures en rapprochant les rangs (en monorang, il faut prévoir un passage pour le cheval et le meneur et 2 passages pour les roues), en planches permanentes, les chevaux et les roues passent sur les 2 passes-pied, et le meneur est soit porté par l'outil au dessus de la culture, soit marche derrière sur l'un des passes-pied.


Culture en monorang (ici des patates)


Culture en planches permanentes (oignons)

Des essais ont été fait de travailler en planches permanentes avec un seul cheval (qui marche sur l'un des passes-pied), et un outil déporté par rapport à la traction (voir ici, lors de la 7ème journée technique maraîchage en Haute Savoie).

Mais outre le fait que l'on manque de puissance pour certains travaux, le cheval travaille mal et doit supporter un effort latéral contraignant.

Pour info une barre de binage demande un effort de 130 kgf pour les travaux les plus lourds (buttage 2 rangs ou décompaction du sol au printemps), alors qu'un cheval seul permet un effort moyen de 70 kgf au pas de travail (en traction idéale et continue).

Il y a aussi la solution d'atteler le NéoBucher en paire (avec des chevaux à 2 mètres d'entraxe dans les passes-pieds), mais si on résout le problème du tassement du sol par les chevaux, le meneur lui marche sur la planche et garde les mains prises pour la correction de trajectoire (ce qui rend difficile le menage en simultané car il n'y a pas de guides à la ceinture en menage en paire).
De plus le réglage de terrage n'est pas réellement possible


Le NéoBucher attelé en paire

La majorité des outils maraîchers en traction animale en France ne sont pas adaptés à ces techniques culturales, peu de maraîchers en traction éprouvent la nécessité de cette technique car leur surface sont limitées. Mais certains voient leur ferme s’agrandir et auraient besoin d’évoluer.

Les futurs meneurs-maraîchers, capables de maîtriser la technique complexe d’une bineuse à 2 chevaux, ne sont pas insensibles au concept mais il faut concevoir de nouveaux outils.

Une équipe d'une dizaine de personnes (la plupart maraîchers) s'est attelé à cette tâche à l'automne 2017, après une étude de l'existant en France, en Allemagne et aux États Unis...

Quelques exemples de l'existant (pour la plupart resté au niveau du prototype ou du modèle unique) :


Bineuse IJ (fabriquée en série US)


Bineuse G-Haw (Proto US)


Bineuse Bernard Michon Hippomobile (Proto France)


Bineuse Univecus (Proto Allemagne)


Bineuse Schmitz (Proto Allemagne)

Plein de rencontres et d'échanges de méls plus tard, la réalisation d'un cahier des charges d'un porte-outil à 2 chevaux idéal, permettant de faire de la planche permanente et aussi d’autre types de travail du sol, aboutissait...

Cahier des Charges sommaire du futur POP4 :

- 2 chevaux, pour avoir la puissance nécessaire
- Écartés à 160 cm, soit l’écartement des planches
- Avec des freins efficaces
- 4 roues pour une bonne stabilité (2 directrices pour la correction de trajectoire et 2 "folles" qui permettent le demi-tour le plus court possible en bout de rang.
- 2 timons pour plus de confort des chevaux dans les manœuvres, avec grand écartement
- Une position de menage assise, pour gérer les guides et ne pas écraser les planches
- Une direction des barres de binage avec les pieds, pour gérer à la fois guides et outils
- La possibilité de monter différentes barres de binage ou de travail du sol facilement et rapidement (la barre à section triangulaire du NéoBucher sera sans doute conservée).

Paul Jarreau et Joseph Templier de l'Atelier Paysan ont pû alors faire les premiers dessins 3D qui ont été discutés et remaniés par l'équipe pendant l'année 2018...


Dessin du proto virtuel...


Schéma explicatif du proto virtuel...

Et un premier proto a été construit à la ferme des Volonteux près de Valence, (26), en une semaine, du 19 au 23 novembre 2018, par une équipe formée de Sylvain, Remy, Thomas, Vincent, Ivan, Mickael, Etienne et Paul.


Nico et Thomas Peyre ont finalisé l'hydraulique les semaines suivantes et mi-décembre les premiers essais ont pu avoir lieu...


1ers essais du Proto POP4, début décembre 2018


1ers essais du Proto POP4, début décembre 2018


1ers essais du Proto POP4, début décembre 2018


1ers essais du Proto POP4, début décembre 2018

Certes, il reste des finitions à faire et puis sans doute des modifs, certains choix seront peutêtre remis en question, on a l’expérience du projet NéoBucher qui pourtant partait d'un porte-outils existant et qui a mis plus de 3 ans pour aboutir à sa version définitive...

Il faut savoir prendre un peu de temps pour fignoler les détails, tester en conditions réelles sur plusieurs mois, sans vouloir multiplier trop vite un proto inabouti...

En tout cas bravo à l'ensemble de l'équipe qui nous offre en avance un super cadeau de noël...

Si vous voulez vous raccrocher au projet...

D'autres infos sur le site de l'Atelier-Paysan ici...
Ou le PDF de l'article de l'Atelier-Paysan sur le POP4 ici (9 Mo)

Pour toutes questions, renseignements ou participation, contactez Vincent Bastard (vincent.bastard-chez-posteo.net) ou neobucher@googlegroups.com

vendredi 31 août 2018

Hippotese sera présente à la 8ème Fête de la Vache Nantaise - les 7, 8 et 9 septembre 2018 à Plessé (44)

Hippotese sera présente à la 8ème Fête de la Vache Nantaise - les 7, 8 et 9 septembre 2018 à Plessé (Loire-Atlantique)...

Nous avons été invité par les organisateurs de la 8ème Fête de la Vache Nantaise à Plessé (près de Nantes) pour venir présenter nos activités et le fruit de nos recherches

Nous serons donc une petite délégation (avec chevaux et matos) et nous en profiterons pour montrer en démonstration notre NéoBucher et nos derniers modèles de Datafficheurs...

Le programme complet ici...

Et aussi rencontrer les copains du "Grand Ouest" (et faire la fête avec eux aussi...).

Nous porterons aussi les couleurs de l'Atelier-Paysan qui a été notre partenaire technique, en particulier sur le NéoBucher et plus récemment sur le POP4 (Porte-outils en paire à 4 roues dont nous avons longuement parlé dans l'Hipponiouse été-2018).

Nous présenterons aussi quelques outils d'Albano Mascardo d'EquiIdea, (le Flex et le Multi-V) que nous utilisons régulièrement...

Si vous voulez d'autres infos allez-voir sur le site web de La Vache Nantaise : https://www.vachenantaise.fr/

Et voici leur petit film de présentation pour vous mettre l'eau à la bouche...

Et pour ceux qui ne pourrons pas traverser la France pour aller à Nantes (tout le monde n'a pas forcément envie de faire 2000 km dans le week-end, en plus c'est pas trop écolo...), vous pourrez profiter Samedi 8 septembre 2018 de la Fête Paysanne de la Confédération Paysanne Isère à Doissin (38) (près de La Tour Du Pin, 38), où il y aura des présentations de chevaux au travail (entre autres), pour le coup, c'est plus local !

Et c'est des copains aussi...

samedi 23 septembre 2017

Quelques photos des démonstrations de travail au cheval en vigne et maraîchage à Tec&Bio 2017

Quelques photos (vite fait) du salon Tec&Bio 2017 où Le Réseau Professionnel Auvergne Rhône-Alpes de Traction Animale et Hippotese faisaient des démonstrations de travail en vigne et en maraîchage...


Notre stand commun avec le RéPARATA, au petit matin, avant l'ouverture du salon...


Thierry Bret en démo de décavaillonnage avec une charrue Jourdant...


Un public pas très nombreux mais constitué surtout de professionnels...


Nicolas Koziel en démo maraîchage avec une bineuse Puzenat traditionnelle (notre Graal, très semblable à une PlanetJR)


Notre bineuse NéoPlanète, (qui souhaite se rapprocher de la précédente tout en étant auto-constructible simplement...)


Le Datafficheur a eu son petit succès, comme d'habitude...


Sa présence permanente sur une des juments a permis de nombreux essais...


"La Néoplanète a ainsi pu être comparée avec son aînée : bilan positif pour les efforts même s'Il reste quelques progrès à faire sur l'amplitude du réglage de largeur et les étançons..."



Tout au long des 2 jours, un public intéressé est venu nous rencontrer (surtout pendant les démonstrations avec commentaires).


Le NéoBucher, habitué des lieux a été présenté en même temps que les autres matériels...


Le Flex, porte-outils d'Albano Mascardo, nouvelle acquisition d'Hippotese, a fait ses premiers pas à Tec&Bio


Un porte-outils à 3 roues, "spécial pulvérisation Biodynamique" construit par Bernard Michon a aussi été présenté par Philippe Escale.

lundi 24 avril 2017

Journée spéciale "NéoBucher" dans le cadre des Rencontres 2017 de l’Atelier Paysan, samedi 29 avril à Montoison (Drôme)

Dans le cadre des Rencontres 2017 de l’Atelier Paysan, les 28, 29 et 30 avril à Beaumont-lès-Valence (Drôme), voir billet précédent ici..., Hippotese organise une visite de la ferme de Nicolas Koziel à Montoison (26800, Drôme, lieu-dit "Route d'Allex") autour du projet NéoBucher.

Nous avons prévu le matin de travailler en atelier sur la ferme de Montoison où a eu lieu la mise au point des différents prototypes de NéoBucher.

Nous pensons faire quelques modifications et fabriquer une nouvelle herse étrille pour le NéoBucher, vous êtes les bienvenus pour donner un coup de main ou vous imprégner de "l'esprit auto-constructif"...

L'après midi, sur le même lieu, dans le cadre des visites de ferme "officielles" des Rencontres de l’Atelier Paysan, nous présenterons le NéoBucher "en activité", sans doute accompagné de mesures au Datafficheur.

Ce sera l'occasion de parler d'itinéraires techniques, de réglages des outils, de menage, d'efforts de traction et de chevaux...

Si vous êtes intéressés par le suivi du projet NéoBucher, c'est une bonne occasion de venir en discuter avec les acteurs de terrain...

Et si vous souhaitez partager notre repas de midi, pensez à apporter quelques unes de vos spécialités (solides et liquides)...

dimanche 23 octobre 2016

Le NéoBucher d'Hippotese lauréat du Trophée Européen de l’Innovation Technologique 2016 (à TraitComtest)

Nous sommes très fiers d'avoir été lauréat du Trophée Européen de l’Innovation Technologique 2016 lors de la manifestation TraitComtest à la Ferme du Marault au coeur du département de la Nièvre (58) le 28 août 2016.

Même si la plupart des matériels présentés à ce Trophée auraient aussi mérités d'être récompensés, la reconnaissance de ce projet collectif par nos paires est un encouragement pour Hippotese...

Je tiens ici d'ailleurs à officiellement remercier toutes les personnes sans qui ce projet de "reconstruction" du porte-outils de maraîchage Bucher n'aurait pas pu arriver à son terme.

Évidemment je remercie tous les membres d'Hippotese qui ont passé beaucoup de temps à réfléchir, concevoir, fabriquer, tester, modifier, retester, diffuser, présenter...

Évidemment je remercie tous les membres de l'équipe de l'Atelier-Paysan qui nous ont accompagné en apportant leur compétence d’ingénierie et qui (permettent et) permettront la diffusion en stage d'autoconstruction de l'outil auprès des maraîchers...

Et enfin je remercie tous nos "financeurs-participatifs" qui nous ont fait confiance sur ce projet et nous ont donné les moyens de le développer...

En espérant que l'objectif d'offrir à la communauté des utilisateurs de la Traction Animale les plans de fabrication en licence libre de ce génial outil est atteint et qu'il profitera au plus grand nombre...

En gagnant ce Trophée Européen de l’Innovation Technologique, nous avons aussi gagné la réalisation d'un clip de promotion du projet NéoBucher (merci à l'APTC et à tous ses partenaires).

Ce clip a été réalisé à la demande de l'APTC par Esprit-Trait que vous connaissez bien et avec qui nous avons déjà partagé quelques bons moments, ce qui nous fait d'autant plus plaisir...

Et pour ceux que celà intéresse, une vidéo de présentation rapide de l'ensemble des 11 matériels qui ont été présentés par 7 constructeurs au Trophée Européen de l’Innovation Technologique 2016, toujours par Esprit-Trait.

jeudi 12 mai 2016

Binage multi-rangs de précision avec le NéoBucher, un billet de Nicolas Koziel...

Nicolas Koziel et Vincent Bastard, nos "testeurs" spécialistes en maraîchage qui ont accompagné toute la recherche et l’expérimentation du NéoBucher (voir les billets précédents) continuent leur travail de mise au point sur les combinaisons de barres d'outils pour le binage de précision.

Si tous les maraîchers connaissent la qualité du travail que l'on peut faire avec des doigts bineurs (dont nous avons déjà parlé ici), nos deux "chercheurs" ont mis au point une barre porte-outils qui s'en passe (et qui est donc beaucoup moins cher) tout en étant très efficace...

Mais je laisse Nicolas Koziel vous expliquer tout ça...

"L'itinéraire technique" que l'on suit dans la culture de l'ail est le même que pour celui de beaucoup de nos cultures à faible espacement et en planche de 4 rangs.
Comme les oignons, l'échalote, la salade, le chou rave, le céleri rave, le persil, le basilic, la carotte, les épinards, les betterave, les navets...
Bref , tout ce qui s'implante entre 30 et 35cm entre rangs.

Pour l'ail, on a tracé au Bucher (avec le modèle original puisque nous avons un Bucher et un NéoBucher sur la ferme) avec des dents droites. Les espacements entre-rangs sont ici de 30 cm et le passage du cheval est à 70 cm.


Le Bucher "original" avec des dents droites a permis de tracer les rangs.

Après la plantation, on est passé un première fois entre les rangs avec les pattes d'oies pour légèrement recouvrir les cailleux (la tête d'ail est formée d'un ensemble de gousses qu'en Drôme on appelle "cailleux"), puis on a roulé avec un rouleau de 180cm pour bien les appuyer .

Ensuite on a fait trois passages de herse étrille pendant l'hiver, (10 à 15 min par passage pour 1000m² de culture).


Le Bucher "original" avec les herses étrilles autoconstruites (et réglables).

Le but étant d'obtenir une configuration de barre de binage avec 7 parallélogrammes, souvent avec 7 pattes d'oie, voir avec deux lames type "Lelièvre" sur l'intérieur, au niveau du passage du cheval.



Pour info : photo d'un soc "patte d'oie".


Pour info : photo d'une lame Lelièvre avec son disque protecteur (du plant).

On serre un peu les fesses, on se concentre et ça donne à peu près ça :


Barre de binage avec 7 parallélogrammes et 7 pattes d'oie.

Mais après, l'ail grandi, on ne peut plus passer la herse étrille...
Les plus chanceux (riches) d'entre-nous pourront investir dans une configuration de barre comme celle-ci avec 4 paires de doigts bineurs en étoile...


Barre de binage avec 7 parallélogrammes, 7 pattes d'oie et 4 paires de doigts bineurs.

Mais nous c'est pas le cas...
Du coup pour désherber sur le rang, en cherchant un peu sur le net et aussi grâce aux copains, on a trouvé des idées comme cette petite vidéo d'une bineuse dite "à torsion"...


Bineuse à torsion par hippotese

On a un peu copié le concept en se creusant les méninges pour les adaptations et ça a donné ça :


Barre de binage avec 7 parallélogrammes, 7 pattes d'oie et 8 doigts étrilles.

Pour rien vous cacher, on est assez content du résultat !
Voici quelques photos en gros plan (avec les cotes) pour mieux comprendre...


Gros plan sur la barre de binage avec 7 parallélogrammes, 7 pattes d'oie et 8 doigts étrilles.


Gros plan sur la barre de binage avec 7 parallélogrammes, 7 pattes d'oie et 8 doigts étrilles.


Gros plan sur la barre de binage avec 7 parallélogrammes, 7 pattes d'oie et 8 doigts étrilles.


Gros plan sur la barre de binage avec 7 parallélogrammes, 7 pattes d'oie et 8 doigts étrilles.


Gros plan sur la barre de binage avec 7 parallélogrammes, 7 pattes d'oie et 8 doigts étrilles.

Voilà les tests en plein champ sur ail, chou rave et salade :

Et le résultat sur la culture d'ail :


Résultats sur la culture...

Pour les tests sur salade et chou rave les réglages sont assez précis et demandent à être encore affinés.
On n'a pas toujours monté ni fait travaillé le 7e parallélogramme, comme on le voit sur salade, car mis en amont de la barre, il crée un certain terrage et une perte de souplesse de la direction.

Mais les résultats sont là et la binette reste un peu plus à l'atelier...

Laissez vos remarques et demandes d'information en commentaires, on tachera d'y répondre dans un prochain billet... En attendant, à vos disqueuses !!!

Et pour les néophytes, un petit document de La Chambre d'Agriculture de Bretagne sur les dents et équipements qui se montent sur les bineuses (en PDF, 320 Ko).

mardi 26 janvier 2016

Le "Passe-Partout", un timon d'attelage en col de cygne inspiré du "brancard de labour"... (1ère partie)

Depuis le début du projet NéoBucher, nous avons l'objectif d'équiper celui-ci d'un mono-brancard en col de cygne pour libérer le cheval, en particulier lors des demi-tours en bout de ligne.

Nous nous sommes fixés comme objectif, en ce début d'année 2016, de tester en conditions réelles cette utilisation et de définir si oui ou non ce système est pertinent pour travailler avec le NéoBucher et dans sa version traditionnelle (type Passe-Partout de Banyuls) ou dans une autre version.

Et comme à notre habitude, il fallait bien partir de l'étude de l'existant afin de ne pas réinventer la roue...

Je crois que la première fois que j'ai vu un système d'attelage à mono-brancard, c'est dans la revue Science et Vie, j'avais même écrit à l'époque un petit article dans l'Hippobulle N°2 de 1988 (!) et déjà je m'interrogeais sur une utilisation agricole du système...

Depuis l'entreprise Equimobile de Stéphane Proust commercialise de nombreuses variantes de son attelage à monobrancard. Vous pouvez aller sur son site pour en savoir plus...

Comme je suis chipoteur, je suis allé chercher dans les dépôts de brevets, ceux qui concernaient cette invention et d'autres, antérieurs ou postérieurs...

Le plus ancien brevet concernant l'Équimobile que j'ai trouvé date de 1985 (FR2589418) ("Voiture hippomobile du type libre en rotation au cheval, liaison monopoutre dorsale"), on peut voir que cette version était encore sommaire, plus proche de l'idée que l'on griffonne sur un coin de table que de l'objet technique abouti... (sauf peutêtre le harnais). Elle était complétée de 2 gravures bien connues de harnais traditionnels (type 1880).


Les textes et les dessins du brevet de 1885...


En 1987, Stéphane Proust dépose un autre brevet ("Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile à monobrancard"), les explications (issues sans doute de l'expérience acquise depuis le brevet précédent) et les dessins de définition sont ici beaucoup plus explicites.
ceux qui sont intéressés à utiliser ou concevoir un système de traction agricole à mono-brancard seront sans doute intéressé de lire la totalité du résumé et des spécifications que je vous livre ci-dessous (les autres sauteront le paragraphe pour ne regarder que les images...).


Résumé du brevet de 1987 :
Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile, comportant un monobrancard (2) passant au-dessus du dos d'un cheval et relié, à sa partie avant, à un harnais (5, 6, 7) par l'intermédiaire d'un berceau de traction (4) sur lequel le monobrancard (2) est monté en rotation et, à sa partie arrière, à un véhicule hippomobile (3), caractérisé en ce que le berceau (4) comporte deux arceaux (9, 10) réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec un collier (5) de harnais et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, un élément (11) solidaire du monobrancard (2) étant monté en rotation sur un organe (12) reliant les deux arceaux (9, 10) au niveau de leur écartement maximum, et en ce que le berceau repose sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets (15, 16) articulés montés sur l'arceau arrière (10) et situés de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval. Le monobrancard (2) porté par le berceau (4) est relié à un véhicule (3) à roues (37) par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur-suspenseur.


Spécifications complètes du brevet de 1987 (les dessins ont été intercalés pour faciliter la lecture) :
Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile monobrancard.

L'invention concerne un dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile à monobrancard passant au-dessus du dos du cheval.
Un dispositif de ce type et un véhicule hippomobile adapté sont décrits dans le document FR-A-2 589418. Le dispositif d'attelage comporte un monobrancard passant au dessus du dos du cheval et relié, a sa partie avant, à un harnais par l'intermédiaire d'un berceau sur lequel le monobrancard est monté sur pivot et, à sa partie arrière, à un véhicule hippomobile. Les arceaux reposent directement sur le dos du cheval et un simple rembourrage assure le confort du cheval.
Ce dispositif constitue une amélioration indéniable des dispositifs d'attelage à monobrancard antérieurs. Dans l'antiquité, on utilisait un monobrancard monté sur un collier de cou mais de très faible rendement puisqu'il comprimait les jugulaires du cheval et l'attelage ne bénéficiait pas de la totalité des efforts de traction du cheval. D'autres dispositifs utilisent une sellette analogue à celles d'un harnais classique, mais placée sur le dos du cheval et portant à sa partie supérieure l'extrémité antérieure du brancard. De même que dans le cas des chars antiques, les efforts de traction du cheval ne sont pas entièrement transmis et en règle générale il n'est possible de tracter qu'un sulky.

Un brevet français N° 712758 (c'est le brevet original du Passe-partout de 1931, NDLR) décrit un berceau de traction associé à un monobrancard par une articulation verticale et auquel est fixée une paire de traits. Ce dispositif permet de tracter des outils agricoles, le travail se faisant au pas, mais n'est pas utilisable aux autres allures du cheval.
L'inconvénient principal du dispositif de FR-A-2589418 (il s'agit du brevet de l'équimobile de 1985, NDLR) est que le rembourrage des arceaux n'empêche pas le cheval de se blesser à la longue en raison, du frottement qui se produit, ce qui limite bien entendu les possibilités d'utilisation de ce dispositif.

L'invention fournit donc un dispositif du type décrit précédemment, dans lequel le berceau comporte deux arceaux réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec un harnais et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, un élément solidaire du monobrancard étant monté en rotation sur un organe reliant les deux arceaux au niveau de leur écartement maximum, et le berceau repose sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets articulés montés sur l'arceau arrière disposé obliquement et situés de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval.
La face interne des volets en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente une section droite convexe, dans la zone centrale du volet, dans un plan perpendiculaire au plan de l'arceau arrière, les parties latérales du volet de part et d'autre de l'arceau présentant une section concave dans des plans parallèles au plan de l'arceau, et une section droite concave dans la zone centrale du volet, dans un plan parallèle au plan de l'arceau, les parties supérieure et inférieure du volet présentant elles une section convexe dans des plans perpendiculaires au plan de l'arceau. Avantageusement la partie supérieure du volet forme une pointe et la partie inférieure un gros bout, donnant au volet une forme ovoïde dont ce gros bout constitue la base. Du fait de cette forme, le volet repose par sa convexité centrale dans le creux situé entre l'épaule et le dos du cheval, les deux concavités latérales permettant de loger les muscles correspondants sur lesquels le volet prend appui alternativement lors des mouvements du cheval; tandis que la concavité centrale permet au volet d'être positionne sur les muscles croisés du cheval, les deux convexités supérieure et inférieure amenant le volet en contact avec les creux situés de part et d'autre de la jonction des muscles superficiels du dos, du garrot et de l'épaule du cheval (respectivement grand dorsal, trapèze dorsal et triceps). En raison de cette forme et de l' articulation du volet sur son support, le déplacement de va-et-vient horizontal de l'omoplate provoque un basculement du volet autour de l'arceau arrière en maintenant le contact entre le volet et le dos du cheval.

Afin de favoriser ce basculement autour de l'axe de l'arceau arrière, le volet est monté pivotant en deux points et de préférence grâce à deux rotules montées l'une fixe sur l'arceau et mobile sur le volet et l'autre fixe sur le volet et mobile sur l'arceau.

Afin de faciliter encore l'effort de traction du cheval, le monobrancard porté par le berceau est avantageusement relié au véhicule à roues par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur-suspenseur. Celui-ci comporte de préférence un anneau élastique tendu selon un axe perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'attelage véhicule hippomobile/monobrancard, entre deux points de fixation sur ledit véhicule. Un dispositif d'équilibrage réglable relie la partie centrale de l'anneau élastique au monobrancard.
D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée suivante, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :

la figure 1 est une vue d'ensemble de côté, de l'attelage utilisant un berceau de traction selon l'invention,
la figure 2 est une vue de dessus du véhicule hippomobile et du monobrancard utilisant le berceau de traction selon l'invention,
la figure 3 est une vue de côté du dispositif de la figure 2,
la figure 4 est une vue représentant le positionnement du berceau de traction selon l'invention par rapport à l'anatomie du cheval;
la figure 5 est une vue de face (partie droite) du berceau de traction selon l'invention, et une vue de l'arrière (partie gauche),
les figures 6 et 7 représentent schématiquement les mouvements des épaules du cheval et ceux des- volets du berceau de traction, respectivement,
La figure 8 est une vue de dessus, agrandie, du dispositif amortisseur,
La figure 9 est une vue de devant montrant la fixation du harnais au berceau de traction.

Sur la figure 1, est représenté un cheval 3 attelé à un véhicule hippomobile 1 à deux roues par l'intermédiaire d'un monobrancard 2. Ce monobrancard repose sur le cheval par l'intermédiaire d'un berceau de traction 4, d'un collier 5, 6 et d'une sous-ventrière 7, ces deux derniers éléments constituant le harnais. Des rênes 8 permettent de guider le cheval de façon classique. Le berceau de traction 4 comporte deux arceaux 9,10 réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec le collier 5 et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, l'arceau arrière 10 vu de dessus (figure 2) présentant un rayon de courbure plus faible que l'arceau avant 9. L'arceau avant se trouve dans un plan peu écarté de la verticale tandis que l'arceau arrière est nettement oblique par rapport a ia verticale. Un pivot 11 solidaire du monobrancard 2 est monté sur un organe 12 (par exemple une plaque) reliant les deux arceaux 9 et 10, au niveau de leur écartement maximal et permet la libre rotation du monobrancard par rapport au cheval. Cette structure en double arceau du berceau est avantageuse du point de vue économique et du point de vue légèreté, mais pourrait être remplacée par une structure pleine, permettant de définir un axe arrière oblique, même non matérialisé.
Les rênes 8 passent chacune de chaque côte du berceau dans un œillet 14a sur l'arceau avant puis dans un œillet 14 (figure 2) situé sur l'arceau arrière puis toutes deux dans le même œillet 14b sur le monobrancard 2.

Le berceau de traction 4 prend appui sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets 15,16, montés tous deux sur l'arceau arrière 11, disposes de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval et symétriques par rapport à cette ligne. Chaque volet prend appui dans le creux anatomique situé à l'arrière de l'omoplate 17 du cheval (figure 4) et la face interne du volet, en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente plusieurs convexités et concavités. Les volets 15, 16 ont de préférence une forme ovoïde présentant une pointe 22 et un gros bout 23, ce dernier constituant la base du volet.
Chacun des volets 15,16 est monté sur l'arceau arrière par l'intermédiaire de deux articulations par exemple de deux rotules 24 montées sur des tiges fixes 25, 25a. La tige 25a située à la partie supérieure du volet 15, 16 et la tige 25 à la base du volet sont montées en inversion, c'est-à-dire que la tige 25a est montée sur l'arceau et la rotule qu'elle porte repose sur le volet alors que la tige 25 est montée sur le volet et sa rotule repose sur l'arceau. La longueur des tiges fixes peut être modifiée par vissage ou dévissage de façon à permettre la fabrication standardisée de berceaux pour n'importe .quel dos de cheval.
Comme indiqué précédemment, chaque volet 15, 16 comporte sur sa face interne un rembourrage 26 sur une plaque de base 27, les deux étant conformés de façon à venir s'adapter à l’anatomie du cheval à l'arrière de l'omoplate de celui-ci. Pour ce faire, la face interne des volets en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente une section droite convexe, dans la zone centrale du volet, dans un plan perpendiculaire au plan de l'arceau arrière, les parties latérales du volet de part et d'autre de l'arceau présentant une section concave au plan de l'arceau, et une section droite concave dans la zone centrale du volet, dans un plan parallèle au plan de l'arceau, les parties supérieure et inférieure du volet présentant elles une section convexe dans des plans perpendiculaires au plan de l'arceau. Lorsque le cheval avance et quelle que soit son allure (pas, trot ou galop), ses épaules avancent alternativement et sont animées d'un mouvement représenté schématiquement sur la figure 6, par les flèches E-F. Du fait des articulations à rotules, les volets suivent les mouvements des omoplates du cheval en basculant, autour de l'axe reliant les deux articulations, vers l'avant lorsque c'est l'épaule correspondante qui avance et vers l'arrière lorsque celle-ci est en retrait. Ceci est représenté schématiquement sur la figure 7, par les flèches I et J, les points d'articulation étant symbolisés par les tiges 25 et 25a. Du fait du montage de la rotule de la tige 25a sur le volet, le mouvement de bascule à la pointe du volet est de moindre amplitude qu'à la base et ceci correspond au fait que l'amplitude de mouvement de l'omoplate du cheval est inférieure au niveau de la pointe du volet par rapport à celle existant à la base du volet.
Le berceau de traction 4 est maintenu en place sur le cheval par l'intermédiaire d'un collier 5, 6 et d'une sous-ventrière 7 (figure 9). Le collier est de préférence un collier de chasse de type américain ("breath collar"), c'est-à-dire un collier en deux parties latérales 5 réunies par un anneau et est monté de façon fixe par un dispositif classique de boucles à l'extrémité 28 de la partie commune des deux arceaux 9 et 10. Une courroie 6 est montée sur l'anneau du collier de chasse, passe entre les jambes avant du cheval et est réunie à l'aide d'un anneau ou tout autre dispositif à la sous-ventrière 7. Celle-ci est fixée par des attaches ou crochets 13a aux anneaux 13 (figure 5) prévus sur l'arceau arrière 10 entre les points d'articulation des volets. Pour atteler le cheval au monobrancard, il suffit de lui enfiler par la tête l'ensemble berceau et cellier et de venir ensuite mettre en place de chaque côté les crochets 13a de la sous-ventrière dans les anneaux 13 de l'arceau 10. Ceci assure le positionnement latéral du berceau sur le cheval, tandis qu'un culeron 29 relié également aux anneaux 13 assure le positionnement longitudinal du berceau.
Pour profiter au mieux de l'effort de traction du cheval, l'extrémité 28 des arceaux se trouve sur l'axe horizontal 20 passant par la base du cou du cheval et le collier de chasse se situe en majeure partie entre cet axe horizontal 20 et l'axe horizontal 21 passant par la pointe de l'épaule.

Le collier de chasse peut être remplacé par une bricole, pièce d'un seul tenant et traditionnellement utilisée pour la traction, mais l'effort du cheval s'effectue alors à la base du cou. On préfère donc utiliser un collier de chasse (utilisé pour les chevaux montés) avec lequel l'effort se répartit sur les deux épaules.

Le monobrancard 2 est relié au véhicule hippomobile 3 par un dispositif amortisseur et un dispositif d'équilibrage réglable que l'on décrira après une courte description du véhicule lui-même.

Ce véhicule est constitué par un châssis 30 monté sur deux roues 31 équipées de pneumatiques par l'intermédiaire de barres 32 et de suspensions 33. Un plancher 34, par exemple en treillis métallique (représenté sur la moitié du véhicule à la figure 2), permet à une ou plusieurs personnes de prendre place. Un siège 35 est prévu sur les montants arrière 36 de châssis (seule la structure de support du siège est représentée à la figure 2) de telle sorte que le poids du ou des passagers s'exerce essentiellement à la verticale (plan 37) de l'axe des roues 31 (figure 3).

L'extrémité arrière 38 du monobrancard 2 est fixée en 39 sur le châssis 30. Comme on le voit sur les dessins, la forme générale du monobrancard épouse celle du cheval et l'extrémité arrière 38 du monobrancard est oblique par rapport à la verticale. Un élément de support 40 est monté à l'avant du châssis 30. Cet élément 40 comporte deux parties latérales 41 sensiblement verticales et une partie centrale 42 horizontale sensiblement en arc de cercle ouvert vers l'avant du véhicule.

Cette partie en arc de cercle peut servir de poignée pour les passagers mais a essentiellement un rôle de support du dispositif amortisseur. Ce dispositif amortisseur 43 (représenté à plus grande échelle sur la figure 8) est constitué par un élément élastique 44 tendu, perpendiculairement à l'axe longitudinal du véhicule, entre les deux extrémités 45 de l'arc de cercle 42. Cet élément élastique est avantageusement constitué par un anneau en caoutchouc ou une bande de caoutchouc ou d'un autre élastomère repliée sur elle même, relié aux points 45 par des organes de fixation 46 traversant l'anneau; ces organes de fixation 46 peuvent être des tiges 47 à extrémité filetée traversant l'anneau et maintenues par des écrous 48, comme représenté sur la figure 8 à titre illustratif.

La partie centrale de l'anneau élastique 44 est comprimée entre deux rondelles 49 dans le trou central desquelles passe un axe 50 relié rigidement au monobrancard 2. L'extrémité 51 de l'axe 50 fixée au monobrancard est montée en rotation sur une plaque 52 fixée au monobrancard, (par exemple dans un trou de la plaque à l'aide d'un boulon) à peu près au même niveau que l'épaule du cheval. De cette façon, le mouvement alternatif saccadé de traction du cheval est transmis à l'élément élastique qui l'amortit pour que la voiture soit entraînée de façon continue, sans saccades.

L'axe rigide 50 a une longueur réglable par exemple du fait de son interruption par un élément du type ridoir qui permet de rapprocher ou d'écarter la plaque 52 de l'élément élastique 44. Ceci permet de régler l'équilibre de la voiture hippomobile en fonction du cheval, du nombre et du poids de passagers,... pour que l'avant du siège se trouve à la verticale du centre des roues (plan 37). Par ailleurs, le meneur a toujours la possibilité de modifier cet équilibre en se positionnant de façon appropriée dans le véhicule, en position assise ou debout, prenant appui sur la partie centrale du plancher 34, sur sa partie avant remontante ou sur l'une ou l'autre des parties latérales débordant au dessus des roues 31 (cf. fig.2).

Le véhicule hippomobile, le mono-brancard et le berceau de traction sont représentés sur les dessins comme étant faits en tube d'acier. C'est une solution simple et facile à mettre en œuvre, permettant une légèreté et une solidité adéquate tout en facilitant l'obtention des formes arrondies adaptées d'une part à la morphologie du cheval pour la partie mono-brancard et berceau de traction et d'autre part à l'exigence de maniabilité et de sécurité de la partie véhicule. En effet les parties latérales en arrondi, débordant au dessus des roues et inclinées vers le sol permettent à ce véhicule de s'effacer lorsqu'il heurte accidentellement un obstacle (pierre, arbre, ...).

A titre d'exemple, l'élément de rotation 11 peut être un roulement à billes fixé à la plaque 12 par quatre boulons mais d' autres dispositifs permettant de relier le berceau à un mono-brancard en assurant une libre rotation de celui-ci autour du point d'articulation sur le berceau peuvent bien entendu être envisagés.

Les éléments constitutifs du harnais, collier de chasse et sous-ventrière, sont construits et assemblés de façon classique, avec un rembourrage assurant le confort du cheval.
Bien entendu les dimensions du véhicule, du mono-brancard et du berceau sont adaptées à la taille du cheval. Toutefois du fait de la présence des volets articulés, on peut sans problème se contenter d'adapter ces dimensions au type de cheval utilisé (poney, double poney, cheval, ... ). Un dispositif tel que décrit ici permet une très grande liberté de manœuvre puisque le cheval a pratiquement la liberté de manœuvre d'un cheval monté et que la forme et la structure du véhicule lui permettent de passer presque partout (il suffit que le passage disponible ait la largeur du véhicule), sur route, en forêt, dans les champs, etc...


Les textes originaux du brevet...


Le même brevet a été déposé dans différents pays en 1989 (WO/1989/005748) et aux États-Unis en 1991 (US5076041A) ("Harnessing device for single shaft horse-drawn vehicle").

Dans une prochaine partie nous verrons d'autres brevets de systèmes proches de celui-ci, postérieurs mais aussi antérieurs à l'Équimobile...

samedi 21 novembre 2015

Agenda Hippotese et CA pour 2016

Agenda Hippotese pour 2016
Dernière Mise à Jour : Samedi 21 nov 2015

Cet agenda (prévisionnel et évolutif) sera mis à jour au fur et à mesure des informations que nous recevrons...
Un lien permanent dans la colonne de droite du blog permet de le consulter régulièrement...
Date 1ère diffusion : Samedi 21 nov 2015

Février 2016

- Le Salon de l'Agriculture de Paris (SIA) aura lieu du 27 février au 6 mars 2016 :
- Les chevaux seront dans le Hall 6 comme en 2015.
- Les journées de présentation du matériel moderne, (les derniers outils à « énergie cheval » issus des avancées technologiques les plus récentes) auront lieu les mardi 1er mars et jeudi 3 mars 2016 (à confirmer)
- Hippotese sera présente sur un stand partagé avec le CERRTA... (à confirmer)
- Pour avoir une petite idée des présentations et des rencontres que l'on fait au SIA, voir les billets récapitulatifs de 2014, ici

Mars 2016

-AG de la FECTU le week-end des 26 et 27 mars à Genoves (46 894) en Espagne

Avril 2016

Mai 2016

- 13ème Chantier-École de Montdenis, les 4, 5, 6, 7 et 8 mai 2016.
Le chantier d'autoformation au débardage annuel de Montdenis se déroulera comme chaque année le week-end de l'Ascension.
Le thème du chantier-école n'est pas encore vraiment choisi mais il y aura du transport par bât, du débardage sur chemins étroits (moins d'un mètre) avec traîneau et mini-porteur, du mouflage sur ancrage "volant", de la fabrication et du débuscage de fagots, de l'attelage en ligne et toujours du travail en forte pente...
Sans doute des essais de remise en état de chemins étroits de montagne en traction animale...
Plus de renseignements bientôt ici...

- 9ème journée technique d'échange en maraîchage réservée aux professionnels jeudi 26 mai 2016 : chez Nicolas Koziel (à Montoison entre Crest et Valence dans la Drôme). Il y aura une présentation in-situ du prototype [NéoBucher qu'Hippotese et l'Atelier Paysan ont conçu à partir du Porte-outils de maraîchage Suisse Bucher et des démos de matériel monorang
Pour plus d'infos sur le Bucher original ou sur le projet NeoBucher, cliquez sur les liens...

Juin 2016

Juillet 2016

Août 2016

- Route du Trait Comtois dans la Nièvre du 26 au 28 août 2016.
Des infos ici.

Septembre 2016

Octobre 2016

- Les Journées Traction Animale à Sciez-sur-Léman auront lieu le samedi 8, dimanche 9 et lundi 10 octobre 2016
La journée professionnelle se fera le lundi afin de toucher plus de professionnels, d'institutions, de collectivités......
Cette année le sujet du colloque sera : le cheval territorial : arrosage, ramassage des déchets (verts et poubelles , tri selectif....) entretien des espaces verts, voies vertes, parc, forêt etc...

Novembre 2016

Décembre 2016

Les autres dates bientôt...

Contacter le Conseil d'Administration d'Hippotese :

Lien vers tous les contacts ici...

jeudi 12 novembre 2015

Prommata, journée d'échange chez Jérôme Keller en Haute Vienne, les 18 et 19 octobre 2015

À l'invitation de Jérôme Keller, Vincent Bastard et Nicolas Koziel (d'Hippotese) et Nicolas Sinoir (de l'Atelier Paysan) sont allés en Haute Vienne présenter le NéoBucher et sa démarche d'autoconstruction.

Vincent Bastard nous a fait un petit compte-rendu de ces 2 jours...

Les 18 et 19 octobre 2015, nous nous sommes rendus en Haute Vienne chez Jérome Keller, avec Nicolas Sinoir de l'Atelier Paysan. Nous avions été invités à participer aux journées d'échange annuelles organisées par Prommata, à la suite de son Assemblée Générale.

Le dimanche soir, Ed Hammer, un adhérent Prommata de Grande Bretagne nous a présenté sur diaporama sa ferme de 3ha de maraîchage et ses outils.
Il nous a présenté son « American Tour » des fermes en traction animale au States et les matériels qu'il a trouvé intéressant là-bas.
Il nous a aussi parlé de Farm Hack (équivalent de l'Atelier paysan aux Etats-Unis), qu'il a reproduit en Angleterre, ainsi que de "the Land Workers Alliance", première branche anglaise de la Via Campesina, qu'il a participé à créer.

La soirée s'est poursuivie par une présentation photo de plusieurs fermes: d'adhérents Prommata puis de celle des Vallons, chez Nicolas Koziel, et de l'itinéraire technique utilisé au Bucher. Ce fut une soirée riche d'échanges entre maraîchers, et conviviale comme on les aime...

Lundi, Guillaume nous a présenté les dernières évolutions de la Kassine (avant train directionnel, possibilité de mettre plusieurs rangées d'outils pour diminuer le nb de passages, etc)...

Nous avons présenté le Néobucher et l'histoire de sa renaissance, puis NIcolas Sinoir a présenté l'Atelier Paysan.

Jérémy (de Prommata) nous a présenté les avancées du Mata, proto de porte-outil proche du Bucher, pour le travail du sol, le binage multi-rang, le semi, etc...


(photo Prommata)

Camille Guyot (de Trait Vienne) nous a montré son porte outils "Hippo Maraîcher", une kassine à sa manière, avec un système de relevage des outils par 2 roues pivotantes placées à l'arrière.


(Photo Prommata)

Emmanuel Fleurentdidier (CFPPA de Montmorillon) nous a présenté le Homesteader de Pioneer et un porteur de AMB88 avec attelage 3 points et prise de force par moteur auxiliaire.

Les matériels ont été présenté dans la cour devant une cinquantaine de personnes puis au champs, mais il n'y avait pas de cultures implantées en multirangs permettant de montrer les possibilités du Néo.

Nous avons aussi vu cette originale version de mancheron réglable, emprunté à un motoculteur :

Un chouette moment de rencontre et d'échanges...
À poursuivre...

Vincent Bastard

dimanche 11 octobre 2015

Assemblée Générale d'Hippotese, le dimanche 15 novembre 2015, à La Combe Naguin, 71960 Berzé-le-Châtel (Saône et Loire)

L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE d'HIPPOTESE se tiendra cette année le dimanche 15 novembre 2015, chez Bernard Michon et Éloise, à La Combe Naguin, 71960 Berzé-le-Châtel.

NB : Sur une carte, Berzé le Chatel, se trouve à quelques kilomètres au sud de Cluny (71).

Nous serons reçus par Bernard et Éloise, tel 06.85.32.81.88

Comme d'habitude, nous vous attendons dés le samedi 14 novembre 2015 pour regarder tout le matériel fabriqué par Bernard Michon Hippomobile et assister à quelques démonstrations (si le temps le permet)...

Évidemment nous ferons la fête, tous ensemble le samedi soir, et vous pourrez dormir sur place (apportez duvet, couverture et matelas...).

Demandez le programme...

Samedi 14 novembre 2015

Le matin à partir de 10h00, présentation libre de tout le matériel Bernard Michon Hippomobile
A midi, repas sorti du sac...
L'après midi à partir de 14h00, démonstration et essais possibles des matériels Bernard Michon, présentation du NéoBucher et du dernier proto de Porte-outils mono-rang Vignotte, issu de notre recherche (en collaboration avec Gilles Duvin).

Dimanche 15 novembre 2015

AG à partir de 9h00 !!! jusqu'à 13h, puis repas partagé

Logistique repas :

Comme d'habitude, la base du repas du samedi soir est prévu mais il faut apporter vos spécialités culinaires : (tartes, pains, fromages, pâtés, charcuteries, desserts, salades, vins, bières, fruits...) pour compléter et pour le dimanche midi.

Logistique couchage :

Si vous comptez venir le samedi et dormir la nuit du samedi au dimanche, vous devez apporter vos duvets, mousses et sacs de couchage, il est possible de dormir dans une salle mise à disposition par Bernard et Éloise ou planter la tente...

Un petit florilège des matériels que nous pourrons voir à l'AG (crédit photo Jean Léo Dugast et Bernard Michon)...

Chez Bernard et Éloise, c'est là...

Pour venir, 2 possibilités :

- En venant du sud : par l'autoroute sortie Mâcon Sud, direction Cluny-Moulin par la RCEA N79 - sortie Cluny sur D980 - au rond point 1ere à droite direction Cluny - puis à environ 300m tourner à droite (attention, on voit la route au dernier moment) - passer sous le pont du TGV et poursuivre tout droit - laisser une première ferme à gauche puis 100m après, monter à droite devant une maison rénovée - monter sur environ 350m jusqu'aux boîtes aux lettres - prendre le chemin à droite sur 1 km dans les prés, c'est tout au bout !

- En venant du nord : par l'autoroute sortie Tournus puis D906 jusqu'à Fleurville - au 2ème rond point prendre à droite direction Viré-Péronne-Azé. A Azé, prendre à droite direction Donzy le Perthuis-Cluny - en arrivant à Cluny, prendre à gauche juste après le camping - tout droit jusqu'au stop et prendre à gauche direction Mâcon D980 - à la sortie de Cluny prendre à gauche direction Déchetterie-La Combe Naguin-Ferme de la Corbette-Béton Rhône Alpes - passer le pont de TGV et tourner à droite (longer la voie verte sur la gauche et la voie de TGV sur la droite) - passer devant les Anesses de Julie et continuer - prendre la montée à gauche en passant devant une maison rénovée - monter sur environ 350m jusqu'aux boîtes aux lettres - prendre le chemin à droite sur 1 km dans les prés, c'est tout au bout !

Il y aura des pancartes...

dimanche 4 octobre 2015

Démonstration des dernières évolutions du NéoBucher au salon Tech&Bio de Valence, en septembre 2015

Lors du dernier salon Tech&Bio, à Valence (Drôme) en septembre 2015, l'association Hippotese a pû enfin présenter, au public professionnel, les dernières évolutions de son prototype de porte-outils de maraîchage NéoBucher (voir billets précédents).

Une première petite vidéo des démos...


NeoBucher d'Hippotese en démo à Tec&Bio-2015 par hippotese

S'il reste encore des détails à régler (comme la hauteur des brancards), la plupart des solutions techniques demandées par le cahier des charges ont été construites et validées.

Encore quelques photos des démos...

Conformément au calendrier proposé pour la recherche sur le NéoBucher, l'association Hippotese et son partenaire technique l'Atelier Paysan doivent mettre en chantier le prototype de pré-série début novembre 2015 avant de proposer à l'autoconstruction les modèles définitifs début 2016...

Bientôt d'autres billets sur le salon Tech&Bio 2015...

jeudi 23 juillet 2015

PferdeStark 2015, samedi 29 et dimanche 30 août 2015 à Dörentrup (Allemagne)

La Pferdestark ("Force du cheval") est la plus grosse manifestation de présentation de matériel moderne à traction animale en Europe.

Cette manifestation, est organisée tous les 2 ans par l'IGZ (l’association allemande des utilisateurs de chevaux de trait) en fait plutôt la section de l'IGZ du pays de Rhénanie du Nord-Westphalie. C'est avant tout une vitrine de l’utilisation actuelle et future de la traction animale comme source d’énergie renouvelable.

Depuis 2013, la PferdeStark a lieu, dans un nouveau cadre (le musée de plein air de Detmold, où elle se déroulait depuis 1996, ne convenant plus pour des raisons de normes de sécurité).
C'est donc sur le domaine de Wendlinghausen, sur la commune de Dörentrup (à quelques kilomètres de Detmold) que se déroule maintenant la manifestation.

Ce domaine héberge une exploitation agricole qui travaille selon des principes écologiques sur 350 ha de terres agricoles et 100 ha de forêts.
Même si l'utilisation de chevaux de trait sur le domaine s'est limitée jusqu'à présent aux travaux forestiers, les convictions du propriétaire Joachim Von Reden s'accordent parfaitement avec l'esprit de la PferdeStark et présentent beaucoup de points communs avec celles de l'IGZ.

Un nombre impressionnant de machines et d'outils à Traction Animale (très récents pour certains) construits aux États-Unis, en Angleterre, Allemagne, Italie, Autriche, Pologne, Suisse, Suède et France…
Tous les matériels sont exposés et présentés au travail...

Les outils les plus simples et les machines les plus sophistiquées, tirées par un, deux, ou quatre chevaux, tournent dans les prés et les champs du domaine en démonstrations programmées à heures précises tout au long des 2 journées (l'organisation allemande).

En 2013, nous avons pu voir de nombreux avant-trains simples, à moteur auxiliaire et à prise de force sur les roues, des faucheuses à entraînement par les roues et à moteur, des faneuses, des andaineurs, des botteleuses, une superbe moissonneuse-javelleuse à 3 chevaux, ancienne, des charrues, herses, bineuses, semoirs, épandeurs à fumiers, planteuses et ramasseuses à patates, des porte-outils de culture sarclée et de maraîchage, des porte-balles-rondes, des porteurs forestiers, des chariots etc.

Il y avait aussi des des harnais, des colliers, des voitures anciennes de collection ou modernes, des bourreliers, des constructeurs de toute l'Europe...

Et parallèlement aux démonstrations techniques en situation, il y a une très grande carrière avec présentation en continu de spectacles, de show de races, de concours d'utilisation et de matériel avec des commentaires (malheureusement seulement en allemand).

Il y a aussi la finale régionale de labour et un concours européen de débardage.

Nous feront le déplacement à quelques uns d'Hippotese pour suivre tout ça, retrouver nos amis de la FECTU et aussi pour présenter notre prototype de NéoBucher.

Pour y aller...

Thierry Bret de la Drôme organise un départ collectif en minibus, si vous êtes intéressés... Tél rapidement au 06-17-96-58-51

Quelques billets sur le blog d'Hippotese qui parlent ou qui font suite à l'édition 2013...

Derniers tarifs du matériel de maraîchage du constructeur italien, Albano Mascardo vu à la Pferdestark

7ème Journée technique Traction Animale en Maraîchage : Le Compte-Rendu (partie 2) avec des photos de l'avant-train IJ

Billet Tarif du matériel de Traction Animale américain disponible en France (suite de l'Hippobille N°31) dont la faucheuse IJ

Vous retrouverez aussi des infos dans l'Hippobulle N°31 (pour les adhérents) qui en parle largement...

A suivre dans un prochain billet, une petite vidéo et des explications au sujet d'une trépigneuse à 2 chevaux vue au PferdeStark 2013...

mardi 23 juin 2015

8ème Journée Technique Maraîchage, le 2 mai 2015 à Dullin (Savoie) : Mesure d'efforts avec un épandeur de fumier Millcreek

Lors de la 8ème journée technique sur le maraîchage en traction animale, chez Thierry Bonnamour à Dullin (Savoie, France), Michel Carrel a fait une petite mesure d'efforts lors de l'épandage d'un fumier bien décomposé.


Mesure d'efforts avec un épandeur de fumier en traction animale, au château partagé de Dullin.


Mise en place du capteur de force, on enlève les amortisseurs de traction pour ne pas fausser les mesures...


Vue détaillée du capteur (10 mm de diamètre)...


Le "Data Logger" qui récupère et sauvegarde les données du capteur.

Nous avons utilisé un épandeur TA de marque Millcreek, (origine américaine) à prise de force sur les roues, attelé à un porte-outils Bucher monté en avant-train (avec un attelage à boule).

Nous avons chargé à la main l'épandeur à partir d'un tas de fumier bien décomposé...

Nous avons épandu sur une bande enherbée très mouillée (il avait plu plus de 24 heures d'affilé la veille) d'une centaine de mètres de long au profil légèrement descendant (de gauche à droite par rapport au cameramen).

A l'aller et au retour, il y a eu un arrêt, nous avons donc partagé les mesures en 4 courbes distinctes : Aller-1, Aller-2, Retour-1 et Retour-2.


Thierry Bonnamour et Michel Carrel attentifs pendant les mesures...

Voici déjà la vidéo complète de l'Aller-retour...


Mesure d'efforts en traction animale (épandage... par hippotese

Et voici les 4 courbes des 4 parties...


De 20 à 200 Kgf, force moyenne 83 Kgf, durée 25 secondes.


De 15 à 240 Kgf, force moyenne 93 Kgf, durée 36 secondes. Total 1mn1s


De 20 à 300 Kgf, force moyenne 147 Kgf, durée 28 secondes.


De 25 à 300 Kgf, force moyenne 120 Kgf, durée 46 secondes. Total 1mn14s

Nota : Attention les courbes ne durent pas le même temps (de 25 à plus de 46 secondes), ce qui explique que "l’accordéon" soit plus ou moins serré...

Thierry Bonnamour (utilisateur habituel de l'épandeur) nous précise :
La bande enherbée fait une longueur de 90 m avec une pente longitudinale de 2 % environ (pour un dévers, en largeur, de 5%).
Le volume épandu est de 0.68m3 (densité inconnue).

L’épandeur utilisé est un épandeur Millcreek qui a été acheté en France chez Equip-Equestre.fr, qui a un volume "annoncé" de 1,5 M3.
Thierry pense que l'indication de ce volume est exagérée, sauf à remplir l'épandeur au delà des bords de la benne, ce qu'il n'a pas essayé.


L'épandeur Millcreek sur le site de http://www.equip-equestre.fr.


Vue des pignons d’entraînement du tapis et du hérisson, le mouvement est pris sur les roues de l'épandeur.

Michel Carrel (qui a réalisé le relevé des mesures) nous précise :
Tant les tracés que les forces moyennes ne doivent pas être pris comme parole d'évangile, les mesures ayant été effectuées un peu à l'arrache et sur des durées très courtes.
Visuellement nous avions l'impression que le tirage était plus important que mesuré (83 à 147 Kgf de moyenne). La variabilité de ces forces est probablement influencée par la texture du compost et par le chargement de l'épandeur.
L'amplitude de l'oscillation des forces est importante, allant parfois jusqu'à 200 Kgf (de 50 à 200) et doit rendre le travail plus pénible pour l'équidé. Dans ce contexte, les ressorts de traction, que nous avions enlevé pour les mesures (pour des problèmes de montage) sont probablement très bénéfiques.

Informations tirées du film :
Le terrain est très mouillé (on voit bien la terre et l'herbe qui adhère aux roues), ce qui est logique avec les pluies de la veille, on peut penser que le coefficient d'adhérence est très désavantageux pour le cheval.
Le harnais "en mancelles" qui laisse libre verticalement les brancards, favorise peutêtre les "coups de raquette" que l'on aperçoit dans le film quand le terrain présente des irrégularités (et qui sont visibles aussi sur les graphiques).
On voit bien, au retour que le cheval est dans un effort très important, on peut se poser la question de l'organisation du chantier qui aurait permis de faire le même travail sans un tel effort.

Intérêt des mesures dynamométriques :
Outre l'intérêt scientifique de connaître la valeur absolue des forces en présence qui confirme ce que nous préconisons à Hippotese, c'est à dire qu'un cheval de 700-800 kg ne doit pas effectuer un effort prolongé de plus de 100 kgf (98,1 dN) au pas (4,3 km/h).
On peut ici facilement constater que le cheval est dans un effort acceptable tant qu'il reste en moyenne autour de 90 kgf, mais que c'est trop dur quand l'effort moyen est de 130 kgf.
On peut aussi constater que la variation de poids du fumier, entre l'aller et le retour (la moitié du fumier est distribué) semble beaucoup moins influer que la pente (2 %) dans l'effort mesuré.
Dans le cas qui nous intéresse, on pourrait donc, tirer certains enseignements des mesures, en particulier en terme d’organisation du travail, même s'Il nous manque l'effort de traction pur (sans mettre en route le mécanisme de distribution), à vide, en charge et en demi-charge , et ce, à l'aller (descente) comme au retour (monté) pour pouvoir vraiment valider une organisation plus efficace des déplacements.

Proposition d'une nouvelle organisation :
Les mesures dynamométriques, pour ne pas rester théoriques, doivent nous permettre de proposer de nouvelles organisations (typiquement souvent, comme ici, de nouveaux parcours) plus économes en effort.
Regardons ce que celà pourrait donner sur notre petit exemple d'épandage...
Et tout d'abord, petit schéma du déplacement tel qu'il a été effectué (voir film) :


Le schéma du déplacement réel...

On peut à priori penser pour améliorer l'organisation du chantier :

Qu'Il serait judicieux, de distribuer le fumier en 2 passages sur cette parcelle mais toujours dans le sens de la descente (gauche à droite) et donc...

- Première solution, de remonter la bande de terrain sans distribution (par le bas de la parcelle), puis de faire un deuxième passage en distribution en descente.


Première proposition de déplacement demandant moins d'effort, le cheval remonte la pente latérale par le bas sans épandre puis effectue son 2ème épandage à la descente...

- Ou Deuxième solution, de ne remplir que la moitié de la charge, aller l'épandre, puis revenir remplir une demi-charge et refaire un tour d'épandage (toujours dans le sens de la descente, gauche-droite). Ce qui suppose que l'épandeur fonctionne aussi bien avec une charge de demi-hauteur (ce qui n'est pas sûr) ou qu'il faut réduire l'utilisation de la benne à sa partie arrière avec une cloison mobile par exemple.


Deuxième solution de déplacement demandant moins d'effort, le cheval effectue 2 épandages à demi-charge (avec demi-remplissage au départ et demi-remplissage avant le deuxième tour).

Conclusion :
On voit bien dans cet exemple l'intérêt des mesures dynamométriques qui permettent d'affiner notre perception des efforts mis en jeu en traction animale.
Nous sommes évidemment conscients que nous ne pouvons pas faire de mesures d'une valeur "scientifique" à Hippotese, car nous ne sommes pas en laboratoire et aussi par manque de temps (il faudrait faire des mesures en ne faisant varier qu'un seul des paramètres et répéter ces mesures un grand nombre de fois pour avoir une valeur moyenne statistique des résultats), nous sommes et restons dans des situations de travail réel.
Néanmoins, avec ces mesures "de terrain" et une vidéo accompagnatrice, un travail de réflexion collectif est possible pour améliorer l'organisation de nos chantiers (au niveau des harnais, des parcours, des matériels employés, des méthodes de menage...), et le choix des solutions peut être validé par une confirmation numérique (à posteriori) des améliorations, (en terme d'effort), obtenues.

On peut aussi rêver de systèmes embarqués qui permettront bientôt de faire ces mesures en continu et donc d'affiner, en direct, nos méthodes de travail. Nous en reparlerons bientôt sans doute...

mercredi 17 juin 2015

Neobucher : une petite vidéo de la journée de suivi d'essais et de réglages-modifications du vendredi 5 juin 2015

Merci à Joseph de l'Atelier Paysan qui nous a fait passer une petite vidéo sur les essais de terrain du porte-outils de maraîchage en traction Animale NeoBucher, lors de la journée de suivi-d'essais et de réglages-modifications, le vendredi 5 juin 2015, chez Nicolas Koziel dans la Drôme.


Néo-Bucher porte outils pour maraîchage en... par hippotese

Plus de détails sur cette journée et des photos dans le billet précédent ici...

Projet NeoBucher (mai 2015) : Remerciements, Bilan d'étape et perspectives...

La collecte sur le site KissKissBankBank pour le projet NeoBucher, qui s'est terminée le 26 mai 2015, a été un succès avec 112 % de la somme demandée atteinte (en fait avec les frais, nous ne toucherons que 103%, soit : 7232,12 €).

Déjà Bravo à tous !

Merci à tous ceux qui ont cru (qui croient) dans ce projet et ont participé financièrement et/ou techniquement et/ou en relayant l'info dans leurs réseaux...

On a eu un peu "chaud", mais aussi plein de contacts et de retours sympas et relativement nombreux (plus de 100 kissbankers)...

En regardant la courbe (voir ci-dessous), on voit que ce n'était pas gagné et que le rétablissement s'est fait dans les derniers jours, je sais que certains d'entre-vous ont mouillé la chemise, c'est super...

En regardant les provenances des contributeurs, on voit (mais je l'ai déjà dit, je crois) que les réseaux sociaux sont très peu efficaces en terme de retour financier (le sont-ils pour propager l'info ?).

Bon si c'était à refaire, on le referait sans doute, mais pas tout de suite, il faut avoir le cœur bien accroché et pas craindre le BurnOut...

Et le bilan chiffré ?

Voici ce qu'a coûté le NeoBucher, y compris les parts sociales qu'Hippotese à pris dans la Coopérative d'Autoconstruction l'Atelier-Paysan et la participation à la formation (fabrication protos fév 2015).

Dépenses (au 31 mai 2015)

Plan du Bucher original (Thibaud) : 1470,00 €
Parts sociales à l'Atelier Paysan : 500,00 €
Participation Formation/Fab protos : 1320,00 €

Coût Matériel et Matière : 3776,51 €

Total dépenses : 7066,51 € (en gros 7000 €)

Recette (au 31 mai 2015)

KissKissBankBank : 7232,12 (7861€ - 8% HT)
Don des indemnités touchées pour la Journée maraîchage : 750 € (et 250 € déjà versé au KissKiss)

Total recettes : 7982,12 € (en gros 8000 €)

*** Bilan d'étape à 9 mois : ***

On voit que d'un point de vue comptable, on a dépensé plus que prévu (7000 € sans les outils aratoires), mais il y a 2000 € (part sociale et plans initiaux) que nous ne redépenserons plus.

Nous avions aussi choisi de participer financièrement à la formation des stagiaires Vivea (du premier stage "protos", à Valence, en février 2015) à hauteur d'une centaine d'euros par stagiaire.
Si on ramène le coût matière et participation-formation au nombre de NeoBuchers construits (2), on est à 2500 €/NeoBucher, ce qui n'est pas si mal pour des protos.

Pour les recettes, on a dépassé notre objectif de 1000 €, mais compte tenu des dépenses plus importantes que prévues, le différentiel ne dégage pas les 3000 € que nous avions estimé pour acheter des outils aratoires pour les 2 protos. Il manque encore 2000 €.

A très court terme, ce n'est pas un problème au moins pour le prototype 002 qui est en Drôme, chez Nicolas Koziel, puisque Nicolas a, à sa disposition, les anciens outils du Bucher "Hippotese" et quelques outils perso (herses étrilles autofabriquées et doigts bineurs), pour le 001, chez Micka, c'est sans doute plus compliqué mais il nous a dit être "optimiste".

Il y a encore quelques promesses de dons qui n'ont pas été concrétisées... Est-ce qu'on laisse ouverte une collecte permanente ?
Celà pourrait se concrétiser sous forme de dons directs à Hippotese par chèques ou sur un site de collecte, sans limite de temps, comme le Potcommun (par carte bancaire ou virement), leur commission financière est de 2,9 % (contre 8% pour le KissKiss)...
Les personnes qui souhaiteraient (continuer à) soutenir le projet NeoBucher, pourraient le faire simplement...
Il sera aussi sans doute utile de mettre en place un site web et un forum spécifique...
On en rediscutera sans doute bientôt...

Dans tous les cas, nous pouvons déjà investir 1000 €, pour des dents de base et/ou des herses étrilles (type Nico K.) et/ou des doigts bineurs...

*** Programme prévisionnel des 9 prochains mois (en partenariat étroit avec l'Atelier-Paysan) ***

Juin 2015 :
Une 3ème journée de suivi d'essais et de réglages-modifications a eu lieu le vendredi 5 juin chez Nicolas Koziel.

Nicolas et Vincent nous ont présenté en utilisation les points qui leur semblent encore à améliorer (en particulier le jeu dans la commande de direction et la difficulté de bloquer la barre porte-outils en position "route").

Les 2 problèmes sont en partie liés car le jeu dans la direction oblige actuellement l'accrochage de la barre porte-outils pour tourner en bout de champ tout en limitant le mouvement des roues.

Quelques rattrapages de jeu et le réglage définitif de la commande de direction ont été effectués.

Axel a pû nous expliquer certains points du système de relevage de sa conception (et de son réglage).

Nous avons fait des mesures angulaires du châssis en utilisation. Celui-ci est actuellement incliné de plus de 12° par rapport à l'horizontal. Il faudra modifier la forme des brancards pour se rapprocher de l'horizontal. Le relevage serait plus efficace et la position route plus équilibrée (moins d'influence sur la sellette et la sous-ventrière).

Nous avons aussi légèrement modifié la forme et la position du crochet de blocage en position "route" qui entrait en collision avec le relevage.

Enfin, nous avons décidé d'établir un kit d'outils (dents, socs...) de modèles courants (donc pas trop chers) et d'usage standard à monter sur le NéoBucher. Une étude technique et commerciale chez les différents fournisseurs permettra de sélectionner les modèles les moins coûteux.

Et nous avons validé les nouvelles brides sur les barres triangulaires. De nouveaux modèles, adaptés aux dents courantes du commerce sont en cours de fabrication.

Nous avons même engagé une réflexion sur la fabrication en autoconstruction de doigts bineurs, Didier a testé la découpe d'étoiles en caoutchouc dans de la bande transporteuse (à la scie sauteuse). Nous espérons réaliser un premier prototype opérationnel pour le mois d'août.

Août 2015 :
Une Quatrième journée de suivi d'essais et de réglages-modifications est programmée début août pour valider définitivement les choix techniques et aboutir en septembre à un prototype opérationnel pour le salon Tech&Bio à Valence.

Septembre 2015 :
Présentation officielle du NéoBucher au salon Tech&Bio de Valence.

Octobre 2015 :
Dessin des plans semi-définitifs, conception des montages d'usinage et choix (technique et économique) des pièces à faire réaliser en sous-traitance.

Novembre 2015 :
Fabrication des montages d'usinage et construction du premier prototype de pré-série.
Validation (ou corrections) des solutions constructives retenues.

Février 2016 :
1er stage de formation à l'autoconstruction du NeoBucher définitif (?) organisé par l'Atelier Paysan.
Sur plus de 3 jours (5jours ?).
Sans doute une dizaine de stagiaires et 2 NeoBucher(s) à construire...


*** Conclusion (provisoire) ***

Nous sommes en bonne voie de réaliser notre objectif qui était de permettre à ceux qui le veulent, de construire un NeoBucher, "équivalent amélioré" du porte-outils Bucher "historique".

Si tout se passe comme prévu, nous aurons même respecté les délais de gestation que nous nous étions fixés (ce qui est rare à Hippotese), à savoir : moins de 18 mois...

Ceux qui ont participé à la collecte du KissKiss recevront, les plans définitifs du NeoBucher (et éventuellement les tutoriels de fabrication), à partir du début de l'année 2016 (février ?).

Merci encore à tous, pour votre soutien...

Deny Fady, président d'Hippotese.

dimanche 24 mai 2015

Retour sur la 8ème journée technique de maraîchage en traction animale organisée par Hippotese... (1ère partie)

Les derniers jours de la collecte (plus que 2 jours aujourd'hui 24 mai 2015) pour le financement du projet NéoBucher, nous occupent beaucoup mais nous n'oublions pas les autres activités de l'association Hippotese, surtout que vous allez voir que ce porte-outils n'est jamais très loin...

Le 2 mai, c'était en effet la première sortie "grand public" du NeoBucher parmi de nombreux autres outils (ce qui montre d'ailleurs qu'il peut facilement s'intercaler au milieu d'autres pratiques culturales).

Je profite de cette tribune pour remercier les intervenants "chevaux" (Pierre Gallet et Thierry Bonnamour, notre hôte) de cette journée qui ont versé leurs indemnités au KissKissBankBank pour soutenir le projet NeoBucher... Merci à eux...

Et merci aussi aux participants, jeunes pour la plupart, à cette journée qui sont tous en cours d'installation ou récemment installés... Ils représentent le futur de l'agriculture biologique en traction animale... Et le futur de l'association HIPPOTESE...

La vidéo des moments forts de la journée...


8ème journée technique maraichage en Traction... par hippotese

Quelques précisions sur le contexte...

Lors de la 8ème journée technique maraîchage en traction animale pour les professionnels organisée par Hippotese, nous avons pû tester un ensemble d'outils de préparation du sol.

Il faut préciser qu'il avait plu la veille, en continu, pendant 24 heures d'affilées et que nous avions dû couvrir le terrain d'essai avec des bâches plastiques.

L'objectif de la journée était de tester une succession d'outils de préparation de sol en partant d'un labour (réalisé avec une charrue brabant double en traction animale aussi) pour aller vers des buttes de culture maraîchères.
Dans la réalité, cette succession est souvent faîte sur plusieurs jours (voir plusieurs semaines) et le soleil et la dessiccation participe à l'effritement des mottes et l'amélioration du lit de semence.

Pour cette journée, nous avons, comme à notre habitude, mélangé des outils anciens (herse triangle pliable, canadien 9 dents, rouleau plombeur, houe de buttage planetJR) et des outils modernes (porte-outils mono rang Vitimeca (avec dents souples, buttoir et disques billonneurs) et évidemment le NeoBucher avec des disques billonneurs et des herses étrilles).

Vous retrouverez d'autres photos de cette journée sur le blog Hippotese dans un prochain billet.

Et aussi un billet de mesure d'efforts en épandage de fumier avec un épandeur Millcreek à traction animale bientôt.

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