Hippotese, Le cheval de Travail

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mardi 26 janvier 2016

Le "Passe-Partout", un timon d'attelage en col de cygne inspiré du "brancard de labour"... (1ère partie)

Depuis le début du projet NéoBucher, nous avons l'objectif d'équiper celui-ci d'un mono-brancard en col de cygne pour libérer le cheval, en particulier lors des demi-tours en bout de ligne.

Nous nous sommes fixés comme objectif, en ce début d'année 2016, de tester en conditions réelles cette utilisation et de définir si oui ou non ce système est pertinent pour travailler avec le NéoBucher et dans sa version traditionnelle (type Passe-Partout de Banyuls) ou dans une autre version.

Et comme à notre habitude, il fallait bien partir de l'étude de l'existant afin de ne pas réinventer la roue...

Je crois que la première fois que j'ai vu un système d'attelage à mono-brancard, c'est dans la revue Science et Vie, j'avais même écrit à l'époque un petit article dans l'Hippobulle N°2 de 1988 (!) et déjà je m'interrogeais sur une utilisation agricole du système...

Depuis l'entreprise Equimobile de Stéphane Proust commercialise de nombreuses variantes de son attelage à monobrancard. Vous pouvez aller sur son site pour en savoir plus...

Comme je suis chipoteur, je suis allé chercher dans les dépôts de brevets, ceux qui concernaient cette invention et d'autres, antérieurs ou postérieurs...

Le plus ancien brevet concernant l'Équimobile que j'ai trouvé date de 1985 (FR2589418) ("Voiture hippomobile du type libre en rotation au cheval, liaison monopoutre dorsale"), on peut voir que cette version était encore sommaire, plus proche de l'idée que l'on griffonne sur un coin de table que de l'objet technique abouti... (sauf peutêtre le harnais). Elle était complétée de 2 gravures bien connues de harnais traditionnels (type 1880).


Les textes et les dessins du brevet de 1885...


En 1987, Stéphane Proust dépose un autre brevet ("Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile à monobrancard"), les explications (issues sans doute de l'expérience acquise depuis le brevet précédent) et les dessins de définition sont ici beaucoup plus explicites.
ceux qui sont intéressés à utiliser ou concevoir un système de traction agricole à mono-brancard seront sans doute intéressé de lire la totalité du résumé et des spécifications que je vous livre ci-dessous (les autres sauteront le paragraphe pour ne regarder que les images...).


Résumé du brevet de 1987 :
Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile, comportant un monobrancard (2) passant au-dessus du dos d'un cheval et relié, à sa partie avant, à un harnais (5, 6, 7) par l'intermédiaire d'un berceau de traction (4) sur lequel le monobrancard (2) est monté en rotation et, à sa partie arrière, à un véhicule hippomobile (3), caractérisé en ce que le berceau (4) comporte deux arceaux (9, 10) réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec un collier (5) de harnais et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, un élément (11) solidaire du monobrancard (2) étant monté en rotation sur un organe (12) reliant les deux arceaux (9, 10) au niveau de leur écartement maximum, et en ce que le berceau repose sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets (15, 16) articulés montés sur l'arceau arrière (10) et situés de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval. Le monobrancard (2) porté par le berceau (4) est relié à un véhicule (3) à roues (37) par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur-suspenseur.


Spécifications complètes du brevet de 1987 (les dessins ont été intercalés pour faciliter la lecture) :
Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile monobrancard.

L'invention concerne un dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile à monobrancard passant au-dessus du dos du cheval.
Un dispositif de ce type et un véhicule hippomobile adapté sont décrits dans le document FR-A-2 589418. Le dispositif d'attelage comporte un monobrancard passant au dessus du dos du cheval et relié, a sa partie avant, à un harnais par l'intermédiaire d'un berceau sur lequel le monobrancard est monté sur pivot et, à sa partie arrière, à un véhicule hippomobile. Les arceaux reposent directement sur le dos du cheval et un simple rembourrage assure le confort du cheval.
Ce dispositif constitue une amélioration indéniable des dispositifs d'attelage à monobrancard antérieurs. Dans l'antiquité, on utilisait un monobrancard monté sur un collier de cou mais de très faible rendement puisqu'il comprimait les jugulaires du cheval et l'attelage ne bénéficiait pas de la totalité des efforts de traction du cheval. D'autres dispositifs utilisent une sellette analogue à celles d'un harnais classique, mais placée sur le dos du cheval et portant à sa partie supérieure l'extrémité antérieure du brancard. De même que dans le cas des chars antiques, les efforts de traction du cheval ne sont pas entièrement transmis et en règle générale il n'est possible de tracter qu'un sulky.

Un brevet français N° 712758 (c'est le brevet original du Passe-partout de 1931, NDLR) décrit un berceau de traction associé à un monobrancard par une articulation verticale et auquel est fixée une paire de traits. Ce dispositif permet de tracter des outils agricoles, le travail se faisant au pas, mais n'est pas utilisable aux autres allures du cheval.
L'inconvénient principal du dispositif de FR-A-2589418 (il s'agit du brevet de l'équimobile de 1985, NDLR) est que le rembourrage des arceaux n'empêche pas le cheval de se blesser à la longue en raison, du frottement qui se produit, ce qui limite bien entendu les possibilités d'utilisation de ce dispositif.

L'invention fournit donc un dispositif du type décrit précédemment, dans lequel le berceau comporte deux arceaux réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec un harnais et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, un élément solidaire du monobrancard étant monté en rotation sur un organe reliant les deux arceaux au niveau de leur écartement maximum, et le berceau repose sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets articulés montés sur l'arceau arrière disposé obliquement et situés de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval.
La face interne des volets en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente une section droite convexe, dans la zone centrale du volet, dans un plan perpendiculaire au plan de l'arceau arrière, les parties latérales du volet de part et d'autre de l'arceau présentant une section concave dans des plans parallèles au plan de l'arceau, et une section droite concave dans la zone centrale du volet, dans un plan parallèle au plan de l'arceau, les parties supérieure et inférieure du volet présentant elles une section convexe dans des plans perpendiculaires au plan de l'arceau. Avantageusement la partie supérieure du volet forme une pointe et la partie inférieure un gros bout, donnant au volet une forme ovoïde dont ce gros bout constitue la base. Du fait de cette forme, le volet repose par sa convexité centrale dans le creux situé entre l'épaule et le dos du cheval, les deux concavités latérales permettant de loger les muscles correspondants sur lesquels le volet prend appui alternativement lors des mouvements du cheval; tandis que la concavité centrale permet au volet d'être positionne sur les muscles croisés du cheval, les deux convexités supérieure et inférieure amenant le volet en contact avec les creux situés de part et d'autre de la jonction des muscles superficiels du dos, du garrot et de l'épaule du cheval (respectivement grand dorsal, trapèze dorsal et triceps). En raison de cette forme et de l' articulation du volet sur son support, le déplacement de va-et-vient horizontal de l'omoplate provoque un basculement du volet autour de l'arceau arrière en maintenant le contact entre le volet et le dos du cheval.

Afin de favoriser ce basculement autour de l'axe de l'arceau arrière, le volet est monté pivotant en deux points et de préférence grâce à deux rotules montées l'une fixe sur l'arceau et mobile sur le volet et l'autre fixe sur le volet et mobile sur l'arceau.

Afin de faciliter encore l'effort de traction du cheval, le monobrancard porté par le berceau est avantageusement relié au véhicule à roues par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur-suspenseur. Celui-ci comporte de préférence un anneau élastique tendu selon un axe perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'attelage véhicule hippomobile/monobrancard, entre deux points de fixation sur ledit véhicule. Un dispositif d'équilibrage réglable relie la partie centrale de l'anneau élastique au monobrancard.
D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée suivante, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :

la figure 1 est une vue d'ensemble de côté, de l'attelage utilisant un berceau de traction selon l'invention,
la figure 2 est une vue de dessus du véhicule hippomobile et du monobrancard utilisant le berceau de traction selon l'invention,
la figure 3 est une vue de côté du dispositif de la figure 2,
la figure 4 est une vue représentant le positionnement du berceau de traction selon l'invention par rapport à l'anatomie du cheval;
la figure 5 est une vue de face (partie droite) du berceau de traction selon l'invention, et une vue de l'arrière (partie gauche),
les figures 6 et 7 représentent schématiquement les mouvements des épaules du cheval et ceux des- volets du berceau de traction, respectivement,
La figure 8 est une vue de dessus, agrandie, du dispositif amortisseur,
La figure 9 est une vue de devant montrant la fixation du harnais au berceau de traction.

Sur la figure 1, est représenté un cheval 3 attelé à un véhicule hippomobile 1 à deux roues par l'intermédiaire d'un monobrancard 2. Ce monobrancard repose sur le cheval par l'intermédiaire d'un berceau de traction 4, d'un collier 5, 6 et d'une sous-ventrière 7, ces deux derniers éléments constituant le harnais. Des rênes 8 permettent de guider le cheval de façon classique. Le berceau de traction 4 comporte deux arceaux 9,10 réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec le collier 5 et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, l'arceau arrière 10 vu de dessus (figure 2) présentant un rayon de courbure plus faible que l'arceau avant 9. L'arceau avant se trouve dans un plan peu écarté de la verticale tandis que l'arceau arrière est nettement oblique par rapport a ia verticale. Un pivot 11 solidaire du monobrancard 2 est monté sur un organe 12 (par exemple une plaque) reliant les deux arceaux 9 et 10, au niveau de leur écartement maximal et permet la libre rotation du monobrancard par rapport au cheval. Cette structure en double arceau du berceau est avantageuse du point de vue économique et du point de vue légèreté, mais pourrait être remplacée par une structure pleine, permettant de définir un axe arrière oblique, même non matérialisé.
Les rênes 8 passent chacune de chaque côte du berceau dans un œillet 14a sur l'arceau avant puis dans un œillet 14 (figure 2) situé sur l'arceau arrière puis toutes deux dans le même œillet 14b sur le monobrancard 2.

Le berceau de traction 4 prend appui sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets 15,16, montés tous deux sur l'arceau arrière 11, disposes de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval et symétriques par rapport à cette ligne. Chaque volet prend appui dans le creux anatomique situé à l'arrière de l'omoplate 17 du cheval (figure 4) et la face interne du volet, en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente plusieurs convexités et concavités. Les volets 15, 16 ont de préférence une forme ovoïde présentant une pointe 22 et un gros bout 23, ce dernier constituant la base du volet.
Chacun des volets 15,16 est monté sur l'arceau arrière par l'intermédiaire de deux articulations par exemple de deux rotules 24 montées sur des tiges fixes 25, 25a. La tige 25a située à la partie supérieure du volet 15, 16 et la tige 25 à la base du volet sont montées en inversion, c'est-à-dire que la tige 25a est montée sur l'arceau et la rotule qu'elle porte repose sur le volet alors que la tige 25 est montée sur le volet et sa rotule repose sur l'arceau. La longueur des tiges fixes peut être modifiée par vissage ou dévissage de façon à permettre la fabrication standardisée de berceaux pour n'importe .quel dos de cheval.
Comme indiqué précédemment, chaque volet 15, 16 comporte sur sa face interne un rembourrage 26 sur une plaque de base 27, les deux étant conformés de façon à venir s'adapter à l’anatomie du cheval à l'arrière de l'omoplate de celui-ci. Pour ce faire, la face interne des volets en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente une section droite convexe, dans la zone centrale du volet, dans un plan perpendiculaire au plan de l'arceau arrière, les parties latérales du volet de part et d'autre de l'arceau présentant une section concave au plan de l'arceau, et une section droite concave dans la zone centrale du volet, dans un plan parallèle au plan de l'arceau, les parties supérieure et inférieure du volet présentant elles une section convexe dans des plans perpendiculaires au plan de l'arceau. Lorsque le cheval avance et quelle que soit son allure (pas, trot ou galop), ses épaules avancent alternativement et sont animées d'un mouvement représenté schématiquement sur la figure 6, par les flèches E-F. Du fait des articulations à rotules, les volets suivent les mouvements des omoplates du cheval en basculant, autour de l'axe reliant les deux articulations, vers l'avant lorsque c'est l'épaule correspondante qui avance et vers l'arrière lorsque celle-ci est en retrait. Ceci est représenté schématiquement sur la figure 7, par les flèches I et J, les points d'articulation étant symbolisés par les tiges 25 et 25a. Du fait du montage de la rotule de la tige 25a sur le volet, le mouvement de bascule à la pointe du volet est de moindre amplitude qu'à la base et ceci correspond au fait que l'amplitude de mouvement de l'omoplate du cheval est inférieure au niveau de la pointe du volet par rapport à celle existant à la base du volet.
Le berceau de traction 4 est maintenu en place sur le cheval par l'intermédiaire d'un collier 5, 6 et d'une sous-ventrière 7 (figure 9). Le collier est de préférence un collier de chasse de type américain ("breath collar"), c'est-à-dire un collier en deux parties latérales 5 réunies par un anneau et est monté de façon fixe par un dispositif classique de boucles à l'extrémité 28 de la partie commune des deux arceaux 9 et 10. Une courroie 6 est montée sur l'anneau du collier de chasse, passe entre les jambes avant du cheval et est réunie à l'aide d'un anneau ou tout autre dispositif à la sous-ventrière 7. Celle-ci est fixée par des attaches ou crochets 13a aux anneaux 13 (figure 5) prévus sur l'arceau arrière 10 entre les points d'articulation des volets. Pour atteler le cheval au monobrancard, il suffit de lui enfiler par la tête l'ensemble berceau et cellier et de venir ensuite mettre en place de chaque côté les crochets 13a de la sous-ventrière dans les anneaux 13 de l'arceau 10. Ceci assure le positionnement latéral du berceau sur le cheval, tandis qu'un culeron 29 relié également aux anneaux 13 assure le positionnement longitudinal du berceau.
Pour profiter au mieux de l'effort de traction du cheval, l'extrémité 28 des arceaux se trouve sur l'axe horizontal 20 passant par la base du cou du cheval et le collier de chasse se situe en majeure partie entre cet axe horizontal 20 et l'axe horizontal 21 passant par la pointe de l'épaule.

Le collier de chasse peut être remplacé par une bricole, pièce d'un seul tenant et traditionnellement utilisée pour la traction, mais l'effort du cheval s'effectue alors à la base du cou. On préfère donc utiliser un collier de chasse (utilisé pour les chevaux montés) avec lequel l'effort se répartit sur les deux épaules.

Le monobrancard 2 est relié au véhicule hippomobile 3 par un dispositif amortisseur et un dispositif d'équilibrage réglable que l'on décrira après une courte description du véhicule lui-même.

Ce véhicule est constitué par un châssis 30 monté sur deux roues 31 équipées de pneumatiques par l'intermédiaire de barres 32 et de suspensions 33. Un plancher 34, par exemple en treillis métallique (représenté sur la moitié du véhicule à la figure 2), permet à une ou plusieurs personnes de prendre place. Un siège 35 est prévu sur les montants arrière 36 de châssis (seule la structure de support du siège est représentée à la figure 2) de telle sorte que le poids du ou des passagers s'exerce essentiellement à la verticale (plan 37) de l'axe des roues 31 (figure 3).

L'extrémité arrière 38 du monobrancard 2 est fixée en 39 sur le châssis 30. Comme on le voit sur les dessins, la forme générale du monobrancard épouse celle du cheval et l'extrémité arrière 38 du monobrancard est oblique par rapport à la verticale. Un élément de support 40 est monté à l'avant du châssis 30. Cet élément 40 comporte deux parties latérales 41 sensiblement verticales et une partie centrale 42 horizontale sensiblement en arc de cercle ouvert vers l'avant du véhicule.

Cette partie en arc de cercle peut servir de poignée pour les passagers mais a essentiellement un rôle de support du dispositif amortisseur. Ce dispositif amortisseur 43 (représenté à plus grande échelle sur la figure 8) est constitué par un élément élastique 44 tendu, perpendiculairement à l'axe longitudinal du véhicule, entre les deux extrémités 45 de l'arc de cercle 42. Cet élément élastique est avantageusement constitué par un anneau en caoutchouc ou une bande de caoutchouc ou d'un autre élastomère repliée sur elle même, relié aux points 45 par des organes de fixation 46 traversant l'anneau; ces organes de fixation 46 peuvent être des tiges 47 à extrémité filetée traversant l'anneau et maintenues par des écrous 48, comme représenté sur la figure 8 à titre illustratif.

La partie centrale de l'anneau élastique 44 est comprimée entre deux rondelles 49 dans le trou central desquelles passe un axe 50 relié rigidement au monobrancard 2. L'extrémité 51 de l'axe 50 fixée au monobrancard est montée en rotation sur une plaque 52 fixée au monobrancard, (par exemple dans un trou de la plaque à l'aide d'un boulon) à peu près au même niveau que l'épaule du cheval. De cette façon, le mouvement alternatif saccadé de traction du cheval est transmis à l'élément élastique qui l'amortit pour que la voiture soit entraînée de façon continue, sans saccades.

L'axe rigide 50 a une longueur réglable par exemple du fait de son interruption par un élément du type ridoir qui permet de rapprocher ou d'écarter la plaque 52 de l'élément élastique 44. Ceci permet de régler l'équilibre de la voiture hippomobile en fonction du cheval, du nombre et du poids de passagers,... pour que l'avant du siège se trouve à la verticale du centre des roues (plan 37). Par ailleurs, le meneur a toujours la possibilité de modifier cet équilibre en se positionnant de façon appropriée dans le véhicule, en position assise ou debout, prenant appui sur la partie centrale du plancher 34, sur sa partie avant remontante ou sur l'une ou l'autre des parties latérales débordant au dessus des roues 31 (cf. fig.2).

Le véhicule hippomobile, le mono-brancard et le berceau de traction sont représentés sur les dessins comme étant faits en tube d'acier. C'est une solution simple et facile à mettre en œuvre, permettant une légèreté et une solidité adéquate tout en facilitant l'obtention des formes arrondies adaptées d'une part à la morphologie du cheval pour la partie mono-brancard et berceau de traction et d'autre part à l'exigence de maniabilité et de sécurité de la partie véhicule. En effet les parties latérales en arrondi, débordant au dessus des roues et inclinées vers le sol permettent à ce véhicule de s'effacer lorsqu'il heurte accidentellement un obstacle (pierre, arbre, ...).

A titre d'exemple, l'élément de rotation 11 peut être un roulement à billes fixé à la plaque 12 par quatre boulons mais d' autres dispositifs permettant de relier le berceau à un mono-brancard en assurant une libre rotation de celui-ci autour du point d'articulation sur le berceau peuvent bien entendu être envisagés.

Les éléments constitutifs du harnais, collier de chasse et sous-ventrière, sont construits et assemblés de façon classique, avec un rembourrage assurant le confort du cheval.
Bien entendu les dimensions du véhicule, du mono-brancard et du berceau sont adaptées à la taille du cheval. Toutefois du fait de la présence des volets articulés, on peut sans problème se contenter d'adapter ces dimensions au type de cheval utilisé (poney, double poney, cheval, ... ). Un dispositif tel que décrit ici permet une très grande liberté de manœuvre puisque le cheval a pratiquement la liberté de manœuvre d'un cheval monté et que la forme et la structure du véhicule lui permettent de passer presque partout (il suffit que le passage disponible ait la largeur du véhicule), sur route, en forêt, dans les champs, etc...


Les textes originaux du brevet...


Le même brevet a été déposé dans différents pays en 1989 (WO/1989/005748) et aux États-Unis en 1991 (US5076041A) ("Harnessing device for single shaft horse-drawn vehicle").

Dans une prochaine partie nous verrons d'autres brevets de systèmes proches de celui-ci, postérieurs mais aussi antérieurs à l'Équimobile...

jeudi 23 juillet 2015

PferdeStark 2015, samedi 29 et dimanche 30 août 2015 à Dörentrup (Allemagne)

La Pferdestark ("Force du cheval") est la plus grosse manifestation de présentation de matériel moderne à traction animale en Europe.

Cette manifestation, est organisée tous les 2 ans par l'IGZ (l’association allemande des utilisateurs de chevaux de trait) en fait plutôt la section de l'IGZ du pays de Rhénanie du Nord-Westphalie. C'est avant tout une vitrine de l’utilisation actuelle et future de la traction animale comme source d’énergie renouvelable.

Depuis 2013, la PferdeStark a lieu, dans un nouveau cadre (le musée de plein air de Detmold, où elle se déroulait depuis 1996, ne convenant plus pour des raisons de normes de sécurité).
C'est donc sur le domaine de Wendlinghausen, sur la commune de Dörentrup (à quelques kilomètres de Detmold) que se déroule maintenant la manifestation.

Ce domaine héberge une exploitation agricole qui travaille selon des principes écologiques sur 350 ha de terres agricoles et 100 ha de forêts.
Même si l'utilisation de chevaux de trait sur le domaine s'est limitée jusqu'à présent aux travaux forestiers, les convictions du propriétaire Joachim Von Reden s'accordent parfaitement avec l'esprit de la PferdeStark et présentent beaucoup de points communs avec celles de l'IGZ.

Un nombre impressionnant de machines et d'outils à Traction Animale (très récents pour certains) construits aux États-Unis, en Angleterre, Allemagne, Italie, Autriche, Pologne, Suisse, Suède et France…
Tous les matériels sont exposés et présentés au travail...

Les outils les plus simples et les machines les plus sophistiquées, tirées par un, deux, ou quatre chevaux, tournent dans les prés et les champs du domaine en démonstrations programmées à heures précises tout au long des 2 journées (l'organisation allemande).

En 2013, nous avons pu voir de nombreux avant-trains simples, à moteur auxiliaire et à prise de force sur les roues, des faucheuses à entraînement par les roues et à moteur, des faneuses, des andaineurs, des botteleuses, une superbe moissonneuse-javelleuse à 3 chevaux, ancienne, des charrues, herses, bineuses, semoirs, épandeurs à fumiers, planteuses et ramasseuses à patates, des porte-outils de culture sarclée et de maraîchage, des porte-balles-rondes, des porteurs forestiers, des chariots etc.

Il y avait aussi des des harnais, des colliers, des voitures anciennes de collection ou modernes, des bourreliers, des constructeurs de toute l'Europe...

Et parallèlement aux démonstrations techniques en situation, il y a une très grande carrière avec présentation en continu de spectacles, de show de races, de concours d'utilisation et de matériel avec des commentaires (malheureusement seulement en allemand).

Il y a aussi la finale régionale de labour et un concours européen de débardage.

Nous feront le déplacement à quelques uns d'Hippotese pour suivre tout ça, retrouver nos amis de la FECTU et aussi pour présenter notre prototype de NéoBucher.

Pour y aller...

Thierry Bret de la Drôme organise un départ collectif en minibus, si vous êtes intéressés... Tél rapidement au 06-17-96-58-51

Quelques billets sur le blog d'Hippotese qui parlent ou qui font suite à l'édition 2013...

Derniers tarifs du matériel de maraîchage du constructeur italien, Albano Mascardo vu à la Pferdestark

7ème Journée technique Traction Animale en Maraîchage : Le Compte-Rendu (partie 2) avec des photos de l'avant-train IJ

Billet Tarif du matériel de Traction Animale américain disponible en France (suite de l'Hippobille N°31) dont la faucheuse IJ

Vous retrouverez aussi des infos dans l'Hippobulle N°31 (pour les adhérents) qui en parle largement...

A suivre dans un prochain billet, une petite vidéo et des explications au sujet d'une trépigneuse à 2 chevaux vue au PferdeStark 2013...

vendredi 22 mai 2015

Slideshow about the NeoBucher project story (English version, may 2015)

Slideshow about the NeoBucher project history (English version, may 2015)

The NeoBucher project story


01 : The NeoBucher project : story of the rebirth of horse draught multi-tillage implement Bucher TM.
This project, still in progress today, is supported by Hippotese. Hippotese is a French none-profit organization which promotes draft equids power.


02 : Hippotese was founded in 1986 by the merger of two French personnalities and two French organisations who have been positively committed to the use of draught horses. One came from Jura, and the other from Alps country (Deny Fady chairman of CEP Savoie and Jean Louis Cannelle chairman of ARTAP Franche-Comté).
The name "HIPPOTESE" means Hippomobile and Technology Experimentations from SouthEast France.


03 : Since 1986, Hippotese conducts technical research (about collars, harnesses, horse-drawn vehicles and equipment for agricultural, forestry and urban uses...), offers professional training, collects and spreads historical and technical documentation (on its website, on its blogspot, in its Hippobulle-newspaper and its monthly HippoNews-newsletter), organizes promotional events about horse draft power and supports its members in their activities (loan of equipment, collective self-help projects, helping hands...).


04 : The Bucher (Bucher Guyer AG) horse draught multi-tillage implement had been available since the 30's. It had been manufactured until the 60's.
It is an implement for open-field vegetable crops and market gardening.
It has simple and easily constructible frame and lightweight design. It is equipped with a toolbar-lifting system.


05 : The Bucher possesses rare qualities, such as the possibility to till 2 rows at once (3 ranks available), and 2 path correcting systems so tillage can be very precise.
Besides, when changing from one kind of tillage to another, users change the whole tool-bar very easily, without taking of each tool, and so without changing set-space between tools.
It can be draft by a single horse, or a pair.


06 : Hippotese discovered the Bucher in the 90's, and published a first technical documentation in 1992 in our magazine Hippobulle n°15-16.
In 2006, on Hippotese's blog, we wondered about re-manufacturing this implement, with no answer to this question.


07 : Between 2007 and 2008, we imported dozens of second-hand Buchers from Switzerland, until we couldn’t get any more.
Again, we wondered about re-manufacturing, but without trying anything to that point yet.


08 : Then, since 2010, many people have been creating market gardening implements, but none was really based on the Bucher.
It seemed quite stupid to us to try and re-invent something that already existed, that had been improved during many years, which was at once very simple and very sophisticated, and which was quite simple to copy.
Moreover, none of these new multi-tillage implements met the three main functions of the Bucher : 1 horse, 2 rows and path correcting system..


09 : On July 2014, we decided to pay a craftsman to draw the (original) Bucher technical drawings (manufacturing diagrams), so we could share them with anybody who would like to built a new one, identical to the old one.
Secondly, from these first technical drawings, we tried and simplified the manufacturing pattern, using as few as possible different shaped metal bars and limiting the number of sections of metal profiles used.
Then, we thought about changing a few particular parts which used to be in cast iron, so they could be crafted only by welding from usual shaped metal bars.


10 : In October 2014, next step was to slightly improve the original model, to adapt this implement to our uses. And so, from simply copying the Bucher, now we were working on a Neo-Bucher project !
We gathered as many Bucher users as we could – about 20 people- to produced guidelines about what should be kept identical, and what should be changed.
That is when we took the society of Cooperative Interest "L'Atelier Paysan" as a partner on this project. L'Atelier Paysan has technical knowledge and experience on designing self-manufacturable market gardening implements.
Together we have sought simple, efficient and reliable solutions (original or not) to the building of the NeoBucher.


11 : We decided :
- to spread on free license “Creative common” what we would achieved,
- to allow market gardeners to self-manufacture their own implement, by offering formative sessions organised by L'Atelier Paysan,
- to allow professional craftsmen to manufacture parts or whole implements for people who would like to buy them ready to use.


12 : We decided to find building solutions adapted to the equipment of a farm basic mechanical workshop. Namely : a arc welding machine, a angle grinder, a bench drill and usual metal profiles.
We don't cross out the possibility to achieve a few complex parts (turning, laser cutting …) with external craftsmen.
This solution allows to built NeoBuchers worldwide using local technical means.


13 : From October 2014 to January 2015, Axel, an engineer student doing an internship at l'Atelier Paysan, accepted to work on technical solutions to our guidelines, on the 3D technical drawings for both versions of the Bucher, discussing his work with us at each step.
Many exchanges took place between members of the working group (Hippotese, l'Atelier Paysan and Bucher users). They brought simple technical solutions, some inspired by other efficient implements, some entirely new. Only the best ones were kept.


14 : In Feburary 2015, a first self-manufacturing workshop was organised with 13 people plus Axel and his boss Joseph.
In 3 days, (and more than 300 hours of work), 2 identical prototypes were produced, which proved the chosen technical solutions feasibility.


15 : In the process, Hippotese was asked to present, 15 days later, a Neo-Bucher prototype at the 2015's International Agriculture Show in Paris. We hasten to make one prototype presentable.


16 : Early March 2015, the prototype (number 002) had been presented twice at the "Innovative Horse-Drawn Equipment Demonstrations", in front of the French Minister for Agriculture.


17 : Mid-March 2015, Hippotese touched the bottom of its self-funding capacities.
So we launched a crow-funding project through the web site KissKissBankBank.com, hoping to collect enough money to equip the new tool-bars with tools from manufacturers, and to start the first real-conditions tests at spring.


18 : End of March 2015, we presented one this same 002 prototype and the "NeoBucher Project" at the FECTU Annual General Meeting (European Federation for Draught Animals) in Italy, to our European friends.


19: On April 2015, we organized a 2 days workshop to make changes and improvements on the 002 prototype, especially on the lifting system and the toolbar. This workshop took place in a market gardening and aromatic and medicinal plants farm where the 002 prototype will stay to be tested for the whole season.


20 : On May 2015, intensive real-conditions tests started. And results are hopeful...


21 : Which is still to be done...
- We plan to test and develop the prototypes from May to September, 2015.
- Mid-September 2015, the NeoBucher will be presented at the Tech & Bio organic show in Valence (South-East of France).
- From October 2015 to the end of 2015, we will prepare the final Neo-Bucher technical drawings and manufacturing tutorial.
- Early 2016: We hope to spread drawings and organize the first training for self-building this horse-draught multi-tillage implement.

Follow the project on the Hippotese website : http://hippotese.fr

Deny Fady, Chairman of Hippotese, may 2015

(Special thanks to Nina et Jérôme for translate)


The crow-funding effort for this project will end on May 26, 7h32 pm, we hope to reach our goal of 7000 euros, which will allow Hippotese to keep working on this project.
NB : crow-funding adress : http://www.kisskissbankbank.com/neo-bucher-traction-animale-et-innovation

Download Slideshow about the NeoBucher project story (English version, may 2015, PDF) here.

Download Slideshow with comments about the NeoBucher project story (English version, may 2015, PDF) here.

jeudi 21 mai 2015

Présentation diapos du projet NeoBucher avec commentaires (ver française, mai 2015)

Voici une petite mise à jour de la présentation du projet NeoBucher avec ses commentaires (ver française du 20 mai 2015).

Ce billet reprend celui d'avril et y ajoute quelques diapos avec les dernières nouvelles...

Vous aurez même droit à un pdf avec diapos et commentaires (voir en bas)

Plus que 5 jours pour boucler la collecte KissKissBankBank (26 mai 19h32)...
Nous en sommes à 5300 € sur 7000 € (soit 76 %), on reste tendu mais confiant...

Jusqu'au 26, vous pouvez encore soutenir le projet en participant à son financement...
Plus d'infos ici : http://www.kisskissbankbank.com/neo-bucher-traction-animale-et-innovation

Dans tous les cas, un grand merci à tous ceux qui nous ont déjà soutenu...

Ce projet fera date par sa philosophie et il contribuera à améliorer l'efficacité des interventions en traction animale en maraîchage et cultures de plein champ et permettra, nous l'espérons, à plein de jeunes de s'installer (et de réussir) en bio et traction animale...

Histoire du projet Néo Bucher


01 : Nous allons vous présenter le projet NeoBucher qui raconte l'histoire de la renaissance du porte-outils de maraîchage à Traction Animale Bucher.
Ce projet, encore en cours aujourd'hui, est porté par l'association Hippotese qui est une association de promotion du Cheval de Travail.


02 : L'association Hippotese est une association loi de 1901 qui a été créée en 1986 par la fusion du groupe Traction Animale du CEP Savoie et du groupe Traction Animale ARTAP de Franche-Comté.
Le nom "HIPPOTESE" signifie Ass HIPPOmobile de Technologie et d'Expérimentation du Sud-Est, car la Savoie et la Franche-Comté sont situées dans la quart Sud-Est de la France.


03 : Depuis 1986, l'association Hippotese fait de la recherche technique (colliers, harnais, matériel agricole, forestier, urbain...), de la formation, de la collecte et de la diffusion d'informations (sur son site web, son blog, dans son journal Hippobulle et par une lettre d'information mensuelle HippoNews), organise des manifestations de promotion de la Traction Animale et soutient ses membres dans leur activités (prêt de matériel, chantiers collectifs, coups de main...).


04 : Le porte-outils de maraîchage en traction animale Bucher (Bucher Guyer AG) est un outil d'origine suisse, qui existe depuis les années 30 et qui a été commercialisé jusque dans les années 60.
Il est adapté à la culture de légumes de plein champ et au maraîchage.
Il est équipé d'un système de relevage d'outils et son châssis est de conception simple et légère.


05 : Le porte-outils Bucher a des qualités rares, outre qu'il permet de travailler 2 rangs en même temps (3 rangs possibles), il propose deux systèmes de correction de trajectoire qui permettent de sarcler les plantes au plus prés et il peut être utilisé avec un seul cheval (2 chevaux possibles).


06 : A Hippotese, nous avons découvert ce porte-outils dans les années 1990 et nous avons diffusé une première documentation technique en 1992 dans l'Hippobulle n°15/16.
En 2006, dans un billet du blog, nous nous posions déjà la question de refaire fabriquer de manière semi-industriel cet outil, sans donner suite.


07 : Entre 2000 et 2008, nous avons importé plusieurs dizaines de porte-outils Bucher d'occasion de Suisse jusqu'à en épuiser la source.
La question d'une re-fabrication s'est de nouveau posée mais sans réponse satisfaisante.


08 : À partir de 2010, il est sorti sur le marché français de nombreux prototypes de porte-outils de maraîchage mais aucun ne s'inspirait vraiment du Bucher.
Il nous semblait idiot de vouloir réinventer la roue, alors que nous avions une base de travail à la fois simple et très sophistiquée, qui a été perfectionnée pendant plus de 20 ans, qui a été diffusée à plusieurs centaines d'exemplaires et reste très facile à reproduire.
De plus, aucun de ces nouveaux porte-outils ne répondait aux 3 fonctions principales du Bucher : 1 cheval, 2 rangs et correction de trajectoire.


09 : En juillet 2014, nous avons décidé de faire dessiner les plans du porte-outils Bucher (existant) pour pouvoir les diffuser à ceux qui voudraient en construire un.
Dans un deuxième temps, à partir des plans de définition, nous avons essayé de simplifier la construction de l'outil en limitant le nombre de sections (de profilés métalliques) utilisées.
Puis on a réfléchit au remplacement de certaines pièces en fonte moulée (sur le Bucher original) par des pièces mécano-soudées, réalisables plus simplement.


10 : En octobre 2014, on a décidé d'apporter des améliorations au modèle original tout en gardant une compatibilité avec les barres d'outils existantes. Le projet NéoBucher est lancé !
On a alors créé un groupe de travail pour écrire un cahier des charges des éléments à garder et des éléments à améliorer.
C'est aussi à ce moment là qu'Hippotese s'est associée avec la Coopérative d'Autoconstruction l'Atelier Paysan, qui pouvait nous apporter sa compétence technique et son expérience sur la conception d'outils de maraîchage autoconstruits et la formation.
Ensemble, nous avons cherché des solutions techniques, simples, originales ou éprouvées.


11 : Nous avons décidé :
- De diffuser le résultat de notre travail en licence libre "Creative Common",
- De réfléchir dés la conception à la possibilité d'auto-construire le porte-outils (choix de solutions nécessitant peu de compétences techniques),
- De rendre possible, avec l'Atelier Paysan, l'organisation de formations à l'autoconstruction,__
- Et aussi d'autoriser la fabrication partielle ou totale des porte-outils par des artisans, pour les utilisateurs qui ne souhaitent pas réaliser eux-même le leur.


12 : Nous nous sommes imposé la recherche de solutions constructives adaptées à l'équipement d'un atelier mécanique de base.
À savoir : un poste à souder, une disqueuse, une perceuse à colonne, et des profilés métalliques courants.
En nous réservant la possibilité de faire réaliser à l'extérieur quelques pièces complexes (tournage, découpe laser...).
Ce qui ouvrait la possibilité de construire des NeoBucher partout dans le monde en utilisant des moyens techniques locaux.


13 : Axel, élève ingénieur, en service civil à l'Atelier Paysan, a accepté de travailler sur les plans 3D du NéoBucher et nous a proposé des solutions constructives qui répondaient au cahier des charges.
De nombreux échanges entre les membres du groupe de travail (Hippotese, Atelier-Paysan, simples utilisateurs de Bucher...) ont permis de sélectionner les meilleures solutions.


14 : Février 2015, organisation d'un premier stage d'auto-construction qui réunit 13 stagiaires sous la direction d'Axel et de Joseph de l'Atelier Paysan à Valence (Drôme).
En 3 jours (et plus de 300 heures d'atelier), les prototypes 001 et 002 sont construits et valident du même coup la faisabilité technique des solutions retenues.


15 : Dans la foulée, Hippotese est invitée à présenter 15 jours plus tard, un prototype de NéoBucher au Salon International de l'Agriculture de Paris. Nous nous empressons de rendre présentables les prototypes.


16 : Début mars 2015, le prototype 002 est présenté aux 2 démonstrations de matériel hippomobiles innovants du salon en présence du Ministre de l'agriculture.


17 : Mi-mars 2015, Hippotese a atteint la limite de ses capacités d'auto-financement, nous lançons une collecte en financement participatif sur le site KissKissBankBank.com avec l'objectif d'acheter des outils modernes pour équiper nos porte-outils et ainsi permettre des essais en conditions d'utilisation réelle pour finaliser rapidement le projet.


18 : Fin mars 2015, nous présentons l'un des deux prototypes et le projet NeoBucher à l'Assemblée Générale de la Fédération Européenne du Cheval de Trait (FECTU), en Italie, devant nos partenaires européens.


19 : En Avril 2015, nous organisons deux jours d'atelier à la ferme de Nicolas Koziel. Après quelques essais, nous avions besoin de modifier et améliorer quelques détails sur le NeoBucher, notamment sur le système de relevage et la barre porte-outils.


20 : En mai 2015, nous commençons les véritables tests intensifs en conditions réelles sur des cultures biologiques de plantes aromatiques et médicinales. Et les résultats sont très encourageants.


21 : La suite du projet reste à écrire...
Nous pensons réaliser des essais sur le terrain et la mise au point des prototypes de mai à septembre 2015.
Mi-septembre 2015, le NeoBucher sera présenté au salon Tech&Bio (Salon Européen Professionnel des techniques bio et alternatives en agriculture) à Valence (Drôme).
A partir d'octobre 2015 et jusqu'à la fin 2015, nous établirons les plans définitifs et le tutoriel de fabrication.
Début 2016 : Nous espérons pouvoir diffuser les plans et organiser les premières formations à l'autoconstruction en vue de la multiplication des porte-outils NeoBucher...
A suivre sur le Blog d'Hippotese : http://hippotese.fr


Téléchargez la présentation de l'Histoire du projet Néo Bucher (version française, mai 2015) avec commentaires, au format PDF, voir ici.

mardi 21 avril 2015

Présentation diapos du projet NeoBucher avec commentaires (ver française, avril 2015)

Lors de l'AG de la FECTU en Italie (voir billet précédent), nous avons présenté sous forme de Diapos un résumé de l'histoire du Projet NeoBucher...

Comme certains d'entre-vous nous l'ont demandé, c'est avec plaisir que nous la diffusons aujourd'hui avec les commentaires, intercalés avec les diapos...
Vous trouverez en fin de billet la présentation et les commentaires sous forme de 2 fichiers au format PDF...

Nous diffuserons prochainement une version anglaise de cette présentation (et des commentaires) pour l'international (sic)...

Histoire du projet Néo Bucher


01 : Nous allons vous présenter le projet NeoBucher qui raconte l'histoire de la renaissance du porte-outils de maraîchage à Traction Animale Bucher.
Ce projet, encore en cours aujourd'hui, est porté par l'association Hippotese qui est une association de promotion du Cheval de Travail.


02 : L'association Hippotese est une association loi de 1901 qui a été créée en 1986 par la fusion du groupe Traction Animale du CEP Savoie et du groupe Traction Animale ARTAP de Franche-Comté.
Le nom "HIPPOTESE" signifie Ass HIPPOmobile de Technologie et d'Expérimentation du Sud-Est, car la Savoie et la Franche-Comté sont situées dans la quart Sud-Est de la France.


03 : Depuis 1986, l'association Hippotese fait de la recherche technique (colliers, harnais, matériel agricole, forestier, urbain...), de la formation, de la collecte et de la diffusion d'informations (sur son site web, son blog, dans son journal Hippobulle et par une lettre d'information mensuelle HippoNews), organise des manifestations de promotion de la Traction Animale et soutient ses membres dans leur activités (prêt de matériel, chantiers collectifs, coups de main...).


04 : Le porte-outils de maraîchage en traction animale Bucher (Bucher Guyer AG) est un outil d'origine suisse, qui existe depuis les années 30 et qui a été commercialisé jusque dans les années 60.
Il est adapté à la culture de légumes de plein champ et au maraîchage.
Il est équipé d'un système de relevage d'outils et son châssis est de conception simple et légère.


05 : Le porte-outils Bucher a des qualités rares, outre qu'il permet de travailler 2 rangs en même temps (3 rangs possibles), il propose deux systèmes de correction de trajectoire qui permettent de sarcler les plantes au plus prés et il peut être utilisé avec un seul cheval (2 chevaux possibles).


06 : A Hippotese, nous avons découvert ce porte-outils dans les années 1990 et nous avons diffusé une première documentation technique en 1992 dans l'Hippobulle n°15/16.
En 2006, dans un billet du blog, nous nous posions déjà la question de refaire fabriquer de manière semi-industriel cet outil, sans donner suite.


07 : Entre 2000 et 2008, nous avons importé plusieurs dizaines de porte-outils Bucher d'occasion de Suisse jusqu'à en épuiser la source.
La question d'une re-fabrication s'est de nouveau posée mais sans réponse satisfaisante.


08 : À partir de 2010, il est sorti sur le marché français de nombreux prototypes de porte-outils de maraîchage mais aucun ne s'inspirait vraiment du Bucher.
Il nous semblait idiot de vouloir réinventer la roue, alors que nous avions une base de travail à la fois simple et très sophistiquée, qui a été perfectionnée pendant plus de 20 ans, qui a été diffusée à plusieurs centaines d'exemplaires et reste très facile à reproduire.
De plus, aucun de ces nouveaux porte-outils ne répondait aux 3 fonctions principales du Bucher : 1 cheval, 2 rangs et correction de trajectoire.


09 : En juillet 2014, nous avons décidé de faire dessiner les plans du porte-outils Bucher (existant) pour pouvoir les diffuser à ceux qui voudraient en construire un.
Dans un deuxième temps, à partir des plans de définition, nous avons essayé de simplifier la construction de l'outil en limitant le nombre de sections (de profilés métalliques) utilisées.
Puis on a réfléchit au remplacement de certaines pièces en fonte moulée (sur le Bucher original) par des pièces mécano-soudées, réalisables plus simplement.


10 : En octobre 2014, on a décidé d'apporter des améliorations au modèle original tout en gardant une compatibilité avec les barres d'outils existantes. Le projet NéoBucher est lancé !
On a alors créé un groupe de travail pour écrire un cahier des charges des éléments à garder et des éléments à améliorer.
C'est aussi à ce moment là qu'Hippotese s'est associée avec la Coopérative d'Autoconstruction l'Atelier Paysan, qui pouvait nous apporter sa compétence technique et son expérience sur la conception d'outils de maraîchage autoconstruits et la formation.
Ensemble, nous avons cherché des solutions techniques, simples, originales ou éprouvées.


11 : Nous avons décidé :
- De diffuser le résultat de notre travail en licence libre "Creative Common",
- De réfléchir dés la conception à la possibilité d'auto-construire le porte-outils (choix de solutions nécessitant peu de compétences techniques),
- De rendre possible, avec l'Atelier Paysan, l'organisation de formations à l'autoconstruction,__
- Et aussi d'autoriser la fabrication partielle ou totale des porte-outils par des artisans, pour les utilisateurs qui ne souhaitent pas réaliser eux-même le leur.


12 : Nous nous sommes imposé la recherche de solutions constructives adaptées à l'équipement d'un atelier mécanique de base.
À savoir : un poste à souder, une disqueuse, une perceuse à colonne, et des profilés métalliques courants.
En nous réservant la possibilité de faire réaliser à l'extérieur quelques pièces complexes (tournage, découpe laser...).
Ce qui ouvrait la possibilité de construire des NeoBucher partout dans le monde en utilisant des moyens techniques locaux.


13 : Axel, élève ingénieur, en service civil à l'Atelier Paysan, a accepté de travailler sur les plans 3D du NéoBucher et nous a proposé des solutions constructives qui répondaient au cahier des charges.
De nombreux échanges entre les membres du groupe de travail (Hippotese, Atelier-Paysan, simples utilisateurs de Bucher...) ont permis de sélectionner les meilleures solutions.


14 : Février 2015, organisation d'un premier stage d'auto-construction qui réunit 13 stagiaires sous la direction d'Axel et de Joseph de l'Atelier Paysan à Valence (Drôme).
En 3 jours (et plus de 300 heures d'atelier), les prototypes 001 et 002 sont construits et valident du même coup la faisabilité technique des solutions retenues.


15 : Dans la foulée, Hippotese est invitée à présenter 15 jours plus tard, un prototype de NéoBucher au Salon International de l'Agriculture de Paris. Nous nous empressons de rendre présentables les prototypes.


16 : Début mars 2015, le prototype 002 est présenté aux 2 démonstrations de matériel hippomobiles innovants du salon en présence du Ministre de l'agriculture.


17 : Mi-mars 2015, Hippotese a atteint la limite de ses capacités d'auto-financement, nous lançons une collecte en financement participatif sur le site KissKissBankBank.com avec l'objectif d'acheter des outils modernes pour équiper nos porte-outils et ainsi permettre des essais en conditions d'utilisation réelle pour finaliser rapidement le projet.


18 : Fin mars 2015, nous présentons l'un des deux prototypes et le projet NeoBucher à l'Assemblée Générale de la Fédération Européenne du Cheval de Trait (FECTU), en Italie, devant nos partenaires européens.


19 : La suite du projet reste à écrire...
Nous pensons réaliser des essais sur le terrain et la mise au point des prototypes d'avril à septembre 2015.
Mi-septembre 2015, le NeoBucher sera présenté au salon Tech&Bio à Valence (Drôme).
A partir d'octobre 2015 et jusqu'à la fin 2015, nous établirons les plans définitifs et le tutoriel de fabrication.
Début 2016 : Nous espérons pouvoir diffuser les plans et organiser les premières formations à l'autoconstruction en vue de la multiplication des porte-outils NeoBucher...
A suivre sur le Blog d'Hippotese : http://hippotese.fr


La présentation de l'Histoire du projet Néo Bucher (version française, d'avril 2015) au format PDF téléchargeable ici.

Les commentaires de la présentation de l'Histoire du projet Néo Bucher (version française, d'avril 2015) au format PDF téléchargeable ici.

mercredi 1 janvier 2014

Tarif du matériel de Traction Animale américain disponible en France (suite de l'Hippobille N°31)

Conformément à l'habitude, vous pouvez trouver dans la rubrique "HIPPOBULLE compléments d'infos", des compléments d'information sur les Hippobulles parus dernièrement...

NB : vous pouvez aussi participez à ces compléments en nous envoyant vos remarques...

Dans le dernier Hippobulle N°31, dans un compte-rendu du salon de Detmold en Allemagne (Août 2013), nous avons diffusé des indications de prix trouvées sur place, pour du matériel américain.

Je vous fais un rappel de ces indications que nous avait proposé l'importateur allemand (extrait de l'HIPPOBULLE N°31) :


*************************** Texte extrait de l 'Hippobulle N°31 ********************************

Faucheuse I&J
Peut supporter une barre de coupe de 1.9m, 2.2m, 2.5m, ou 2.8m, avec un optimum à 2.2m.
Le modèle actuel (2014) dispose maintenant d'un carter d'huile au niveau de la transmission (grosse roues dentée d'entraînement) et d'une aide au pied pour enclencher (la mise en mouvement?) (en option?).
La pièce de « transmission » est spécialement dimensionnée pour les prairies européennes (?) (augmente la vitesse du mouvement).
Peut s'atteler en simple (brancards), en paire ou à 3 chevaux (le point d'accroche du palonnier se décale).
Elle est vendue avec le timon (les brancards?) : 6700 € avec un jeu de lames supplémentaire.
Pèse environ 300 kg
Les barres de coupe sont produites en Allemagne (www.esm-­ept.de), donc pas de problème pour les pièces de rechange (section ESM 344-098).
Il faut affûter très peu mais très souvent, et l'importateur ne vend pas le matériel d’affûtage.


Faucheuse I&J, Detmold 2013, photo Nina Passicot


Faucheuse I&J, Detmold 2013, photo Deny Fady


Faucheuse I&J, Detmold 2013, photo Deny Fady


Faucheuse I&J, Detmold 2013, photo Deny Fady

Épandeur Lancaster
Modèles à 3 hérissons (selon l'importateur, les modèles à 2 hérissons ne fonctionnent pas).
Existent en 3 tailles : 50 (90cm x 2m x 50 cm), 85 (2.4m x 50cm x 1m), ou 110 (2.4m x 60cm x 1m).
Le 50, sans option, est vendu 3600 €.
Option « grille de protection » (à l'avant) : 80 €.
Option « porte arrière avec trappe » (pour matières fines ou éviter que ça ne coule sur le trajet) et commande hydraulique : environ 400 €.
Option « roule et ailes arrière » (pour épandage plus large des matières fines) : 750 €.
Le 110 sans option : 4900 €.
Le 50 n'a pas de système de freinage intégré, alors que le 85 et le 110 si, avec un avant­-train spécifique.


Épandeur Lancaster, Detmold 2013, photo Deny Fady


Épandeur Lancaster, Detmold 2013, photo Deny Fady


Épandeur Lancaster, Detmold 2013, photo Deny Fady

Homesteader Pioneer
Poids à vide autour de 200kg.
3200€ sans outil, avec les 6 outils 5200€, un outil seul environ 300€ ; possibilité de commander seulement la barre porte­-outils.
Option "un cheval" sur demande.
Compensation de la direction par les roues, non réglable.
Les commandes sont à payer à l'avance.
Le délai de livraison un fois un plein container commandé est de 2 à 3 mois.
Le container est déposé là où il y a le plus de commandes.


Homesteader Pioneer, Detmold 2013, photo Nina Passicot


Homesteader Pioneer, Detmold 2013, photo Deny Fady


Homesteader Pioneer, Detmold 2013, photo Deny Fady


*************************** Fin d'extrait de l'Hippobulle N°31 **********************************

Nous avons reçu un mél de Hervé CHAMPOMIER de H2C Distribution, qui nous donne des informations complémentaires et des indications de ses tarifs en France (et répond à notre interrogation sur le différentiel de prix entre la France et l'Allemagne).
Je me permet de le diffuser tel quel...


*************************** Courrier de Hervé Champomier ***********************************

Bonjour,

Je tiens tout d'abord à vous remercier pour l'envoi du dernier Hippobulle, très intéressant.

Je souhaite vous apporter quelques précisions sur les outils américains vus à detmold.

Concernant la faucheuse I&J, la pédale sert à relever la barre de coupe pour éviter une taupinière par exemple, comme sur les anciens modèles mac cormick).
''Pour les tarifs, ils sont de 7 000 € pour la version à un cheval et de 7 200 € pour la version à deux chevaux. Vendue soit avec une barre de coupe (2 lames) supplémentaire.''
On n'est pas si loin du tarif annoncé de 6 700€.

Concernant les épandeurs, je propose les Millcreek, de conception identique au Lancaster : - modèle 27 GD : 0,75 m3 : 2 828 €
- modèle 37 GD : 1 m3 : 3 501 €
- modèle 57 GD : 1,5 m3 : 4 366 €
- modèle 77 GD : capacité 2 m3 : 4 924 €
options :
- porte arrière : 170 €
- hérisson adapté pour fiente de volaille : 120 €

largeur hors tout : 1,19m pour le 27 et le 37 et 1,47m pour le 57 et le 77.

Concernant le Homesteader de Pioneer, le poids est de 153 kg sans outil.
Les tarifs sont :
- Porte-outils avec siège de travail, roues métalliques, timon et balance de palonniers : 3 920€
- charrue 10" : 610 €
- cultivateur 6 dents : 320 €
- herse : 300 €
- butoir pommes de terre : 170 €
- disques billoneurs (la paire) : 270 €
- cover-crop : 520 €

Tarifs automne 2013 hors taxes.
Les délais sont de 2 mois environ, sans avoir à attendre la fin du remplissage d'un containeur.

Voilà, je voulais juste préciser que les revendeurs français ne sont pas des voleurs pratiquant des tarifs exorbitants comme le laisse entendre l'article (bas de page 43).

Les prix sont calculés au plus juste mais l'exercice est difficile pour en même temps faire face aux charges de l'entreprise et rester attractif afin de permettre le développement de la traction animale.

Sincères salutations,

Hervé CHAMPOMIER
H2C Distribution - H2C Services
2 Route des Cerisiers
63310 SAINT-CLEMENT-DE-REGNAT
France



Tél : +33 (0)681-694-843
Fax : +33 (0)470-328-173
mail : herve.champomier@hotmail.fr
blog : http://h2c-distribution.over-blog.com


*************************** Fin du courrier de Hervé Champomier *****************************

vendredi 13 décembre 2013

l'Hippobulle N°31 (avec un dossier spécial maraîchage) est arrivé pour noël...

Hippobulle N°31, notre bulletin irrégulomadaire, est paru pour l'AG début décembre 2013...

Ce numéro 31, qui fait 50 pages, est sans doute un des Hippobulles les plus dense depuis sa création. Il compense quelque peu, notre incapacité à sortir plusieurs numéros dans l'année.

Merci à Nina Passicot, qui a été la cheville ouvrière de ce numéro. Merci à tout ceux (Olivier Pichaud, Michel Carrel, Hervé Jourdain, Valérie Méo, Paul Deshayes...) qui ont participé aux articles, merci à Emmanuel, Mickaël, Valérie et Denis et Olivier qui ont accepté de nous ouvrir les portes de leurs jardins et aux constructeurs qui ont répondu à nos demandes d'information en nous fournissant des documents parfois inédits.



Sommaire d'Hippobulle N°31

Dossier maraîchage

  • Témoignages : 4 expériences (Vienne, Haute-Vienne, Drôme et Gard) autour des productions maraîchères en traction animale p2
  • Le Matériel de maraîchage disponible en France : l'ancien, le nouveau, caractéristiques, prix... (Prommata, Jourdant, Equi-Idea-Albano-Mascardo, Equivinum, Le Bon Coin, Le POM-Tech-Trait-Roger-Fillon, le Bucher) p8
  • Les Formations en maraîchage en Traction Animale p 23

Dossier recherche

  • Les ressorts amortisseurs de traction : comparaison de différents systèmes (étude du groupe Hippometrix) p 26
  • Les tests de colliers (expérience CERRTA-Hippotese lors de la journée trait'stival) p 29
  • Le mancheron ergonomique autoconstructible (plans et présentation de la collaboration ADABIO-Autoconstruction et Hippotese) p 36

Vie de l'association

  • Detmold, la plus grosse foire européenne consacrée à la traction animale (la Pferdestark en Allemagne) p 41
  • Tech'n'Bio (le salon professionnel de la Bio, à Valence, Drôme) p 45
  • Montmorillon (salon de la TA dans la Vienne) : Hippotese en action à l'ouest ! p 46

NB : Si vous voulez profiter de ce numéro exceptionnel et que vous n'êtes pas adhérent...
Vous savez ce qui vous reste à faire... Bulletin d'adhésion, ici... Précisez bien avec votre adhésion que vous souhaitez recevoir l'Hippobulle numéro 31...

NB2 : La deuxième série de Ressorts Amortisseurs "Hippotese" est entièrement vendue.
Nous allons lancer la fabrication d'une 3ème série de 100 pièces qui sera toujours disponible par correspondance et seulement pour les adhérents.
Les demandes de devis sont en cours, le prix de la paire de ressorts devait se situer entre 50 et 60 € et toujours 10 € de port pour une ou 2 paires. Plus d'informations sur les disponibilité en février 2014, ici sur le blog.

dimanche 24 novembre 2013

Le harnais chevilatte peut aussi s'utiliser au palonnier...

Suite du dernier Hippobulle N°30 consacré aux recherches sur le harnais "chevilatte" (voir ici tous les billets, dans la catégorie "Recherche-sur-le-Harnais-chevilatte" ).

Voici une petite vidéo, tournée à la Journée de la Traction Animale, jeudi 20 juin 2013 à Sciez-sur-Léman (Haute-Savoie), où, comme promis dans l'Hippobulle N°30, nous avons testé le harnais chevilatte HIPPOTESE avec un palonnier.

Nous avions au préalable modifié les mortaises des brancards pour avoir plus de jeu longitudinal et permettre l'utilisation d'un palonnier additionnel.


Isabelle Carrel et Ruby, avec la benne Ochsner équipée de mortaises longues.

Ces nouvelles mortaises longues, font 12 cm d'ouverture longitudinale, alors que nos mortaises habituelles faisaient 4,5 cm d'ouverture (pour 1,6 cm de hauteur).


Gros plan sur les mortaises longues, soudées sur les brancards d'origine de la benne Ochsner.

Rappel : Les chevilles inox d'origine suédoises, que nous utilisons, font 3,8 cm de large pour 1,0 cm d'épaisseur.


Plan coté des chevilles suédoises inox originales.

On passe donc d'un jeu longitudinal de 0,7 cm (4,5 - 3,8) à un jeu de 8,2 cm (12 - 3,8) largement suffisant pour permettre au palonnier de jouer son rôle (le jeu vertical lui reste à 0,6 cm)

Merci à Isabelle Carrel et Ruby qui sont à la manœuvre...


Harnais Chevilatte HIPPOTESE (test palonnier et... par hippotese

Code pour les tablettes et les smartphones.


Harnais Chevilatte HIPPOTESE (test palonnier et... par hippotese

Plan coté des mortaises modèle 2013, un peu allégé par rapport aux mortaises initiales .


Plan coté des mortaises modèle 2013 (en rouge les cotes des mortaises longues).

Pour mémoire, le modèle 2009...


Plan coté des mortaises modèle 2009.

Voici aussi quelques photos du Lama (arche de débardage) qui était déjà équipée de mortaises de 4,5 cm et auquel on a ajouté des mortaises de 12 cm.

Ce montage permet d'utiliser un palonnier avec les balances de collier, en attelage en ligne, et avec un véhicule à brancards (on utilise alors les mortaises longues) ou d'utiliser le système habituel sans palonnier (mortaises courtes).

Gros plan sur ces mortaises doubles...

Indications cotées sur les mortaises doubles du Lama

lundi 17 juin 2013

Les balances de collier pour l'attelage en ligne (1ère partie)

Quand on attelle en ligne, surtout avec des animaux peu habitués, on est souvent confronté au problème des à-coups et au manque de synchronisation des efforts des animaux.

On s'aperçoit qu'il est souvent plus efficace que l'un des chevaux se mette en tension (voir tire seul la charge s'il le peut) et que le second se synchronise sur le premier. Mais cette opération doit pouvoir se faire dans la douceur et la progressivité.

Les balances de collier qui ont été inventées par Antoine Luneau en 2001 répondent à cette problématique.
NB : Pour mémoire, J'ai créé un pdf des 3 pages de son article diffusé en 2001 dans Hippobulle n°24. Cliquez sur l'une des images...



Depuis, nous n'avions pas retravaillé sur le sujet, les attelages en ligne du chantier-école de Montdenis, furent l'occasion de refabriquer un prototype un peu évolué par rapport au premier de 2001.

Mais regardons sur une vidéo le fonctionnement dynamique des balances de collier...


Balances de collier sur un attelage en ligne... par hippotese

Code pour les tablettes et les smartphones...


Balances de collier sur un attelage en ligne... par hippotese

Présentation de la vidéo : Lors du chantier-école de débardage de Montdenis en mai 2013, nous avons repris les expérimentations sur les balances de collier (inventées en 2001 par Antoine Luneau).
Cette vidéo montre l'utilisation des balances de collier sur une arche de débardage dont le "limonier" est équipé d'un harnais "chevilatte" (équipé de traits et d'un palonnier pour l'occasion).
On voit bien comment les balances de collier autorisent la traction simultanée ou alternative de l'un ou l'autre des chevaux et la douceur des transitions...
Bien sûr, les chevilles dans les mortaises (rallongées pour l'occasion) des brancards limitent l'amplitude des balances, mais ces dernières jouent quand même leur rôle d’atténuateur des à-coups...

Je vous laisse regarder et réfléchir à tout ça...
La suite bientôt...

jeudi 17 janvier 2013

Chariot hippomobile 4 roues à avant train amovible (partie 2)

Après l’interruption des fêtes, nous reprenons notre série de billets sur la conception des avant-trains hippomobiles...

Et dans le billet précédent sur les (chariots hippomobiles à avant train amovible), je vous avais promis une deuxième partie...

D'abord, pour répondre aux questions et commentaires que ce billet a suscité, voici quelques précisions sur la grande différence entre un avant-train 2 roues, muni d'une chape ou d'une boule qui tracte une remorque et la même remorque équipée d'un avant-train amovible (donc un chariot 4 roues).

La différence fondamentale est dans l'équilibrage de l'outil :

L'équilibrage d'un avant-train 2 roues est sensible à la pente, à la charge (ou même au freinage). Ces paramètres (qui ne sont jamais fixes en utilisation) modifient l'équilibrage global et transmettent une pression variable sur les brancards (rigides et solidaires du châssis) et donc sur le dos du cheval.

L'équilibrage d'un chariot 4 roues (ou d'une remorque à avant-train amovible) n'est plus sensible à la pente ou à la charge (ou au freinage), ses brancards sont libres, ce qui favorise un grand confort pour le cheval.

Le coût n'est cependant pas le même si, sur chaque chariot 4 roues, il faut prévoir un poste de conduite (avec siège, frein...) par rapport à un avant-train unique qui s’attellera à de nombreuses remorques.

Encore une fois, nos amis suédois de SJM nous proposent un concept assez intéressant, il s'agit d'un avant-train unique là aussi (muni d'un roue folle pour être en équilibre seul) qui peut se "connecter" à de nombreux "arrière-trains" et qui permet d'obtenir une collection de chariots 4 roues à moindre coût.

Cet avant-train amovible est muni à l'avant d'une chape pour un brancard libre (en rotation), d'une roue folle d'équilibrage (réglable verticalement), d'un essieu rigide équipé semble-t-il de freins à disque (j'aurai préféré à tambours), d'un garde-corps, d'un siège courroie et d'un connecteur arrière.

Sur cette seconde vue on aperçoit le brancalonnier (Voir Hippobulle N°30), qui est un brancard à effet de palonnier adapté au harnais chevilatte et on distingue le connecteur arrière (avec ses différents trous de clavetage). Ce connecteur est monté sur une chape (à peine visible sous la grille du plancher) pour pouvoir tourner.

Sur cette 3ème vue, on nous présente l'opération de "connexion" à un arrière-train "grumier", muni ici d'un plateau.
L'avant-train est équilibré grâce à sa 3ème roue.
Nota : L'arrière train aurait pu être muni d'une béquille (ou roue folle), ce qui aurait évité de la tenir lever (pour économiser le dos du meneur).

L'arrière train est maintenant connecté, la roue avant est remontée, on peut partir...
A mon avis (bien que ce ne soit pas visible) le connecteur doit aussi offrir un certaine liberté en rotation axiale pour ne pas solliciter (vriller) le châssis quand une des roues de l'avant-train ou de l'arrière-train passe dans un trou ou une bosse.

Voici 2 autres exemples d'arrière-trains, connectés au même avant-train, il s'agit :

- D'un petit plateau surbaissé qui serait idéal pour transporter une charrue, une sarcleuse, une herse (sans devoir les hisser sur un plateau) ou des sacs que l'on pourrait charger avec un simple diable en abaissant le pont arrière basculant (avis à ceux qui ont mal au dos...). Nous avions parlé ici de ce genre de plateaux...

- Et d'un épandeur à fumier à 2 roues dont nous avons déjà parlé dans un précédent billet...

Voilà, à mon avis, un concept qui pourrait bien réconcilier avant-train 2 roues et équilibrage...

Nous verrons dans un prochain billet que l'on peut mettre en œuvre le concept d'avant-train amovible de façon assez simple, en utilisant des avant-trains 2 roues presque classiques...

dimanche 16 décembre 2012

Chariot hippomobile à avant train amovible

Chacun sait que ce qui est particulièrement coûteux dans la fabrication d'un chariot 4 roues, c'est la partie avant avec son poste de pilotage (siège, dispositif de freinage (mécanique et frein au pied), pare-crotte, marche-pied... éventuellement essieu directeur ou plaque tournante...).

La partie arrière "porteuse" muni d'un plateau, d'une benne, de ranchers ou autre... est, en général (sauf système tribenne), plus facile à construire et donc moins chère.

On pourrait donc être tenté de fabriquer un train-avant indépendant que l'on viendrait "connecter" à différentes parties arrières suivant les utilisations...

Nous avions repéré lors de notre visite en Suède, des "arrières de chariot porteur" mais nous n'avions pas alors, plus étudié, la partie avant et "fait cas" de l'ingéniosité du système...

Une photo d'un avant-train amovible, connecté à un épandeur américain à prise de force sur les roues de marque PEQUEA

On voit déjà que le système "avant-train amovible" peut s'adapter à des remorque comme un épandeur (américain) du commerce.

Le système de connexion est simplement constitué de 2 forts tubes carrés qui s’emboîtent l'un dans l'autre, d'un axe horizontal de verrouillage et de 2 vis pointeau montées en coin pour le rattrapage de jeu.

Ce qui est génial sur ce chariot, c'est la qualité de la fabrication de l'avant-train, qui est un mélange d'essieu directeur (l'essieu "autovireur" des Franc-Comtois) commandé par le timon/brancard et de plaque tournante (en fait une chape à rotation limitée).
On a donc la plaque tournante pour une partie de la rotation de l'essieu (mais sans mettre en péril la stabilité du chariot) et l'essieu directeur pour le reste. On obtient donc un bon rayon de giration en combinant les 2 systèmes.

On peut aussi noter une certaine liberté en rotation longitudinal entre les parties avant et arrière qui évite que le châssis (ou le tube de liaison central) ne soit vrillé (je n'ai pas pu voir sur les photos, la solution constructive utilisée).
On peut aussi noter l'essieu avant freiné, le siège courroie, la rambarde de protection avant et les 3 palonniers (l’utilisation d'un épandeur à prise de force sur les roues est très tirant et nécessite 3 chevaux).

L'extrémité des brancards (à passant long) autorise le jeu longitudinal qui permet d'utiliser un harnais chevilatte avec les palonniers (voir l'étude sur le sujet dans l'HIPPOBULLE N°30).

Voici l'autre partie arrière (en porteur de grumes) qui peut se connecter au même train avant.
On peut noter, l'essieu arrière "boggie" qui permet d'absorber les irrégularités du terrain plus aisément qu'un essieu simple.
On remarquera aussi sur l'avant droit du porteur (dans le sens de la marche), le berceau de chargement manuel (ici en position repliée), qui permet de gerber à la main les petites grumes quand les ranchers amovibles sont enlevés.

Nous verrons prochainement d'autres systèmes de chariots à avant-train amovible...

jeudi 29 novembre 2012

Adhesion à Hippotese pour 2013 et Hippobulle N°30 en couleur...

Comme vous avez pu le lire précédemment, Hippobulle N° 30 sortira le 2 décembre 2012 et sera distribué à l'AG d'Hippotese de samedi et dimanche prochain...

Il raconte 4 ans de recherche sur le harnais chevilatte et sera en couleur (40 pages).

Les adhérents à jour de leur cotisation le recevront plus tard par courrier, mais il est aussi possible de le recevoir en PDF directement dans votre boîte mél (ainsi que l'Hippoflash quand nous en faisons un...).

Christian m'a fait suivre une nouvelle version du bulletin d'abonnement qui tient compte de cette possibilité, vous pouvez la télécharger ici ou la trouver sur le site d'Hippotese...

Je vous joins aussi le bon de commande qui permet de recevoir les anciens numéros, pour l'instant en version papier. Là aussi nous réfléchissons à la possibilité de faire une version PDF (on en discute dimanche...).

Enfin, je vous joins aussi le PDF de la première page de l'Hippobulle N°30 où vous aurez le sommaire du numéro et une image de la deuxième page...

mercredi 14 novembre 2012

Assemblée Générale d'Hippotese, le dimanche 2 décembre 2012 à Change (Côte d'Or)

J'ai déplacé ce billet en tête suite à quelques ajouts (voir ci-dessous) et corrections, et surtout parce que vous ne recevrez pas de convocations "courrier" cette année pour économiser un peu et vous offrir un journal Hippobulle en couleur...

Convocation disponible en PDF pour ceux qui veulent un exemplaire papier...

L’Assemblée Générale d'Hippotese se tiendra le dimanche 2 décembre 2012 à Change (Saône et Loire) entre Beaune (24 km), Chalon sur Saône (34 km) et Autun (31 km), à partir de 9h00.

Nous serons reçu par Gilbert et Laurence Simond dans leur maison... Couleur des volets : "lie de vin" (évidemment... NDLR)
8 route de Santenay, 21340 Change.
Tél : 03 85 45 25 58 et 06 81 00 93 60


Gilbert Simond, prestataire en Bourgogne, notre hôte...

Samedi 1er décembre :
Comme d'habitude, vous pouvez nous retrouver dés le samedi 1er décembre en début d'après-midi pour des démonstrations de travail en vigne et une visite chez un charron (à Chaudenay, 71150, en face de la mairie, son nom est Paul Rouché-Sarrazin. pour 16h30/17h...)

Dimanche 2 décembre :
Assemblée générale à partir de 9h00 jusqu'à 13h00, puis repas partagé...

Logistique repas :
La base du repas du samedi soir est prévu mais Il faut apporter vos spécialités culinaires (tartes, pains, fromages, pâtés, charcuteries, desserts, salades, vins, bières, fruits...) pour compléter et pour le dimanche midi.

Logistique couchage :
Si vous compter venir le samedi et dormir la nuit du samedi au dimanche, vous devez apporter vos duvets, mousses et sacs de couchage et prévenir Gilbert pour qu'il trouve de la place... Vous pouvez aussi le contacter pour trouver l'adresse d'un hôtel ou un gîte... Merci de le prévenir aussi, même si vous ne couchez pas, pour la logistique repas...

Itinéraire : Pour aller chez Gilbert et Laurence...

Sortie autoroute Beaune hospices 24.1 Suivre direction Pommard à chaque Rond-Point. à Pommard, suivre Nolay. A l'entrée de Nolay (presque au centre, au bout d'une ligne droite en descente bordée d'arbres, juste avant un grand virage à droite) prendre a gauche, dir. CHANGE ; à Change traverser le village en restant sur la rte principale, avant dernière maison à droite, N°8.

Pour ceux qui viennent du secteur de Moulins : Par la voie express, au grand Rond-Point de Montchanin, prendre dir. Chagny ; à Cheilly les Maranges, prendre à gauche dir. Nolay ; à Change, 2ème maison à gauche.

Pour ceux qui viennent du sud et qui veulent raccourcir : Sortie Chalon s/Saône Nord; dir. Chagny ; à Chagny, dir. Santenay, puis suivre Nolay ; à Change, 2ème maison à gauche.

Pour ceux qui viennent du Jura ou du Doubs, sans l'autoroute : Passer par le Rond-Point de l'autoroute et suivre même chose que sortie Beaune.

La carte interactive, cliquez sur le lien...


Agrandir le plan


Hippobulle N°30 bientôt là...
Nota : Le dernier numéro d'Hippobulle (Le Numéro 30-2012) de 40 pages, tout en couleur sera distribué à l'assemblée générale (aux adhérents à jour de leur cotisation) pour éviter au maximum les frais d'envoi.

Vous pourrez aussi le recevoir en PDF par courrier électronique (le préciser au secrétaire : DEIBER Christian, 676, Rue Rincote, Buzegney 88220 Hadol 03/29/35/38/89, christian.deiber@wanadoo.fr).

Les autres le recevront par courrier plus tard...

Le sujet du journal Hippobulle N°30, un dossier sur : 4 années de recherche, à Hippotese sur le harnais Chevillatte, bilan et perspectives...


Ressorts Hippotese (modèle 70kg)
Après 10 mois d'essais intensifs, les ressorts de traction "Hippotese" (modèle 70 kg) sont disponibles à la vente. Ils pèsent 620 g/pièce, mesurent 20 cm de long pour 4 cm de diamètre et un allongement maxi de 5 cm. Ils sont en butée à 70 kg. Ils sont terminés par 2 boucles (diamètre 25, ouvertes, à souder après montage et avant utilisation).

Comme les quantités sont limitées, ils seront disponibles à l'Assemblée Générale, au prix adhérent de 50 €/paire (avant que l'on décide de relancer une nouvelle série).

Après l'AG, ils seront vendus par correspondance (+ 10 € de port pour une ou deux paires), tarif normal pour les non-adhérents : 60 € par paire. Commandes auprès de DEIBER Christian, 676, Rue Rincote, Buzegney 88220 Hadol 03/29/35/38/89, christian.deiber@wanadoo.fr

jeudi 19 juillet 2012

Faire ses foins avec un cheval et une motofaucheuse, c'est possible... (partie 2)

Suite au billet que j'avais écrit en 2009 (diffusé dans Hippobulle N°28, puis dans la revue Sabots et visible ici), j'avais promis une suite sur nos expérimentations de "trousses" et barillons...
Chose promise, chose due...

Et d'abord, fidèle à nos habitudes, nous avons commencé par une étude historique des manières traditionnelles de rentrer du foin...
Mais comme je sais que certains attendent des infos pratiques et concrètes pour tester dés cette année le système des trousses, nous diffuserons cette étude plus tard...

Donc, comme indiqué dans l'article de 2009, nous avons testé les "trousses" en filet de corde (utilisées dans les hautes Alpes et le Queyras), mais nous n'avons pas retenu cette technique pour plusieurs raisons :
- La fabrication des filets est longue et coûteuse en corde.
NB : Nous avons même testé des filets de cage de foot usagés.
- Mais surtout, nous n'avons pas trouvé de technique de serrage facile à mettre en œuvre, qui garantisse un bon tassage et rapide à défaire.

En fait nous sommes revenus à un système de trousse avec cordes parallèles qui permet de ne pas ranger les brassés de foin et de serrer facilement. Voici le résultat de nos essais :


Fabriquer des "bottes" de foin de 50 à 100 kg, manuellement, rapidement, avec une technologie simple, peu coûteuse et sans compétence particulière...

Pour mémoire, le cahier des charges de notre expérimentation était de :

- Fabriquer des "bottes" de foin de 50 à 100 kg, manuellement, rapidement, avec une technologie simple, peu coûteuse et sans compétence particulière.

- Permettre avec ce système de collecter le foin, le transporter et éventuellement le stocker sous une forme compressée, mais qui respecte la qualité du foin (feuilles, fleurs), en particulier pour le foin de montagne assez fragile.

- Et autoriser la réalisation de ces bottes et leur manipulation même par une personne seule.

Vous allez me dire que ce cahier des charge était impossible à satisfaire, sinon comment expliquer que cette technique n'ait pas été diffusée plus largement dans le monde paysan...

Depuis pas mal d'années, je me pose aussi cette question sur la (non) diffusion des technologies agricoles... Sans doute le poids de la tradition est-il une explication, on fait comme les "anciens", comme ils ont toujours fait (ou comme ils disent avoir toujours fait)...
En tous cas, la technique que nous avons testée l'année dernière et adoptée complètement cette année est le simple mélange de 2 techniques de fabrication manuelle de balles de foin, encore présente en Maurienne (une vallée de Savoie) jusque dans les années 1950 (en gros avant l'apparition des autochargeuses et des presses à balle ronde).

Le système retenu est simplement le mélange de 2 techniques existantes (on invente souvent pas grand chose, sinon une recombinaison d'inventions existantes).

La première technique est la technique de fabrication des "trousses", que l'on rencontrait en Haute Maurienne et en Haute Tarentaise (2 bâtons, 4 à 6 cordes parallèles, 2 cordes de tension).

La seconde technique est la technique de fabrication les "barillons" (voir article précédent), (3 cordes et leur "troye", ou 3 cordes et leur "troye" et 1 bâton) que l'on rencontrait plus bas dans la vallée, autour de Saint Jean de Maurienne.

NB : la seconde version avec le bâton ajouté, présent dans les villages de la rive gauche, permettait, semble-t-il une fixation plus facile des barillons sur le bât des mulets, la rive droite utilisait plutôt les câbles et les traîneaux pour ce transport.
A cette seconde technique nous avons emprunté le système (génial) des troyes (ou clés à foin) qui permet de réaliser une tension de la corde, de bloquer celle-ci, puis de la retendre (après avoir tendu la seconde corde, et tassé le foin de la trousse en sautant dessus à genoux)... et celà autant de fois que nécessaire... jusqu'à la ligature finale.

Je vous propose un schéma côté de fabrication de nos trousses, la longueur des cordes parallèles peut être ajustée en fonction du volume désiré, avec une longueur de 2 mètres, on peut réaliser des trousses de 50 à 100 kg, mais on peut réduire cette longueur (pour faire de petites balles) ou l'augmenter pour aller jusqu'à 150 à 200 kg (mais on perd alors la capacité de manipuler les trousses à main nue).


Schéma de fabrication de nos trousses...

NB : Nous sommes en train de réaliser un petit film sur la fabrication des "bois de trousses" et le système de pliage le plus pratique pour ne pas mélanger tous les fils.
Disponible dans quelques jours...


Vue d'une trousse munie de ses 2 troyes de tension.

Les bois utilisés (4 cm de diamètre environ) peuvent être en noisetier, en frêne, en sapin... Ils peuvent être laissés ronds, refendus ou sciés... Ils sont percés de trous de 10 mm de diamètre environ.
La corde de diamètre 8 mm est bien adaptée mais on peut utiliser des cordes de 6 à 10 mm sans problème.


Vue d'une trousse en noisetier, prête à être remplie de foin...

Les troyes étaient fabriqués habituellement en plane (nom local de l'érable plane), ils mesurent 15 cm de long environ, 2 cm d'épaisseur 5 cm le large environ. Le trou central doit être important pour laisser passer la corde muni d'un nœud d’arrêt. L'autre trou est percé à 10 mm environ.


Une petite collection de troyes (clés à foin) savoyard...


Manière de passer la corde dans le grand trou de la troye, tirer pour tendre puis bloquer avec le pouce... (NB : à noter qu'il s'agit ici d'un système de mouflage)


Manière d'arrêter la corde sur le troye par une simple boucle (demi-clé)... Pour défaire tirer un coup sec sur la corde

Voilà, pour ceux que celà intéresse, de quoi commencer la fabrication des bois de trousses, bientôt un billet et un film sur les techniques mises en œuvre...

jeudi 26 janvier 2012

Ressorts de traction : Hippotese en parle depuis 1987...

Comme nous vous l'avions indiqué dans un précédent billet, à l'association Hippotese, nous préconisons l'usage des ressorts de traction depuis 1987...

Je mes suis amusé à plonger dans les archives de notre journal Hippobulle pour vous faire une compilation de tous les articles que nous avons fait sur le sujet et qui ont été diffusés depuis 1986...

(NB : A ce propos, pour les amateurs, nous diffusons toujours l'ensemble des numéros d'Hippobulle, voir ici...)

J'ai fait un scan de toutes ces pages pour mémoire...







dimanche 8 janvier 2012

Publicité pour des Ressorts de Traction De Frenne (Bruxelles) de 1907 : Le Contre-Choc

Cette publicité date du 1er septembre 1907, elle nous apprend que le fabricant Émile DE FRENNE & Cie, fabrique à Bruxelles, des Ressorts de Traction brevetés pour les chevaux.

Mais je vous laisse, découvrir le texte au complet...


Spécialité de Ressorts de Traction (Brevetés)

Émile DE FRENNE & Cie

Rue Henri Wafelaerts, 28, BRUXELLES (Saint Gilles)

Lorsqu’il y a quelques années nous fîmes présenter aux propriétaires de chevaux les premiers modèles de Ressorts de Traction, nous fûmes accueillis avec de petits sourires incrédules et ironiques, mais l'expérience eut tôt fait de convaincre les plus irréductibles et aujourd'hui, tant en France qu'en Belgique. 15 000 paires de contre-chocs fonctionnent dans les mines et 250 000 chez les divers propriétaires de chevaux. Ce qui paraissait comme superflu, il y a dix ans, est maintenant reconnu indispensable et il est avéré que tout propriétaire soucieux de ses intérêts, doit munir ses attelages de CONTRE-CHOCS,

Parce que :

Avec les CONTRE-CHOCS, il n'y a plus de démarrages brusques. donc plus d'épaule froissées chez les animaux. Avec les CONTRE-CHOCS, la traction est douce et régulière ; les chevaux ne cassent plus leurs traits et se conservent plus longtemps au travail. Avec les CONTRE-CHOCS, il n'y a plus de chevaux cabochards ou rétifs ; les jeunes chevaux peuvent être employés à la voiture. Avec les CONTRE-CHOCS, les vieux chevaux gardent leur service de nombreuses années en plus, rendant cent fois le prix des appareils. Avec les CONTRE-CHOCS, on obtient une énorme conservation du cheval à l'usage.

L'emploi des CONTRE-CHOCS constitue donc une économie importante.

Spécialisé dans la fabrication des Ressorts de Traction, nos produits sont indiscutablement les mieux faits et les meilleur marché.

LES ESSAYER, C'EST LES ADOPTER


La page de publicité complète des ressorts de traction du fabricant Émile DE FRENNE & Cie...

En plus d'un l'argumentaire complet sur l'intérêt de l'utilisation des ressorts de traction hippomobile, cette publicité nous apprend l'étendue de la diffusion de ces appareils (15 000 dans les mines et 250 000 chez les propriétaires...).

On se demande pourquoi la traction animale moderne a presque complètement oublié l'usage de ces appareils pourtant si simples...

Je pense que le renouveau récent de la traction animale est issu en grande partie de l'agriculture et de l'attelage qui sont des milieux particulièrement conservateurs et qui ne connaissent pratiquement pas l'usage des ressorts de traction.
Ces deux milieux, qui ont conservé plus longtemps que l'industrie l'usage des chevaux ont transmis une importante littérature qui reste malheureusement la seule référence de l'usage et du harnachement des chevaux actuels.
C'est sans doute la raison de la quasi absence des ressorts de traction dans les utilisations récentes de l'énergie animale (la conservation des œillères sur les harnais en est un autre exemple, mais c'est un sujet dont nous reparlerons...).
L'association Hippotese tente depuis 1988 (par de nombreux articles dans Hippobulle) de réhabiliter l'usage des Ressorts de Traction, nous avons gagné la partie dans la conception des palonniers de débardage ou agricoles, il nous reste à vous convaincre pour les autres usages, par des démonstrations scientifiques et des recherches expérimentales...
C'est ce que nous allons tenter de faire dans de prochains billets...

samedi 24 décembre 2011

Les Ressorts de traction (vus dans la revue La Nature 1906)

Nous avons déjà diffusé pas mal d'infos sur les ressorts de traction en particulier dans Hippobulle.

Mais devant l'intérêt de ces appareils, nous avons décidé de diffuser un certain nombre de documents assez rares sur le sujet, et même de créer une catégorie spéciale sur le blog...

Si vous avez des documents sur le sujet, photos, articles, expériences...

Et aujourd'hui, la copie d'un article paru dans la revue "La Nature" en 1906...

Je vous met bientôt le contenu de l'article en mode texte...

Remarques : Nous reparlerons bientôt des expériences de M. Marey en 1894 et surtout de la confirmation des résultats de celles-ci par MM. Machart et Ferrus en 1897...

samedi 22 octobre 2011

film "Énergie Animale et gestion des Espaces Naturels" du CREN Rhône Alpes

Suite à la journée d'échange organisée par le CREN Rhône-Alpes (voir billet précédent) en partenariat avec l'ONF et HIPPOTESE, un cahier technique de présentation et d'aide à la décision a été réalisé ainsi qu'un film montrant des exemples d'utilisation de l’Énergie Animale dans les espaces naturels.

Les adhérents d'Hippotese, à jour de leur cotisation recevront le cahier technique avec leur Hippobulle (bientôt, bientôt...) et voici la présentation du film ci-dessous...

Résumé : Réalisé en collaboration avec l'Office National des Forêts et l'association HIPPOTESE, ce film (17 minutes environ) illustre les différentes potentialités offertes par l'utilisation d'animaux de trait ou de bât dans la gestion d'espaces naturels : restauration de tourbière, travaux de rivière, portage de matériel, etc. Cet outil a été conçu dans le prolongement du cahier technique "Énergie animale et gestion des espaces naturels" et de la journée d'échanges organisée en novembre 2010.

Energie animale et gestion des espaces naturels film du CREN Rhône-Alpes.

lundi 19 septembre 2011

Prochain stage d'initiation-découverte organisé par Hippotese (automne 2011), les dimanche 30 oct et lundi 31 oct et mardi 1er novembre 2011

Il reste quelques places pour le stage d'initiation-découverte du cheval de travail organisé par Hippotese cet automne 2011 (dimanche 30 oct et lundi 31 oct et mardi 1er novembre 2011)...

Rappel du déroulement de ces stages... (extrait du formulaire d'inscription téléchargeable sur le site Hippotese ici...)


Stage nov 2010, (photo : Anne-Cécile Guyot)

1) lieu du stage : La maison Cannelle :
C'est dans le Doubs, à Villers sous Chalamont (25, France), berceau de la race Comtoise, dans une exploitation agricole de type laitier sur une surface de 50 ha.
La traction animale est utilisée sur la ferme tous les jours en complément de la motorisation, le cheptel est composé d’une trentaine de chevaux.
Ils sont utilisés en complémentarité avec le troupeau laitier (suivi de pâture), pour les transports (bois, épierrage, lait, réparation de clôture...), les travaux des champs (labour, hersage, andaînage...), les travaux en forêt (débuscage, débardage...), des travaux en vigne, des travaux en ville, des transports de marchandises et de personnes...
Nous souhaitons une large promotion de la traction animale agricole (ou autre), car nous sommes persuadés qu'elle peut être une solution à des coûts de mécanisation élevés et qu'elle peut permettre à des exploitations (éventuellement en complémentarité avec la motorisation) de vivre mieux.
C'est aussi un moyen de transport et de traction non polluant (pas d'émissions de gaz à effet de serre), silencieux, respectueux des sols et de la biodiversité.
Utiliser le cheval, c'est travailler autrement, en respect et en harmonie avec la nature.
Utiliser le cheval, cela peut être aussi un plaisir et un choix de société.


Stage nov 2010, (photo : Anne-Cécile Guyot)

2) Déroulement du stage :
Le stage annuel, que nous vous proposons depuis 1987, se déroule sur 3 jours à Villers sous Chalamont (Doubs) ; c'est un stage plutôt d'initiation à l'utilisation du cheval de travail, plus pratique que théorique.
Ce stage doit vous donner les bases pour vous occuper et utiliser en sécurité un cheval attelé.
La formation est assurée par des intervenants qualifiés dans un ou plusieurs domaines de la traction animale (bourrellerie, matériel, utilisations...).


Stage nov 2010, (photo : Deny Fady)

3) Programme indicatif :
Le programme standard du stage est le suivant (donné à titre indicatif, fonction de la météo):
Premier jour :

  • 9.00 h : Accueil des stagiaires et tour de table
  • 10.00 h / 11 h00 : Morphologie, psychologie et approche du cheval
  • 11.00 h - 13.00 h : Présentation des différents harnais de travail, les règles de mise en place, les réglages
  • 13.00 h - 14.00 h : Repas
  • 14.00 h - 18.00 h : Travaux agricoles (labour...)
  • 18.00 h - 20.00 h : Temps libre, mise à disposition de documentation, présentation Hippotese
  • 20.00 h : Repas

Deuxième jour :

  • Matin : Entraînement au simulateur (méthode Achenbach) et harnachement et attelage (menage de véhicules en sécurité).
  • Après midi : travail aux longues guides (hersage...) en alternance

Troisième jour :

  • Matin : Attelage, menage et débardage en forêt
  • Après midi : Alimentation et soins aux chevaux et présentation technique du matériel hippomobile (agricole, forestier, transport...)

Nota : Ce programme peut, bien sur, être adapté en fonction des demandes des stagiaires, de la saison et des intempéries.


Stage nov 2010, (photo : Deny Fady)

4) Coût de la Formation :
Nous avons établi un coût de stage en fonction du revenu des stagiaires, afin que tous puissent participer sans ségrégation budgétaire.
Revenu du ménage (salaire, indemnités, sur justificatifs...).

  • < SMIC, catégorie 1 : 160 €
  • = SMIC, catégorie 2, 240 €
  • > SMIC, catégorie 3, 320 €

Attention : les formations rémunérées sont obligatoirement en catégorie 3
Ce coût comprend la formation proprement dite et la nourriture (repas du midi et du soir) mais aussi l'adhésion à l'association, une assurance et l'abonnement à HIPPOBULLE (bulletin de l'association) pour un an.


Stage nov 2010, (photo : Deny Fady)

5) Hébergement :
L'hébergement n'est pas compris dans le coût du stage et n'est pas assuré par l'association. Il vous appartient de contacter directement un lieu d'hébergement pour réserver (précisez que vous faites le stage HIPPOTESE).

Plusieurs formules sont possibles (voici quelques exemples) :

  1. Chambres d'hôtes au village - Chambre/P-Déj - Mme JEUNET tél 03.81.49.37.51
  2. Gite équestre au village – Mme DOLE 03.81.49.36.95
  3. Gite équestre à 8 km - Dortoir + coin cuisine - Mme PAQUETTE tél 03.81.49.54.93


Stage nov 2010, (photo : Deny Fady)

6) Matériel : Amener des habits et des chaussures de travail, des habits et des chaussures de pluie et de quoi prendre des notes et des photos...

Pour s'inscrire (rapidement), contacter Stéphanie, au C.E.R.R.T.A-Maison Cannelle cerrta@wanadoo.fr, ou Villers sous Chalamont, 25270 LEVIER, tél/fax : 03-81-49-36-41

Pour voir des photos des stages antérieurs (quand on a pensé à prendre des photos...), aller voir ici...

vendredi 15 octobre 2010

Stage d'initiation-découverte, d'Hippotese (automne 2010), les samedi 30 oct, dimanche 31 oct et lundi 1er novembre 2010

Il reste quelques places pour le stage Hippotese de cet automne 2010 (samedi 30 oct, dimanche 31 oct et lundi 1er novembre 2010)...

Rappel du déroulement de ces stages... (extrait du formulaire d'inscription téléchargeable sur le site Hippotese ici...)

1) lieu du stage : La maison Cannelle :
C'est dans le Doubs, à Villers sous Chalamont (25, France), berceau de la race Comtoise, dans une exploitation agricole de type laitier sur une surface de 50 ha.
La traction animale est utilisée sur la ferme tous les jours en complément de la motorisation, notre cheptel est composé d’une trentaine de chevaux.
Ils sont utilisés en complémentarité avec le troupeau laitier (suivi de pâture), pour les transports (bois, épierrage, lait, réparation de clôture...), les travaux des champs (labour, hersage, andaînage...), les travaux en forêt (débuscage, débardage...), des travaux en vigne, des travaux en ville, des transports de marchandises et de personnes...
Nous souhaitons une large promotion de la traction animale agricole (ou autre), car nous sommes persuadés qu'elle peut être une solution à des coûts de mécanisation élevés et qu'elle peut permettre à des exploitations (éventuellement en complémentarité avec la motorisation) de vivre mieux.
C'est aussi un moyen de transport et de traction non polluant (pas d'émissions de gaz à effet de serre), silencieux, respectueux des sols et de la biodiversité.
Utiliser le cheval, c'est travailler autrement, en respect et en harmonie avec la nature.
Utiliser le cheval, cela peut être aussi un plaisir et un choix de société.

2) Déroulement du stage :
Le stage, que nous vous proposons, se déroule sur 3 jours à Villers sous Chalamont (Doubs) ; c'est un stage plutôt d'initiation à l'utilisation du cheval de travail, plus pratique que théorique.
Ce stage doit vous donner les bases pour vous occuper et utiliser en sécurité un cheval attelé.
La formation est assurée par des intervenants qualifiés dans un ou plusieurs domaines de la traction animale (bourrellerie, matériel, utilisations...).

3) Programme indicatif :
Le programme standard du stage est le suivant (donné à titre indicatif, fonction de la météo):
Premier jour :

  • 9.00 h : Accueil des stagiaires et tour de table
  • 10.00 h / 11 h00 : Morphologie, psychologie et approche du cheval
  • 11.00 h - 13.00 h : Présentation des différents harnais de travail, les règles de mise en place, les réglages
  • 13.00 h - 14.00 h : Repas
  • 14.00 h - 18.00 h : Travaux agricoles (labour...)
  • 18.00 h - 20.00 h : Temps libre, mise à disposition de documentation
  • 20.00 h : Repas

Deuxième jour :

  • Matin : Entraînement au simulateur (méthode Achenbach) et harnachement et attelage (menage de véhicules en sécurité).
  • Après midi : travail aux longues guides (hersage...) en alternance

Troisième jour :

  • Matin : Attelage, menage et débardage en forêt
  • Après midi : Alimentation et soins aux chevaux et présentation technique du matériel hippomobile (agricole, forestier, transport...)

Nota : Ce programme peut, bien sur, être adapté en fonction des demandes des stagiaires, de la saison et des intempéries.

4) Coût de la Formation :
Nous avons établi un coût de stage en fonction du revenu des stagiaires, afin que tous puissent participer sans ségrégation budgétaire.
Revenu du ménage (salaire, indemnités, sur justificatifs...).

  • < SMIC, catégorie 1 : 160 €
  • = SMIC, catégorie 2, 240 €
  • > SMIC, catégorie 3, 320 €

Attention : les formations rémunérées sont obligatoirement en catégorie 3
Ce coût comprend la formation proprement dite et la nourriture (repas du midi et du soir) mais aussi l'adhésion à l'association, une assurance et l'abonnement à HIPPOBULLE (bulletin de l'association) pour un an.

5) Hébergement :
L'hébergement n'est pas compris dans le coût du stage et n'est pas assuré par l'association. Il vous appartient de contacter directement un lieu d'hébergement pour réserver (précisez que vous faites le stage HIPPOTESE).

Plusieurs formules sont possibles (voici quelques exemples) :

  1. Chambres d'hôtes au village - Chambre/P-Déj - Mme JEUNET tél 03.81.49.37.51
  2. Gite équestre au village – Mme DOLE 03.81.49.36.95
  3. Gite équestre à 8 km - Dortoir + coin cuisine - Mme PAQUETTE tél 03.81.49.54.93

6) Matériel : Amener des habits et des chaussures de travail, des habits et des chaussures de pluie et de quoi prendre des notes et des photos...

Pour s'inscrire (rapidement), contacter BAC Stéphanie, au C.E.R.R.T.A-Maison Cannelle cerrta@wanadoo.fr, ou Villers sous Chalamont, 25270 LEVIER, tél/fax : 03-81-49-36-41

Pour voir des photos des stages antérieurs (quand on a pensé à prendre des photos...), aller voir ici...

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