Hippotese, Le cheval de Travail

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lundi 27 octobre 2025

HIPPOTESE fait son livre ! et Vous pouvez y contribuer...

Le mot du président...

(Portrait de Deny Fady, Dessin de Laure Bailly et Yvelinne Favard, d'après une photo de Jean Léo Dugast)

L'association Hippotese qui a bientôt 40 ans, réunit des utilisateurs d'équidés de travail (paysans, prestataires de services, agents territoriaux, vignerons, débardeurs, amateurs passionnés...) dans un objectif de partage de connaissances et de pratiques.

Elle organise des rencontres à thème, des chantiers collectifs et participe à des évènements de promotion de la traction animale en France et en Europe.

Elle soutient des travaux de recherche sur le matériel et les techniques pour améliorer les conditions de travail des utilisateurs et de leurs partenaires à quatre pattes dans une philosophie de réappropriation et d'autonomie.

Ces travaux sont orientés vers la conception d'outils simples et reproductibles dont les plans sont diffusés en licence libre.


Nous sommes convaincus que l'animal de travail est un allié de l'agriculture paysanne et de l'agroécologie qui nous permet de lutter contre le système capitaliste et l'agriculture industrielle.

Nous ne travaillons pas avec les chevaux avec l'idée de retourner dans le passé, nous le faisons parce que nous pensons qu'il faut garder ce savoir-faire, comme un outillage précieux, dans la boîte à outils de l'humanité.

Et dans cet objectif, après des décennies d'activité sur le terrain et dans les champs, nous avons eu envie de partager sur papier nos expériences et notre réflexion politique en les regroupant dans un livre.

Ce livre qui rappelle l'histoire de l'association, s’appuie sur les témoignages de ses membres et des essais sur l'énergie animale (participation de B. Lizet, B. Daviron, A. Berlan , C. Stépannof,…).
C'est un ouvrage collectif, écrit dans un soucis d'éducation populaire qui se veut aussi pratique et technique, tout en restant abordable.

Il s’inscrit dans la lignée de livres comme "Notre pain et politique" (éditions de La Dernière Lettre) et "Reprendre la terre aux machines" (Seuil), deux ouvrages engagés, écrits à plusieurs mains par des acteurs de terrain, qui ont été des succès de librairie ces dernières années et nous ont inspiré.

Pour que le projet aboutisse nous nous sommes rapprochés de la maison d'édition "La Lenteur" qui s'est engagée à publier notre ouvrage.

Depuis un an et demi, un comité de rédaction d'une dizaine de membres de l'association Hippotese et deux rédacteurs de La Lenteur (Elie Daviron et Fanny Monsonis) ont engagé le travail d'écriture.

D'autres membres de l'association, des personnes extérieures et des illustrateurs (dont Laure Bailly et Yvelinne Favard) seront amenés à contribuer à l'ouvrage selon les besoins.

L’ensemble des dépenses liées au projet devrait représenter environ 35 000 euros.
C'est une somme importante pour le budget de notre association qui ne touche pas de subvention pour son fonctionnement.

Le coût du livre sera aussi en partie financée par la vente des ouvrages mais ce ne sera pas suffisant, c’est pourquoi nous engageons une campagne de financement participatif auprès de vous tous, à hauteur de 10 000 euros.

Si vous pensez que ce projet fait œuvre utile, si vous avez envie qu'il aboutisse, si vous pouvez nous soutenir, rejoignez-nous en participant, à votre mesure, à son financement…

Merci d'avance…

Deny Fady

Le lien pour participer : https://www.helloasso.com/associations/hippotese/collectes/livre

NB1 : Si vous donnez 100 € ou plus et que vous ne demandez pas de défiscalisation, vous aurez droit à un livre gratuit... (parution noël 2026 si tout se passe bien).
NB2 : Et dans tous les cas, quel que soit le montant de votre don, vous aurez accès en téléchargement aux 10 premiers numéros d'HIPPOBULLES (c'est collector !), n'oubliez pas de nous fournir votre e-mail...

lundi 7 juillet 2025

Bibliographie, littérature et précisions sur les mesures d'efforts en Traction Animale

Suite à ma conférence sur les mesures d'efforts "Ton Cheval, Il Peut Tirer Combien ?" (voir les 2 précédents billets ici et ici, je vous propose quelques remarques et comme promis des références bibliographiques intéressantes (à télécharger sur le blog).


(Une image de manège juste pour illustrer...)

Définition du cheval-vapeur

Michel C. me fait la remarque suivante.
"L'estimation de la puissance d'un cheval par Watt ne s'est pas fait en mesurant des poids en kg et des vitesses en m/s. Il semblerait que Watt, (vérité historique ou légende) se soit basé sur l'activité d'un cheval travaillant toute la journée sur un manège desservant un moulin à malt dans une brasserie dont les caractéristiques étaient les suivantes: diamètre de 24 pieds de diamètre avec une force résistante équivalente à 180 livres à une vitesse de 144 tours par heure (2,4 tours/mn). L'application numérique fait 32 572 pieds-livres-forces par minute, arrondis à 33 000 pieds-livres-forces par minute, soit 550 pieds-livres-forces par seconde ou 745.47 Watts."

A noter que seul le Royaume Unis a un HP (Horse Power) qui vaut 745 Watts (745,706 w), les États-Unis sont plus nuancés, voir ci-dessous).
Dans les autres pays européens, un PS (PferdeStark) ou un cv (Cheval Vapeur) vaut 735 Watts (735,498 w).

Et chose encore plus drôle, l'nstitut national des normes et de la technologie (Agence du Département du Commerce des États-Unis, NIST) donne différentes valeurs pour le "horsepower" des États-Unis et du Royaume-Uni (UK) dont un hp-metric (sic). Je ne sais pas comment ils font pour choisir...

1 hp (550 ft lbf/s) = 745,699 9 W ;
1 hp (metric) = 735,498 75 W ;
1 hp (UK) = 745,70 W ;

Comme quoi, le cheval vapeur varie un peu, mais pour nous c'est sans grande importance...


(Une autre image de manège juste pour illustrer...)

Michel m'a aussi envoyé le pdf "Horsepower from a horse" dont il tire ses remarques, à télécharger ici. :

Je vous ai fait une petite traduction (approximative comme d'habitude) pour les non anglophones...

Horsepower from a horse (trad fr, Deny Fady)
Article : La Puissance d'un cheval

SIR - Des études récentes sur des animaux volants portant des charges (1) et sur des muscles squelettiques in vitro soumis à des mouvements cycliques (2) suggèrent que la puissance mécanique maximale supportable par kg de muscle est de 100 à 200 W.
Compte tenu de la taille de l'animal et de sa proportion de masse musculaire, il est donc possible de calculer une limite supérieure à sa puissance. Cela nous a amenés à nous interroger sur la puissance qu'un cheval peut réellement produire.
La masse corporelle des chevaux varie de moins de 100 kg pour les poneys à plus de 800 kg pour les gros animaux de trait. Selon Munro (3), le muscle squelettique d'un cheval représente environ 45 % de sa masse totale, mais nous estimons que seulement 30 % pourraient être utilisés pour un travail mécanique à un instant T. En supposant un taux de masse spécifique de 100 W kg-1 de muscle et une masse corporelle de 600 kg, un cheval pourrait, en théorie, produire 18 000 W, soit environ 24 CV, puisqu'un cheval-vapeur (CV) équivaut à 746 W ! Est-il possible qu'un cheval produise autant de CV ? Dans le pire des cas, ces hypothèses pourraient doubler le résultat, mais cela donne tout de même une estimation d'environ 12 CV. Cela soulève la question : la définition du CV était-elle basée sur un taux de travail plus faible, ou un cheval en bonne santé peut-il réellement produire plus de 10 CV ?
Quant à la première possibilité, c'est James Watt lui-même qui a défini la puissance en chevaux.
Selon Dickinson (4), au début des années 1780, Boulton et Watt fabriquaient des machines à vapeur rotatives qui remplaçaient les machines à chevaux. Naturellement, le paiement de la machine consistait en une prime annuelle basée sur le nombre de chevaux nécessaires pour effectuer la quantité de travail équivalente. Lors de discussions avec des mécaniciens, Watt apprit que, pendant une journée de travail, un cheval faisait en moyenne 2,5 tour/mn d'une roue de moulin de 7,3 mètres (24 ft) de diamètre.
Dickinson (4) (p. 145) indique que Watt supposait qu'un cheval exerçait un effort de traction de 82 kg (180 livres-force), ce qui donnait une puissance estimée à 10 000 kg (33 929 ft-lbf min-1) (puissance = force x distance/temps).
Dans le livre de Watt "Blotting and Calculation Book 1782 & 1783", ce nombre a été arrondi à 33 000 ft-lbf min-1, ce qui équivaut à la définition plus familière de la puissance en chevaux de 550 ft-lbf s-1. (Le Bureau of Standards des États-Unis (5) donne une interprétation différente du calcul de Watt qui dit qu'il a pris en compte les frottements du moteur).
Quel que soit le calcul, la mesure de la puissance de Watt est clairement basée sur une vitesse que les chevaux pourraient maintenir pendant une journée entière, et non sur une performance de pointe.
Quant à la deuxième possibilité, Collins et Caine (6) citent des données provenant d'un concours de traction de chevaux à la Foire d'État de l'Iowa de 1925, montrant que la puissance mécanique maximale d'un cheval est de 12 à 14,9 chevaux. Cet effort n'a duré que quelques secondes et constitue probablement une estimation réaliste de la performance de pointe.
Des vitesses maximales similaires, exprimées par kg de masse corporelle, ont été observées chez des athlètes humains (7).
Pourquoi la cadence de travail quotidienne est-elle tellement inférieure ?
Collins et Caine (6) suggèrent qu'un cheval de trait devrait tirer 10 % de son poids corporel à une vitesse de 4 à 5 km/h (10 heures de travail par jour) pour rester en bonne santé et vigueur. Des taux de travail comparables ont été suggérés par Youatt (8) en 1826. Il est intéressant de noter que ces deux taux de travail ne représentent qu'environ 1 CV. De plus, ils correspondent à un métabolisme quotidien d'environ 4 fois le métabolisme de base, un taux qui a été observé chez d'autres vertébrés pratiquant une activité soutenue (9, 10).
En résumé, il semble que les mécaniciens de moulins des années 1780 savaient comment maintenir leurs animaux en bonne forme, que Watt faisait ses estimations avec soin et qu'un cheval peut fournir bien plus d'un cheval-vapeur.

Auteurs :
R. 0. Stevenson, Département de biologie, Université du Massachusetts à Boston, Boston, Massachusetts 02125-3393, États-Unis
Richard J. Wassersug Département d'anatomie et de neurobiologie, Université Dalhousie, Halifax, Nouvelle-Écosse B3H 4H7, Canada

Notes :
1. Ellin gton. C. P.J. exp. Bi ol.160, 71- 91 (1991).
2 . Stevenson. R. D. & Josep hson. R. K.J. exp. Biol. 149, 61 - 78 (1990) .
3. Munro, H. N. (ed .) in Mammalian Protein Metab olism 133-- 182 (Academ ic , New York, 1969) .
4 Dickinson, H. W . James Watt (David & Charl es. Newton Abbot. 1967) .
5 . US Dept. of Commerce Cir. Bureau Stand. 34 (1912).
6 Collins, E. V. & Caine. A. B. IowaAgri. exp. Sta . Bull. 240.1 93--223 (1926).
7. Vandewa ll e, H .. Peres, G., Heller, J., Panel.J. & Monod, H. Eur. ) . appl. Physiol. 56 , 650--656 (1987) .
8 . Youatt, W. Th e Horse (Knight & Co, London, 1846) .
9 . Drent, R. H & Daan, S. Ardea 68 , 225- 252 (1 980) .
10 . Peterson, C.C.. Nagy, K. A. & Diamond, J. Proc. natn. Acad. Sci. US .A. 87, 23 24- 2328 (1990).


(Une troisième image de manège juste pour illustrer...)

Bibliographie complémentaire à télécharger, comme promis à la conférence :

Un article tiré de Causeries Scientifiques 1884 et annoté par mes soins, déjà diffusé sur Hippobulle et le blog, qui arrive aux mêmes conclusions que l'article ci-dessus mais se réfère aux attelages de la Compagnie Générale des Omnibus (CGO) : "__Puissance réelle des chevaux de trait__".

Un des livres cité par Stevenson : " __Testing draft horses__", de E. Collins et A. Caine, 1926.

A noter que j'avais fait plusieurs billets sur l'évolutions des chariots dynamométriques du professeur Collins (voir la 1ère partie ici, la deuxième là) et la troisième partie ici.

Le fameux livre, écrit par Edmond Lavalard, (administrateur à la Compagnie Générale des Omnibus, CGO) : __Le Cheval__ dans ses rapports avec l'économie rurale et les industries de transport, par , tome 2, Choix et Achat, Utilisation du Cheval, Situation actuelle de la Production chevaline, 1894. (24 Mo).


(Une image de manège juste pour illustrer...)

Et évidemment la fameuse étude de la FNC et l'IOSTA : "l'__Emploi Rationnel du Cheval de Trait__", parue en 1959 de E. Michaut et J. Cochet, que j'ai eu l'occasion de citer dans ma conférence et qui est une des études les plus récente en français sur ce sujet.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui...

lundi 9 juin 2025

Méthode de menage "Achenbach", explications, fiches techniques et plan d'un simulateur perfectionné

Depuis longtemps, nous utilisons et préconisons la méthode de menage "Achenbach".

C'est une méthode de menage très respectueuse de la bouche du cheval, qui impose de céder sur la guide externe avant de prendre éventuellement sur la guide interne.

Dans la position de base, les guides sont toujours tenues ensemble dans la main gauche, laissant la main droite libre pour d'autres activités, comme utiliser le fouet, actionner la mécanique (frein à main), ou saluer (du chapeau)

C'est une méthode évolutive de 1 à 4 chevaux.

Son principe permet de passer de la position de base à la position d'aide ou de travail sans à-coup ni tension dans la bouche.

Elle est prévue pour la position assise sur une voiture.

J'ai voulu rassembler dans ce billet l'ensemble des ressources que j'avais sur cette question afin que tous puissent l'utiliser avec précision et facilité.

Un peu d'histoire et de contexte :

Benno von Achenbach (1861-1936) est un meneur allemand de la fin du 19ème siècle, il fut le fondateur du sport de l'attelage en Allemagne et fit partie de l'élite des meneurs de compétition de son époque.

Il a beaucoup voyagé et pratiqué l’attelage en France, en Angleterre, aux États Unis, en Russie, Hongrie, etc.

Il a côtoyé les meilleurs meneurs de son époque. Il a notamment été l’élève du célèbre Edwin Howlett, qui enseignait l’art d’être cocher dans les rues de Paris.

Il a formulé les principes d'attelage et rassemblé le meilleur des méthodes alors en usage et a établi un système de tenue des guides optimum. C’est la fameuse "méthode Achenbach" qui a été formalisée dans un livre édité en allemand, après la seconde guerre mondiale (cette méthode est fort bien expliquée et en détails dans le livre de Brigitte de Diepold, "Le Menage", Maloine Edit. que l'on trouve d'occasion autour de 60 €, mais que vous pouvez peut-être économiser en lisant la suite de ce billet).

Cette méthode devient la méthode officielle de la Fédération Française d'Equitation (programme fédéral) et du CS - Utilisation et Conduite d'Attelages de Chevaux. Nous l'avons adopté depuis bien longtemps à Hippotese

Ce système unifié de tenues des guides se décline, de base, en 3 façons distinctes de tenir les guides :

1 La position de base (conduite à une main, guides dans la main gauche).
2 La position d'aide (appelée aussi position utilitaire ; conduite à deux mains, l’une derrière l’autre).
3 La « conduite au carré » (appelée aussi tenue de dressage ou de travail, à deux mains).

Bien assis, dos droit, en appui sur ses jambes légèrement fléchies. Les avant-bras sont en position horizontale, avec les poings tendant vers la verticale, pouce vers le haut. Les poignets sont souples et mobiles, les mains situées à 10-20 cm du corps.

Le regard se porte loin devant. Les guides sont toujours tenues "fleur du cuir" dessus (côté lisse). Le fouet est toujours tenu en avant, vers le haut, en oblique sur la gauche pour ne pas toucher les chevaux involontairement.

Nota Bene : On doit aussi à Benno von Achenbach l'invention des "guides Achenbach" (guides et croisières avec un réglage sur 40cm accessible depuis le siège du meneur), plus précises que les "guides à l'italienne".


Plan des "guides Achenbach", tiré du Manuel FENA, Asso fédérale pour l'équitation et la conduite (Autriche)

La méthode en une fiche :

Commençons doucement avec cette fiche/poster qui donne les positions des mains de base. A imprimer et afficher sur le simulateur perfectionné (voir plus loin).

Le simulateur perfectionné :

On trouve sur le web des plans de simulateur simple, mais le simulateur perfectionné permet en plus de visualiser la tension exercée par le canon du mors dans la bouche du cheval et d'apprendre à mener juste en appui, léger, léger...
Nous l'avions déjà diffusé dans l'Hippobulle en 1990.

Je crois que la paternité du simulateur "simplifié" revient à Harvey Cazier-Charpentier, illustre instructeur d'équitation et maître d'attelage dont l'ouvrage "MANUEL D'INSTRUCTION A L'ATTELAGE" de la Fédération Équestre Française (LAVAUZELLE SPORT Éditeur) reste un modèle de simplicité, de clarté et de pédagogie (quoiqu'un peu désuet à mon avis, en particulier sur les consignes d'habillement).
Le simulateur "simplifié" de M. Cazier-Charpentier permet d'acquérir tous les réflexes de menage en guides, sans cheval, tranquillement assis chez soi.
Mais il lui manque un petit coté visuel des fautes qui nuit à l'auto-aprentissage hors la présence d'un instructeur.
René BAUD (bourrelier et instructeur d'attelage) bien connu en Franche Comté a donc amélioré le système, pour permettre de mieux visualiser la qualité du contact main du meneur-bouche du cheval, sa régularité dans les virages (malgré la cession de la guide interne), sa variation lors des arrêts, des reculés ou des changements d'allures et même son excès toujours nuisible au cheval.

Son principe reste simple, tout l'intérêt se situe dans le coulissement du simulateur (qui est percé d'une mortaise (rainure)verticale) le long d'un axe fixé sur un support. La variation de tension des guides déplace donc le simulateur de haut en bas, suivant l'axe vertical entre les deux extrémités de la mortaise que l'on pourra utilement graduer. Ce déplacement visualise la tension exercée sur la bouche du cheval.
Évidemment une tension ou une cession dissymétrique des guides fait aussi tourner le simulateur.
Et donc, pour tourner, le "jeu" consiste à "céder" sur la guide externe, "prendre" sur la guide interne, tout en restant dans un contact moelleux...
L'auto- construction de ce simulateur perfectionné ne devrait pas poser trop de problèmes.

Je vous ajoute quelques photos du simulateur du CERRTA (fabriqué par RV en 20O1), que les élèves de CS (Utilisation et Conduite d'Attelages de Chevaux) connaissent bien...

L'aide-mémoire "Système Achenbach", en simple et en paire, de Manu de Meulenaer (avec son autorisation)

A mon avis, la bible de la méthode Achenbach...

PDF à télécharger ici (4,4 Mo)

Le livre "Les Guides" de Donatien Levesque (1897)

Pour les plus perfectionnistes d'entre-vous (et les amateurs de références historiques aussi)...

PDF à télécharger ici (15Mo)

Voilà, c'est tout ce que j'ai en stock...

jeudi 19 octobre 2023

Amélioration du harnais Chevilatte, quelques pistes à explorer...

Préambule 2023 :
Ce billet (et le 2 précédents) ont été diffusés sous forme papier dans l'Hippobulle N°30 qui n'est aujourd'hui plus disponible.
Comme je reçois toujours des demandes de renseignements sur le harnais "Chevilatte", je vous les redonne...
Et puis le 4ème billet concernera une fiche technique avec plan côté sur l'attelage Franc-Comtois "en cheville" que nous avons réalisé en mars 2023.

Préambule 2013 :
De janvier 2008 à septembre 2012, nous avons rendu compte, sur le blog d'Hippotese de nos recherches sur la création d'un harnais de travail mixte, utilisable aux traits ou en brancards, simple et efficace en toutes circonstances.
Ce troisième billet récapitulatif concerne les réflexions et améliorations qui ont suivi, (légèrement adaptés et allégés pour former une suite compréhensible).

Il reste un grand nombre de pistes d'amélioration à explorer pour le harnais Chevilatte et aussi pour avancer sur nos objectifs de normalisation et de simplification des harnais.

L'effet palonnier :
On peut craindre (même si nous n'avons pas constaté de problèmes, ni mesuré de pertes visibles) que l'efficacité de la traction soit diminuée ou que des blessures d'épaules puissent apparaître du fait de la rigidité des brancards (en mode "chevilatte") par rapport au mouvement des épaules du cheval.

Pour ceux qui le connaissent, le mode d'attelage du harnais chevilatte est proche de l'attelage en demi-trait (en chaîne) qui était utilisé en particulier sur les brancards des tombereaux agricoles, ce système qui était efficace pour le travail au pas lent, présente sans doute des limites en particulier au trot.

On doit donc réfléchir à des systèmes qui permettent, même avec le harnais Chevilatte, de maintenir l'effet palonnier.

NB : Les scandinaves qui sont utilisateurs de harnais à chevilles latérales depuis des décennies en ont inventés plusieurs que nous allons vous présenter.

1ère solution) Garder les traits et le palonnier : la première solution, la plus simple est de garder le palonnier et les traits pour la traction et les chevilles dans les brancards pour la direction (un peu comme en attelage traditionnel avec sellette et porte-brancard).
Il suffit de prévoir une mortaise (dans les brancards) avec un jeu longitudinal suffisant pour la cheville (une longueur d'une quinzaine de cm me semble adaptée, les scandinaves se contentent eux d'une liberté de 10 cm).


Le harnais scandinave peut aussi s'utiliser avec un palonnier.


La mortaise doit laisser un jeu suffisant pour que le palonnier soit efficient.

Certes, on perd un peu de rapidité à l'attelage (chevilles + traits à accrocher), mais on gagne en confort.

NB : Dans notre objectif de normalisation et de simplification des systèmes de harnachement, nous sommes aussi attentifs aux problèmes de sécurité et en particulier à l'ordre d'accrochage des brancards et des traits.
Chacun sait qu'au moment de l'attelage, on met les brancards dans les porte-brancards puis on accroche les traits au collier, et qu'au déttelage, on décroche les traits puis on dégage les brancards (pour une raison de sécurité évidente, imaginez un cheval qui s'emballe avec les traits encore accrochés et les brancards au sol !).
On pourait imaginer sur le harnais chevilatte, un système de verrouillage des chevilles sur les brancards qui soit aussi le système d'accrochage des traits.
Ainsi les traits, préalablement réglés en longueur, restent sur le palonnier et s'accrochent sur les chevilles une fois celles-ci passées dans les mortaises des brancards.
Dans ce cas, les traits sont bien obligatoirement accrochés après les brancards et décrochés avant... (cette solution reste cependant à valider...).

2ème solution) Utiliser un véhicule/outil avec une structure non rigide et qui donc se déforme avec le mouvement des épaules du cheval :
C'est le cas de notre porteur norvégien (de marque Ulvins) et de beaucoup d'arches de débardage.
C'est la mobilité relative des brancards l'un par rapport à l'autre qui permet de maintenir l'effet palonnier.
Les Scandinaves sont passés maîtres dans la fabrication de ces matériels qui semblent un peu désarticulés et où tous les assemblages autorisent un jeu, limité mais significatif. Il suffit de s'inspirer de leur travail, sans vouloir réinventer la roue.


Une arche de débardage d'inspiration scandinave, très "déformable".


Détail technique du montage à "liberté de mouvement".

Cependant, si ce système est très efficace au bois et en terrain irrégulier avec les outils traînés, il n'est peut-être pas adapté à tous les véhicules ou à toutes les allures... (à vérifier...).

3ème solution) Utiliser des brancards-palonnier (les "brancalonniers" comme les a surnommés Mourad Manesse), là aussi, les Scandinaves ont trouvé des solutions multiples (pour les véhicules à 2, 4, 6 ou 8 roues) qui semblent bien fonctionner et qu'il nous reste à valider, donc...


Système de brancalonnier adapté à un avant-train à 2 roues.


Autre système de brancalonnier sur un porteur à 6 roues.


Autre système de brancalonnier sur un porteur à 8 roues


Le harnais chevilatte (en simple) est utilisable au bois et en double sans aucune modification...

Les avant-traits rigides :
On peut avoir besoin d'utiliser des avant-traits rigides avec un harnais chevilatte (chacun connaît l'intérêt de ce système qui évite les blessures d'épaules en particulier aux chevaux à l'avant-main éclatée et aux épaules saillantes).
Personnellement, je n'étais pas très favorable à ce système qui alourdit et rigidifie le harnais, préférant les avant-traits en chaîne (gaînés caoutchouc), facilement réglables et souples. C'est l'apparition de marques de frottement sur mon cheval, suite à des labours difficiles, qui m'a fait reconsidérer la question.

NB : La solution des Scandinaves de faire un avant-trait en cuir ne convient que si celui-ci est réglable, mais ce réglage est difficile et demande un fastidieux montage-démontage. Cette solution en cuir est aussi plus coûteuse.


Avant-trait Scandinave traditionnel, réglable, en cuir.

La particularité de l'avant-trait rigide en harnais chevilatte (par rapport au harnais de débardage) est qu'il est relié aux brancards par la cheville, il faut donc veiller à ce qu'il ne pousse pas le collier dans les descentes ou les reculés ou se glisse entre la renfonçure du collier et l'épaule du cheval.
On doit aussi veiller à ce que l'avant-trait rigide ne bloque pas la liberté d'encolure qui est un des grands avantages de ce mode de harnachement.
Il faut donc limiter la longueur de celui-ci (32-33 cm sur mon prototype) et terminer l'avant-trait rigide côté collier par quelques maillons de chaîne (3 à 4 maillons semblent suffisants)... à tester sur le long terme.


Prototype d'avant-trait rigide en acier (dia 12 mm, longueur 33 cm) adapté au harnais chevilatte.

Le passage du harnais traditionnel au harnais chevilatte :
Un des intérêts du harnais chevilatte est qu'il peut être utilisé avec votre collier, votre sellette et votre reculement habituel, seul le "porte-cheville" et le brancard sont à adapter.


Porte-cheville chevilatte avec un Collier suisse, une sellette Hippotese et un reculement Grand-Vallier.


Porte-cheville chevilatte avec une Collane savoyarde, une sellette de trait et un reculement Grand-Vallier.


Porte-cheville chevilatte avec un collier américain, une sellette de trait et un reculement classique.

En cas d'usage mixte, on peut aussi faire le choix de garder un système traditionnel de bracelet de brancard amovible et remplaçable par un porte-cheville au besoin...


Didier Mahillon a réalisé plusieurs harnais mixtes à porte-brancard et porte-cheville interchangeables.

De même, un brancard d'attelage peut être modifié sans empêcher son utilisation avec des bracelets porte-brancard par le simple ajout d'une mortaise soudée...


Un brancard de marathon, modifié pour accepter le harnais chevilatte...


Le même brancard en utilisation.

...Ou d'un passant en plat métallique plié et soudé ou boulonné sous l'extrémité des brancards (même en bois).


Différentes techniques de modification simples de brancards traditionnels pour qu'ils soient compatibles "chevilatte".

Nota-Bene : Pierre Gallet a testé un "brancalonnier" dont nous avons diffusé quelques vidéos :

ou en suivant le lien : https://www.youtube.com/shorts/b6TR53an5g8

Conclusion provisoire...

On voit bien avec ces exemples et ces réflexions qu'il y a encore des pistes à explorer pour améliorer nos harnais "chevilatte" et bénéficier ainsi de leurs avantages, sans abandonner nos éléments de harnais habituels...

Il faut juste un peu de courage pour laisser une partie de nos habitudes de côté et tester cette manière d'atteler qui rend nos harnais de travail bien plus polyvalents et libère l'encolure de nos chevaux même aux brancards...

Avis aux amateurs...

Récapitulatif des billets 5 à 9 sur le harnais "Chevilatte" (2008-2012)

Préambule 2023 :
Ce billet, le prochain (et le précédent) ont été diffusés sous forme papier dans l'Hippobulle N°30 qui n'est aujourd'hui plus disponible.
Comme je reçois toujours des demandes de renseignements sur le harnais "Chevilatte", je vous les redonne...
Et puis le 4ème billet concernera une fiche technique avec plan côté sur l'attelage Franc-Comtois "en cheville" que nous avons réalisé en mars 2023.

Préambule 2012 :
De janvier 2008 à septembre 2012, nous avons rendu compte, sur le blog d'Hippotese de nos recherches sur la création d'un harnais de travail mixte, utilisable aux traits ou en brancards, simple et efficace en toutes circonstances.
Ce second billet récapitulatif concerne les billets 5 à 9, (légèrement adaptés et allégés pour former une suite compréhensible).

Recherche sur le harnais "chevilatte" (5ème partie, juillet 2008).

Je vous avais promis de vous tenir au courant des premières modifications et améliorations que nous avons apportées au prototype N°1 après plusieurs mois d'utilisation... Voici donc les premières photos du prototype N°2 :


Le nouveau harnais chevilatte, attelé au "Lama" (dont nous reparlerons sans doute un de ces jours).


Vue en plus gros plan du harnais chevilatte N°2, (les protections des chaînes et de l'anneau ne sont pas encore installées).


Remarquez la sangle en cuir (large et indépendante de la sellette) et sa protection (manchon en fourrure synthétique) et la sous-ventrière (en cuir fauve, teint en noir depuis) qui ont remplacées les sangles synthétiques du prototype N°1 (merci Didier).


Pour mémoire voici l'ancien anneau du prototype N°1, ici démonté.


Pour mémoire voici l'ancien anneau du prototype N°1, ici en place.


Et le nouvel anneau du prototype N°2 en gros plan, formé de 4 anneaux de chaîne soudés ensemble.


Le nouvel anneau du prototype N°2 avec son demi-trait en chaîne (longueur 550 mm) monté avant soudure.


Le nouvel anneau du prototype N°2 (lors des 1ers essais), on voit que la courroie de reculement peut s'accrocher directement sur la boucle arrière et que le trait a sa boucle réservée (pas de contact avec le reculement et accrochage/décrochage plus facile).


Et enfin le nouvel anneau terminé (ponçage et peinture) avec ses 2 boucles en plus (pour le reculement et pour les traits).

Recherche sur le harnais "chevilatte" (6ème partie, août 2008).

Bilan d'utilisation des protections caoutchouc sous les anneaux latéraux.
Pour l'instant, nous n'avons pas encore beaucoup de recul pour ces protections (2 mois d'utilisation, assez intensive quand même, dont un renversement où le cheval est resté couché sur le côté dans le brancard pendant 10 mn sans dommage, le temps d'être désharnaché), mais elles sont faciles à réaliser, peu coûteuses et semblent pleinement efficaces.


Vue d'ensemble du harnais avec les protections latérales.


Détail d'une protection latérale, on aperçoit le mode de fixation de la protection avec une fente (qui laisse passer la sangle de reculement) et un lacet (attaché au 1er maillon du trait en chaîne).


La sangle de sellette reste sous la protection.


Vue de la protection en cours de fabrication, l'ensemble est taillé dans de la bande caoutchouc de récupération de 5mm d'épaisseur.


Et enfin, un petit dessin avec les cotes de fabrication...

Recherche sur le harnais "chevilatte" (7ème partie, octobre 2010) : le plan d'ensemble.

Plan d'ensemble côté du harnais et modification de la fixation des protections caoutchoutées sous les attaches latérales.


(Le harnais chevilatte est un harnais polyvalent, ici utilisé en brancards, Valloire 2010, photo Yoan Fady)

Nous avons même créé une catégorie "Recherche sur le Harnais chevilatte" sur le blog qui vous permettra de retrouver rapidement un des billets sur ce sujet...


(Le harnais chevilatte permet de dégager l'encolure et d'utiliser des véhicules à brancards en forêt, Montdenis 2010, photo Mylène Fady)

Nous avons étudié l'existant pour arriver au prototype N°1 puis au prototype N°2, et enfin après 3 ans d'utilisation à un modèle, sinon définitif, du moins stabilisé, de harnais "chevilatte".


(Le harnais chevilatte permet aussi d'utiliser des traits avec un palonnier, Montdenis 2010, photo Deny Fady)


(Le harnais chevilatte est un harnais adapté aux usages agricoles mixtes en simple, Montdenis 2010, photo Deny Fady)

Et tout d'abord, voici le plan côté de l'ensemble...

Et une série de photos de chaque partie pour vous aider à comprendre...

Nous avons aussi modifié le mode de fixation des plaques de protection caoutchouc, à l'avant sur les avant-traits en chaîne. A l'origine, c'était un lacet de cuir (qui cassait fréquemment), qui a été remplacé par un anneau rond, coupé, monté, puis resserré au marteau, dans lequel, on passe un petit maillon rapide, que l'on fixera ensuite sur la chaîne du demi-trait...

Recherche sur le harnais "chevilatte" (8ème partie, novembre 2011) : les anneaux et les chevilles...

Voici quelques précisions sur les anneaux latéraux de fixation des chevilles qui sont le nœud d'assemblage des harnais scandinaves et "chevilattte", ainsi que sûr les chevilles elles-mêmes...

La forme de nos anneaux porte-chevilles a pas mal évolué depuis le départ. Son "design" n'est sans doute pas la seule solution possible (nous le verrons plus loin), mais cette solution répond aux contraintes techniques tout en restant assez facile à réaliser sans travail de forge (seulement par assemblage d'anneaux de chaîne de récupération par soudure à l'arc).

NB : certaines infos et photos de ce billet ont déjà été diffusées, si elles sont répétées ici, c'est pour la clarté de l'exposé.


Pour mémoire, l'anneau nordique traditionnel, critiqué dans le billet N°4 avec une version inox, non ouvrante des chevilles nordiques originales.

L'évolution de nos anneaux "Hippotese"...


Notre 1er anneau, formé de 2 anneaux galvanisés (80x40 Dia 10) soudés ensemble, les reculements en cuir doivent être montés avec un crochet à passant, l'avant-trait en chaîne fait 600 mm de long.


le second anneau amélioré, le même assemblage de 2 anneaux galva, + un anneau pour le trait et un anneau pour monter directement le reculement cuir avec son avant trait en chaîne de 550 mm


le second anneau amélioré, 1er essais de mise en place


le second anneau amélioré, peinture et montage définitif

Autres "design" d'anneaux.
Nous avons vu dans un billet précédent un autre design d'anneau inventé par Jordi terrazas et repéré sur le site Equibru :


l'anneau Equibru (photo Equibru)


Pierre Gallet a aussi inventé son propre anneau, monté ici sur un harnais bas-cul


L'anneau de Pierre Gallet en gros plan

Plan des chevilles d'origine (nordiques) en inox, version ouvrante.


le plan des chevilles d'origine en inox, version ouvrante.


Essai de fabrication en fer plat des chevilles d'origine, version ouvrante.

Cheville simplifiée.

C'est sur le concours Euroforest 2010 que j'ai pris cette photo d'une cheville simplifiée, intégrée à l'anneau que portaient les petits chevaux norvégiens participants...


Harnais norvégien lors du concours Euroforest 2010.


Détail de la cheville simplifiée, sur le harnais norvégien, lors du concours Euroforest 2010.


Essai de fabrication en anneaux soudés de chevilles simplifiées, version non ouvrante.

NB : Je n'ai pas de recul sur cette dernière cheville simplifiée, mais je pense qu'elle est aussi efficace qu'une autre.
Elle résout le difficile problème d'approvisionnement en chevilles suédoises...
Ceci dit les chevilles amovibles (ouvrantes) sont bien pratiques, en particulier en débardage où on peut les démonter facilement, ce qui évite d'y accrocher en permanence les guides dans les manœuvres courtes (je ne passe les guides que dans les anneaux de la sellette et pas dans ceux du reculement).

Je rajoute une petite photo et proposition de chevilles du site catalan Equibru et diffusé dans leur billet "chevilles", suite aux commentaires de ce billet...

Traduction du texte de Nina :
Traduction très approximative :
Mes amis d'Hippotese, après avoir vu votre article (sur les chevilles du harnais "scandinave"), j'aimerais vous conseiller une petite modification relative à la fabrication des chevilles.
Si on fait les deux pièces identiques, celle du bas ne se met pas correctement en place, et le contact ne se fait que sur un seul côté, ce qui cause une usure anormale, la cheville pouvant même se coincer. Cette petite modification (voir sur les photo les ouvertures différentes sur les deux parties de la cheville) règle le problème. Salutations à tous les hippotésiens !

Merci à Equibru et Nina...

Amélioration de la sous ventrière du harnais "chevilatte" (9ème partie, septembre 2012) et pose de rivets cuivre sur cuir.

En débardage, en particulier en montagne, la sous-ventrière est très sollicitée...


Christian Deiber lors d'un chantier-école à Montdenis en 2007 avec un harnais de débardage Hippotese.

Surtout au passage des talus...
Ici, en Maurienne, la pente est formée de terrasses et de "broues" (nom local des talus) et les ruptures de pente sont fréquentes et donc le cheval tire quelquefois avec son ventre (sa sangle plus exactement)...


Bernard Deschenaux lors d'un chantier-école à Montdenis en 2007 avec un harnais suédois en test et l'arche du porteur norvégien Ulvins.

Ceci dit, tout ceux qui travaillent avec des charrettes à 2 roues ou des tombereaux, même sur le plat, sont (devraient être) aussi sensibles à la largeur des sous-ventrières de leur chevaux.

Et donc, celà fait longtemps que je veux changer la sous-ventrière de mon harnais chevilatte (à l'origine c'est une simple courroie de cuir de 30 mm de large) par une version plus large, afin d'améliorer le confort de mon cheval.

J'ai profité d'une rupture de celle-ci cet été (due à un accrochage des brancards avec un autre attelage) pour tester une sangle de selle de monte (en peau de mouton synthétique) que l'on trouve facilement dans le commerce (je vous tiendrai au courant de la solidité à long terme de cette solution).


Vue générale des anneaux support des cheville latérales et de la sangle de selle que nous allons utiliser en sous-ventrière.

Ceux qui suivent nos recherches sur le harnais chevilatte, auront remarqué qu'il faut, pour mettre en œuvre cette solution, modifier les anneaux latéraux et y ajouter 2 passants sur la partie inférieure pour y fixer les 2 courroies qui permettront de tenir et régler notre nouvelle sous-ventrière.


Gros plan des anneaux latéraux, en bas, l'anneau d'origine, en haut l'anneau modifié.

Cette modification (soudure de 2 anneaux de chaîne de 50 x 25) permet en outre de séparer les courroies inférieures du frottement de la cheville (due au poids des brancards), dont on voit bien le début d'usure qu'elle occasionne à cet anneau (au centre du cercle jaune)...


Gros plan des anneaux latéraux, en cours de modification. Au centre du cercle jaune on aperçoit les traces d'usure dues au frottement de la cheville.

Voici le résultat définitif de la modification.
On peut voir sur la photo, en haut, la sous-ventrière d'origine et en dessous la nouvelle sous ventrière avec ses 4 courroies de fixation-réglage.
L'ensemble en position moyenne de réglage doit mesurer pour un (fort) comtois, environ : 120 cm.


Vue d’ensemble de la nouvelle sous-ventrière avec ses 4 courroies de fixation-réglage. En dessus, pour mémoire, la sous-ventrière d'origine.

On peut remarquer dans la vue précédente que je n'ai pas réalisé de couture mais que j'ai utilisé des rivets en cuivre massif.
Tout d'abord, je suis un piètre bourrelier et mes coutures ne sont pas très bonnes et puis, je sais par expérience que le montage des rivets n'est pas si facile, à moins de respecter quelques règles simples que je me fais une joie de partager avec vous.

Tout d'abord, on doit trouver des rivets en cuivre massif (que je préfère aux rivets en alu qui semblent moins résistants).
Personnellement j'utilise des rivets de 20 à 25 mm de long par 5 mm de diamètre que j'achète aux marchands de matériels de sellerie (on trouve ça aussi sur le web).


Les outils que j'utilise pour la pose des rivets de cuivre massif : une pince emporte-pièce, une pince coupante, un marteau de cordonnier, un tas en acier et un morceau de tube.

Le secret d'un bon montage tient en 4 conditions :
- 1ère condition : Les trous dans le cuir doivent être ajustés au diamètre du rivet qui doit forcer pour rentrer. Moi j'utilise une pince emporte-pièce de qualité.
- 2ème condition : On doit couper le rivet à la bonne longueur (2 à 3 mm de plus que l'épaisseur de cuir à assembler), je fais ça à la pince coupante (tenaille russe), une fois le rivet et sa rondelle en place dans le cuir.
- 3ème condition : On doit mater le rivet progressivement, en agissant sur la périphérie du rivet de manière à faire "fluer" le métal. C'est sans doute le plus difficile et celà demande un certain coup de main. Y aller progressivement par petites touches.
L'utilisation d'un marteau de cordonnier à tête ronde évite de marquer le cuir.
On doit aussi utiliser un "tas" en acier assez lourd pour faire le contre-coup, j'utilise un morceau d'essieu, de section carrée 40x40 à bords arrondis, très efficace.
- 4ème condition : Quant le rivet commence à s'arrondir et à augmenter de diamètre, on doit serrer les deux cuirs en pressant la rondelle à l'aide d'un tube de diamètre adapté.
Personnellement, j'utilise un morceau de tube de cuivre de plomberie de 12 ou 14 mm.

Enfin, on peut finir "la rivure" toujours très progressivement en amincissant les bords. Il faut veiller cependant à garder assez de matière, c'est ce qui fait la solidité du rivetage.

Voici un petit schéma récapitulatif des différentes phases...


Les différentes phases de la pose des rivets de cuivre massif pour assembler deux morceaux de cuir.

Voici le résultat des rivetages sur les courroies de ma sous-ventrière :


Détail des rivetages des courroies droite (longueur 30 cm) de la sous-ventrière.


Détail des rivetages des courroies gauche (longueur 40 cm) de la sous-ventrière.

Nota : Pour les courroies "gauche", j'ai augmenté leur longueur à 40 cm (après réflexion) pour garder plus de possibilités de réglage en cas de test du harnais sur un gros cheval.
Les courroies sont en cuir chromé de 25 mm de large (merci Didier). Les trous des ardillons sont espacés tous les 35 mm.
J'ai aussi utilisé 2 rivets en alu (massif), n'ayant plus de cuivre. Ces rivets sont plus faciles à utiliser car le métal est plus ductile mais je ne sais rien de leur résistance comparée à celle du cuivre.

Récapitulatif des billets 1 à 4 sur le harnais Chevilatte (2008)

Préambule 2023 :
Ce billet et les 2 prochains ont été diffusés sous forme papier dans l'Hippobulle N°30 qui n'est aujourd'hui plus disponible
Comme je reçois toujours des demandes de renseignements sur le harnais "Chevilatte", je vous les redonne...
Et puis le 4ème billet concernera une fiche technique avec plan côté sur l'attelage Franc-Comtois "en cheville" que nous avons réalisé en mars 2023.

Préambule 2012 :
De janvier 2008 à septembre 2012, nous avons rendu compte, sur le blog d'Hippotese de nos recherches sur la création d'un harnais de travail mixte, utilisable aux traits ou en brancards, simple et efficace en toutes circonstances.
Ce billet récapitulatif et le suivant sont une compilation de ces 9 billets, (légèrement adaptés et allégés pour former une suite compréhensible).

Recherche sur un harnais à chevilles latérales (1ère partie, janvier 2008).

Je vais essayer de vous expliquer l'origine de notre recherche sur ce nouveau harnais que nous appelons harnais à chevilles latérales (ou harnais Chevilatte).

Depuis les débuts d'Hippotese (1987), nous cherchons à améliorer les harnais des chevaux de travail, afin qu'ils soient plus légers, plus rapides à poser, plus faciles à fabriquer, plus efficaces...
Nous nous sommes toujours aussi fixé comme règle d'étudier les matériels existants, traditionnels ou non, de toutes les régions ou pays, avant de créer de nouveaux modèles, persuadés que nous sommes qu'il ne faut pas toujours ré-inventer la roue, mais plutôt recréer en mélangeant les genres.
Nous sommes arrivés, entre autres, à deux modèles pour chevaux en simple, qui sont bien fixés aujourd'hui.

1) Le harnais que nous appelons "Franc-Comtois" qui est un harnais mélangeant le mode d'attelage "en cheville" des Monts du Jura (rapide à garnir, simple et sans sellette) et un reculement "Grand-Vallier" très solide et très bien adapté à la pente et au reculé en charge, avec ses 2 avaloires qui empêchent le cheval de s'asseoir.
Il était utilisé autrefois par le limonier des "Trains Grand-Vallier" (attelages de 4 chevaux en ligne) qui emportaient les mâts de bateau du Haut Jura jusqu'à Nantes ou Bordeaux.
Le harnais "Franc-Comtois" est très rapide à atteler en brancards (2 chevilles à mettre, 2 reculements), il n'a pas de culeron et pas de sellette (donc pas de risque de blessure de sangle).

2) Le harnais de débardage Hippotese et pour le travail "aux traits" en général, il est simple, très stable sur le dos du cheval et adapté à la traction vers le bas avec sa sous-ventrière renforcée. Certains modèles sont fabriqués en Biotane (matière synthétique imitant le cuir).

Ces deux harnais sont très performants dans leur fonction (l'attelage en brancards ou l'attelage en traits), leur seul défaut est d'être "deux" justement.

Par exemple, quand je vais au bois avec ma petite carriole et mon Cabri (véhicule à trois roues), j'utilise le harnais Comtois.
Arrivé sur place, je change pour le harnais de débardage Hippotese pour atteler mon traîneau et aller débarder.
Au retour, je reprends le harnais Comtois pour rentrer avec le Cabri.
Si j'avais un harnais susceptible de remplir les 2 fonctions, j'économiserais du temps et j'éviterais d'avoir un 2eme harnais (à acheter) et à apporter au bois.

Voilà la raison principale qui nous a poussées à rechercher un harnais mixte.

Mais il y a aussi d'autres raisons :

  • Le harnais "en cheville" comtois ne peut pas être utilisé avec des véhicules à 2 roues non équilibrés (dont les brancards appuient sur le collier) à cause de l'absence de sellette,
  • Il ne peut pas non plus être utilisé dans des terrains accidentés (typiquement avec des porteurs ou des arches de débardage) dans la mesure ou l'encolure est relativement bloquée par les brancards (ce qui influe sur l'équilibre du cheval).

Le harnais de type scandinave (Suède, Norvège, Finlande) qui possède une sellette et des chevilles au niveau des flancs nous semblait offrir une solution technique intéressante à ces problèmes, d'autant qu'il est utilisable avec des traits.

Nous verrons plus loin que ce n'est pas si simple...

Recherche sur le harnais "chevilatte" (2ème partie, janvier 2008).

Comme nous l'avons expliqué précédemment, avant de concevoir et fabriquer un nouveau harnais, fidèle à notre habitude, nous commençons par aller voir ce qui se fait ailleurs...
Et nous sommes allés du côté du Royaume-Unis chez Doug Joiner (qui est débardeur à cheval en Angleterre).

Doug, comme beaucoup de "Horse-Logger" anglais, utilise du matériel de débardage de type scandinave et donc des harnais à chevilles latérales sur anneau.
Comme les harnais suédois sont chers, il a fabriqué lui-même son harnais.

Voici quelques photos (merci à Sophie Ayache)

Pour celà, il a adapté la sellette agricole anglaise traditionnelle (à gouttière métallique et chaîne plate "porte-brancards") à un anneau de liaison semblable au modèle scandinave.

Il a aussi remplacé l'avant-trait rigide en cuir par une chaîne (qui est réglable) qu'il accroche au collier (ici de modèle "Amish canadien", je pense) et utilise le reculement d'attelage classique (relié aussi par une chaîne).

Plus récemment, Doug (merci à lui pour les photos) a investi dans un harnais suédois d'origine mais il a, là aussi, remplacé l'avant-trait par une chaîne.
Nota : le collier est ici aussi un modèle "Amish Canadien".

On peut remarquer sur ce harnais suédois (d'origine) la sellette articulée à faible surface d'appui (nous n'avons pas d'explication à cette forme si ce n'est la forme du dos des poneys fjord peut-être...).

On peut ici détailler la cheville métallique (et son logement rectangulaire dans le brancard) et sa clé en bois (et son lacet d'arrêt).
A notez aussi la courroie de reculement et son crochet qui est détachable facilement.

On peut voir aussi la protection en cuir sous l'anneau (qui est tenue par la pièce avant à 3 boulons, je pense) et la forme des pièces de liaison des courroies cuir à l'anneau (montées rivetées), que l'on ne trouve pas en France.

Après cette première étude de l'existant, nous allons passer aux premiers essais de fabrication d'un harnais à chevilles latérales (dit "chevilatte") Hippotese.

Recherche sur le harnais "chevilatte" (3ème partie, février 2008).

Et tout d'abord, quelques photos de harnais scandinaves (Norvégiens ici surtout) dans leur milieu "d'origine" qui permettent de mieux connaître les usages.

Ces photos ont été récupérées sur le web, en particulier sur le site de l'association Foreningen Arbeidshesten (http://foreningenarbeidshesten.com) que je remercie chaleureusement.



On peut constater que les filles ont l'air de mener souvent...



Que ce type de harnais est utilisé pour tous les types de traction...


Qu'il n'y a pas que des poneys Fjord dans ces pays même si les chevaux sont dans l'ensemble de petite taille...



Que pour les traîneaux ou les outils agricoles, ils utilisent des brancards rigides (à la place des traits)...


Et qu'il y a sans doute beaucoup à apprendre des Scandinaves en particulier sur le matériel moderne (surtout adapté aux charges petites et moyennes).

Recherche sur un harnais "chevilatte" (4ème partie, mars 2008).

Nous avons donc successivement étudié le harnais "Franc-Comtois" "en cheville" avec un reculement "Grand-Vallier", le harnais de débardage "Hippotese", et enfin le harnais de type "scandinave" et ses variantes "anglo-saxonnes" ainsi que ses utilisations dans son berceau d'origine.

Suite à cette étude de l'existant nous avons écrit un cahier des charges qui s'établit ainsi :

Créer un harnais à un cheval (mais adaptable en paire), utilisable aux traits ou en brancards, muni d'un système d'attelage rapide aux brancards, capable de supporter une surcharge occasionnelle ou permanente (sur le dos du cheval via les brancards) (ex : véhicule à 2 roues dans la pente), muni d'un reculement très efficace (et qui n'assoit pas le cheval), qui laisse une grande liberté d'encolure au cheval (utilisation d'outils à brancards en forêt), qui ne blesse pas (sous ventrière sur-dimensionnée, pas de culeron), qui soit adaptable à tout type de collier ou bricole et à de nombreuses tailles de chevaux, qui soit simple à réaliser (voir éventuellement auto-constructible) et pas trop cher (réutilisation de parties existantes : sellette, reculement...).

Pour aller plus loin, il nous fallait réaliser un prototype opérationnel made-in "Hippotese" et le comparer à un vrais harnais "scandinave" d'origine, acheté en Suède, les 2 étant à tester dans nos conditions locales d'utilisation.

Nous avons donc commandé en Suède un vrai harnais scandinave (sur ce catalogue du fabricant Tarnsjo Arbetsselar, http://tarnsjogarveri.se).
L'ensemble est arrivé en pièces détachées.


Le harnais suédois d'origine, monté, avec des avant-traits rigides en cuir (made in Jura par Vincent Sappez).

Malheureusement au montage de l'arceau métallique sur les coussins de sellette, un écrou borgne trop serré a cassé la tige filetée à l'intérieur d'un des coussins et il a fallu découdre ce coussin pour réparer puis le recoudre (c'est parfois utile un bourrelier... merci Vincent).
Nous n'avons d'ailleurs toujours pas compris l'intérêt de l'arceau de cette sellette...
Et pour tout dire, l'ensemble nous a déçu...
Nous avons été vraiment décontenancés par le montage des pièces de cuir sur les platines métalliques avec des vis et des écrous. Le reculement ne nous parait pas assez solide pour une utilisation dans la pente en attelage agricole ou forestier.
Bref, première impression : pas terrible !
La seule pièce qui nous a émerveillés, c'est la cheville amovible en inox massif de toute beauté (voir plus loin).
Dans un souci de compatibilité (avec les outils d'origine scandinave, comme notre porteur norvégien) nous avons décidé de garder ce modèle comme référence pour nos harnais.


Nos premières chevilles ouvrantes en acier, pâle copie du modèle suédois et la mortaise (trou 45 x 16) à souder sur les brancards, réalisée uniquement à partir de plat 40 x 8.

Didier Mahillon a réalisé un prototype de harnais "chevilatte" modèle "Hippotese" en intégrant un reculement "Grand Vallier", une sellette de l'armée suisse (sur laquelle est cousue une sangle de selle de monte très large, muni d'une protection en fourrure synthétique) à la place de la sellette à arceau, mais nous avons gardé le système à anneau latéral et l'avant-trait massif en cuir.


Le premier prototype de harnais chevilatte made in Hippotese (par Didier Mahillon)

Les essais aux traits furent concluants, il restait à fabriquer des brancards utilisables avec ces chevilles.


Les essais aux traits furent concluants...

Après mûres réflexions, nous avons décidé de modifier des brancards d'un modèle standard, type voiture de marathon pour attelage en sellette, en leur ajoutant simplement la mortaise rectangulaire nécessaire, tout en gardant la possibilité de les atteler avec des porte-brancards traditionnels (sainte compatibilité).



Les brancards en sellette modifiés par l'ajout de la mortaise rapportée

Il sera toujours temps de réaliser des brancards spécifiques plus tard, quand nous aurons plus d'expérience...
Et donc les essais en brancards ont commencé.
En partant de ma maison, entre l'église et le cimetière, j'ai une petite descente qui avoisine les 20 %, qui me permet de tester la tenue des harnais en descente.
Et là ce fut une grande surprise, ça n'allait pas du tout !



Çà n'allait pas du tout, dans les fortes descentes, les anneaux latéraux basculent en se retournant vers avant (vrillent)...

Il faut comprendre que dans ce type de harnais scandinave, toutes les pièces sont assemblées sur ces 2 gros anneaux ronds latéraux.
La sellette porte ces anneaux, la sous-ventrière les empêche de remonter, les avant-traits les relient au collier, le reculement les empêche d'avancer.
Les brancards eux, par l'intermédiaire des chevilles, qui se prennent sur la partie arrière de l'anneau, les tirent en arrière en traction et en avant dans les descentes ou les reculés.

Et bien dans les fortes descentes, les anneaux avancent (d'un poing si le reculement est bien réglé) et que font-ils ?
Et bien, ils basculent et donc ils vrillent la sous-ventrière et les porte-brancards, qui font un tour sur eux-même.
L'avant-trait rigide lui, forme un arc de cercle vers l'extérieur et peut même se décrocher du collier.
Notre harnais "Hippotese" avait donc un gros défaut...

Mais à notre grande surprise, le même test avec le harnais suédois d'origine donna le même résultat...
Donc nous ne savions pas régler ces harnais...
Nous étions découragés...
En cherchant un peu, sur le catalogue même du bourrelier suédois on remarque une photo avec le même défaut et dans toutes les photos de reculés (en concours par exemple) on remarque le même vrillement des anneaux latéraux...
A croire, que les chevaux scandinaves ne reculent jamais ou alors que leurs reculements sont réglés tellement serrés qu'ils ne peuvent avancer...
Le défaut ne venait donc pas d'un mauvais réglage, mais bien d'une mauvaise conception du harnais scandinave !



Les harnais suédois d'origine, présentent tous le même défaut de "vrillement" de l'anneau dans les descentes.

Nous devions trouver une solution afin que l'anneau de fixation ne se vrille pas en descente.
Après une semaine de réflexion et de prototypes nous avons trouvé la solution. Il suffit que la cheville soit fixée à l'anneau en avant des porte-brancards et de la sous-ventrière.
Voici une photo du 1er anneau "anti-vrillement".



Anneau de liaison anti-vrillement "Hippotese", formé d'un gros anneau de chaîne soudé à un demi-anneau.

Les essais reprirent et là ce fut impeccable, l'anneau ne se vrillait plus, le harnais restait en place...
Nous avons décidé dans le même temps de supprimer l'avant-trait rigide en cuir et de le remplacer par un avant-trait en chaîne (donc réglable et moins cher).



Les essais reprirent et là ce fut impeccable...

Conclusion provisoire :
Depuis presque un an, ce harnais a été testé dans pas mal de situations et avec beaucoup de chevaux de tailles très différentes (petit comtois, grand comtois, percheron, ardennais, breton...).
Le principe du harnais à chevilles latérales, mixte, qui libère l'encolure est comme nous le pensions un excellent système, la modification de l'anneau corrige son seul gros défaut.
Il reste évidemment des points de détails à améliorer (entre autres être plus rapide à poser), mais globalement il rempli son rôle et répond parfaitement au cahier des charges.


Ce harnais a été testé dans pas mal de situations et avec beaucoup de chevaux de taille très différentes


Les avant-traits en chaîne ont été gaînés (ici avec une chambre à air de vélo) pour ne pas blesser.

dimanche 30 août 2020

Billets Thématiques Permanents : Harnais pour chevaux de travail

Billet thématique (liens vers les billets, docs et vidéos du blog Hippotese) : Harnais pour chevaux de travail

Je continue la reprise des billets thématiques de Jérémy Fady (sur notre ancien site Hippotese.fr) avec le billet de liens thématiques sur les harnais...
NB : Quelques mises à jour à compléter...
NB2 : Les billets thématiques auront dorénavant un lien permanent dans le bandeau vertical de droite du blog...

Documents sur le blog Hippotese

Numéro 30 d'Hippobulle consacré exclusivement au harnais Chevilatte, 40 pages, couleur, 2012 (7 Mo, Pdf)

Vidéos sur les chaînes Youtube et Dailymotion Hippotese

Attelage en ligne de 2 ânes débutants 2019

Les Inventions "Traction Animale" de Pierre Gallet, Le "Brancallonier" (à partir de 2,8mn) 2019

... NB : il manque des vidéos à insérer ici...

Articles publiés sur le blog Hippotese

Étude d'un harnais traditionnel norvégien (ou russe ?)... (2ème partie) 2020

Bonne année 2020, débardage au cheval en Norvège et étude d'un harnais traditionnel très original... 2020

... NB : il manque des billets à insérer ici...

Plan coté et photos de détail du reculement Grand-Vallier (1ère partie) 2014

Le harnais chevilatte peut aussi s’utiliser au palonnier… 2013

Récolte de l’avoine en Idiana (Etats Unis) en 1936, bel attelage au timon… 2012

Amélioration de la sous ventrière du harnais chevilatte (9ème partie) et pose de rivets cuivre sur cuir 2012

Recherche sur un harnais à chevilles latérales (8eme partie) : les anneaux et les chevilles…2010

Recherche sur un harnais à chevilles latérales (7eme partie) : le plan d’ensemble 2010

Recherche sur un harnais à chevilles latérales (6eme partie) 2008

Recherche sur un harnais à chevilles latérales dit harnais chevilatte (5eme partie) 2008

Harnais-chevilatte-simplifié Hippotese et porteur Ulvins 3 (2008)

Harnais-chevilatte-Hippotese et porteur de débardage Ulvins 2 (2008)

Harnais-chevilatte-Hippotese et arche de débuscage Ulvins 1 (2008)

Recherche sur un harnais à chevilles latérales dit harnais chevilatte (4eme partie) 2008

Recherche sur un harnais à chevilles latérales dit harnais chevilatte (3eme partie) 2008

Recherche sur un harnais à chevilles latérales dit harnais chevilatte (2eme partie) 2008

Recherche sur un harnais à chevilles latérales dit harnais chevilatte (1ere partie) 2008

samedi 18 novembre 2017

Premières photos de l'Assemblée Générale d'Hippotese, les 11 et 12 nov 2017 à La Maison du Mulet de Seyne les Alpes (04)

C'est à Seyne les Alpes, très au sud pour nous, que s'est déroulé l'Assemblée Générale d'Hippotese, les 11 et 12 nov 2017.

Emmanuelle Vors et Jean-Pierre Isoard (et leur amis), habitants du coin, nous avaient préparé un bel accueil à La Maison du Mulet de Seyne les Alpes (1200m).

Cette maison est un musée classique consacré à la mule et au mulet et aussi un musée vivant qui héberge des animaux en dressage et à la vente et sert de point de rencontre entre éleveurs et utilisateurs.

La maison du mulet est aussi un lieu d'animation et d'expos temporaires autour du mulet. Et à ce propos, nous remercions la municipalité de Seyne d'avoir accepté de nous permettre de squatter les locaux pendant les 2 jours.

On peut se demander pourquoi nous avions choisi ce lieu pour notre AG. Mais à Hippotese de plus en plus de personnes (prestataires comme particuliers) utilisent des mules et/ou des mulets, il était bien logique que nous allions à la rencontre des gens du sud (Alpes de haute Provence) qui traditionnellement les utilisent plus que nous (Rhône-Alpes-Auvergne) quoique qu'en Savoie et en Oisans leur usage était autrefois fort répandu.

C'était aussi l'occasion de faire la rencontre (et profiter de leur expérience), de 2 "Grands Bonhommes" du dressage et de l'utilisation de ces équidés "aux grandes oreilles" au caractère si "sensible", à savoir Christian Ghigo (qui nous a parlé du dressage) et Émile Brager (qui nous a fait une conférence pratique sur les entraves et le bâtage).


Christian Ghigo nous a parlé du dressage de la mule...


... et Émile Brager nous a fait une conférence pratique sur les entraves et le bâtage

NB : J'étais particulièrement content de rencontrer, en personne, Émile Brager auquel j'avais consacré, au sujet de son livre, un grand article dans le numéro 22 d'Hippobulle en 97 (20 ans déjà...).


Du coup, je vous ai mis les 4 pages de l'article en pdf (téléchargeable ici).


NB : Son livre "Techniques du voyage à cheval" est d'ailleurs toujours disponible...
En allant sur son site : http://emile-brager.fr/
ou par correspondance...
"Techniques du voyage à cheval", 46 € (port compris)
Emile Brager
Ferme muletière du Grand Pâtis
07700 Bidon
France



J'ai fais aussi quelques vidéos de son intervention que vous trouverez dans le prochain billet très bientôt...

mardi 26 janvier 2016

Le "Passe-Partout", un timon d'attelage en col de cygne inspiré du "brancard de labour"... (1ère partie)

Depuis le début du projet NéoBucher, nous avons l'objectif d'équiper celui-ci d'un mono-brancard en col de cygne pour libérer le cheval, en particulier lors des demi-tours en bout de ligne.

Nous nous sommes fixés comme objectif, en ce début d'année 2016, de tester en conditions réelles cette utilisation et de définir si oui ou non ce système est pertinent pour travailler avec le NéoBucher et dans sa version traditionnelle (type Passe-Partout de Banyuls) ou dans une autre version.

Et comme à notre habitude, il fallait bien partir de l'étude de l'existant afin de ne pas réinventer la roue...

Je crois que la première fois que j'ai vu un système d'attelage à mono-brancard, c'est dans la revue Science et Vie, j'avais même écrit à l'époque un petit article dans l'Hippobulle N°2 de 1988 (!) et déjà je m'interrogeais sur une utilisation agricole du système...

Depuis l'entreprise Equimobile de Stéphane Proust commercialise de nombreuses variantes de son attelage à monobrancard. Vous pouvez aller sur son site pour en savoir plus...

Comme je suis chipoteur, je suis allé chercher dans les dépôts de brevets, ceux qui concernaient cette invention et d'autres, antérieurs ou postérieurs...

Le plus ancien brevet concernant l'Équimobile que j'ai trouvé date de 1985 (FR2589418) ("Voiture hippomobile du type libre en rotation au cheval, liaison monopoutre dorsale"), on peut voir que cette version était encore sommaire, plus proche de l'idée que l'on griffonne sur un coin de table que de l'objet technique abouti... (sauf peutêtre le harnais). Elle était complétée de 2 gravures bien connues de harnais traditionnels (type 1880).


Les textes et les dessins du brevet de 1885...


En 1987, Stéphane Proust dépose un autre brevet ("Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile à monobrancard"), les explications (issues sans doute de l'expérience acquise depuis le brevet précédent) et les dessins de définition sont ici beaucoup plus explicites.
ceux qui sont intéressés à utiliser ou concevoir un système de traction agricole à mono-brancard seront sans doute intéressé de lire la totalité du résumé et des spécifications que je vous livre ci-dessous (les autres sauteront le paragraphe pour ne regarder que les images...).


Résumé du brevet de 1987 :
Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile, comportant un monobrancard (2) passant au-dessus du dos d'un cheval et relié, à sa partie avant, à un harnais (5, 6, 7) par l'intermédiaire d'un berceau de traction (4) sur lequel le monobrancard (2) est monté en rotation et, à sa partie arrière, à un véhicule hippomobile (3), caractérisé en ce que le berceau (4) comporte deux arceaux (9, 10) réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec un collier (5) de harnais et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, un élément (11) solidaire du monobrancard (2) étant monté en rotation sur un organe (12) reliant les deux arceaux (9, 10) au niveau de leur écartement maximum, et en ce que le berceau repose sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets (15, 16) articulés montés sur l'arceau arrière (10) et situés de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval. Le monobrancard (2) porté par le berceau (4) est relié à un véhicule (3) à roues (37) par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur-suspenseur.


Spécifications complètes du brevet de 1987 (les dessins ont été intercalés pour faciliter la lecture) :
Dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile monobrancard.

L'invention concerne un dispositif d'attelage pour véhicule hippomobile à monobrancard passant au-dessus du dos du cheval.
Un dispositif de ce type et un véhicule hippomobile adapté sont décrits dans le document FR-A-2 589418. Le dispositif d'attelage comporte un monobrancard passant au dessus du dos du cheval et relié, a sa partie avant, à un harnais par l'intermédiaire d'un berceau sur lequel le monobrancard est monté sur pivot et, à sa partie arrière, à un véhicule hippomobile. Les arceaux reposent directement sur le dos du cheval et un simple rembourrage assure le confort du cheval.
Ce dispositif constitue une amélioration indéniable des dispositifs d'attelage à monobrancard antérieurs. Dans l'antiquité, on utilisait un monobrancard monté sur un collier de cou mais de très faible rendement puisqu'il comprimait les jugulaires du cheval et l'attelage ne bénéficiait pas de la totalité des efforts de traction du cheval. D'autres dispositifs utilisent une sellette analogue à celles d'un harnais classique, mais placée sur le dos du cheval et portant à sa partie supérieure l'extrémité antérieure du brancard. De même que dans le cas des chars antiques, les efforts de traction du cheval ne sont pas entièrement transmis et en règle générale il n'est possible de tracter qu'un sulky.

Un brevet français N° 712758 (c'est le brevet original du Passe-partout de 1931, NDLR) décrit un berceau de traction associé à un monobrancard par une articulation verticale et auquel est fixée une paire de traits. Ce dispositif permet de tracter des outils agricoles, le travail se faisant au pas, mais n'est pas utilisable aux autres allures du cheval.
L'inconvénient principal du dispositif de FR-A-2589418 (il s'agit du brevet de l'équimobile de 1985, NDLR) est que le rembourrage des arceaux n'empêche pas le cheval de se blesser à la longue en raison, du frottement qui se produit, ce qui limite bien entendu les possibilités d'utilisation de ce dispositif.

L'invention fournit donc un dispositif du type décrit précédemment, dans lequel le berceau comporte deux arceaux réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec un harnais et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, un élément solidaire du monobrancard étant monté en rotation sur un organe reliant les deux arceaux au niveau de leur écartement maximum, et le berceau repose sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets articulés montés sur l'arceau arrière disposé obliquement et situés de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval.
La face interne des volets en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente une section droite convexe, dans la zone centrale du volet, dans un plan perpendiculaire au plan de l'arceau arrière, les parties latérales du volet de part et d'autre de l'arceau présentant une section concave dans des plans parallèles au plan de l'arceau, et une section droite concave dans la zone centrale du volet, dans un plan parallèle au plan de l'arceau, les parties supérieure et inférieure du volet présentant elles une section convexe dans des plans perpendiculaires au plan de l'arceau. Avantageusement la partie supérieure du volet forme une pointe et la partie inférieure un gros bout, donnant au volet une forme ovoïde dont ce gros bout constitue la base. Du fait de cette forme, le volet repose par sa convexité centrale dans le creux situé entre l'épaule et le dos du cheval, les deux concavités latérales permettant de loger les muscles correspondants sur lesquels le volet prend appui alternativement lors des mouvements du cheval; tandis que la concavité centrale permet au volet d'être positionne sur les muscles croisés du cheval, les deux convexités supérieure et inférieure amenant le volet en contact avec les creux situés de part et d'autre de la jonction des muscles superficiels du dos, du garrot et de l'épaule du cheval (respectivement grand dorsal, trapèze dorsal et triceps). En raison de cette forme et de l' articulation du volet sur son support, le déplacement de va-et-vient horizontal de l'omoplate provoque un basculement du volet autour de l'arceau arrière en maintenant le contact entre le volet et le dos du cheval.

Afin de favoriser ce basculement autour de l'axe de l'arceau arrière, le volet est monté pivotant en deux points et de préférence grâce à deux rotules montées l'une fixe sur l'arceau et mobile sur le volet et l'autre fixe sur le volet et mobile sur l'arceau.

Afin de faciliter encore l'effort de traction du cheval, le monobrancard porté par le berceau est avantageusement relié au véhicule à roues par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur-suspenseur. Celui-ci comporte de préférence un anneau élastique tendu selon un axe perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'attelage véhicule hippomobile/monobrancard, entre deux points de fixation sur ledit véhicule. Un dispositif d'équilibrage réglable relie la partie centrale de l'anneau élastique au monobrancard.
D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée suivante, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :

la figure 1 est une vue d'ensemble de côté, de l'attelage utilisant un berceau de traction selon l'invention,
la figure 2 est une vue de dessus du véhicule hippomobile et du monobrancard utilisant le berceau de traction selon l'invention,
la figure 3 est une vue de côté du dispositif de la figure 2,
la figure 4 est une vue représentant le positionnement du berceau de traction selon l'invention par rapport à l'anatomie du cheval;
la figure 5 est une vue de face (partie droite) du berceau de traction selon l'invention, et une vue de l'arrière (partie gauche),
les figures 6 et 7 représentent schématiquement les mouvements des épaules du cheval et ceux des- volets du berceau de traction, respectivement,
La figure 8 est une vue de dessus, agrandie, du dispositif amortisseur,
La figure 9 est une vue de devant montrant la fixation du harnais au berceau de traction.

Sur la figure 1, est représenté un cheval 3 attelé à un véhicule hippomobile 1 à deux roues par l'intermédiaire d'un monobrancard 2. Ce monobrancard repose sur le cheval par l'intermédiaire d'un berceau de traction 4, d'un collier 5, 6 et d'une sous-ventrière 7, ces deux derniers éléments constituant le harnais. Des rênes 8 permettent de guider le cheval de façon classique. Le berceau de traction 4 comporte deux arceaux 9,10 réunis à leur partie inférieure pour la jonction avec le collier 5 et s'écartant progressivement l'un de l'autre jusqu'à atteindre une distance maximum à l'aplomb du garrot du cheval, l'arceau arrière 10 vu de dessus (figure 2) présentant un rayon de courbure plus faible que l'arceau avant 9. L'arceau avant se trouve dans un plan peu écarté de la verticale tandis que l'arceau arrière est nettement oblique par rapport a ia verticale. Un pivot 11 solidaire du monobrancard 2 est monté sur un organe 12 (par exemple une plaque) reliant les deux arceaux 9 et 10, au niveau de leur écartement maximal et permet la libre rotation du monobrancard par rapport au cheval. Cette structure en double arceau du berceau est avantageuse du point de vue économique et du point de vue légèreté, mais pourrait être remplacée par une structure pleine, permettant de définir un axe arrière oblique, même non matérialisé.
Les rênes 8 passent chacune de chaque côte du berceau dans un œillet 14a sur l'arceau avant puis dans un œillet 14 (figure 2) situé sur l'arceau arrière puis toutes deux dans le même œillet 14b sur le monobrancard 2.

Le berceau de traction 4 prend appui sur le dos du cheval par l'intermédiaire de deux volets 15,16, montés tous deux sur l'arceau arrière 11, disposes de part et d'autre de la ligne médiane du dos du cheval et symétriques par rapport à cette ligne. Chaque volet prend appui dans le creux anatomique situé à l'arrière de l'omoplate 17 du cheval (figure 4) et la face interne du volet, en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente plusieurs convexités et concavités. Les volets 15, 16 ont de préférence une forme ovoïde présentant une pointe 22 et un gros bout 23, ce dernier constituant la base du volet.
Chacun des volets 15,16 est monté sur l'arceau arrière par l'intermédiaire de deux articulations par exemple de deux rotules 24 montées sur des tiges fixes 25, 25a. La tige 25a située à la partie supérieure du volet 15, 16 et la tige 25 à la base du volet sont montées en inversion, c'est-à-dire que la tige 25a est montée sur l'arceau et la rotule qu'elle porte repose sur le volet alors que la tige 25 est montée sur le volet et sa rotule repose sur l'arceau. La longueur des tiges fixes peut être modifiée par vissage ou dévissage de façon à permettre la fabrication standardisée de berceaux pour n'importe .quel dos de cheval.
Comme indiqué précédemment, chaque volet 15, 16 comporte sur sa face interne un rembourrage 26 sur une plaque de base 27, les deux étant conformés de façon à venir s'adapter à l’anatomie du cheval à l'arrière de l'omoplate de celui-ci. Pour ce faire, la face interne des volets en contact avec le dos du cheval est rembourrée et présente une section droite convexe, dans la zone centrale du volet, dans un plan perpendiculaire au plan de l'arceau arrière, les parties latérales du volet de part et d'autre de l'arceau présentant une section concave au plan de l'arceau, et une section droite concave dans la zone centrale du volet, dans un plan parallèle au plan de l'arceau, les parties supérieure et inférieure du volet présentant elles une section convexe dans des plans perpendiculaires au plan de l'arceau. Lorsque le cheval avance et quelle que soit son allure (pas, trot ou galop), ses épaules avancent alternativement et sont animées d'un mouvement représenté schématiquement sur la figure 6, par les flèches E-F. Du fait des articulations à rotules, les volets suivent les mouvements des omoplates du cheval en basculant, autour de l'axe reliant les deux articulations, vers l'avant lorsque c'est l'épaule correspondante qui avance et vers l'arrière lorsque celle-ci est en retrait. Ceci est représenté schématiquement sur la figure 7, par les flèches I et J, les points d'articulation étant symbolisés par les tiges 25 et 25a. Du fait du montage de la rotule de la tige 25a sur le volet, le mouvement de bascule à la pointe du volet est de moindre amplitude qu'à la base et ceci correspond au fait que l'amplitude de mouvement de l'omoplate du cheval est inférieure au niveau de la pointe du volet par rapport à celle existant à la base du volet.
Le berceau de traction 4 est maintenu en place sur le cheval par l'intermédiaire d'un collier 5, 6 et d'une sous-ventrière 7 (figure 9). Le collier est de préférence un collier de chasse de type américain ("breath collar"), c'est-à-dire un collier en deux parties latérales 5 réunies par un anneau et est monté de façon fixe par un dispositif classique de boucles à l'extrémité 28 de la partie commune des deux arceaux 9 et 10. Une courroie 6 est montée sur l'anneau du collier de chasse, passe entre les jambes avant du cheval et est réunie à l'aide d'un anneau ou tout autre dispositif à la sous-ventrière 7. Celle-ci est fixée par des attaches ou crochets 13a aux anneaux 13 (figure 5) prévus sur l'arceau arrière 10 entre les points d'articulation des volets. Pour atteler le cheval au monobrancard, il suffit de lui enfiler par la tête l'ensemble berceau et cellier et de venir ensuite mettre en place de chaque côté les crochets 13a de la sous-ventrière dans les anneaux 13 de l'arceau 10. Ceci assure le positionnement latéral du berceau sur le cheval, tandis qu'un culeron 29 relié également aux anneaux 13 assure le positionnement longitudinal du berceau.
Pour profiter au mieux de l'effort de traction du cheval, l'extrémité 28 des arceaux se trouve sur l'axe horizontal 20 passant par la base du cou du cheval et le collier de chasse se situe en majeure partie entre cet axe horizontal 20 et l'axe horizontal 21 passant par la pointe de l'épaule.

Le collier de chasse peut être remplacé par une bricole, pièce d'un seul tenant et traditionnellement utilisée pour la traction, mais l'effort du cheval s'effectue alors à la base du cou. On préfère donc utiliser un collier de chasse (utilisé pour les chevaux montés) avec lequel l'effort se répartit sur les deux épaules.

Le monobrancard 2 est relié au véhicule hippomobile 3 par un dispositif amortisseur et un dispositif d'équilibrage réglable que l'on décrira après une courte description du véhicule lui-même.

Ce véhicule est constitué par un châssis 30 monté sur deux roues 31 équipées de pneumatiques par l'intermédiaire de barres 32 et de suspensions 33. Un plancher 34, par exemple en treillis métallique (représenté sur la moitié du véhicule à la figure 2), permet à une ou plusieurs personnes de prendre place. Un siège 35 est prévu sur les montants arrière 36 de châssis (seule la structure de support du siège est représentée à la figure 2) de telle sorte que le poids du ou des passagers s'exerce essentiellement à la verticale (plan 37) de l'axe des roues 31 (figure 3).

L'extrémité arrière 38 du monobrancard 2 est fixée en 39 sur le châssis 30. Comme on le voit sur les dessins, la forme générale du monobrancard épouse celle du cheval et l'extrémité arrière 38 du monobrancard est oblique par rapport à la verticale. Un élément de support 40 est monté à l'avant du châssis 30. Cet élément 40 comporte deux parties latérales 41 sensiblement verticales et une partie centrale 42 horizontale sensiblement en arc de cercle ouvert vers l'avant du véhicule.

Cette partie en arc de cercle peut servir de poignée pour les passagers mais a essentiellement un rôle de support du dispositif amortisseur. Ce dispositif amortisseur 43 (représenté à plus grande échelle sur la figure 8) est constitué par un élément élastique 44 tendu, perpendiculairement à l'axe longitudinal du véhicule, entre les deux extrémités 45 de l'arc de cercle 42. Cet élément élastique est avantageusement constitué par un anneau en caoutchouc ou une bande de caoutchouc ou d'un autre élastomère repliée sur elle même, relié aux points 45 par des organes de fixation 46 traversant l'anneau; ces organes de fixation 46 peuvent être des tiges 47 à extrémité filetée traversant l'anneau et maintenues par des écrous 48, comme représenté sur la figure 8 à titre illustratif.

La partie centrale de l'anneau élastique 44 est comprimée entre deux rondelles 49 dans le trou central desquelles passe un axe 50 relié rigidement au monobrancard 2. L'extrémité 51 de l'axe 50 fixée au monobrancard est montée en rotation sur une plaque 52 fixée au monobrancard, (par exemple dans un trou de la plaque à l'aide d'un boulon) à peu près au même niveau que l'épaule du cheval. De cette façon, le mouvement alternatif saccadé de traction du cheval est transmis à l'élément élastique qui l'amortit pour que la voiture soit entraînée de façon continue, sans saccades.

L'axe rigide 50 a une longueur réglable par exemple du fait de son interruption par un élément du type ridoir qui permet de rapprocher ou d'écarter la plaque 52 de l'élément élastique 44. Ceci permet de régler l'équilibre de la voiture hippomobile en fonction du cheval, du nombre et du poids de passagers,... pour que l'avant du siège se trouve à la verticale du centre des roues (plan 37). Par ailleurs, le meneur a toujours la possibilité de modifier cet équilibre en se positionnant de façon appropriée dans le véhicule, en position assise ou debout, prenant appui sur la partie centrale du plancher 34, sur sa partie avant remontante ou sur l'une ou l'autre des parties latérales débordant au dessus des roues 31 (cf. fig.2).

Le véhicule hippomobile, le mono-brancard et le berceau de traction sont représentés sur les dessins comme étant faits en tube d'acier. C'est une solution simple et facile à mettre en œuvre, permettant une légèreté et une solidité adéquate tout en facilitant l'obtention des formes arrondies adaptées d'une part à la morphologie du cheval pour la partie mono-brancard et berceau de traction et d'autre part à l'exigence de maniabilité et de sécurité de la partie véhicule. En effet les parties latérales en arrondi, débordant au dessus des roues et inclinées vers le sol permettent à ce véhicule de s'effacer lorsqu'il heurte accidentellement un obstacle (pierre, arbre, ...).

A titre d'exemple, l'élément de rotation 11 peut être un roulement à billes fixé à la plaque 12 par quatre boulons mais d' autres dispositifs permettant de relier le berceau à un mono-brancard en assurant une libre rotation de celui-ci autour du point d'articulation sur le berceau peuvent bien entendu être envisagés.

Les éléments constitutifs du harnais, collier de chasse et sous-ventrière, sont construits et assemblés de façon classique, avec un rembourrage assurant le confort du cheval.
Bien entendu les dimensions du véhicule, du mono-brancard et du berceau sont adaptées à la taille du cheval. Toutefois du fait de la présence des volets articulés, on peut sans problème se contenter d'adapter ces dimensions au type de cheval utilisé (poney, double poney, cheval, ... ). Un dispositif tel que décrit ici permet une très grande liberté de manœuvre puisque le cheval a pratiquement la liberté de manœuvre d'un cheval monté et que la forme et la structure du véhicule lui permettent de passer presque partout (il suffit que le passage disponible ait la largeur du véhicule), sur route, en forêt, dans les champs, etc...


Les textes originaux du brevet...


Le même brevet a été déposé dans différents pays en 1989 (WO/1989/005748) et aux États-Unis en 1991 (US5076041A) ("Harnessing device for single shaft horse-drawn vehicle").

Dans une prochaine partie nous verrons d'autres brevets de systèmes proches de celui-ci, postérieurs mais aussi antérieurs à l'Équimobile...

jeudi 23 juillet 2015

PferdeStark 2015, samedi 29 et dimanche 30 août 2015 à Dörentrup (Allemagne)

La Pferdestark ("Force du cheval") est la plus grosse manifestation de présentation de matériel moderne à traction animale en Europe.

Cette manifestation, est organisée tous les 2 ans par l'IGZ (l’association allemande des utilisateurs de chevaux de trait) en fait plutôt la section de l'IGZ du pays de Rhénanie du Nord-Westphalie. C'est avant tout une vitrine de l’utilisation actuelle et future de la traction animale comme source d’énergie renouvelable.

Depuis 2013, la PferdeStark a lieu, dans un nouveau cadre (le musée de plein air de Detmold, où elle se déroulait depuis 1996, ne convenant plus pour des raisons de normes de sécurité).
C'est donc sur le domaine de Wendlinghausen, sur la commune de Dörentrup (à quelques kilomètres de Detmold) que se déroule maintenant la manifestation.

Ce domaine héberge une exploitation agricole qui travaille selon des principes écologiques sur 350 ha de terres agricoles et 100 ha de forêts.
Même si l'utilisation de chevaux de trait sur le domaine s'est limitée jusqu'à présent aux travaux forestiers, les convictions du propriétaire Joachim Von Reden s'accordent parfaitement avec l'esprit de la PferdeStark et présentent beaucoup de points communs avec celles de l'IGZ.

Un nombre impressionnant de machines et d'outils à Traction Animale (très récents pour certains) construits aux États-Unis, en Angleterre, Allemagne, Italie, Autriche, Pologne, Suisse, Suède et France…
Tous les matériels sont exposés et présentés au travail...

Les outils les plus simples et les machines les plus sophistiquées, tirées par un, deux, ou quatre chevaux, tournent dans les prés et les champs du domaine en démonstrations programmées à heures précises tout au long des 2 journées (l'organisation allemande).

En 2013, nous avons pu voir de nombreux avant-trains simples, à moteur auxiliaire et à prise de force sur les roues, des faucheuses à entraînement par les roues et à moteur, des faneuses, des andaineurs, des botteleuses, une superbe moissonneuse-javelleuse à 3 chevaux, ancienne, des charrues, herses, bineuses, semoirs, épandeurs à fumiers, planteuses et ramasseuses à patates, des porte-outils de culture sarclée et de maraîchage, des porte-balles-rondes, des porteurs forestiers, des chariots etc.

Il y avait aussi des des harnais, des colliers, des voitures anciennes de collection ou modernes, des bourreliers, des constructeurs de toute l'Europe...

Et parallèlement aux démonstrations techniques en situation, il y a une très grande carrière avec présentation en continu de spectacles, de show de races, de concours d'utilisation et de matériel avec des commentaires (malheureusement seulement en allemand).

Il y a aussi la finale régionale de labour et un concours européen de débardage.

Nous feront le déplacement à quelques uns d'Hippotese pour suivre tout ça, retrouver nos amis de la FECTU et aussi pour présenter notre prototype de NéoBucher.

Pour y aller...

Thierry Bret de la Drôme organise un départ collectif en minibus, si vous êtes intéressés... Tél rapidement au 06-17-96-58-51

Quelques billets sur le blog d'Hippotese qui parlent ou qui font suite à l'édition 2013...

Derniers tarifs du matériel de maraîchage du constructeur italien, Albano Mascardo vu à la Pferdestark

7ème Journée technique Traction Animale en Maraîchage : Le Compte-Rendu (partie 2) avec des photos de l'avant-train IJ

Billet Tarif du matériel de Traction Animale américain disponible en France (suite de l'Hippobille N°31) dont la faucheuse IJ

Vous retrouverez aussi des infos dans l'Hippobulle N°31 (pour les adhérents) qui en parle largement...

A suivre dans un prochain billet, une petite vidéo et des explications au sujet d'une trépigneuse à 2 chevaux vue au PferdeStark 2013...

vendredi 22 mai 2015

Slideshow about the NeoBucher project story (English version, may 2015)

Slideshow about the NeoBucher project history (English version, may 2015)

The NeoBucher project story


01 : The NeoBucher project : story of the rebirth of horse draught multi-tillage implement Bucher TM.
This project, still in progress today, is supported by Hippotese. Hippotese is a French none-profit organization which promotes draft equids power.


02 : Hippotese was founded in 1986 by the merger of two French personnalities and two French organisations who have been positively committed to the use of draught horses. One came from Jura, and the other from Alps country (Deny Fady chairman of CEP Savoie and Jean Louis Cannelle chairman of ARTAP Franche-Comté).
The name "HIPPOTESE" means Hippomobile and Technology Experimentations from SouthEast France.


03 : Since 1986, Hippotese conducts technical research (about collars, harnesses, horse-drawn vehicles and equipment for agricultural, forestry and urban uses...), offers professional training, collects and spreads historical and technical documentation (on its website, on its blogspot, in its Hippobulle-newspaper and its monthly HippoNews-newsletter), organizes promotional events about horse draft power and supports its members in their activities (loan of equipment, collective self-help projects, helping hands...).


04 : The Bucher (Bucher Guyer AG) horse draught multi-tillage implement had been available since the 30's. It had been manufactured until the 60's.
It is an implement for open-field vegetable crops and market gardening.
It has simple and easily constructible frame and lightweight design. It is equipped with a toolbar-lifting system.


05 : The Bucher possesses rare qualities, such as the possibility to till 2 rows at once (3 ranks available), and 2 path correcting systems so tillage can be very precise.
Besides, when changing from one kind of tillage to another, users change the whole tool-bar very easily, without taking of each tool, and so without changing set-space between tools.
It can be draft by a single horse, or a pair.


06 : Hippotese discovered the Bucher in the 90's, and published a first technical documentation in 1992 in our magazine Hippobulle n°15-16.
In 2006, on Hippotese's blog, we wondered about re-manufacturing this implement, with no answer to this question.


07 : Between 2007 and 2008, we imported dozens of second-hand Buchers from Switzerland, until we couldn’t get any more.
Again, we wondered about re-manufacturing, but without trying anything to that point yet.


08 : Then, since 2010, many people have been creating market gardening implements, but none was really based on the Bucher.
It seemed quite stupid to us to try and re-invent something that already existed, that had been improved during many years, which was at once very simple and very sophisticated, and which was quite simple to copy.
Moreover, none of these new multi-tillage implements met the three main functions of the Bucher : 1 horse, 2 rows and path correcting system..


09 : On July 2014, we decided to pay a craftsman to draw the (original) Bucher technical drawings (manufacturing diagrams), so we could share them with anybody who would like to built a new one, identical to the old one.
Secondly, from these first technical drawings, we tried and simplified the manufacturing pattern, using as few as possible different shaped metal bars and limiting the number of sections of metal profiles used.
Then, we thought about changing a few particular parts which used to be in cast iron, so they could be crafted only by welding from usual shaped metal bars.


10 : In October 2014, next step was to slightly improve the original model, to adapt this implement to our uses. And so, from simply copying the Bucher, now we were working on a Neo-Bucher project !
We gathered as many Bucher users as we could – about 20 people- to produced guidelines about what should be kept identical, and what should be changed.
That is when we took the society of Cooperative Interest "L'Atelier Paysan" as a partner on this project. L'Atelier Paysan has technical knowledge and experience on designing self-manufacturable market gardening implements.
Together we have sought simple, efficient and reliable solutions (original or not) to the building of the NeoBucher.


11 : We decided :
- to spread on free license “Creative common” what we would achieved,
- to allow market gardeners to self-manufacture their own implement, by offering formative sessions organised by L'Atelier Paysan,
- to allow professional craftsmen to manufacture parts or whole implements for people who would like to buy them ready to use.


12 : We decided to find building solutions adapted to the equipment of a farm basic mechanical workshop. Namely : a arc welding machine, a angle grinder, a bench drill and usual metal profiles.
We don't cross out the possibility to achieve a few complex parts (turning, laser cutting …) with external craftsmen.
This solution allows to built NeoBuchers worldwide using local technical means.


13 : From October 2014 to January 2015, Axel, an engineer student doing an internship at l'Atelier Paysan, accepted to work on technical solutions to our guidelines, on the 3D technical drawings for both versions of the Bucher, discussing his work with us at each step.
Many exchanges took place between members of the working group (Hippotese, l'Atelier Paysan and Bucher users). They brought simple technical solutions, some inspired by other efficient implements, some entirely new. Only the best ones were kept.


14 : In Feburary 2015, a first self-manufacturing workshop was organised with 13 people plus Axel and his boss Joseph.
In 3 days, (and more than 300 hours of work), 2 identical prototypes were produced, which proved the chosen technical solutions feasibility.


15 : In the process, Hippotese was asked to present, 15 days later, a Neo-Bucher prototype at the 2015's International Agriculture Show in Paris. We hasten to make one prototype presentable.


16 : Early March 2015, the prototype (number 002) had been presented twice at the "Innovative Horse-Drawn Equipment Demonstrations", in front of the French Minister for Agriculture.


17 : Mid-March 2015, Hippotese touched the bottom of its self-funding capacities.
So we launched a crow-funding project through the web site KissKissBankBank.com, hoping to collect enough money to equip the new tool-bars with tools from manufacturers, and to start the first real-conditions tests at spring.


18 : End of March 2015, we presented one this same 002 prototype and the "NeoBucher Project" at the FECTU Annual General Meeting (European Federation for Draught Animals) in Italy, to our European friends.


19: On April 2015, we organized a 2 days workshop to make changes and improvements on the 002 prototype, especially on the lifting system and the toolbar. This workshop took place in a market gardening and aromatic and medicinal plants farm where the 002 prototype will stay to be tested for the whole season.


20 : On May 2015, intensive real-conditions tests started. And results are hopeful...


21 : Which is still to be done...
- We plan to test and develop the prototypes from May to September, 2015.
- Mid-September 2015, the NeoBucher will be presented at the Tech & Bio organic show in Valence (South-East of France).
- From October 2015 to the end of 2015, we will prepare the final Neo-Bucher technical drawings and manufacturing tutorial.
- Early 2016: We hope to spread drawings and organize the first training for self-building this horse-draught multi-tillage implement.

Follow the project on the Hippotese website : http://hippotese.fr

Deny Fady, Chairman of Hippotese, may 2015

(Special thanks to Nina et Jérôme for translate)


The crow-funding effort for this project will end on May 26, 7h32 pm, we hope to reach our goal of 7000 euros, which will allow Hippotese to keep working on this project.
NB : crow-funding adress : http://www.kisskissbankbank.com/neo-bucher-traction-animale-et-innovation

Download Slideshow about the NeoBucher project story (English version, may 2015, PDF) here.

Download Slideshow with comments about the NeoBucher project story (English version, may 2015, PDF) here.

jeudi 21 mai 2015

Présentation diapos du projet NeoBucher avec commentaires (ver française, mai 2015)

Voici une petite mise à jour de la présentation du projet NeoBucher avec ses commentaires (ver française du 20 mai 2015).

Ce billet reprend celui d'avril et y ajoute quelques diapos avec les dernières nouvelles...

Vous aurez même droit à un pdf avec diapos et commentaires (voir en bas)

Plus que 5 jours pour boucler la collecte KissKissBankBank (26 mai 19h32)...
Nous en sommes à 5300 € sur 7000 € (soit 76 %), on reste tendu mais confiant...

Jusqu'au 26, vous pouvez encore soutenir le projet en participant à son financement...
Plus d'infos ici : http://www.kisskissbankbank.com/neo-bucher-traction-animale-et-innovation

Dans tous les cas, un grand merci à tous ceux qui nous ont déjà soutenu...

Ce projet fera date par sa philosophie et il contribuera à améliorer l'efficacité des interventions en traction animale en maraîchage et cultures de plein champ et permettra, nous l'espérons, à plein de jeunes de s'installer (et de réussir) en bio et traction animale...

Histoire du projet Néo Bucher


01 : Nous allons vous présenter le projet NeoBucher qui raconte l'histoire de la renaissance du porte-outils de maraîchage à Traction Animale Bucher.
Ce projet, encore en cours aujourd'hui, est porté par l'association Hippotese qui est une association de promotion du Cheval de Travail.


02 : L'association Hippotese est une association loi de 1901 qui a été créée en 1986 par la fusion du groupe Traction Animale du CEP Savoie et du groupe Traction Animale ARTAP de Franche-Comté.
Le nom "HIPPOTESE" signifie Ass HIPPOmobile de Technologie et d'Expérimentation du Sud-Est, car la Savoie et la Franche-Comté sont situées dans la quart Sud-Est de la France.


03 : Depuis 1986, l'association Hippotese fait de la recherche technique (colliers, harnais, matériel agricole, forestier, urbain...), de la formation, de la collecte et de la diffusion d'informations (sur son site web, son blog, dans son journal Hippobulle et par une lettre d'information mensuelle HippoNews), organise des manifestations de promotion de la Traction Animale et soutient ses membres dans leur activités (prêt de matériel, chantiers collectifs, coups de main...).


04 : Le porte-outils de maraîchage en traction animale Bucher (Bucher Guyer AG) est un outil d'origine suisse, qui existe depuis les années 30 et qui a été commercialisé jusque dans les années 60.
Il est adapté à la culture de légumes de plein champ et au maraîchage.
Il est équipé d'un système de relevage d'outils et son châssis est de conception simple et légère.


05 : Le porte-outils Bucher a des qualités rares, outre qu'il permet de travailler 2 rangs en même temps (3 rangs possibles), il propose deux systèmes de correction de trajectoire qui permettent de sarcler les plantes au plus prés et il peut être utilisé avec un seul cheval (2 chevaux possibles).


06 : A Hippotese, nous avons découvert ce porte-outils dans les années 1990 et nous avons diffusé une première documentation technique en 1992 dans l'Hippobulle n°15/16.
En 2006, dans un billet du blog, nous nous posions déjà la question de refaire fabriquer de manière semi-industriel cet outil, sans donner suite.


07 : Entre 2000 et 2008, nous avons importé plusieurs dizaines de porte-outils Bucher d'occasion de Suisse jusqu'à en épuiser la source.
La question d'une re-fabrication s'est de nouveau posée mais sans réponse satisfaisante.


08 : À partir de 2010, il est sorti sur le marché français de nombreux prototypes de porte-outils de maraîchage mais aucun ne s'inspirait vraiment du Bucher.
Il nous semblait idiot de vouloir réinventer la roue, alors que nous avions une base de travail à la fois simple et très sophistiquée, qui a été perfectionnée pendant plus de 20 ans, qui a été diffusée à plusieurs centaines d'exemplaires et reste très facile à reproduire.
De plus, aucun de ces nouveaux porte-outils ne répondait aux 3 fonctions principales du Bucher : 1 cheval, 2 rangs et correction de trajectoire.


09 : En juillet 2014, nous avons décidé de faire dessiner les plans du porte-outils Bucher (existant) pour pouvoir les diffuser à ceux qui voudraient en construire un.
Dans un deuxième temps, à partir des plans de définition, nous avons essayé de simplifier la construction de l'outil en limitant le nombre de sections (de profilés métalliques) utilisées.
Puis on a réfléchit au remplacement de certaines pièces en fonte moulée (sur le Bucher original) par des pièces mécano-soudées, réalisables plus simplement.


10 : En octobre 2014, on a décidé d'apporter des améliorations au modèle original tout en gardant une compatibilité avec les barres d'outils existantes. Le projet NéoBucher est lancé !
On a alors créé un groupe de travail pour écrire un cahier des charges des éléments à garder et des éléments à améliorer.
C'est aussi à ce moment là qu'Hippotese s'est associée avec la Coopérative d'Autoconstruction l'Atelier Paysan, qui pouvait nous apporter sa compétence technique et son expérience sur la conception d'outils de maraîchage autoconstruits et la formation.
Ensemble, nous avons cherché des solutions techniques, simples, originales ou éprouvées.


11 : Nous avons décidé :
- De diffuser le résultat de notre travail en licence libre "Creative Common",
- De réfléchir dés la conception à la possibilité d'auto-construire le porte-outils (choix de solutions nécessitant peu de compétences techniques),
- De rendre possible, avec l'Atelier Paysan, l'organisation de formations à l'autoconstruction,__
- Et aussi d'autoriser la fabrication partielle ou totale des porte-outils par des artisans, pour les utilisateurs qui ne souhaitent pas réaliser eux-même le leur.


12 : Nous nous sommes imposé la recherche de solutions constructives adaptées à l'équipement d'un atelier mécanique de base.
À savoir : un poste à souder, une disqueuse, une perceuse à colonne, et des profilés métalliques courants.
En nous réservant la possibilité de faire réaliser à l'extérieur quelques pièces complexes (tournage, découpe laser...).
Ce qui ouvrait la possibilité de construire des NeoBucher partout dans le monde en utilisant des moyens techniques locaux.


13 : Axel, élève ingénieur, en service civil à l'Atelier Paysan, a accepté de travailler sur les plans 3D du NéoBucher et nous a proposé des solutions constructives qui répondaient au cahier des charges.
De nombreux échanges entre les membres du groupe de travail (Hippotese, Atelier-Paysan, simples utilisateurs de Bucher...) ont permis de sélectionner les meilleures solutions.


14 : Février 2015, organisation d'un premier stage d'auto-construction qui réunit 13 stagiaires sous la direction d'Axel et de Joseph de l'Atelier Paysan à Valence (Drôme).
En 3 jours (et plus de 300 heures d'atelier), les prototypes 001 et 002 sont construits et valident du même coup la faisabilité technique des solutions retenues.


15 : Dans la foulée, Hippotese est invitée à présenter 15 jours plus tard, un prototype de NéoBucher au Salon International de l'Agriculture de Paris. Nous nous empressons de rendre présentables les prototypes.


16 : Début mars 2015, le prototype 002 est présenté aux 2 démonstrations de matériel hippomobiles innovants du salon en présence du Ministre de l'agriculture.


17 : Mi-mars 2015, Hippotese a atteint la limite de ses capacités d'auto-financement, nous lançons une collecte en financement participatif sur le site KissKissBankBank.com avec l'objectif d'acheter des outils modernes pour équiper nos porte-outils et ainsi permettre des essais en conditions d'utilisation réelle pour finaliser rapidement le projet.


18 : Fin mars 2015, nous présentons l'un des deux prototypes et le projet NeoBucher à l'Assemblée Générale de la Fédération Européenne du Cheval de Trait (FECTU), en Italie, devant nos partenaires européens.


19 : En Avril 2015, nous organisons deux jours d'atelier à la ferme de Nicolas Koziel. Après quelques essais, nous avions besoin de modifier et améliorer quelques détails sur le NeoBucher, notamment sur le système de relevage et la barre porte-outils.


20 : En mai 2015, nous commençons les véritables tests intensifs en conditions réelles sur des cultures biologiques de plantes aromatiques et médicinales. Et les résultats sont très encourageants.


21 : La suite du projet reste à écrire...
Nous pensons réaliser des essais sur le terrain et la mise au point des prototypes de mai à septembre 2015.
Mi-septembre 2015, le NeoBucher sera présenté au salon Tech&Bio (Salon Européen Professionnel des techniques bio et alternatives en agriculture) à Valence (Drôme).
A partir d'octobre 2015 et jusqu'à la fin 2015, nous établirons les plans définitifs et le tutoriel de fabrication.
Début 2016 : Nous espérons pouvoir diffuser les plans et organiser les premières formations à l'autoconstruction en vue de la multiplication des porte-outils NeoBucher...
A suivre sur le Blog d'Hippotese : http://hippotese.fr


Téléchargez la présentation de l'Histoire du projet Néo Bucher (version française, mai 2015) avec commentaires, au format PDF, voir ici.

mardi 21 avril 2015

Présentation diapos du projet NeoBucher avec commentaires (ver française, avril 2015)

Lors de l'AG de la FECTU en Italie (voir billet précédent), nous avons présenté sous forme de Diapos un résumé de l'histoire du Projet NeoBucher...

Comme certains d'entre-vous nous l'ont demandé, c'est avec plaisir que nous la diffusons aujourd'hui avec les commentaires, intercalés avec les diapos...
Vous trouverez en fin de billet la présentation et les commentaires sous forme de 2 fichiers au format PDF...

Nous diffuserons prochainement une version anglaise de cette présentation (et des commentaires) pour l'international (sic)...

Histoire du projet Néo Bucher


01 : Nous allons vous présenter le projet NeoBucher qui raconte l'histoire de la renaissance du porte-outils de maraîchage à Traction Animale Bucher.
Ce projet, encore en cours aujourd'hui, est porté par l'association Hippotese qui est une association de promotion du Cheval de Travail.


02 : L'association Hippotese est une association loi de 1901 qui a été créée en 1986 par la fusion du groupe Traction Animale du CEP Savoie et du groupe Traction Animale ARTAP de Franche-Comté.
Le nom "HIPPOTESE" signifie Ass HIPPOmobile de Technologie et d'Expérimentation du Sud-Est, car la Savoie et la Franche-Comté sont situées dans la quart Sud-Est de la France.


03 : Depuis 1986, l'association Hippotese fait de la recherche technique (colliers, harnais, matériel agricole, forestier, urbain...), de la formation, de la collecte et de la diffusion d'informations (sur son site web, son blog, dans son journal Hippobulle et par une lettre d'information mensuelle HippoNews), organise des manifestations de promotion de la Traction Animale et soutient ses membres dans leur activités (prêt de matériel, chantiers collectifs, coups de main...).


04 : Le porte-outils de maraîchage en traction animale Bucher (Bucher Guyer AG) est un outil d'origine suisse, qui existe depuis les années 30 et qui a été commercialisé jusque dans les années 60.
Il est adapté à la culture de légumes de plein champ et au maraîchage.
Il est équipé d'un système de relevage d'outils et son châssis est de conception simple et légère.


05 : Le porte-outils Bucher a des qualités rares, outre qu'il permet de travailler 2 rangs en même temps (3 rangs possibles), il propose deux systèmes de correction de trajectoire qui permettent de sarcler les plantes au plus prés et il peut être utilisé avec un seul cheval (2 chevaux possibles).


06 : A Hippotese, nous avons découvert ce porte-outils dans les années 1990 et nous avons diffusé une première documentation technique en 1992 dans l'Hippobulle n°15/16.
En 2006, dans un billet du blog, nous nous posions déjà la question de refaire fabriquer de manière semi-industriel cet outil, sans donner suite.


07 : Entre 2000 et 2008, nous avons importé plusieurs dizaines de porte-outils Bucher d'occasion de Suisse jusqu'à en épuiser la source.
La question d'une re-fabrication s'est de nouveau posée mais sans réponse satisfaisante.


08 : À partir de 2010, il est sorti sur le marché français de nombreux prototypes de porte-outils de maraîchage mais aucun ne s'inspirait vraiment du Bucher.
Il nous semblait idiot de vouloir réinventer la roue, alors que nous avions une base de travail à la fois simple et très sophistiquée, qui a été perfectionnée pendant plus de 20 ans, qui a été diffusée à plusieurs centaines d'exemplaires et reste très facile à reproduire.
De plus, aucun de ces nouveaux porte-outils ne répondait aux 3 fonctions principales du Bucher : 1 cheval, 2 rangs et correction de trajectoire.


09 : En juillet 2014, nous avons décidé de faire dessiner les plans du porte-outils Bucher (existant) pour pouvoir les diffuser à ceux qui voudraient en construire un.
Dans un deuxième temps, à partir des plans de définition, nous avons essayé de simplifier la construction de l'outil en limitant le nombre de sections (de profilés métalliques) utilisées.
Puis on a réfléchit au remplacement de certaines pièces en fonte moulée (sur le Bucher original) par des pièces mécano-soudées, réalisables plus simplement.


10 : En octobre 2014, on a décidé d'apporter des améliorations au modèle original tout en gardant une compatibilité avec les barres d'outils existantes. Le projet NéoBucher est lancé !
On a alors créé un groupe de travail pour écrire un cahier des charges des éléments à garder et des éléments à améliorer.
C'est aussi à ce moment là qu'Hippotese s'est associée avec la Coopérative d'Autoconstruction l'Atelier Paysan, qui pouvait nous apporter sa compétence technique et son expérience sur la conception d'outils de maraîchage autoconstruits et la formation.
Ensemble, nous avons cherché des solutions techniques, simples, originales ou éprouvées.


11 : Nous avons décidé :
- De diffuser le résultat de notre travail en licence libre "Creative Common",
- De réfléchir dés la conception à la possibilité d'auto-construire le porte-outils (choix de solutions nécessitant peu de compétences techniques),
- De rendre possible, avec l'Atelier Paysan, l'organisation de formations à l'autoconstruction,__
- Et aussi d'autoriser la fabrication partielle ou totale des porte-outils par des artisans, pour les utilisateurs qui ne souhaitent pas réaliser eux-même le leur.


12 : Nous nous sommes imposé la recherche de solutions constructives adaptées à l'équipement d'un atelier mécanique de base.
À savoir : un poste à souder, une disqueuse, une perceuse à colonne, et des profilés métalliques courants.
En nous réservant la possibilité de faire réaliser à l'extérieur quelques pièces complexes (tournage, découpe laser...).
Ce qui ouvrait la possibilité de construire des NeoBucher partout dans le monde en utilisant des moyens techniques locaux.


13 : Axel, élève ingénieur, en service civil à l'Atelier Paysan, a accepté de travailler sur les plans 3D du NéoBucher et nous a proposé des solutions constructives qui répondaient au cahier des charges.
De nombreux échanges entre les membres du groupe de travail (Hippotese, Atelier-Paysan, simples utilisateurs de Bucher...) ont permis de sélectionner les meilleures solutions.


14 : Février 2015, organisation d'un premier stage d'auto-construction qui réunit 13 stagiaires sous la direction d'Axel et de Joseph de l'Atelier Paysan à Valence (Drôme).
En 3 jours (et plus de 300 heures d'atelier), les prototypes 001 et 002 sont construits et valident du même coup la faisabilité technique des solutions retenues.


15 : Dans la foulée, Hippotese est invitée à présenter 15 jours plus tard, un prototype de NéoBucher au Salon International de l'Agriculture de Paris. Nous nous empressons de rendre présentables les prototypes.


16 : Début mars 2015, le prototype 002 est présenté aux 2 démonstrations de matériel hippomobiles innovants du salon en présence du Ministre de l'agriculture.


17 : Mi-mars 2015, Hippotese a atteint la limite de ses capacités d'auto-financement, nous lançons une collecte en financement participatif sur le site KissKissBankBank.com avec l'objectif d'acheter des outils modernes pour équiper nos porte-outils et ainsi permettre des essais en conditions d'utilisation réelle pour finaliser rapidement le projet.


18 : Fin mars 2015, nous présentons l'un des deux prototypes et le projet NeoBucher à l'Assemblée Générale de la Fédération Européenne du Cheval de Trait (FECTU), en Italie, devant nos partenaires européens.


19 : La suite du projet reste à écrire...
Nous pensons réaliser des essais sur le terrain et la mise au point des prototypes d'avril à septembre 2015.
Mi-septembre 2015, le NeoBucher sera présenté au salon Tech&Bio à Valence (Drôme).
A partir d'octobre 2015 et jusqu'à la fin 2015, nous établirons les plans définitifs et le tutoriel de fabrication.
Début 2016 : Nous espérons pouvoir diffuser les plans et organiser les premières formations à l'autoconstruction en vue de la multiplication des porte-outils NeoBucher...
A suivre sur le Blog d'Hippotese : http://hippotese.fr


La présentation de l'Histoire du projet Néo Bucher (version française, d'avril 2015) au format PDF téléchargeable ici.

Les commentaires de la présentation de l'Histoire du projet Néo Bucher (version française, d'avril 2015) au format PDF téléchargeable ici.

mercredi 1 janvier 2014

Tarif du matériel de Traction Animale américain disponible en France (suite de l'Hippobille N°31)

Conformément à l'habitude, vous pouvez trouver dans la rubrique "HIPPOBULLE compléments d'infos", des compléments d'information sur les Hippobulles parus dernièrement...

NB : vous pouvez aussi participez à ces compléments en nous envoyant vos remarques...

Dans le dernier Hippobulle N°31, dans un compte-rendu du salon de Detmold en Allemagne (Août 2013), nous avons diffusé des indications de prix trouvées sur place, pour du matériel américain.

Je vous fais un rappel de ces indications que nous avait proposé l'importateur allemand (extrait de l'HIPPOBULLE N°31) :


*************************** Texte extrait de l 'Hippobulle N°31 ********************************

Faucheuse I&J
Peut supporter une barre de coupe de 1.9m, 2.2m, 2.5m, ou 2.8m, avec un optimum à 2.2m.
Le modèle actuel (2014) dispose maintenant d'un carter d'huile au niveau de la transmission (grosse roues dentée d'entraînement) et d'une aide au pied pour enclencher (la mise en mouvement?) (en option?).
La pièce de « transmission » est spécialement dimensionnée pour les prairies européennes (?) (augmente la vitesse du mouvement).
Peut s'atteler en simple (brancards), en paire ou à 3 chevaux (le point d'accroche du palonnier se décale).
Elle est vendue avec le timon (les brancards?) : 6700 € avec un jeu de lames supplémentaire.
Pèse environ 300 kg
Les barres de coupe sont produites en Allemagne (www.esm-­ept.de), donc pas de problème pour les pièces de rechange (section ESM 344-098).
Il faut affûter très peu mais très souvent, et l'importateur ne vend pas le matériel d’affûtage.


Faucheuse I&J, Detmold 2013, photo Nina Passicot


Faucheuse I&J, Detmold 2013, photo Deny Fady


Faucheuse I&J, Detmold 2013, photo Deny Fady


Faucheuse I&J, Detmold 2013, photo Deny Fady

Épandeur Lancaster
Modèles à 3 hérissons (selon l'importateur, les modèles à 2 hérissons ne fonctionnent pas).
Existent en 3 tailles : 50 (90cm x 2m x 50 cm), 85 (2.4m x 50cm x 1m), ou 110 (2.4m x 60cm x 1m).
Le 50, sans option, est vendu 3600 €.
Option « grille de protection » (à l'avant) : 80 €.
Option « porte arrière avec trappe » (pour matières fines ou éviter que ça ne coule sur le trajet) et commande hydraulique : environ 400 €.
Option « roule et ailes arrière » (pour épandage plus large des matières fines) : 750 €.
Le 110 sans option : 4900 €.
Le 50 n'a pas de système de freinage intégré, alors que le 85 et le 110 si, avec un avant­-train spécifique.


Épandeur Lancaster, Detmold 2013, photo Deny Fady


Épandeur Lancaster, Detmold 2013, photo Deny Fady


Épandeur Lancaster, Detmold 2013, photo Deny Fady

Homesteader Pioneer
Poids à vide autour de 200kg.
3200€ sans outil, avec les 6 outils 5200€, un outil seul environ 300€ ; possibilité de commander seulement la barre porte­-outils.
Option "un cheval" sur demande.
Compensation de la direction par les roues, non réglable.
Les commandes sont à payer à l'avance.
Le délai de livraison un fois un plein container commandé est de 2 à 3 mois.
Le container est déposé là où il y a le plus de commandes.


Homesteader Pioneer, Detmold 2013, photo Nina Passicot


Homesteader Pioneer, Detmold 2013, photo Deny Fady


Homesteader Pioneer, Detmold 2013, photo Deny Fady


*************************** Fin d'extrait de l'Hippobulle N°31 **********************************

Nous avons reçu un mél de Hervé CHAMPOMIER de H2C Distribution, qui nous donne des informations complémentaires et des indications de ses tarifs en France (et répond à notre interrogation sur le différentiel de prix entre la France et l'Allemagne).
Je me permet de le diffuser tel quel...


*************************** Courrier de Hervé Champomier ***********************************

Bonjour,

Je tiens tout d'abord à vous remercier pour l'envoi du dernier Hippobulle, très intéressant.

Je souhaite vous apporter quelques précisions sur les outils américains vus à detmold.

Concernant la faucheuse I&J, la pédale sert à relever la barre de coupe pour éviter une taupinière par exemple, comme sur les anciens modèles mac cormick).
''Pour les tarifs, ils sont de 7 000 € pour la version à un cheval et de 7 200 € pour la version à deux chevaux. Vendue soit avec une barre de coupe (2 lames) supplémentaire.''
On n'est pas si loin du tarif annoncé de 6 700€.

Concernant les épandeurs, je propose les Millcreek, de conception identique au Lancaster : - modèle 27 GD : 0,75 m3 : 2 828 €
- modèle 37 GD : 1 m3 : 3 501 €
- modèle 57 GD : 1,5 m3 : 4 366 €
- modèle 77 GD : capacité 2 m3 : 4 924 €
options :
- porte arrière : 170 €
- hérisson adapté pour fiente de volaille : 120 €

largeur hors tout : 1,19m pour le 27 et le 37 et 1,47m pour le 57 et le 77.

Concernant le Homesteader de Pioneer, le poids est de 153 kg sans outil.
Les tarifs sont :
- Porte-outils avec siège de travail, roues métalliques, timon et balance de palonniers : 3 920€
- charrue 10" : 610 €
- cultivateur 6 dents : 320 €
- herse : 300 €
- butoir pommes de terre : 170 €
- disques billoneurs (la paire) : 270 €
- cover-crop : 520 €

Tarifs automne 2013 hors taxes.
Les délais sont de 2 mois environ, sans avoir à attendre la fin du remplissage d'un containeur.

Voilà, je voulais juste préciser que les revendeurs français ne sont pas des voleurs pratiquant des tarifs exorbitants comme le laisse entendre l'article (bas de page 43).

Les prix sont calculés au plus juste mais l'exercice est difficile pour en même temps faire face aux charges de l'entreprise et rester attractif afin de permettre le développement de la traction animale.

Sincères salutations,

Hervé CHAMPOMIER
H2C Distribution - H2C Services
2 Route des Cerisiers
63310 SAINT-CLEMENT-DE-REGNAT
France



Tél : +33 (0)681-694-843
Fax : +33 (0)470-328-173
mail : herve.champomier@hotmail.fr
blog : http://h2c-distribution.over-blog.com


*************************** Fin du courrier de Hervé Champomier *****************************

vendredi 13 décembre 2013

l'Hippobulle N°31 (avec un dossier spécial maraîchage) est arrivé pour noël...

Hippobulle N°31, notre bulletin irrégulomadaire, est paru pour l'AG début décembre 2013...

Ce numéro 31, qui fait 50 pages, est sans doute un des Hippobulles les plus dense depuis sa création. Il compense quelque peu, notre incapacité à sortir plusieurs numéros dans l'année.

Merci à Nina Passicot, qui a été la cheville ouvrière de ce numéro. Merci à tout ceux (Olivier Pichaud, Michel Carrel, Hervé Jourdain, Valérie Méo, Paul Deshayes...) qui ont participé aux articles, merci à Emmanuel, Mickaël, Valérie et Denis et Olivier qui ont accepté de nous ouvrir les portes de leurs jardins et aux constructeurs qui ont répondu à nos demandes d'information en nous fournissant des documents parfois inédits.



Sommaire d'Hippobulle N°31

Dossier maraîchage

  • Témoignages : 4 expériences (Vienne, Haute-Vienne, Drôme et Gard) autour des productions maraîchères en traction animale p2
  • Le Matériel de maraîchage disponible en France : l'ancien, le nouveau, caractéristiques, prix... (Prommata, Jourdant, Equi-Idea-Albano-Mascardo, Equivinum, Le Bon Coin, Le POM-Tech-Trait-Roger-Fillon, le Bucher) p8
  • Les Formations en maraîchage en Traction Animale p 23

Dossier recherche

  • Les ressorts amortisseurs de traction : comparaison de différents systèmes (étude du groupe Hippometrix) p 26
  • Les tests de colliers (expérience CERRTA-Hippotese lors de la journée trait'stival) p 29
  • Le mancheron ergonomique autoconstructible (plans et présentation de la collaboration ADABIO-Autoconstruction et Hippotese) p 36

Vie de l'association

  • Detmold, la plus grosse foire européenne consacrée à la traction animale (la Pferdestark en Allemagne) p 41
  • Tech'n'Bio (le salon professionnel de la Bio, à Valence, Drôme) p 45
  • Montmorillon (salon de la TA dans la Vienne) : Hippotese en action à l'ouest ! p 46

NB : Si vous voulez profiter de ce numéro exceptionnel et que vous n'êtes pas adhérent...
Vous savez ce qui vous reste à faire... Bulletin d'adhésion, ici... Précisez bien avec votre adhésion que vous souhaitez recevoir l'Hippobulle numéro 31...

NB2 : La deuxième série de Ressorts Amortisseurs "Hippotese" est entièrement vendue.
Nous allons lancer la fabrication d'une 3ème série de 100 pièces qui sera toujours disponible par correspondance et seulement pour les adhérents.
Les demandes de devis sont en cours, le prix de la paire de ressorts devait se situer entre 50 et 60 € et toujours 10 € de port pour une ou 2 paires. Plus d'informations sur les disponibilité en février 2014, ici sur le blog.

dimanche 24 novembre 2013

Le harnais chevilatte peut aussi s'utiliser au palonnier...

Suite du dernier Hippobulle N°30 consacré aux recherches sur le harnais "chevilatte" (voir ici tous les billets, dans la catégorie "Recherche-sur-le-Harnais-chevilatte" ).

Voici une petite vidéo, tournée à la Journée de la Traction Animale, jeudi 20 juin 2013 à Sciez-sur-Léman (Haute-Savoie), où, comme promis dans l'Hippobulle N°30, nous avons testé le harnais chevilatte HIPPOTESE avec un palonnier.

Nous avions au préalable modifié les mortaises des brancards pour avoir plus de jeu longitudinal et permettre l'utilisation d'un palonnier additionnel.


Isabelle Carrel et Ruby, avec la benne Ochsner équipée de mortaises longues.

Ces nouvelles mortaises longues, font 12 cm d'ouverture longitudinale, alors que nos mortaises habituelles faisaient 4,5 cm d'ouverture (pour 1,6 cm de hauteur).


Gros plan sur les mortaises longues, soudées sur les brancards d'origine de la benne Ochsner.

Rappel : Les chevilles inox d'origine suédoises, que nous utilisons, font 3,8 cm de large pour 1,0 cm d'épaisseur.


Plan coté des chevilles suédoises inox originales.

On passe donc d'un jeu longitudinal de 0,7 cm (4,5 - 3,8) à un jeu de 8,2 cm (12 - 3,8) largement suffisant pour permettre au palonnier de jouer son rôle (le jeu vertical lui reste à 0,6 cm)

Merci à Isabelle Carrel et Ruby qui sont à la manœuvre...


Harnais Chevilatte HIPPOTESE (test palonnier et... par hippotese

Code pour les tablettes et les smartphones.


Harnais Chevilatte HIPPOTESE (test palonnier et... par hippotese

Plan coté des mortaises modèle 2013, un peu allégé par rapport aux mortaises initiales .


Plan coté des mortaises modèle 2013 (en rouge les cotes des mortaises longues).

Pour mémoire, le modèle 2009...


Plan coté des mortaises modèle 2009.

Voici aussi quelques photos du Lama (arche de débardage) qui était déjà équipée de mortaises de 4,5 cm et auquel on a ajouté des mortaises de 12 cm.

Ce montage permet d'utiliser un palonnier avec les balances de collier, en attelage en ligne, et avec un véhicule à brancards (on utilise alors les mortaises longues) ou d'utiliser le système habituel sans palonnier (mortaises courtes).

Gros plan sur ces mortaises doubles...

Indications cotées sur les mortaises doubles du Lama

lundi 17 juin 2013

Les balances de collier pour l'attelage en ligne (1ère partie)

Quand on attelle en ligne, surtout avec des animaux peu habitués, on est souvent confronté au problème des à-coups et au manque de synchronisation des efforts des animaux.

On s'aperçoit qu'il est souvent plus efficace que l'un des chevaux se mette en tension (voir tire seul la charge s'il le peut) et que le second se synchronise sur le premier. Mais cette opération doit pouvoir se faire dans la douceur et la progressivité.

Les balances de collier qui ont été inventées par Antoine Luneau en 2001 répondent à cette problématique.
NB : Pour mémoire, J'ai créé un pdf des 3 pages de son article diffusé en 2001 dans Hippobulle n°24. Cliquez sur l'une des images...



Depuis, nous n'avions pas retravaillé sur le sujet, les attelages en ligne du chantier-école de Montdenis, furent l'occasion de refabriquer un prototype un peu évolué par rapport au premier de 2001.

Mais regardons sur une vidéo le fonctionnement dynamique des balances de collier...


Balances de collier sur un attelage en ligne... par hippotese

Code pour les tablettes et les smartphones...


Balances de collier sur un attelage en ligne... par hippotese

Présentation de la vidéo : Lors du chantier-école de débardage de Montdenis en mai 2013, nous avons repris les expérimentations sur les balances de collier (inventées en 2001 par Antoine Luneau).
Cette vidéo montre l'utilisation des balances de collier sur une arche de débardage dont le "limonier" est équipé d'un harnais "chevilatte" (équipé de traits et d'un palonnier pour l'occasion).
On voit bien comment les balances de collier autorisent la traction simultanée ou alternative de l'un ou l'autre des chevaux et la douceur des transitions...
Bien sûr, les chevilles dans les mortaises (rallongées pour l'occasion) des brancards limitent l'amplitude des balances, mais ces dernières jouent quand même leur rôle d’atténuateur des à-coups...

Je vous laisse regarder et réfléchir à tout ça...
La suite bientôt...

jeudi 17 janvier 2013

Chariot hippomobile 4 roues à avant train amovible (partie 2)

Après l’interruption des fêtes, nous reprenons notre série de billets sur la conception des avant-trains hippomobiles...

Et dans le billet précédent sur les (chariots hippomobiles à avant train amovible), je vous avais promis une deuxième partie...

D'abord, pour répondre aux questions et commentaires que ce billet a suscité, voici quelques précisions sur la grande différence entre un avant-train 2 roues, muni d'une chape ou d'une boule qui tracte une remorque et la même remorque équipée d'un avant-train amovible (donc un chariot 4 roues).

La différence fondamentale est dans l'équilibrage de l'outil :

L'équilibrage d'un avant-train 2 roues est sensible à la pente, à la charge (ou même au freinage). Ces paramètres (qui ne sont jamais fixes en utilisation) modifient l'équilibrage global et transmettent une pression variable sur les brancards (rigides et solidaires du châssis) et donc sur le dos du cheval.

L'équilibrage d'un chariot 4 roues (ou d'une remorque à avant-train amovible) n'est plus sensible à la pente ou à la charge (ou au freinage), ses brancards sont libres, ce qui favorise un grand confort pour le cheval.

Le coût n'est cependant pas le même si, sur chaque chariot 4 roues, il faut prévoir un poste de conduite (avec siège, frein...) par rapport à un avant-train unique qui s’attellera à de nombreuses remorques.

Encore une fois, nos amis suédois de SJM nous proposent un concept assez intéressant, il s'agit d'un avant-train unique là aussi (muni d'un roue folle pour être en équilibre seul) qui peut se "connecter" à de nombreux "arrière-trains" et qui permet d'obtenir une collection de chariots 4 roues à moindre coût.

Cet avant-train amovible est muni à l'avant d'une chape pour un brancard libre (en rotation), d'une roue folle d'équilibrage (réglable verticalement), d'un essieu rigide équipé semble-t-il de freins à disque (j'aurai préféré à tambours), d'un garde-corps, d'un siège courroie et d'un connecteur arrière.

Sur cette seconde vue on aperçoit le brancalonnier (Voir Hippobulle N°30), qui est un brancard à effet de palonnier adapté au harnais chevilatte et on distingue le connecteur arrière (avec ses différents trous de clavetage). Ce connecteur est monté sur une chape (à peine visible sous la grille du plancher) pour pouvoir tourner.

Sur cette 3ème vue, on nous présente l'opération de "connexion" à un arrière-train "grumier", muni ici d'un plateau.
L'avant-train est équilibré grâce à sa 3ème roue.
Nota : L'arrière train aurait pu être muni d'une béquille (ou roue folle), ce qui aurait évité de la tenir lever (pour économiser le dos du meneur).

L'arrière train est maintenant connecté, la roue avant est remontée, on peut partir...
A mon avis (bien que ce ne soit pas visible) le connecteur doit aussi offrir un certaine liberté en rotation axiale pour ne pas solliciter (vriller) le châssis quand une des roues de l'avant-train ou de l'arrière-train passe dans un trou ou une bosse.

Voici 2 autres exemples d'arrière-trains, connectés au même avant-train, il s'agit :

- D'un petit plateau surbaissé qui serait idéal pour transporter une charrue, une sarcleuse, une herse (sans devoir les hisser sur un plateau) ou des sacs que l'on pourrait charger avec un simple diable en abaissant le pont arrière basculant (avis à ceux qui ont mal au dos...). Nous avions parlé ici de ce genre de plateaux...

- Et d'un épandeur à fumier à 2 roues dont nous avons déjà parlé dans un précédent billet...

Voilà, à mon avis, un concept qui pourrait bien réconcilier avant-train 2 roues et équilibrage...

Nous verrons dans un prochain billet que l'on peut mettre en œuvre le concept d'avant-train amovible de façon assez simple, en utilisant des avant-trains 2 roues presque classiques...

dimanche 16 décembre 2012

Chariot hippomobile à avant train amovible

Chacun sait que ce qui est particulièrement coûteux dans la fabrication d'un chariot 4 roues, c'est la partie avant avec son poste de pilotage (siège, dispositif de freinage (mécanique et frein au pied), pare-crotte, marche-pied... éventuellement essieu directeur ou plaque tournante...).

La partie arrière "porteuse" muni d'un plateau, d'une benne, de ranchers ou autre... est, en général (sauf système tribenne), plus facile à construire et donc moins chère.

On pourrait donc être tenté de fabriquer un train-avant indépendant que l'on viendrait "connecter" à différentes parties arrières suivant les utilisations...

Nous avions repéré lors de notre visite en Suède, des "arrières de chariot porteur" mais nous n'avions pas alors, plus étudié, la partie avant et "fait cas" de l'ingéniosité du système...

Une photo d'un avant-train amovible, connecté à un épandeur américain à prise de force sur les roues de marque PEQUEA

On voit déjà que le système "avant-train amovible" peut s'adapter à des remorque comme un épandeur (américain) du commerce.

Le système de connexion est simplement constitué de 2 forts tubes carrés qui s’emboîtent l'un dans l'autre, d'un axe horizontal de verrouillage et de 2 vis pointeau montées en coin pour le rattrapage de jeu.

Ce qui est génial sur ce chariot, c'est la qualité de la fabrication de l'avant-train, qui est un mélange d'essieu directeur (l'essieu "autovireur" des Franc-Comtois) commandé par le timon/brancard et de plaque tournante (en fait une chape à rotation limitée).
On a donc la plaque tournante pour une partie de la rotation de l'essieu (mais sans mettre en péril la stabilité du chariot) et l'essieu directeur pour le reste. On obtient donc un bon rayon de giration en combinant les 2 systèmes.

On peut aussi noter une certaine liberté en rotation longitudinal entre les parties avant et arrière qui évite que le châssis (ou le tube de liaison central) ne soit vrillé (je n'ai pas pu voir sur les photos, la solution constructive utilisée).
On peut aussi noter l'essieu avant freiné, le siège courroie, la rambarde de protection avant et les 3 palonniers (l’utilisation d'un épandeur à prise de force sur les roues est très tirant et nécessite 3 chevaux).

L'extrémité des brancards (à passant long) autorise le jeu longitudinal qui permet d'utiliser un harnais chevilatte avec les palonniers (voir l'étude sur le sujet dans l'HIPPOBULLE N°30).

Voici l'autre partie arrière (en porteur de grumes) qui peut se connecter au même train avant.
On peut noter, l'essieu arrière "boggie" qui permet d'absorber les irrégularités du terrain plus aisément qu'un essieu simple.
On remarquera aussi sur l'avant droit du porteur (dans le sens de la marche), le berceau de chargement manuel (ici en position repliée), qui permet de gerber à la main les petites grumes quand les ranchers amovibles sont enlevés.

Nous verrons prochainement d'autres systèmes de chariots à avant-train amovible...

jeudi 29 novembre 2012

Adhesion à Hippotese pour 2013 et Hippobulle N°30 en couleur...

Comme vous avez pu le lire précédemment, Hippobulle N° 30 sortira le 2 décembre 2012 et sera distribué à l'AG d'Hippotese de samedi et dimanche prochain...

Il raconte 4 ans de recherche sur le harnais chevilatte et sera en couleur (40 pages).

Les adhérents à jour de leur cotisation le recevront plus tard par courrier, mais il est aussi possible de le recevoir en PDF directement dans votre boîte mél (ainsi que l'Hippoflash quand nous en faisons un...).

Christian m'a fait suivre une nouvelle version du bulletin d'abonnement qui tient compte de cette possibilité, vous pouvez la télécharger ici ou la trouver sur le site d'Hippotese...

Je vous joins aussi le bon de commande qui permet de recevoir les anciens numéros, pour l'instant en version papier. Là aussi nous réfléchissons à la possibilité de faire une version PDF (on en discute dimanche...).

Enfin, je vous joins aussi le PDF de la première page de l'Hippobulle N°30 où vous aurez le sommaire du numéro et une image de la deuxième page...

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