Hippotese, Le cheval de Travail

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Votre recherche de harnais chevilatte a donné 26 résultats.

dimanche 24 février 2019

Revue de presse : Sa(b)leuse TA à Val d'Isère

Radio-TV Val d'Isère sur son site web a diffusé une photo de sa(b)leuse à Traction Animale, le 21 février 2019 (merci Alex)...

Voir ici : http://www.radiovaldisere.com/index.php?p=infos&id=7905

Texte de l'article :
"La première saleuse de trottoirs à traction animale a été expérimentée pour la première fois hier après midi."

"C'est Xavier Mattis et son équipe de la Ferme de l'Adroit qui ont mis au point cette machine. Le principe est finalement simple, un système de gravillonnage automatique tournant en fonction de la vitesse est attelé à un cheval."

"Si la partie technique de projection du sel ou des gravillons se trouve dans le commerce, l'attelage, tout en inox, a été entièrement réalisé à la ferme. Le résultat est d'une efficacité redoutable."

"Odyssée, la jument de race Comtois de 13 ans, passe en effet partout sur les trottoirs puisque la largeur de la machine n’excède pas 1m50. Outre le respect environnemental, la manœuvrabilité de l'ensemble est bien supérieure à celle d'un tracteur."

"De plus, cela reste silencieux et cela fait la joie des passants qui, étonnés, s'arrêtent pour regarder cette drôle de machine."

Mon commentaire :
L'idée est très intéressante, la réalisation technique est soignée et semble efficace mais je pense que le déport avant est trop important...

Le cheval supporte sans doute plus que 10 kilos de charge au niveau de la sellette (voir l'étude de l'IOSTA de 1959, sur les problèmes d'appui sur le dos, page 10) et l'ensemble rigide n'est pas très manœuvrant...

Un déplacement de l'essieu vers l'avant aurait été préférable ou même un avant-train 3 roues, à roue avant directrice (type Cabri) ou encore un avant-train 4 roues à roues avant folles (type BMH) aurait sans doute été mieux adapté... Une future évolution peut-être ?

Pour les "petits nouveaux", je vous passe 2 photos du "Cabri", l'une du proto original de 95 (avec Antoine Luneau, son co-concepteur), on peut juger de sa capacité à tourner court et du harnais léger nécessaire à sa conduite.

L'autre du Cabri, modèle 2013, avec une roue avant plus grande, une accroche de brancard plus basse et un "Harnais Chevilatte" (recherchez, si vous le souhaitez, des images et des infos sur ce harnais dans la zone "Recherche" en haut à droite).

J'ai aussi retrouvé pour vous, quelques photos d'un voyage d'étude en Suisse dans une école d'agriculture (?) (dans les années 90, je pense) où nous avions vu un avant-train "polonais" (si mes souvenirs sont exacts) équipé d'un épandeur d’engrais à prise de force sur les roues, simple, léger et bien équilibré... Une source d'inspiration ?

samedi 10 novembre 2018

Les inventions matérielles de Pierre Gallet : porte-outils, herse, brancalonnier...

Je vous avais promis de vous parler des inventions matérielles en Traction Animale de Pierre Gallet (Les Gros Sabots à Challes-les Eaux (73), tél 04 79 72 91 00).

J'ai retrouvé quelques vidéos d'une "Fête Nature" au Lac des Hurtières (à Saint-Alban-d'Hurtières, en Maurienne) en juin 2016.

On lui avait proposé de faire une démonstration de travail avec ses chevaux tout en préparant une bande fleurie le long de la route d'accès au lac.

Voici un petit film-compilation de ces vidéos (en fin de billet tout en bas) qui présentent bien (une partie) des outils inventés ou adaptés par Pierre...

Vous allez voir successivement un canadien porté sur son support d'outils (génial) et une charrue à balancier attelée en double, une herse sur le même support d'outils attelée en simple au "brancalonnier" (et harnais "chevilatte") et enfin la finition (après semis de la bande fleurie par les enfants) au rouleau de pierre.

Vous pouvez retrouver des infos sur le harnais "chevilatte" ici et je vais vous faire prochainement un billet spécial "brancalonnier".

mercredi 15 octobre 2014

Porte-Outils Bucher pour monter des billons réguliers, au Potadjé, avril 2014

Voici un retour d'expérimentation du porte-outils de maraîchage Bucher au Potadjé chez Jérémy Fady avec la complicité de Ruby (Titan, le cheval de Jérémy n'était pas encore arrivé en avril). Et tout d'abord, une petite vidéo...

Montage de billons à écartement régulier, avec le Bucher :


Billonnage au Porte-outils de maraichage Bucher... par hippotese

Nous avons "monté" des billons avec le porte-outils Bucher en équipant la barre porte-outils d'origine de 3 socs billonneurs (écartés de 60 cm les uns des autres). Ils n'étaient pas vraiment identiques mais celà est sans importance.


3 socs billonneurs à 60 cm les uns des autres montés sur la barre d'origine du porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

A l'aller, on utilise un sillon existant à gauche pour se guider et tracer 2 nouveaux sillons. Le sillon de droite est marqué mais reste peu profond. NB : le premier sillon de la planche a été réalisé ici avec une sarcleuse "un rangt" équipé d'un buttoir, comme il conditionne la rectitude de toute la planche et doit être réalisé avec soin.


A l'aller, on utilise un sillon existant à gauche pour se guider et tracer 2 nouveaux sillons, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Le sillon de droite est marqué mais reste peu profond, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

Au retour, ce marquage permet le guidage du cheval et les 3 sillons sont alors repris et creusés à la bonne profondeur. Il faut donc un aller-retour pour faire 3 sillons. En fait, avec cette technique de culture, à chaque aller-retour on ne réalise que 2 nouveaux sillons mais l'écartement inter-sillons est vraiment très régulier.


Au retour, les 3 sillons sont repris et creusés à la bonne profondeur, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

Le porte-brancards est monté en position extrême à gauche de façon à ce que les brancards et donc le cheval soit aligné avec la roue de gauche, la traction est donc dissymétrique, ce qui ne semble pas poser de problème si la terre est bien préparée et aussi parce que c'est le soc billonneur de gauche qui est le plus enfoncé, le soc du milieu est moyennement enfoncé et le soc de droite ne fait qu'un traçage du fait de l'inclinaison naturelle du porte-outils dont une roue se trouve dans le sillon précédent, alors que l'autre est sur le sol non encore travaillé.


Le porte-brancards est monté en position extrême à gauche, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

Les modifications que nous avons apporté au Bucher original ou à son utilisation :

- Fixation des brancards sur le porte-brancard à l'aide de demi-colliers d'échafaudage : (ou de colliers-doubles coupés). Les colliers d'échafaudage sont habituellement en dia 49 mm, et sont donc adaptés aux brancards métalliques que nous utilisons (tube chauffage 40-49).
Le montage-démontage et le réglage sont alors très rapides sur le porte-brancard du Bucher. NB : Un collier double coûte environ 5 €.


Brancards fixés sur le porte-brancard du porte-outils de maraîchage Bucher à l'aide de demi-colliers d'échafaudage, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Brancards fixés sur le porte-brancard du porte-outils de maraîchage Bucher à l'aide de demi-colliers d'échafaudage, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

- Double cintrage des brancards : Un des problème du Bucher est que le cheval (même en "Chevilatte", est relativement gêné pour faire un demi-tour court en bout de rangt. On tente de lui donner une certaine liberté en écartant les brancards des flancs par un double cintrage.


Double cintrage des brancards du porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Double cintrage des brancards du porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

- Utilisation d'un "palonnier-porté" monté sur le harnais "Chevilatte". Nous sommes de plus en plus convaincus de l'intérêt du "palonnier-porté" avec les chevaux de travail. Il s'agit ici de l'utiliser en attelage aux brancards donc avec un harnais muni d'un reculement (évidemment, un avaloire Grand Vallier) comme le "Chevilatte" (nous avions déjà fait un billet sur nos premiers essais, ici).


Palonnier-porté adapté sur un harnais "Chevilatte" pour atteler le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Palonnier-porté adapté sur un harnais "Chevilatte" pour atteler le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

- Ajout de mortaises (de brancard) longues pour permettre l'action du palonnier en mode "Chevilatte" et aussi améliorer la liberté du cheval dans les demi-tours (voir nos essais précédents ici)


Mortaises longues pour garder l'effet "palonnier" sur le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Mortaises longues pour garder l'effet "palonnier" sur le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)


Mortaises longues pour garder l'effet "palonnier" sur le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

Les modifications qui reste en projet :

- Réalisation d'un porte-brancards plus large, afin de permettre l'attelage déporté du cheval à l'axe exacte de la roue (il manque encore une dizaine de centimètres), et éventuellement placer les brancards en "V" inversés pour augmenter encore la liberté du cheval. Le porte-brancards d'origine fait une largeur de 965 mm, il faudrait l'allonger au moins à 1200 mm.


Porte-brancards large, pour permettre l'attelage déporté du cheval sur le porte-outils de maraîchage Bucher, Potadjé 2014 (photos Deny Fady)

vendredi 19 septembre 2014

Doug Joiner, notre "Horse-Logger Britannique" préféré, nous a quitté mardi 9 septembre 2014...

C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Doug Joiner des suites de ses difficultés cardiaques.

Nous avions rencontré pour la première fois Doug Joiner, quand il était venu en voyage d'étude avec ses collègues débardeurs professionnels, dans le Doubs en 2002.

C'est d'ailleurs grâce à ses conseils sur les financements Leonardo que nous sommes allés, à notre tour, lui rendre visite (ainsi qu'à plusieurs de ses amis) en juin 2005, en voyage d'étude en Angleterre.

Nous l'avions retrouvé (sous la pluie) dans le pôle nature d'une foire de Comté, où il avait un petit stand de démonstration de traction animale, à côté de celui de sa compagne Gudrun qui fabriquait des chaises sur un tour à arc médiéval.

Il nous avait alors fait une démonstration de destruction de fougères à l'aide d'un rouleau brise-fougère de sa fabrication et du débardage avec une petite arche d'inspiration suédoise.

Ces matériels nous étaient, pour ainsi dire inconnus à l'époque. C'est là aussi que nous avons pu voir pour la première fois un système d'attelage suédois (avec chevilles sur des anneaux) qu'il avait ingénieusement adapté sur une sellette agricole traditionnelle de Grande Bretagne.

J'ai pu le côtoyer plus longuement surtout lors de La Route des Vins et du Comté en août 2006 où Hippotese avait un stand tout prés du sien.

Je lui avais mis à disposition ma jument Castille pour lui permettre de faire ses démonstrations de matériels pendant la fête. En échange de quoi, il a tenté de m'initier à son "horrific cider" (cidre acide et imbuvable) qu'il fabriquait personnellement et ne buvait que dans des timbales en argent (sans doute pour éviter la destruction par oxydation (sic).

Il a été, de tout temps, un fidèle représentant des débardeurs britanniques auprès de la FECTU en tant que président des British Horse Logger (BHL) et nous a reçu pour l'AG de 2010 en Angleterre au Manoir de Canon Frome Court.

Il nous a aussi fait profité à cette occasion du domaine de Childer Wood, havre de paix écologique, qu'il gérait uniquement en traction animale et où il organisait avec Gudrun des stages "natures" et des formations au débardage.

Il a été pour moi un inspirateur du harnais "chevilatte" et m'a fait découvrir la grande qualité technique des matériels hippomobiles nordiques qu'il faisait fabriquer et proposait à la vente.

C'est lui encore qui nous a trouvé le porteur norvégien Ulvins qu'un de ses collègues, débardeur, vendait et que nous utilisons depuis à Hippotese.

C'était vraiment un joyeux compagnon qui aimait faire partager son enthousiasme pour le travail avec les chevaux et en particulier le débardage dont il était le fer de lance en Grande Bretagne.

Doug, toi qui est sûrement là-haut, au paradis des passionnés de Traction Animale (en compagnie de Charlie Pinney et de bien d'autres...), reçoit nos affectueuses salutations...

lundi 28 avril 2014

Plan coté et photos de détail du reculement Grand-Vallier (1ère partie)

Houlà, plus d'une semaine sans billet, nos fidèles lecteurs doivent être à cran...

Aujourd'hui nous parlerons des reculement Grand-Vallier, et ceux qui s'intéressent à l'histoire pourront consulter un précédent billet où je vous contais l'histoire de ces débardeurs fameux, originaires de la région de Saint Laurent Grandvaux (Jura).

Depuis de longues années, à Hippotese, nous avons adopté les reculements Grand-Vallier et vous êtes nombreux à nous avoir demandé des détails sur ces harnais à l'efficacité extraordinaire...

Pour ceux qui ne sont pas convaincus, je vous engage à regarder ces vidéos qui montrent bien l'intérêt de ce reculement dans 2 situations bien différentes...


Reculer une grume sur un triqueballe avec un... par hippotese
Débusquage au cheval en montagne, Hippotese 2013 par hippotese

J'utilise personnellement 2 modèles (d'origines différents) de ces reculements dont les côtes varient un peu et je vous ai fait un schéma explicatif qui sera compréhensible, je l'espère.

Si vous souhaitez vous fabriquer le votre, vous devrez peutêtre vous faire un gabarit en carton à tester sur votre "bête"...


Plan de détail du reculement GrandVallier (Dessin Deny Fady)


Plan de détail en coupe de la boucle de croupière (Dessin Deny Fady)

Les 2 plans en PDF ici... (attention 1Mo).

Il existe quelques évolutions récentes de ces reculements (en particulier au niveau des réglages plus nombreux et de certaines cotes) et je réfléchis à quelques modifications pour mieux adapter le reculement Grand-Vallier à l'utilisation du harnais Chevilatte avec un palonnier porté (voir ce billet)...

Nous verrons celà dans un prochain billet...

dimanche 19 janvier 2014

Harnais chevilatte + option "Bas-Cul" ou palonnier "porté"

Nous avons ajouté une option "bas-cul" à notre harnais "chevilatte"...

Une petite vidéo "live" des essais...

Transport des balles (manuelles) de foin depuis une grange d'alpage jusqu'à la grange de la ferme de Montdenis pendant l'hiver 2013-2014 (janvier).


Harnais chevilatte + option "Bas-Cul" ou... par hippotese

Ruby le cheval comtois tire un traîneau à foin (type du Dévoluy), il est harnaché avec un harnais "chevilatte" et un palonnier porté (bas-cul) qui est une nouvelle option (2013) du harnais chevilatte.

A noter que le harnais chevilatte est issu de la recherche de l'association Hippotese, voir ici la catégorie spécifique avec tous les billets...

Cette option "bas-cul" est constituée de 2 longes réglables sur le dos, de 2 mini-traits, de 2 sangles élastiques et d'un palonnier à amortisseur compact (type Hippotese) légèrement modifié.

À noter que ce palonnier porté peut être utilisé avec des traits longs de manière classique.

Ce palonnier a aussi été étudié pour être facilement autoconstructible, sans forge et utilise des éléments (ressort, écrou à œil, crochet) du commerce.

Vous pouvez constater que l'option "bas-cul" est facilement démontable (une dizaine de secondes) du harnais chevilatte, ce qui permet de se rendre sur un chantier avec un véhicule hippomobile attelé, puis de travailler au palonnier bas-cul (sans changer de harnais), puis de rentrer en attelage.


Harnais chevilatte + option "Bas-Cul" ou... par hippotese

Et quelques photos de détail...


Harnais "chevilatte" avec option "bas-cul"


Harnais "chevilatte" avec option "bas-cul"


Harnais "chevilatte" avec option "bas-cul"


Harnais "chevilatte" avec option "bas-cul"

dimanche 24 novembre 2013

Le harnais chevilatte peut aussi s'utiliser au palonnier...

Suite du dernier Hippobulle N°30 consacré aux recherches sur le harnais "chevilatte" (voir ici tous les billets, dans la catégorie "Recherche-sur-le-Harnais-chevilatte" ).

Voici une petite vidéo, tournée à la Journée de la Traction Animale, jeudi 20 juin 2013 à Sciez-sur-Léman (Haute-Savoie), où, comme promis dans l'Hippobulle N°30, nous avons testé le harnais chevilatte HIPPOTESE avec un palonnier.

Nous avions au préalable modifié les mortaises des brancards pour avoir plus de jeu longitudinal et permettre l'utilisation d'un palonnier additionnel.


Isabelle Carrel et Ruby, avec la benne Ochsner équipée de mortaises longues.

Ces nouvelles mortaises longues, font 12 cm d'ouverture longitudinale, alors que nos mortaises habituelles faisaient 4,5 cm d'ouverture (pour 1,6 cm de hauteur).


Gros plan sur les mortaises longues, soudées sur les brancards d'origine de la benne Ochsner.

Rappel : Les chevilles inox d'origine suédoises, que nous utilisons, font 3,8 cm de large pour 1,0 cm d'épaisseur.


Plan coté des chevilles suédoises inox originales.

On passe donc d'un jeu longitudinal de 0,7 cm (4,5 - 3,8) à un jeu de 8,2 cm (12 - 3,8) largement suffisant pour permettre au palonnier de jouer son rôle (le jeu vertical lui reste à 0,6 cm)

Merci à Isabelle Carrel et Ruby qui sont à la manœuvre...


Harnais Chevilatte HIPPOTESE (test palonnier et... par hippotese

Code pour les tablettes et les smartphones.


Harnais Chevilatte HIPPOTESE (test palonnier et... par hippotese

Plan coté des mortaises modèle 2013, un peu allégé par rapport aux mortaises initiales .


Plan coté des mortaises modèle 2013 (en rouge les cotes des mortaises longues).

Pour mémoire, le modèle 2009...


Plan coté des mortaises modèle 2009.

Voici aussi quelques photos du Lama (arche de débardage) qui était déjà équipée de mortaises de 4,5 cm et auquel on a ajouté des mortaises de 12 cm.

Ce montage permet d'utiliser un palonnier avec les balances de collier, en attelage en ligne, et avec un véhicule à brancards (on utilise alors les mortaises longues) ou d'utiliser le système habituel sans palonnier (mortaises courtes).

Gros plan sur ces mortaises doubles...

Indications cotées sur les mortaises doubles du Lama

lundi 17 juin 2013

Les balances de collier pour l'attelage en ligne (1ère partie)

Quand on attelle en ligne, surtout avec des animaux peu habitués, on est souvent confronté au problème des à-coups et au manque de synchronisation des efforts des animaux.

On s'aperçoit qu'il est souvent plus efficace que l'un des chevaux se mette en tension (voir tire seul la charge s'il le peut) et que le second se synchronise sur le premier. Mais cette opération doit pouvoir se faire dans la douceur et la progressivité.

Les balances de collier qui ont été inventées par Antoine Luneau en 2001 répondent à cette problématique.
NB : Pour mémoire, J'ai créé un pdf des 3 pages de son article diffusé en 2001 dans Hippobulle n°24. Cliquez sur l'une des images...



Depuis, nous n'avions pas retravaillé sur le sujet, les attelages en ligne du chantier-école de Montdenis, furent l'occasion de refabriquer un prototype un peu évolué par rapport au premier de 2001.

Mais regardons sur une vidéo le fonctionnement dynamique des balances de collier...


Balances de collier sur un attelage en ligne... par hippotese

Code pour les tablettes et les smartphones...


Balances de collier sur un attelage en ligne... par hippotese

Présentation de la vidéo : Lors du chantier-école de débardage de Montdenis en mai 2013, nous avons repris les expérimentations sur les balances de collier (inventées en 2001 par Antoine Luneau).
Cette vidéo montre l'utilisation des balances de collier sur une arche de débardage dont le "limonier" est équipé d'un harnais "chevilatte" (équipé de traits et d'un palonnier pour l'occasion).
On voit bien comment les balances de collier autorisent la traction simultanée ou alternative de l'un ou l'autre des chevaux et la douceur des transitions...
Bien sûr, les chevilles dans les mortaises (rallongées pour l'occasion) des brancards limitent l'amplitude des balances, mais ces dernières jouent quand même leur rôle d’atténuateur des à-coups...

Je vous laisse regarder et réfléchir à tout ça...
La suite bientôt...

jeudi 17 janvier 2013

Chariot hippomobile 4 roues à avant train amovible (partie 2)

Après l’interruption des fêtes, nous reprenons notre série de billets sur la conception des avant-trains hippomobiles...

Et dans le billet précédent sur les (chariots hippomobiles à avant train amovible), je vous avais promis une deuxième partie...

D'abord, pour répondre aux questions et commentaires que ce billet a suscité, voici quelques précisions sur la grande différence entre un avant-train 2 roues, muni d'une chape ou d'une boule qui tracte une remorque et la même remorque équipée d'un avant-train amovible (donc un chariot 4 roues).

La différence fondamentale est dans l'équilibrage de l'outil :

L'équilibrage d'un avant-train 2 roues est sensible à la pente, à la charge (ou même au freinage). Ces paramètres (qui ne sont jamais fixes en utilisation) modifient l'équilibrage global et transmettent une pression variable sur les brancards (rigides et solidaires du châssis) et donc sur le dos du cheval.

L'équilibrage d'un chariot 4 roues (ou d'une remorque à avant-train amovible) n'est plus sensible à la pente ou à la charge (ou au freinage), ses brancards sont libres, ce qui favorise un grand confort pour le cheval.

Le coût n'est cependant pas le même si, sur chaque chariot 4 roues, il faut prévoir un poste de conduite (avec siège, frein...) par rapport à un avant-train unique qui s’attellera à de nombreuses remorques.

Encore une fois, nos amis suédois de SJM nous proposent un concept assez intéressant, il s'agit d'un avant-train unique là aussi (muni d'un roue folle pour être en équilibre seul) qui peut se "connecter" à de nombreux "arrière-trains" et qui permet d'obtenir une collection de chariots 4 roues à moindre coût.

Cet avant-train amovible est muni à l'avant d'une chape pour un brancard libre (en rotation), d'une roue folle d'équilibrage (réglable verticalement), d'un essieu rigide équipé semble-t-il de freins à disque (j'aurai préféré à tambours), d'un garde-corps, d'un siège courroie et d'un connecteur arrière.

Sur cette seconde vue on aperçoit le brancalonnier (Voir Hippobulle N°30), qui est un brancard à effet de palonnier adapté au harnais chevilatte et on distingue le connecteur arrière (avec ses différents trous de clavetage). Ce connecteur est monté sur une chape (à peine visible sous la grille du plancher) pour pouvoir tourner.

Sur cette 3ème vue, on nous présente l'opération de "connexion" à un arrière-train "grumier", muni ici d'un plateau.
L'avant-train est équilibré grâce à sa 3ème roue.
Nota : L'arrière train aurait pu être muni d'une béquille (ou roue folle), ce qui aurait évité de la tenir lever (pour économiser le dos du meneur).

L'arrière train est maintenant connecté, la roue avant est remontée, on peut partir...
A mon avis (bien que ce ne soit pas visible) le connecteur doit aussi offrir un certaine liberté en rotation axiale pour ne pas solliciter (vriller) le châssis quand une des roues de l'avant-train ou de l'arrière-train passe dans un trou ou une bosse.

Voici 2 autres exemples d'arrière-trains, connectés au même avant-train, il s'agit :

- D'un petit plateau surbaissé qui serait idéal pour transporter une charrue, une sarcleuse, une herse (sans devoir les hisser sur un plateau) ou des sacs que l'on pourrait charger avec un simple diable en abaissant le pont arrière basculant (avis à ceux qui ont mal au dos...). Nous avions parlé ici de ce genre de plateaux...

- Et d'un épandeur à fumier à 2 roues dont nous avons déjà parlé dans un précédent billet...

Voilà, à mon avis, un concept qui pourrait bien réconcilier avant-train 2 roues et équilibrage...

Nous verrons dans un prochain billet que l'on peut mettre en œuvre le concept d'avant-train amovible de façon assez simple, en utilisant des avant-trains 2 roues presque classiques...

dimanche 16 décembre 2012

Chariot hippomobile à avant train amovible

Chacun sait que ce qui est particulièrement coûteux dans la fabrication d'un chariot 4 roues, c'est la partie avant avec son poste de pilotage (siège, dispositif de freinage (mécanique et frein au pied), pare-crotte, marche-pied... éventuellement essieu directeur ou plaque tournante...).

La partie arrière "porteuse" muni d'un plateau, d'une benne, de ranchers ou autre... est, en général (sauf système tribenne), plus facile à construire et donc moins chère.

On pourrait donc être tenté de fabriquer un train-avant indépendant que l'on viendrait "connecter" à différentes parties arrières suivant les utilisations...

Nous avions repéré lors de notre visite en Suède, des "arrières de chariot porteur" mais nous n'avions pas alors, plus étudié, la partie avant et "fait cas" de l'ingéniosité du système...

Une photo d'un avant-train amovible, connecté à un épandeur américain à prise de force sur les roues de marque PEQUEA

On voit déjà que le système "avant-train amovible" peut s'adapter à des remorque comme un épandeur (américain) du commerce.

Le système de connexion est simplement constitué de 2 forts tubes carrés qui s’emboîtent l'un dans l'autre, d'un axe horizontal de verrouillage et de 2 vis pointeau montées en coin pour le rattrapage de jeu.

Ce qui est génial sur ce chariot, c'est la qualité de la fabrication de l'avant-train, qui est un mélange d'essieu directeur (l'essieu "autovireur" des Franc-Comtois) commandé par le timon/brancard et de plaque tournante (en fait une chape à rotation limitée).
On a donc la plaque tournante pour une partie de la rotation de l'essieu (mais sans mettre en péril la stabilité du chariot) et l'essieu directeur pour le reste. On obtient donc un bon rayon de giration en combinant les 2 systèmes.

On peut aussi noter une certaine liberté en rotation longitudinal entre les parties avant et arrière qui évite que le châssis (ou le tube de liaison central) ne soit vrillé (je n'ai pas pu voir sur les photos, la solution constructive utilisée).
On peut aussi noter l'essieu avant freiné, le siège courroie, la rambarde de protection avant et les 3 palonniers (l’utilisation d'un épandeur à prise de force sur les roues est très tirant et nécessite 3 chevaux).

L'extrémité des brancards (à passant long) autorise le jeu longitudinal qui permet d'utiliser un harnais chevilatte avec les palonniers (voir l'étude sur le sujet dans l'HIPPOBULLE N°30).

Voici l'autre partie arrière (en porteur de grumes) qui peut se connecter au même train avant.
On peut noter, l'essieu arrière "boggie" qui permet d'absorber les irrégularités du terrain plus aisément qu'un essieu simple.
On remarquera aussi sur l'avant droit du porteur (dans le sens de la marche), le berceau de chargement manuel (ici en position repliée), qui permet de gerber à la main les petites grumes quand les ranchers amovibles sont enlevés.

Nous verrons prochainement d'autres systèmes de chariots à avant-train amovible...

jeudi 29 novembre 2012

Adhesion à Hippotese pour 2013 et Hippobulle N°30 en couleur...

Comme vous avez pu le lire précédemment, Hippobulle N° 30 sortira le 2 décembre 2012 et sera distribué à l'AG d'Hippotese de samedi et dimanche prochain...

Il raconte 4 ans de recherche sur le harnais chevilatte et sera en couleur (40 pages).

Les adhérents à jour de leur cotisation le recevront plus tard par courrier, mais il est aussi possible de le recevoir en PDF directement dans votre boîte mél (ainsi que l'Hippoflash quand nous en faisons un...).

Christian m'a fait suivre une nouvelle version du bulletin d'abonnement qui tient compte de cette possibilité, vous pouvez la télécharger ici ou la trouver sur le site d'Hippotese...

Je vous joins aussi le bon de commande qui permet de recevoir les anciens numéros, pour l'instant en version papier. Là aussi nous réfléchissons à la possibilité de faire une version PDF (on en discute dimanche...).

Enfin, je vous joins aussi le PDF de la première page de l'Hippobulle N°30 où vous aurez le sommaire du numéro et une image de la deuxième page...

mercredi 31 octobre 2012

Avant-train tricycle SJM, un cabri moderne à brancalonniers...

En faisant des recherches sur les harnais et le matériel scandinave, je suis tombé par hasard sur ces photos de matériel (apparemment) de marque SJM.

Je ne sais pas si ce sont des prototypes, en tout cas, c'est la première fois que je vois ça...

Pour ceux qui connaissent le cabri (petit avant-train à 3 roues que j'ai construit et que j'utilise depuis 20 ans), en voilà un digne héritier...

C'est simple, centre de gravité très bas, frein à pied (pas de "mécanique" mais bon...), brancard pivotant et surtout brancards-pallonier (les "brancalonniers" comme les a rêvés et surnommés Mourad Manesse, un adepte récent du harnais "chevilatte")...

Ces "brancalonniers" résolvent le problème de l'absence de palonnier sur les harnais à chevilles latérales de type scandinave traditionnel ou "chevilatte". En effet les brancards sont articulés pour suivre le mouvement de l'épaule du cheval.

On remarquera aussi le siège-courroie assez enveloppant et réglable en hauteur...

Et aussi la chape d'attelage puisqu'il s'agit d'un avant-train...

Bref, c'est où le bon de commande ?

lundi 24 septembre 2012

Amélioration de la sous ventrière du harnais chevilatte (9ème partie) et pose de rivets cuivre sur cuir

En débardage, en particulier en montagne, la sous-ventrière est très sollicitée...


Christian Deiber lors d'un chantier-école à Montdenis en 2007 avec un harnais de débardage Hippotese.

Surtout au passage des talus... Ici, en Maurienne, la pente est formée de terrasses et de "broues" (nom local des talus) et les ruptures de pente sont fréquentes et donc le cheval tire quelquefois avec son ventre (sa sangle plus exactement)...


Bernard Deschenaux lors d'un chantier-école à Montdenis en 2007 avec un harnais suédois en test et l'arche du porteur norvégien Ulvins.

Ceci dit, tout ceux qui travaillent avec des charrettes à 2 roues ou des tombereaux, même sur le plat, sont (devraient être) aussi sensibles à la largeur de leur sous-ventrière.

Et donc, celà fait longtemps que je veux changer celle de mon harnais chevilatte (à l'origine c'est une simple courroie de cuir de 30 mm de large) par une sous-ventrière plus large, afin d'améliorer le confort de mon cheval.

J'ai profité d'une rupture de celle-ci cet été (due à un accrochage des brancards avec un autre attelage) pour tester une sangle de selle de monte (en peau de mouton synthétique) que l'on trouve facilement dans le commerce (je vous tiendrai au courant de la solidité à long terme de cette solution).


Vue générale des anneaux support des cheville latérales et de la sangle de selle que nous allons utiliser en sous-ventrière.

Ceux qui suivent nos recherches sur le harnais chevilatte, auront remarqué qu'il faut, pour mettre en œuvre cette solution, modifier les anneaux support des chevilles latérales et y ajouter 2 passants sur la partie inférieure pour y fixer les 2 courroies qui permettront de tenir et régler notre nouvelle sous-ventrière.


Gros plan des anneaux support des cheville latérales, en bas, l'anneau d'origine, en haut l'anneau modifié.

Cette modification (soudure de 2 anneaux de chaîne de 50 x 25) permet en outre de séparer les courroies inférieures de l'anneau-support du frottement de la cheville (due au poids des brancards), dont on voit bien le début d'usure qu'elle occasionne à cet anneau (au centre du cercle jaune)...


Gros plan des anneaux support des cheville latérales, en cours de modification, au centre du cercle jaune on aperçoit les traces d'usure dues au frottement de la cheville.

Voici le résultat définitif de ma modification.
On peut voir sur la photo, en haut, la sous-ventrière d'origine et en dessous la nouvelle sous ventrière avec ses 4 courroies de fixation-réglage.
L'ensemble en position moyenne de réglage doit mesurer pour un (fort) comtois 120 cm.


Vue d’ensemble de la nouvelle sous-ventrière avec ses 4 courroies de fixation-réglage. En dessus, pour mémoire, la sous-ventrière d'origine.

On peut remarquer dans la vue précédente que je n'ai pas réalisé de couture mais que j'ai utilisé des rivets en cuivre massif.
Tout d'abord, je suis un piètre bourrelier et mes coutures ne sont pas très bonnes et puis, je sais par expérience que le montage des rivets n'est pas si facile, à moins de respecter quelques règles simples que je me fais une joie de partager avec vous.

Tout d'abord, on doit trouver des rivets en cuivre massif (que je préfère aux rivets en alu qui semblent moins résistants).
ersonnellement j'utilise des rivets de 20 à 25 mm de long par 5 mm de diamètre que j'achète aux marchands de matériels de sellerie (on trouve ça aussi sur le web).


Les outils que j'utilise pour la pose des rivets de cuivre massif : une pince emporte-pièce, une pince coupante, un marteau de cordonnier, un tas en acier et un morceau de tube.

Le secret d'un bon montage tient en 4 conditions :
- 1ère condition : Les trous dans le cuir doivent être ajustés au diamètre du rivet qui doit forcer pour rentrer. Moi j'utilise une pince emporte-pièce de qualité.
- 2ème condition : On doit couper le rivet à la bonne longueur (2 à 3 mm de plus que l'épaisseur de cuir à assembler), je fais ça à la pince coupante (tenaille russe), une fois le rivet et sa rondelle en place dans le cuir.
- 3ème condition : On doit mater le rivet progressivement, en agissant sur la périphérie du rivet de manière à faire fluer le métal. C'est sans doute le plus difficile et celà demande un certain coup de main. Y aller progressivement par petites touches.
L'utilisation d'un marteau de cordonnier à tête ronde évite de marquer le cuir.
On doit aussi utiliser un "tas" en acier assez lourd pour faire le contre-coup, j'utilise un morceau d'essieu, de section carrée 40x40 à bords arrondis, très efficace.
- 4ème condition : Quant de rivet commence à s'arrondir et à augmenter de diamètre, on doit serrer les deux cuirs en pressant la rondelle à l'aide d'un tube de diamètre adapté.
Personnellement, j'utilise un morceau de tube de cuivre de 12 ou 14.

Enfin, on peut finir "la rivure" toujours très progressivement en amincissant les bords. Il faut veiller cependant à garder assez de matière, c'est ce qui fait la solidité du rivetage.

Voici un petit schéma récapitulatif des différentes phases...


Les différentes phases de la pose des rivets de cuivre massif pour assembler deux morceaux de cuir.

Voici le résultat des rivetages sur les courroies de ma sous-ventrière :


Détail des rivetages des courroies droite (longueur 30 cm) de la sous-ventrière.


Détail des rivetages des courroies gauche (longueur 40 cm) de la sous-ventrière.

Nota : Pour les courroies gauche, j'ai augmenté leur longueur à 40 cm (après réflexion) pour garder plus de possibilités de réglage en cas de test du harnais sur un gros cheval.
Les courroies sont en cuir chromé de 25 mm de large (merci Didier). Les trous des ardillons sont espacés tous les 35 mm.
J'ai aussi utilisé 2 rivets en alu (massif), n'ayant plus de cuivre. Ces rivets sont plus faciles à utiliser car le métal est plus ductile mais je ne sais rien de leur résistance respective.

vendredi 26 novembre 2010

Recherche sur un harnais à chevilles latérales (8eme partie) : les anneaux et les chevilles...

Suite de notre recherche sur les harnais "chevilatte", voir billets précédents (1ère partie, 2eme partie, 3eme partie et 4eme partie, 5eme partie, 6ème partie, 7éme partie.

Voici quelques précisions sur les anneaux de fixation des chevilles qui sont le nœud d'assemblage des harnais de type nordiques et les chevilles elles-même...

La forme de nos anneaux porte-chevilles, a pas mal évolué depuis le départ, même si son design n'est sans doute pas la seule solution possible (nous le verrons plus loin), il répond aux contraintes techniques tout en restant assez facile à réaliser sans travail de forge (seulement par assemblage d'anneaux de chaîne par soudure à l'arc).

NB : certaines infos et photos de ce billet ont déjà été diffusées, si elles sont répétées ici, c'est pour la clarté de l'exposé.

Pour mémoire, voici l'anneau nordique traditionnel (que nous avons critiqué, voir le billet N°4)


Pour mémoire, l'anneau nordique traditionnel, critiqué dans le billet N°4

L'évolution de nos anneaux "Hippotese"...


Notre premier anneau, formé de 2 anneaux galvanisés (80x40 Dia 10) soudés ensemble, les reculements en cuir doivent être montés avec un crochet à passant.


Vue d'ensemble du 1er anneau, avant-trait en chaîne de 600 mm de long


le second anneau amélioré, le même assemblage de 2 anneaux galva, + un anneau pour le trait et un anneau pour monter directement le reculement cuir...


le second anneau amélioré, vue d'ensemble, avec son avant trait en chaîne de 550 mm


le second anneau amélioré, 1er essais de mise en place


le second anneau amélioré, peinture et montage définitif

Autres design d'anneaux.
Nous avons vu dans un billet précédent un autre design d'anneau inventé par le site Equibru :


l'anneau Equibru (photo Equibru)


Pierre gallet a aussi inventé son propre anneau, monté ici pour la photo, sur un harnais bas-cul


L'anneau de Pierre Gallet en gros plan

Plan des chevilles d'origine (nordique) en inox, version ouvrante.


le plan des chevilles d'origine, version ouvrante


''Essai de fabrication en fer plat des chevilles d'origine, version ouvrante"

NB : on peut aussi voir dans la 1ère photo de ce billet, un version inox, non ouvrante des chevilles nordiques originales et sur la deuxième photo, la version ouvrante inox.

Cheville simplifiée.

C'est sur le concours Euroforest 2010 que j'ai pris cette photo d'une cheville simplifiée, intégrée à l'anneau que portaient les chevaux norvégiens présents...


''Harnais norvégien lors du concours Euroforest 2010"


''Détail de la cheville simplifiée, sur le harnais norvégien, lors du concours Euroforest 2010"


''Essai de fabrication en anneaux soudés de chevilles simplifiées, version non ouvrante"

NB : Je n'ai pas de recul sur cette dernière cheville simplifiée, mais je pense qu'elle est aussi efficace qu'une autre. Elle résout le difficile problème d'approvisionnement en chevilles suédoises... Ceci dit les chevilles amovibles (ouvrantes) sont bien pratiques, en particulier en débardage où on peut les démonter facilement, ce qui évite d'y accrocher en permanence les guides dans les manœuvres courtes (je ne passe les guides que dans les anneaux de la sellette et pas dans ceux du reculement).


Je rajoute une petite photo et proposition de chevilles du site catalan Equibru et diffusé dans leur billet "chevilles", suite aux commentaires de ce billet...

Traduction du texte de Nini :
Traduction très approximative :
Mes amis d'Hippotese, après avoir vu votre article (sur les chevilles du harnais "scandinave"), j'aimerais vous conseiller une petite modification relative à la fabrication des chevilles.
Si on fait les deux pièces identiques, celle du bas ne se met pas correctement en place, et le contact ne se fait que sur un seul côté, ce qui cause une usure anormale, la cheville pouvant même se coincer. Cette petite modification (voir sur les photo les ouvertures différentes sur les deux parties de la cheville) règle le problème. Salutations à tous les hippotésiens !

Merci à Equibru...

dimanche 7 novembre 2010

Un site web espagnol (Catalan) sur la traction animale, très hippotésien...

Voilà un site espagnol, Equibru que m'a communiqué un fidèle lecteur (dont j'ai évidemment perdu le mél) qui a l'air d'avoir une philosophie très Hippotésienne...

Si comme moi, vous ne parlez pas un mot d'Espagnol, vous pouvez passer pas Google-traduction, qui m'indique d'ailleurs que c'est du Catalan plus exactement...

Au menu : Bricolage, recherche, chevaux pieds nus, harnais pseudo-chevilatte, matériel traditionnel, formation...

Avec son autorisation, je vous met quelques liens vers des billets qui ont attiré mon attention... Mais y'a plein d'autres choses intéressantes...

3ème journée de la traction animale en vigne, avec Bernard Dangeard en intervenant...

Les pieds du cheval après 65 km de route...

Bois de chauffage et harnais pseudo-chevilatte...

Défilé de mules à Balsereny (je crois...)

Trépied de parage...

Attelage rapide avec un harnais pseudo-Chevilatte...

Allez voir, y'a plein de choses...

jeudi 28 octobre 2010

Recherche sur un harnais à chevilles latérales (7eme partie) : le plan d'ensemble

Voici la suite du compte-rendu de nos recherches sur un harnais à chevilles latérales dit "harnais chevilatte" et en particulier le plan de l'ensemble que vous êtes nombreux à nous avoir demandé, et une modification de la fixation des protections caoutchoutées sous les attaches latérales.


(Le harnais chevilatte est un harnais polyvalent, ici utilisé en brancards, Valloire 2010, photo Yoan Fady)

Nous avons même créé une catégorie "Recherche sur le Harnais chevilatte" qui vous permettra de retrouver rapidement un des billets de ce sujet...


(Le harnais chevilatte permet de dégager l'encolure et d'utiliser des véhicukes à brancards en forêt, Montdenis 2010, photo Mylène Fady)

Dans les billets précédents, 1ère partie, 2eme partie, 3eme partie et 4eme partie, 5eme partie, 6ème partie nous avons étudié l'existant pour arriver au prototype N°1 puis au prototype N°2, et enfin après 3 ans d'utilisation à un modèle, sinon définitif, du moins stabilisé, de harnais "chevilatte".


(Le harnais chevilatte permet aussi d'utiliser des traits avec un palonnier, Montdenis 2010, photo Deny Fady)


(Le harnais chevilatte est un harnais adapté aux usages agricoles mixtes en simple, Montdenis 2010, photo Deny Fady)

Et tout d'abord, voici le plan côté de l'ensemble...

Et une série de photos de chaque partie pour vous aider à comprendre...

Nous avons aussi modifié le mode de fixation des plaques de protection caoutchouc, à l'avant sur les avant-traits en chaîne. A l'origine, c'était un lacet de cuir, qui a été remplacé par un anneau rond, coupé, monté, puis resserré au marteau, dans lequel, on passe un petit maillon rapide, que l'on fixera ensuite sur la chaîne du demi-trait...

NB : (toutes ces photos sont de Deny Fady)

Voilà, c'est tout pour cette fois... Le prochain billet vous donnera les côtes et le mode de fabrication des brancards à mortaise, les côtes des chevilles d'origine (inox) et les côtes précises des anneaux (type Hippotese)...

samedi 2 janvier 2010

Plans pour fabriquer une sauterelle qui permet de libérer une chaîne sous charge

Suite à une discussion que nous avions eu sur les sauterelles (qui permettent de libérer une chaîne d'attache sous charge), Claude Bertholet m'a envoyé (il y a déjà quelques mois) ses explications sur la fabrication des sauterelles qu'il réalise pour ses avant-trains de débardage.

Je vous livre les photos de Claude, son plan et ses explications de fabrication :

La partie fixe, soudée sur la cornière (de l'avant train) peut être directement tiré dans du plat de 30 x 10 (ici lg 90) sans tronquer la partie supérieure.
La pièce basculante, en revanche, est plus longue à réaliser, mais la taille peut se faire à la disqueuse par coupes droites, sans angle intérieur, dans du plat de 60 x 10 (ici lg 110).

Personnellement je les fais à la scie à métaux, c'est un peu long, mais la finition est meilleure.
Le bout de maillon de chaîne, soudé sur la manille (de 12), facilite le décrochage de la chaîne par un coup de marteau bien appliqué !

Je me suis permis de refaire un plan côté en renforçant un peu les épaisseurs (sauterelle modèle renforcé).

Je vous livre aussi quelques photos de mes recherches sur le fabrication de sauterelle sans découpe.

Elles sont fabriquées à base de gros maillons de chaîne (85 x 40 x 10) que j'achète pour faire l'anneau des harnais chevilatte, et d'écrou M12...

Je n'ai pas poussé plus loin mais c'est une base de travail...

A noté aussi un système ingénieux vu sur un triqueballe de débardage de Bernard Michon (à l'AG de la FECTU 2009)...

Ce système utilise un plat sur toute la largeur de l'engin, qui libère toutes les sauterelles en même temps...

Les sauterelles qui sont à double crochet (la chaîne est prise entre ces 2 doigts) doivent être fabriquées spécialement pour ce système...

dimanche 3 août 2008

Recherche sur un harnais à chevilles latérales (6eme partie)

Voici la suite du compte-rendu de notre recherche sur un harnais à chevilles latérales dit "chevilatte" et en particulier la pose de protections latérales sous les anneaux latéraux.

Dans les billets précédents, 1ère partie, 2eme partie, 3eme partie et 4eme partie, 5eme partie, nous avons étudié l'existant pour arriver au prototype N°1 puis au prototype N°2 de harnais "chevilatte".

Pour l'instant, nous n'avons pas encore beaucoup de recul pour ces protections (2 mois d'utilisation assez intensive quand même dont un renversement où le cheval est resté couché sur le côté dans le brancard pendant 10 mn sans dommage, le temps d'être désharnaché), mais elles sont faciles à réaliser, peu couteuses et elles sont pleinement efficaces.


Vue d'ensemble du harnais avec les protections latérales.


Détail d'une protection latérale, on aperçoit le mode de fixation de la protection avec une fente (qui laisse passer la sangle de reculement) et un lacet (attaché au 1er maillon du trait en chaîne).


La sangle de sellette reste sous la protection.


Vue de la protection en cours de fabrication, l'ensemble est taillé dans de la bande caoutchouc de récupération de 5mm d'épaisseur.


Et enfin, un petit dessin avec les cotes de fabrication...

C'est tout pour aujourd'hui...
Bientôt un plan coté de l'ensemble du harnais si vous êtes sages...

vendredi 4 juillet 2008

Recherche sur un harnais à chevilles latérales dit harnais chevilatte (5eme partie)

Suite à vos nombreuses demandes, voici la suite de notre recherche sur un harnais à chevilles latérales dit "chevilatte".

Dans les billets précédents, 1ère partie, 2eme partie, 3eme partie et 4eme partie, nous avons étudié l'existant pour arriver au prototype N°1 de harnais "chevilatte".

Je vous avais promis de vous tenir au courant des premières modifications et améliorations que nous avons apporté au prototype N°1...

Voici donc des premières photos du prototype N°2 :


Le nouveau harnais chevilatte, attelé au "Lama" (dont nous reparlerons un de ces jours).


Vue en plus gros plan du harnais chevilatte N°2, (les protections des chaînes et de l'anneau ne sont pas encore installées).


Remarquez la sangle en cuir (large et indépendante de la sellette) et sa protection (manchon en fourrure synthétique) et la sous-ventrière (en cuir fauve, teint en noir depuis) qui ont remplacées les sangles synthétiques du prototype N°1 (merci Didier).


Pour mémoire voici l'ancien anneau du prototype N°1, ici démonté.


Pour mémoire voici l'ancien anneau du prototype N°1, ici en place.


Et le nouvel anneau du prototype N°2 en gros plan, formé de 4 anneaux de chaîne soudés ensemble.


Le nouvel anneau du prototype N°2 avec son demi-trait en chaîne (longueur 550 mm) monté avant soudure.


Le nouvel anneau du prototype N°2 (lors des 1ers essais), on voit que la courroie de reculement peut s'accrocher directement sur la boucle arrière et que le trait a sa boucle réservée (pas de contact avec le reculement et accrochage/décrochage plus facile).


Et enfin le nouvel anneau terminé (ponçage et peinture) avec ses 2 boucles en plus (pour le reculement et pour les traits).

C'est tout pour aujourd'hui...
La prochaine fois nous verrons la mise en place de protections sous les anneaux.

dimanche 27 avril 2008

Harnais-chevilatte-Hippotese et porteur de débardage Ulvins 2

Harnais-chevilatte-Hippotese-porteur-ulvins-arch-2
Vidéo envoyée par hippotese

Michel Schnoebelen expérimente ici le harnais "chevilatte" avec le porteur de débuscage Ulvins (Detmold 2007, Allemagne).

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